- il y a 4 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Lyhanna : un corps retrouvé, identification en cours", présentée par Maxime Switek sur BFMTV ce jeudi 4 juin 2026.
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00:00Bonsoir Julie, bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous et merci d'être avec nous pour cette nouvelle soirée
00:04d'info en direct bien évidemment sur BFM TV avec dans une seconde Alain Bauer avec nous comme premier invité.
00:09Bien évidemment ce soir une information à la une, vous l'avez compris, six jours après la disparition de la
00:14petite Liana, un corps a été retrouvé près du lieu où elle avait disparu, un corps d'enfant, les vêtements
00:18correspondent, les analyses sont en cours pour confirmer l'identité de la victime.
00:22C'est un immense choc dans le Gers évidemment à Florence et partout en France ce soir et c'est
00:27aussi le début d'une longue enquête notamment pour savoir si le principal suspect déjà en détention, ce père de
00:32famille que Liana connaissait est le meurtrier de cette petite fille.
00:36On va tout de suite en parler avec notre premier invité ce soir, professeur émérite de criminologie je vous le
00:41disais. Bonsoir Alain Bauer, je vous laisse vous installer Alain, merci d'être avec nous ce soir.
00:48La vérité sur le système Epstein, c'est aux éditions First, c'est votre dernier livre et on en parlera
00:53dans un instant, on verra que pour vous il y a un lien entre toutes ces affaires.
00:56D'abord je vous présente celles et ceux qui m'accompagnent ce soir et tout le monde s'installe, Lisa
01:01Hadeff est là, Dominique Rizet est là, bonsoir Dominique et Médanie Bertrand du service police-justice de BFM TV.
01:06On va d'abord aller sur place dans le Gers, retrouver Jean-Wilfrid Forquet, j'espère que Jean-Wilfrid est
01:12avec nous ce soir.
01:13Jean-Wilfrid, on le disait, un corps a donc été retrouvé à une quinzaine de kilomètres de Florence où Liana
01:21avait disparu, pas très loin de l'endroit où vous êtes ce soir.
01:27Oui exactement, bonsoir donc Maxime, nous sommes à 15 kilomètres de Florence, c'est en gros un quart d'heure
01:32de voiture, nous sommes pas très loin du domicile du suspect numéro 1, Jérôme Barrella, c'est à environ 10
01:38minutes de voiture.
01:39Et la scène de crime, elle est ici derrière ce barrage, il y a beaucoup de barrages encore ce soir
01:44en place, elle est en contrebas dans ce silo agricole.
01:47C'est là que le corps a été découvert vers 15h, en tout cas en milieu d'après-midi par
01:52les gendarmes qui effectuaient des recherches, des investigations,
01:55comme il y en a eu une multitude depuis maintenant un peu plus de 6 jours. C'est un silo
02:00qui a été visé, il y avait eu hier des investigations dans un autre silo à quelques kilomètres d'ici,
02:06j'y étais avec les enquêteurs.
02:08Ce silo a été ciblé aujourd'hui, les enquêteurs sont arrivés sur place et c'est là qu'ils ont
02:13fait la macabre découverte, donc vers 15h, ce corps, le corps d'un enfant, ça le procureur l'a certifié.
02:19Il ne sait pas s'il s'agit du corps de la petite Liana, il est certain en revanche que
02:24ces vêtements ressemblaient à ceux qu'elle portait le jour de sa disparition, c'est-à-dire vendredi dernier.
02:31Sur place, les investigations Maxime se poursuivent ici sur le terrain, c'est un périmètre élargi, ça veut dire qu
02:37'il faut...
02:38Il faut que les enquêteurs travaillent en toute quiétude. Et depuis le début de l'après-midi, le procureur est
02:44venu sur place, le magistrat instructeur, celui qui va coordonner l'enquête désormais, sont venus sur place.
02:49Je ne peux pas vous dire s'ils sont toujours là, mais sur place, il y a toujours les médecins
02:55légistes, les hommes et les femmes de la police scientifique.
02:58Ils sont là pour assembler un maximum d'informations. Et Alain Bauer vous dira que c'est très très important
03:04de faire un maximum de stockage d'informations qui seront décisives pour la suite
03:10et la bonne marche de l'enquête dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.
03:14Certains enquêteurs m'ont dit qu'il pourrait passer des heures. Pourquoi pas ? Peut-être le début de la
03:18nuit. En tout cas, il s'agit maintenant pour eux de collecter un maximum d'informations.
03:23Jean-Wilfrid Forkès avec Soazic Houllier en direct depuis Casquet, donc dans le Gers où le corps d'un enfant
03:30a été retrouvé.
03:31Je vous le disais, il s'agit vraisemblablement celui de la petite Liana Alain Bauer.
03:34Alors, la priorité des enquêteurs ce soir sur zone, sur la zone où a été retrouvé le corps ?
03:39Alors, il y a deux priorités. La première, c'est la scène de crime. Si c'est la scène de
03:44crime.
03:45Et donc, est-ce la scène de crime ? Est-ce qu'elle a été tuée là ? Est-ce
03:49que le corps qui a été retrouvé, dont on n'a pas l'identité encore,
03:54mais présumant que celle de Liana a été découverte ou est-ce que c'est le lieu du crime ?
04:01Un. Deux, il y a donc tout ce qu'il y a autour du corps, en dessous du corps, l
04:07'environnement du corps.
04:08Et puis, il y a deuxièmement, le corps lui-même, qui lui doit être transporté à un moment ou à
04:13un autre,
04:13ce qui n'est pas encore visiblement le cas, d'après ce que me disait les informations.
04:20C'est ce que disait Jean-Wilfrid Forkès, visiblement, le corps découvert est toujours sur le site.
04:25D'après ce que l'on constate sur place avec nos équipes et nos informations, il semblerait que oui.
04:29Et que l'autopsie n'ait pas encore été pratiquée.
04:31D'accord. Donc ensuite, le corps doit être... L'autopsie ne se fait pas sur place, il faut le transporter
04:35dans un institut médico-légal.
04:37Alors, je ne sais pas quel est l'institut médico-légal dont dépend le GER. Je n'ai pas eu
04:40le temps de regarder, mais...
04:42Ça peut être Toulouse.
04:43Ça peut être probablement Toulouse, mais bon, c'est sous toute réserve.
04:46En tout cas, le plus proche et le plus disponible, les instituts médico-légals, même quand c'est une affaire
04:51exceptionnelle,
04:51il ne s'arrête pas sur un corps en particulier pour en voir arriver un autre.
04:57Ça ne marche pas comme ça.
04:58Et donc, on va dire que dans les 12 ou 24 heures, je prenais en fonction l'idée que le
05:05corps avait déjà été déplacé,
05:07ce qui ne serait pas encore le cas.
05:09Mais quelques heures après l'arrivée du corps dans l'institut médico-légal,
05:12là, vous avez des éléments qui nous indiquent à peu près quand et à peu près comment,
05:20puisque la dégradation, là, n'a pas pu avoir lieu de manière suffisante pour qu'on ait des doutes
05:25sur les conditions dans lesquelles la personne aurait été tuée.
05:29Que peut nous apprendre ou que peut apprendre aux enquêteurs la scène ?
05:32Je ne sais pas si c'est la scène de crime ou la scène du crime.
05:35Ça, on verra, effectivement, vous le disiez.
05:36Mais jusqu'à quel détail on va s'arrêter sur cette scène où, précisément, le corps a été découvert ?
05:43C'est surtout la relation entre le corps et la scène, ce qu'il y a sur les vêtements,
05:48puisqu'il y a des vêtements, des corps sans vêtements, des corps sans empreinte, des corps démembrés.
05:53Là, on est dans une configuration, semble-t-il, assez différente,
05:57donc plus facile en termes d'identification et d'interaction avec le terrain.
06:03Est-ce que le corps a été traîné ? Est-ce que ça s'est passé ?
06:05Est-ce qu'il y a eu une lutte ou pas ?
06:07Est-ce que les vêtements portent des traces de déchirures ?
06:11Bref, on a tous ces éléments qui vont être indiqués.
06:15Et donc, les circonstances de la mort vont commencer à apparaître,
06:19ce qui va permettre d'ailleurs aux magistrats instructeurs de commencer à déterminer
06:24dans quelle partie du code pénal il va choisir l'incrimination
06:29qui va correspondre à ce que la police technique et scientifique
06:33et la médecine légale vont lui dire.
06:36Dominique Rizet, les enquêteurs jusqu'à maintenant, leur point de départ,
06:38c'était l'endroit où avait disparu la petite Diana, la sortie du collège.
06:43Il y a un nouveau point de départ ce soir, c'est cette scène.
06:45C'est cet endroit, c'est ce silo où son corps,
06:47ou en tout cas le corps d'un enfant a été retrouvé.
06:49Absolument, Alain disait, voilà, découvert ici, tué ici,
06:52c'est la scène primaire ou la scène secondaire.
06:56Là, on a une scène secondaire, donc on a un corps.
06:59Et si le corps a été tué à cet endroit-là,
07:03le corps de la personne retrouvée, de l'enfant retrouvé,
07:05a été tué à cet endroit-là, c'est la scène de crime.
07:08S'il a été transporté ici, il va falloir trouver,
07:11c'est la scène secondaire, la scène primaire,
07:13c'est-à-dire l'endroit où cette personne a été tuée.
07:16Et c'est important parce qu'ils sont déposés à cet endroit-là
07:20des éléments qui ne sont pas ceux,
07:21et on le voit bien, qui sont ceux qu'on découvre
07:24sur la scène secondaire.
07:26Et on le voit bien dans l'affaire du petit Émile,
07:28c'est une scène secondaire, le corps a été déposé ici
07:31bien après sa mort et longtemps après sa mort,
07:34mais ce n'est pas là qu'il a été tué.
07:36Donc on est privé de toute une partie d'éléments techniques
07:39qui sont sur la scène primaire.
07:41Et dans l'affaire Émile, on ne connaît toujours pas la scène primaire.
07:44Le lieu où l'enfant est mort.
07:47Dans la quasi-totalité des cas, d'ailleurs,
07:49la scène primaire est un véhicule,
07:52ou une cave, ou un logement,
07:55et l'endroit où le corps est jeté
07:59est une scène secondaire qui reste une scène secondaire.
08:02Et je crois qu'une partie du débat aujourd'hui,
08:04c'est la problématique du transport initial,
08:08c'est-à-dire du véhicule qui aurait pu servir à l'enlèvement.
08:12Et là, il y a une question, une diffurcation assez simple,
08:15dans le véhicule ou sur la scène secondaire.
08:19On sait, Mélanie Bertrand, ce qui amène les enquêteurs,
08:22les gendarmes, jusque-là.
08:24Je vois votre visage, qu'effectivement, la question n'est pas évidente.
08:26Non, non, bien sûr.
08:26Mais forcément, elle se pose ce soir.
08:29Qu'est-ce qui amène les gendarmes à aller jusqu'à ce silo ?
08:31On n'a pas encore ce degré de précision, effectivement.
08:34C'est une zone, on est à environ 15 minutes, 15 kilomètres de Florence.
08:37Florence, l'endroit où la fillette, où Liana avait cours,
08:42avait été scolarisée dans son collège.
08:45Non, on ne sait pas à cette heure si ce sont des recherches sur le terrain.
08:49Tout à l'heure, on avait un agriculteur, pour vous donner un exemple,
08:51on avait un agriculteur à l'antenne qui disait,
08:54c'est un silo abandonné, qui n'est plus utilisé.
08:56Ils n'y sont pas allés par hasard.
08:58Ce n'est pas un endroit, ce n'est pas une zone boisée,
09:00comme on voit derrière vous.
09:01Il y a eu déjà des recherches où tout d'un coup, derrière un buisson,
09:04on peut trouver un élément, un morceau de vêtement, un sac, quelque chose.
09:08Là, c'est un silo.
09:10Soit ils y sont déjà passés, ils ont repéré des choses.
09:12Rappelez-vous, dans la semaine, il y a eu une communication
09:15de sources proches de l'enquête qui disait,
09:17on a récupéré certains éléments,
09:18tout en restant très discret sur la nature de ces éléments.
09:21Est-ce que c'est la voiture à Pontoise,
09:22la voiture de Jérôme Barrella,
09:23qui a été ramenée à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie,
09:27qui est donc expertisée, désaussée, analysée par les enquêteurs,
09:31qui a pu permettre peut-être de retrouver un bout de terre,
09:36quelques grains,
09:37parce que là, c'est un silo à grains
09:38dans lequel le corps de cet enfant a été retrouvé.
09:41Est-ce que c'est les GPS de la voiture qui a fini par parler ?
09:43On sait que c'est un véhicule qui n'est pas si récent que ça,
09:46mais qui est quand même suffisamment récent
09:48pour posséder un GPS embarqué.
09:50Est-ce que ce sont des éléments comme ça matériels,
09:52ou est-ce que c'est un témoignage qui leur est parvenu,
09:54quelqu'un qui a soulagé sa conscience,
09:57ou qui a peut-être aperçu quelque chose,
09:58l'exploitation de vidéosurveillance ?
10:00On n'est pas en plein cœur d'une ville, pas du tout.
10:02On n'est pas loin depuis Casquier, de Mirepoix,
10:05mais on est vraiment dans une zone boisée,
10:07une zone agricole.
10:08Donc il y a peu de caméras de vidéosurveillance.
10:10On saura peut-être dans les prochaines heures
10:12ce qui a aiguillé et ce qui a permis en tout cas
10:13de retrouver ce corps.
10:14La voiture, le lieu où a été retrouvé ce corps,
10:17évidemment, il y aura l'autopsie,
10:18on va en parler dans un instant.
10:20Tous ces éléments qui vont être cueillis là,
10:21dans les premiers jours de l'enquête par les enquêteurs,
10:23ils vont aussi servir, comment dire,
10:27à permettre une confrontation d'une certaine manière
10:29avec le principal suspect qui, jusqu'à maintenant,
10:31a nié toute participation à un crime,
10:35en tout cas, autant qu'on le sache
10:36de ce qu'il a pu dire en garde à vue.
10:39On va lui amener petit à petit,
10:40quand il sera réentendu, ces éléments,
10:42en disant, bah oui, mais là,
10:43il y a des choses qui ne collent pas.
10:44Ça ne va pas être tout à fait petit à petit
10:46parce que l'option petit à petit,
10:47c'était dans l'espoir de retrouver la personne vivante.
10:52Là, on est plutôt désormais dans la construction
10:53d'un dossier criminel et on est depuis assez longtemps,
10:58heureusement, passé de les aveux reines des preuves
11:01à les aveux, c'est ce qu'on obtient à la fin.
11:04Et si on ne les obtient pas,
11:05quand on a un dossier suffisamment bien construit,
11:08on trouve des choses.
11:09Là, la méthode d'interrogatoire,
11:11quelle qu'elle ait été utilisée,
11:13il n'y en a que deux, vous savez,
11:15elles n'ont pas beaucoup changé au fil des ans.
11:18Vous avez la méthode traditionnelle,
11:20good cop, bad cop, ou bad cop, bad cop, d'ailleurs.
11:24C'est-à-dire, assez dur, on veut arracher les aveux.
11:26Et puis la méthode, vous allez vous soulager,
11:28vous allez voir, vous allez beaucoup mieux vous sentir
11:30quand vous nous aurez dit la vérité,
11:31que c'est une méthode canadienne,
11:32qui s'appelle Progrès.
11:33En fait, Progrès a bien servi dans des cas d'assassinat,
11:38notamment mari-femme,
11:41qui ont permis vraiment de permettre l'expression de la vérité
11:48et de retrouver les corps, d'ailleurs, par cela.
11:51Là, ce n'est visiblement pas le cas.
11:53Donc la question d'amener plus ou moins d'éléments
11:56trop vite à l'enquête ne va pas être utile.
12:00Mais ensuite, effectivement, sous l'autorité du magistrat instructeur,
12:05et avec l'arrivée de la défense, la construction de dossiers,
12:09probablement de la partie civile,
12:11on va voir arriver là ces éléments dans le cadre
12:13de la construction réelle d'un dossier pénal
12:15et du choix de l'incrimination.
12:17Préméditation, pas préméditation,
12:21mort sans l'intention de la tuer,
12:23ou c'était déjà prévu dans la tête de l'assassin
12:27qui savait qu'il ne pourrait...
12:29Et peut-être que du coup, cet endroit va aussi révéler des choses,
12:32parce qu'on peut se demander,
12:33on en parlait tout à l'heure,
12:34est-ce que cet endroit a été choisi...
12:37Avant ?
12:37Par anticipation, par Jérôme Barrella,
12:40est-ce que, si c'est bien lui l'auteur...
12:42Est-ce qu'il l'avait visité ?
12:43Est-ce qu'il est allé sur place, etc. ?
12:45Est-ce qu'il est allé au plus pressé ?
12:46C'est pour ça que le GPS ne sert pas que pour l'opération du moment.
12:51Bien sûr.
12:51C'est-à-dire, s'il est déjà allé sur cette zone
12:56les jours, les semaines auparavant,
12:58ce sera un élément très important.
12:59On va parler de ça avec beaucoup de précautions et de réserves,
13:01mais effectivement, il y a l'autopsie qui va se dérouler.
13:04Qu'est-ce qu'elle peut apprendre, l'autopsie ?
13:06Qu'est-ce que vont chercher les enquêteurs
13:07et les médecins légistes, en l'occurrence ?
13:08Les conditions de la mort, les causes de la mort,
13:13étouffement, assassinat, coup de couteau,
13:15on peut à peu près tout avoir.
13:16Le coup de feu n'est visiblement pas un élément
13:19qui est pour l'instant pris en compte,
13:22mais on verra bien.
13:24Donc tous ces éléments vont commencer à apparaître
13:27et vont fixer les conditions et les causes du décès.
13:31Ça, ça va être un élément d'abord de détermination
13:34de l'acte volontaire ou éventuellement involontaire,
13:38et puis de les conditions dans lesquelles
13:42il y avait eu une volonté de tuer
13:45ou un affolement en vue de tuer.
13:47Tous ces éléments, ils commencent à apparaître
13:49au fur et à mesure, et ils évoluent
13:52en fonction d'éventuelles déclarations
13:54du principal accusé.
13:57On verra son profil dans une seconde.
13:59Juste une question, Dominique Rizet.
14:02Il faut aussi déterminer le moment de la mort.
14:06Est-ce que ça, quand on retrouve un corps
14:08six jours après la disparition d'une petite fille comme ici,
14:11est-ce que les médecins sont capables
14:13de déterminer avec précision le moment de la mort ?
14:15Ils peuvent déterminer assez précisément.
14:18C'est important parce qu'on a une quasi-certitude,
14:21mais si les choses se sont bien passées comme ça,
14:23si c'est bien Yana, si lui est bien l'auteur du meurtre,
14:26quasi-certitude, c'est que ça s'est passé
14:28le vendredi après-midi, avant 17h30, 18h30,
14:31le moment où il revient à l'école,
14:33assisté à l'école où se trouve sa fille,
14:36assisté à la fête de l'école.
14:37Mais il peut y avoir une autre version,
14:39elle est obligatoirement vérifiée par les enquêteurs,
14:41qui est, il enlève Yana, il va à la fête de l'école,
14:46il retourne, il la séquestre quelque part, le silo,
14:49il retourne sur place ensuite,
14:52et il reste avec elle dans la nuit,
14:53où il rentre, sachant qu'on fait ensuite un rétro-calcul,
14:57il est interpellé samedi à midi,
14:59ça veut dire que trois heures avant déjà,
15:00les enquêteurs sont sur lui,
15:02mais pas forcément dans la nuit.
15:04Donc, est-ce qu'il est retourné dans la nuit sur place ?
15:06Et ça, c'est important de le savoir,
15:08parce que l'intentionnalité n'est plus la même,
15:11il ne peut pas dire, j'ai paniqué et je l'ai tué,
15:14parce que la version, elle est toujours la même.
15:15Quand un homme relève et tue un enfant,
15:19c'est la version de Nordal-Lelandais,
15:22c'est la version de tout le monde.
15:22Je ne voulais pas, j'ai paniqué.
15:24C'est arrivé, je vais donner une gifle.
15:26Donc, on aura forcément cette version-là.
15:29Mais, s'il est revenu dans la nuit,
15:31ce n'est plus la même chose.
15:32Lisa, le profil de ce suspect,
15:34que s'étend de Jérôme Barrella,
15:35le principal suspect,
15:36donc qui est déjà mis en examen dans cette enquête.
15:37On sait qu'il a 41 ans, qu'il est marié,
15:39qu'il est père de deux filles âgées de 11 et 7 ans,
15:42dont l'aîné est une amie de l'IANA.
15:44Jérôme Barrella a travaillé dans le secteur scolaire.
15:46Il a d'abord été agent territorial employé par la région Occitanie.
15:49Puis, à partir de septembre 2018,
15:51il a aussi assuré des remplacements en tant que contractuel,
15:54comme agent d'entretien dans plusieurs lycées du Gers,
15:57dont le lycée Lannes.
15:59À Lectour, que vous voyez là,
16:00ça a duré un peu plus de trois ans,
16:01puisqu'en février 2021,
16:03son contrat prend fin.
16:04Après une procédure disciplinaire,
16:06la proviseure du lycée
16:07aurait signalé des comportements inappropriés
16:10avec une élève.
16:11Jérôme Barrella lui aurait envoyé des messages insistants
16:13sur les réseaux sociaux.
16:14Et la procureure nous annonçait hier
16:16que des vérifications urgentes
16:17sont d'ailleurs en cours pour s'en assurer.
16:19Son casier judiciaire a été vérifié
16:21au moment de ses embauches.
16:22Et il est vierge.
16:22Oui, malgré plusieurs dossiers
16:24qu'il implique regarder en 2017,
16:26un renseignement judiciaire
16:27indique qu'il entretient une relation
16:29avec une jeune fille de 17 ans.
16:30Mais il n'y a pas d'infraction caractérisée.
16:32Donc ça donnera lieu à un classement sans suite.
16:34En 2020, il y a donc cette histoire
16:36de relation inappropriée avec une lycéenne
16:37qui n'aurait visiblement donné lieu
16:39à aucune procédure.
16:40En 2022, une plainte est déposée
16:42au commissariat de Béthune
16:43pour viol sur mineurs de moins de 15 ans.
16:45Mais ni l'examen médico-légal,
16:47ni l'examen psychologique
16:48n'ont permis de consolider
16:49les déclarations de l'adolescente.
16:50Donc là aussi, ça donnera lieu
16:52à un classement sans suite.
16:53En 2025, une mère porte plainte
16:55pour viol sur mineurs de moins de 15 ans.
16:57Ça, c'est l'enquête qui est en cours.
16:58Et la procureure Doche nous apprenait hier
17:00qu'il y a une nouvelle plainte.
17:02Ajoutons à ça l'affaire
17:03de la disparition de Liana.
17:05Donc Jérôme Barrella a été mentionné
17:07dans au moins six dossiers judiciaires
17:09depuis presque dix ans.
17:10Merci Lisa.
17:10Mélanie ?
17:10Sur la plainte de 2025,
17:13effectivement, c'est celle
17:14qui nous a tous ahuris
17:17parce qu'on a fait cette révélation
17:20cette semaine
17:21que cette maman de la petite Rosa
17:23est venue déposer plainte en août.
17:24Et on a appris aujourd'hui,
17:25on a confirmé
17:26qu'un examen médico-légal
17:28avait été procédé
17:29sur le corps de la petite fille
17:30de 11 ans
17:31qui confirmait le 11 septembre 2025
17:33qu'elle avait bien des liaisons
17:34compatibles avec un viol.
17:36Et il ne sait rien passer.
17:38Rien.
17:39C'est-à-dire que le parquet de Toulouse
17:41est en effet dessaisi
17:42au profit du parquet d'Oche
17:43qui a quelques semaines plus tard
17:44saisi une brigade territoriale
17:46de proximité
17:48qui n'est a priori peut-être pas
17:49le service le plus adéquat
17:51pour traiter un fait de viol sur mineur.
17:52Et en tout cas,
17:53il ne sait absolument rien passer.
17:55Ça veut dire que cet homme
17:55n'a pas été placé en garde à vue,
17:58n'a pas été même ne serait-ce
17:59qu'auditionné.
18:00Il n'y a pas eu de signalement.
18:01Cette petite fille a été...
18:03Enfin, en tout cas,
18:03ces lésions sont compatibles
18:05avec un viol le 11 septembre
18:06et il ne se passe...
18:07Donc ça crédibilise évidemment
18:08sa parole.
18:09Le témoignage de l'enfant,
18:10on en reparlera, bien sûr.
18:11Le témoignage de l'enfant.
18:12Et entre ce 11 septembre
18:14et aujourd'hui,
18:15il ne sait absolument rien passer.
18:16Même si la procureure d'Oche
18:17a bien expliqué
18:18qu'une garde à vue était prévue.
18:20Mais en attendant,
18:21elle n'a toujours pas eu lieu.
18:21On reviendra sur cette plainte-là.
18:23Dominique Rizet,
18:23quand on voit le parcours
18:24que donnait Lisa Def à l'instant
18:26de ce principal suspect,
18:28qu'est-ce que vous vous décelez
18:29dans ce parcours-là ?
18:30Vous qui avez l'habitude
18:31de ces affaires-là aussi.
18:32Crescendo,
18:32une montée en puissance,
18:34quelqu'un qu'on n'a pas détecté,
18:36quelqu'un qu'on n'a pas décelé.
18:37Alors, c'est toujours
18:39de la faute des autres.
18:41Mais voilà,
18:42quelqu'un qui commence
18:44par avoir une relation
18:45avec une femme de 17 ans,
18:48il en a 32,
18:49ce n'est pas énorme,
18:50c'est 15 ans.
18:51Mais en tout cas,
18:51la mère de chez une fille
18:52de 17 ans va dire
18:53« Moi, ça ne me convient pas.
18:55Et si ça ne lui convient pas,
18:56c'est que ce garçon
18:57doit avoir quelque chose
18:57qui ne lui plaît pas. »
18:58Et la justice dit à ce moment-là
18:59il n'y a rien de réponsable.
19:00Et la jeune fille de 17 ans
19:02dit « C'est une relation consentie. »
19:04Et puis ensuite,
19:04une jeune fille de 11 ans
19:05et puis une jeune fille
19:07de 7 ans,
19:08ça descend.
19:08Et puis,
19:09cette espèce de côté désinhibé
19:11parce que les parents de Liana,
19:12vous vous souvenez,
19:13soirée pyjama,
19:14Liana y est allée,
19:14elle a dit des choses
19:15à ses parents.
19:16Ses parents ne veulent plus
19:17que Liana approche cet homme.
19:18Et normalement,
19:19que cet homme approche Liana.
19:21Et en fait,
19:21il est désinhibé,
19:22il fait ce qu'il a envie de faire
19:23et il est sur son rail,
19:25il va là
19:26où il a envie d'aller.
19:27Il faut qu'il vient voir Liana
19:29à la sortie de l'école
19:30ou à l'entrée de l'école le matin.
19:31À répétition ?
19:32Bien sûr,
19:33il a un prétexte.
19:33Sa fille a le même âge,
19:34elle est dans la même école.
19:36Mais en fait,
19:37sa proie,
19:38c'est Liana.
19:39Et donc,
19:39il lui apporte
19:40des gâteaux le matin,
19:41des bonbons,
19:42il lui donne des choses.
19:43Peut-être que les parents de Liana
19:44ne sont pas au courant
19:44et qu'elle n'ose pas en parler
19:46à ses parents.
19:47Et en fait,
19:47il est sur son objectif.
19:49Et puis,
19:50il y va.
19:51Et là,
19:51il est avec elle peut-être.
19:53Si je conçois un scénario,
19:55le scénario d'un homme
19:56qui, pour l'instant,
19:57est présumé innocent.
19:58Et on ne sait pas encore
19:59s'il y a le corps de Liana,
20:00mais allez,
20:00on va avancer un peu quand même.
20:02Et donc,
20:03eh bien,
20:04il va jusqu'au bout
20:05des choses
20:06dans sa tête folle
20:07de pédocriminels.
20:09Alain Bauer,
20:09qu'est-ce que vous décelez
20:10dans ce parcours-là
20:11que l'on a aujourd'hui ?
20:12Tous les éléments
20:12que l'on a aujourd'hui ?
20:14Paradoxalement,
20:15comme le dit très bien Dominique,
20:16ce sont des parcours
20:17d'un classicisme terrifiant
20:19parce que c'est toujours
20:20la même histoire
20:22avec une curiosité
20:24qui est notre incapacité
20:25en tant que société
20:27à écouter la parole
20:28des victimes,
20:29à la comprendre,
20:30à l'accepter
20:31et à faire quelque chose.
20:32On a un processus
20:36extrêmement inquiétant
20:36de ce point de vue-là
20:37et la multiplication
20:39des révélations d'affaires,
20:41de toute nature d'ailleurs,
20:42parce qu'elles semblent différentes,
20:44mais c'est toujours
20:45le même schéma,
20:46la même organisation criminelle
20:48ou pédocriminelle.
20:49De l'affaire Pellico
20:52jusqu'à ce que nous sommes
20:54en train de vivre,
20:55en passant par
20:56les multiples affaires
20:58du périscolaire
20:59qui n'en sont qu'à l'honneur.
20:59– Périscolaire,
21:00Bétarame,
21:01Epstein aussi.
21:02– Oui, mais Epstein,
21:03si vous voulez,
21:03c'est le modèle
21:06le plus abouti du système
21:07parce qu'Epstein,
21:07il commence exactement comme ça.
21:09Il commence comme ça,
21:10petitement.
21:11Un cas à la fois
21:12avec quelqu'un
21:13qui est mineur
21:14mais dans la zone grise,
21:18même aux Etats-Unis
21:19et puis il commence
21:20à en faire un réseau
21:21puis à démultiplier
21:22puis à avoir des complices
21:23ou des gens
21:24qui ne veulent pas savoir
21:25ou qui ne veulent pas regarder
21:26ou qui disent
21:27qu'ils n'étaient pas au courant
21:28et puis vous avez
21:29un monstre qui en sort.
21:31Vous voyez,
21:31M. Ponzi,
21:32ce n'est pas le premier fraudeur
21:34de l'histoire
21:34mais c'est celui
21:35qui a industrialisé la fraude,
21:36la pyramide de Ponzi.
21:38M. Epstein,
21:39c'est la même chose,
21:39ce n'est pas une affaire,
21:40c'est un système,
21:41c'est même un système de systèmes.
21:43Et ce que vous avez là
21:43qui apparaît un peu partout,
21:45dans toutes ces affaires-là,
21:46c'est le même modèle
21:48qui se répète
21:49avec des amateurs,
21:51des amateurs
21:52un peu plus éclairés
21:54et puis des vrais professionnels.
21:56Mais le dispositif
21:57est systématiquement le même.
21:59Et ce sentiment d'impunité
22:00qui lui a permis de...
22:03Enfin, évidemment,
22:04il reste présumé innocent
22:05mais on parle là
22:06sur ce plateau.
22:07Qui a permis à l'auteur
22:07qu'on ne connaît pas encore.
22:08Signalement en 2017,
22:10classé sans suite.
22:10La plainte de Béthune en 2022,
22:12classé sans suite.
22:13La plainte déposée
22:13par la maman de Rosa
22:14en août dernier,
22:15l'enquête est en cours,
22:16aucune garde à vue.
22:17La nouvelle plainte
22:18dont a parlé la procureure
22:19pour des faits précédents
22:20pour agression sexuelle,
22:22lors d'une soirée de pyjama,
22:23on ne sait pas
22:24ce qu'il s'est passé.
22:25Et il est licencié
22:27d'un lycée
22:28dans lequel il travaille
22:32en 2026.
22:33Il n'y a pas eu
22:34de suite judiciaire.
22:35Donc il y a ce sentiment
22:35d'impunité
22:36où finalement,
22:37il continue,
22:38comme vous dites,
22:38son mode opératoire.
22:39Alors, bien sûr,
22:40il reste présumé innocent
22:40encore une fois.
22:41C'est difficile de parler
22:42de quelqu'un
22:42et des faits qu'il a commis
22:43en gardant en tête
22:45la présomption d'innocence.
22:46Mais il est soupçonné
22:47en tout cas
22:47d'avoir commis
22:47des faits très graves,
22:49d'agression sexuelle,
22:50de viol,
22:50et ce sentiment
22:52d'impunité perdure
22:53et peut-être conduit
22:54aujourd'hui à ce drame.
22:55Oui, Dominique.
22:55Et puis le pédocriminel,
22:56on le retrouve toujours
22:58là où il adapte sa vie
23:00en fonction de ses déviances.
23:02Donc on le retrouve
23:03près des enfants.
23:04Il est dans ce lycée
23:04et puis on le vire
23:06parce qu'il s'approche,
23:08il a une relation
23:08qui déplaît
23:09avec une lycéenne.
23:11Souvenez-vous
23:11du témoignage au sport
23:12de cet homme
23:13qui dit,
23:13on comprend,
23:14il faisait du sport avec nous,
23:15mais il était toujours
23:15en train de parler
23:16avec les enfants
23:17s'il veut que ça nous dérangeait.
23:18Il apporte dégoûté.
23:18Et on l'a viré, voilà.
23:20Donc les enfants,
23:21il apporte dégoûté,
23:22les enfants.
23:23Et on va découvrir
23:23d'autres choses encore.
23:24On va sûrement découvrir
23:25encore des petits secrets
23:29de cet homme
23:29qui pourraient aboutir
23:31sur autre chose.
23:31On en découvre un ce soir aussi
23:33grâce au témoignage
23:34recueilli par les équipes
23:34de BFM TV
23:35de cette mère de famille
23:36d'une autre collégienne
23:38qui a vu débarquer
23:39Jérôme Barrella
23:40le soir de la disparition
23:41chez elle.
23:42Jérôme Barrella,
23:43cherchait,
23:44participait aux recherches
23:45pour tenter de retrouver
23:46la petite Liana.
23:48On entend toquer à la porte.
23:50C'est qui qui sonne
23:51en ce soir-là
23:51vu que nous,
23:52on ne reçoit jamais
23:53grand monde.
23:54Et là,
23:54il ouvre la fenêtre
23:56de la cuisine
23:56et il voit Jérôme.
23:58Bon,
23:58du coup,
23:59il referme,
23:59hop,
24:00il sort
24:00et c'est là
24:01qu'il nous a dit
24:03il y a une petite fille
24:03qui a disparu,
24:04Liana,
24:05est-ce que vous l'avez vue ?
24:07Bon,
24:08on a dit,
24:08attends,
24:09enfin,
24:09Liana a disparu,
24:11donc on sort,
24:11enfin,
24:11on était dehors,
24:12on appelle Inès,
24:13on lui dit
24:13est-ce que tu t'as entendu
24:14quelque chose ?
24:15Est-ce que Liana
24:16t'aurait dit quelque chose
24:17qu'elle voulait fuguer
24:18ou quoi que ce soit ?
24:19Je pense qu'il peut...
24:20elle me dit non,
24:22elle me dit
24:22donc ça veut dire
24:23qu'elle a disparu
24:23et donc Jérôme
24:24nous a posé cette question
24:25elle a disparu
24:26ou vous ne l'avez pas vue ?
24:27Elle a dit non,
24:27du tout,
24:28du tout,
24:28du tout,
24:28du tout,
24:29ça ne nous dit rien du tout
24:30et de là,
24:31en fait,
24:31il est reparti après,
24:32il a dit
24:32je vais aller faire le tour
24:33pour voir si on la trouve
24:35par là.
24:36Il était quelle heure
24:36quand Jérôme B est venu chez vous ?
24:38C'était entre 8h15,
24:40enfin,
24:4020h15 et 20h30.
24:42Voilà.
24:43Il était comment ?
24:44C'était vendredi soir.
24:45Il était comment ?
24:46Normal,
24:50inquiet d'une petite fille
24:51qui a disparu
24:52puisque comme moi
24:53ça aurait pu être
24:55mais franchement,
24:56une personne
24:57tout à fait normale.
24:59Alain Bauer,
24:59en entendant le témoignage,
25:01vous avez dit
25:01tous.
25:02Oui,
25:03tous participent
25:04aux recherches.
25:04Bien sûr.
25:05Ceux qui sont accusés,
25:07etc.
25:07tous.
25:08En fait,
25:09ils se montent
25:09pour participer aux recherches
25:10d'abord parce que
25:11ça leur donne un sentiment
25:12de toute puissance
25:13sur moi je sais
25:14où il ou elle est
25:16et vous ne la trouverez pas
25:18mais je participe
25:19pour bien montrer que
25:20et donc c'est un mécanisme
25:21parfaitement répétit.
25:23C'est même une marque
25:23de fabrique.
25:24Ça ressemble un peu
25:25à une carte de visite
25:26de l'assassin
25:28dit de proximité.
25:30Quoi qu'on pense
25:30de la situation
25:32de présumé innocent,
25:34tous les éléments
25:35qui s'emboîtent
25:36dans cette affaire
25:37sont des éléments
25:38qui sont des copiés-collés
25:40d'affaires connues
25:41et archi-connues
25:43mais pas seulement
25:44depuis 5 ans,
25:4510 ans ou 20 ans.
25:46D'ailleurs,
25:47un des éléments
25:48que les Américains font
25:49quand il y a une disparition
25:51ou un enlèvement
25:51notamment d'enfants,
25:52c'est de prendre
25:53systématiquement
25:54le nom,
25:55la liste
25:56et les positionnements
25:57téléphoniques
25:57de tous ceux
25:58qui participent
25:58aux recherches
25:59selon la théorie
26:00du FBI
26:01qui est celui
26:03qui a procédé
26:04à l'enlèvement
26:05ou à l'assassinat,
26:06on ne le sait pas encore,
26:07mais à l'enlèvement
26:08ou à la disparition
26:09doit participer aux recherches
26:10et non,
26:119 cas sur 10,
26:12c'est vrai.
26:13Tout de suite,
26:14évidemment,
26:15Dominique Rizet,
26:16vous nous avez dit
26:17Jonathan Daval.
26:18Bien sûr,
26:19Jonathan Daval
26:20parce que c'est quand même
26:21un comédien extraordinaire
26:23qui va pleurer,
26:24qui va participer
26:25au footing
26:26et puis qui va pleurer.
26:28Souvenez-vous,
26:28tu étais mon oxygène.
26:29C'est-à-dire,
26:30cette phrase,
26:30elle est magique.
26:31Il est sur cette estrade.
26:33Il y en a un autre
26:34qui est encore meilleur
26:36que Daval
26:36dans la comédie.
26:38Alors,
26:38je n'arrive jamais
26:38à retenir son nom.
26:39C'est un agriculteur
26:41du côté danger
26:42qui va tuer sa femme
26:44et qui va tellement bien
26:45jouer la comédie.
26:46Il ne s'occupe plus
26:46de ses vaches.
26:47On a fait un fait
26:48entrer l'accusé,
26:48mais je n'arrive pas
26:49à me souvenir du nom.
26:51Il ne s'occupe plus
26:52de ses vaches.
26:53Son voisin vient
26:54s'en occuper
26:54et il témoigne
26:55dans le fait entrer l'accusé.
26:56Il dit,
26:56mais c'est incroyable.
26:57Il a été anéanti.
26:58Sa femme avait disparu.
27:00Il n'est plus nouvelle.
27:01Il laissait ses vaches
27:02mourir de faim.
27:02On s'en est occupé.
27:03Il a perdu 15 kilos.
27:04Il a fait une tentative
27:05de suicide.
27:06Meilleur encore,
27:07je crois,
27:07que Daval,
27:07mais ça n'a pas été
27:08très médiatisé.
27:09Jean-Pierre Delin.
27:10Et comment ?
27:10Jean-Pierre Delin.
27:11Jean-Pierre Delin.
27:12Merci beaucoup Lisa.
27:13Et donc Jean-Pierre Delin,
27:14c'est un comédien.
27:16Alors il va participer.
27:18Il y en a un autre
27:19mais qui a été acquitté
27:20par Dupond-Moretti.
27:21C'est un type
27:22qui avait sans doute
27:24tué sa femme
27:24en première instance,
27:25condamné.
27:26Et lui,
27:27il jette sa voiture
27:28dans un mur.
27:28Il se suicide carrément.
27:29Il se rate.
27:30Il a l'affaire Flactif
27:32où, rappelez-vous,
27:34David Dottia donne même
27:35des interviews.
27:35Des interviews à la presse.
27:37L'auteur qu'il a été
27:39condamné pour,
27:40il fait des interviews
27:41pour Patrick Henry.
27:44Celui qui a fait ça
27:45mais...
27:46La France a peur.
27:46Enordal Lelandais.
27:47Alors il ne participe
27:48pas vraiment aux recherches
27:48mais il retourne en mariage
27:50après avoir enlevé
27:51et tué la petite Maïlis.
27:52Effectivement.
27:52On va retourner du côté
27:53du Gers
27:54retrouver Jean-Wilfrid Forquet.
27:56Jean-Wilfrid,
27:56ça fait maintenant
27:57cinq ou six jours
27:58que vous êtes sur place
27:59pour BFM TV et RMC.
28:02Et évidemment,
28:03ce soir,
28:04après les dernières
28:05informations données,
28:06on le rappelle,
28:06ce corps retrouvé,
28:07ce corps d'enfant
28:08retrouvé dans un silo
28:09à proximité de Florence.
28:11Six jours après la disparition
28:13de la petite Liana,
28:14il y a une émotion
28:15qui est absolument immense
28:16sur place.
28:20Immense émotion effectivement,
28:22Maxime,
28:22vous avez raison,
28:23immense émotion
28:23parce que cette issue,
28:25évidemment,
28:26tout le monde,
28:27tout le monde
28:27les proches forcément,
28:29mais les habitants
28:30de Florence,
28:31des alentours,
28:32les habitants du Gers,
28:33les habitants
28:33de tout le pays d'ailleurs,
28:35on en a beaucoup parlé,
28:36redouté cette issue,
28:37mais ce soir,
28:38même si on dit
28:39qu'il ne s'agit pas encore,
28:40on n'en est pas sûr,
28:41du corps de la petite fille
28:43qui a disparu vendredi dernier,
28:44tout le monde se fait guère d'illusions
28:47sur le nom de cette victime,
28:50de ce petit corps d'enfant
28:52qui a été retrouvé
28:52cet après-midi
28:54par les enquêteurs,
28:55par les gendarmes.
28:56Immense émotion,
28:57évidemment,
28:58depuis le milieu de l'après-midi.
29:00On a senti cette émotion
29:01cette semaine,
29:02on a senti de la sidération
29:03des vendredis derniers,
29:05on a senti de la colère
29:06mardi avec le témoignage
29:07diffusé sur BFM TV
29:09et l'accumulation de plaintes
29:11autour de ce suspect
29:12numéro un ici.
29:13Les gens ont beaucoup parlé
29:15de cette affaire,
29:16se sont beaucoup impliqués.
29:17Il y a eu la battue citoyenne
29:18avec 500 personnes
29:19qui se sont mobilisées
29:20en l'espace de quelques heures
29:21dimanche dernier.
29:22J'étais présent dimanche,
29:23ça fait maintenant 6-7 jours
29:25que je suis ici.
29:26Dimanche,
29:27l'immense mobilisation
29:28de la battue citoyenne.
29:31Hier encore,
29:32des chasseurs se sont mobilisés
29:33pour aider les gendarmes
29:34dans leurs investigations,
29:36leurs fouilles,
29:36leurs recherches.
29:37Ce matin,
29:38des cavaliers du...
29:41Un problème de liaison,
29:42un problème de liaison
29:43avec le GERS,
29:44c'est avec Jean-Hulfried Forkest
29:45qu'on va essayer de retrouver
29:45dans un instant.
29:47Je reviens au parcours
29:49et à une des plaintes
29:50qui nous intéresse ce soir,
29:51Alain Bauer.
29:51Je rappelle le parcours
29:52de Jérôme Barrella,
29:53cité dans 5 affaires,
29:54tout en relation avec des mineurs,
29:55visé par au moins 3 plaintes
29:56pour viol sur des enfants,
29:57jamais condamné
29:58ou même mis en examen
29:59pour ces accusations-là.
30:00Parmi ces plaintes pour viol,
30:01Mélanie le disait,
30:02il y a celle déposée par Rosa.
30:04Rosa, 11 ans,
30:05raconte à ses parents
30:06que Jérôme Barrella
30:07l'a violée
30:08au moment d'une soirée pyjama.
30:09Elle dépose plainte
30:11et donc,
30:12on le lise avec Mélanie,
30:13il y a des examens
30:14qui sont pratiqués
30:14à ce moment-là,
30:15c'était en septembre dernier,
30:16les examens médico-légaux
30:17qui reviennent
30:19et il y a des lésions
30:20qui sont constatées
30:20par les médecins
30:21compatibles avec un viol,
30:23c'était en septembre
30:23de l'année dernière
30:24et depuis,
30:25il n'a jamais été même entendu
30:26dans cette affaire-là.
30:28Est-ce qu'il y a
30:30un dysfonctionnement,
30:30un raté,
30:31un loupé,
30:32une faille,
30:32une erreur,
30:33une faute de la part
30:34de la justice ?
30:34Quels mots vous posez là-dessus ?
30:36Je mettrais tout ça
30:37au pluriel ?
30:39Une, une, une.
30:40Tous ces mots-là.
30:40Un cumul de...
30:41D'ailleurs,
30:42en général,
30:42dans les grands désastres judiciaires,
30:44c'est un cumul de parquets
30:47qui transfèrent A.
30:50C'est le système judiciaire
30:54en général.
30:54D'ailleurs,
30:54ce n'est pas seulement
30:55le ministère de la Justice.
30:56C'est le seul endroit
30:57où un courriel peut mettre
30:58cinq semaines.
30:59C'est une curiosité,
31:01mais c'est comme ça.
31:02Ensuite,
31:03c'est l'encombrement
31:05et je dirais même
31:06une situation
31:08où plus rien ne fonctionne
31:11normalement
31:11tant le système
31:13s'est sclérosé.
31:14D'abord par
31:15l'ultra-procédurisation,
31:17ensuite par
31:19la capacité
31:20à gérer
31:21temporellement
31:22un nombre de dossiers
31:23parfaitement invraisemblable
31:24pour tout un chacun.
31:25Parce que quand vous comptez
31:26le nombre de dossiers
31:27par magistrat,
31:28vous vous rendez compte
31:29que la question est insoluble
31:31en tant que telle,
31:32puisse le mouvement
31:32obligatoire de rotation
31:34des magistrats,
31:36vous arrivez sur
31:37pourquoi pas
31:38la section de recherche
31:39qui est parfaitement capable
31:40de gérer ça,
31:41mais la brigade territoriale,
31:42alors ça,
31:43c'est le mystère.
31:448 échelons de la gendarmerie.
31:46Ils sont 8 je crois.
31:47Et c'est à eux
31:48qu'on a confié l'enquête
31:49pour le viol de la petite Rosa.
31:50Ce qui veut dire que
31:51soit l'orientation
31:53s'est faite sur la base
31:54de c'est pas vrai,
31:55c'est pas grave,
31:56et on revient
31:57à toute l'histoire
31:58des violences sexuelles
32:00et sexistes
32:02dont on pensait
32:02qu'on était enfin sortis
32:04d'immenses affaires
32:06traumatisantes
32:06pour toute la société,
32:07de l'affaire Pellico
32:08qui a révélé,
32:09révélé,
32:10je ne sais pas
32:10combien de dizaines
32:11d'affaires de soumission chimique
32:12depuis.
32:13De, de, de, de.
32:14Et là,
32:15on est toujours
32:15dans ce dispositif
32:16où on n'arrive pas
32:17à sortir de la prise en compte
32:19de l'importance
32:20du phénomène
32:21des agressions sexuelles.
32:24Et quand on voit
32:25qu'il a fallu attendre
32:292019, 2026,
32:307 ans,
32:30pour que,
32:31et je salue l'effort
32:32du parquet de Paris,
32:33on relance l'affaire Epstein
32:35en France,
32:36alors qu'on vient
32:37de découvrir
32:37qu'il y avait
32:384,
32:394 lupanards
32:40epsteinien en Angleterre
32:41qu'on a découvert
32:42grâce à la BBC,
32:44presque un an après
32:46la publication
32:47des documents.
32:48On se rend bien compte
32:49que nous ne sommes
32:49qu'au début
32:50d'une révélation
32:51de l'immensité
32:53du nombre d'affaires.
32:54Oui, mais là, justement...
32:55Concernant les mineurs,
32:56concernant les mineurs,
32:58maltraités
32:58ou pas traités
32:59par les institutions,
33:00même quand elles les connaissent.
33:01Mais tout à l'heure,
33:02vous faisiez un lien
33:03entre ce que l'on vit là,
33:04ce drame-là
33:04vécu par la famille de Liana,
33:06le drame
33:06qu'a vécu
33:07cette petite fille,
33:08et d'autres affaires
33:10dont on a beaucoup parlé,
33:11Beta Ram,
33:11le périscolaire,
33:12Epstein, etc.
33:13Il y a des choses,
33:14quand on lit votre livre
33:15sur Epstein,
33:16où on se dit
33:16mais en fait,
33:17c'est toujours
33:17la même histoire.
33:18C'est-à-dire que Epstein,
33:19les premiers témoignages
33:20de jeunes filles mineures
33:22y sont mis de côté.
33:23Les enquêteurs
33:24aux Etats-Unis
33:24n'y croient pas.
33:27Certains y croient
33:28et d'autres préfèrent
33:29ne pas y croire.
33:29Oui,
33:30ou ne pas les entendre
33:31ou mal les entendre.
33:32Le volet français
33:33dans Epstein,
33:34vous dites que la justice
33:35avait des éléments,
33:36elle n'a pas forcément
33:37poussé jusqu'au bout.
33:38Elle en avait peu.
33:39Oui,
33:40mais par exemple,
33:40les mails,
33:41vous dites,
33:41il y a une masse de mails
33:42incroyables.
33:43Ils les ont récupérés
33:44par les Américains
33:46en décembre,
33:47janvier.
33:47Absolument.
33:48Et la réaction
33:48du parquet de Paris,
33:49il m'arrive d'être
33:50assez critique parfois
33:51avec le système,
33:52mais là,
33:52la réaction du parquet de Paris
33:53et d'ailleurs,
33:54il y a 11 nouvelles plaintes
33:55dans la version française
33:57du dossier Epstein.
33:59Vous vous rendez compte
34:00qu'aujourd'hui,
34:01aujourd'hui,
34:02l'affaire du Ranch 0
34:03où sont soi-disant
34:05enterrés
34:06deux victimes
34:08mineurs
34:08de Jeffrey Epstein.
34:12L'ordonnance judiciaire
34:14visant à fouiller
34:14le Ranch 0
34:16a été prise
34:16aujourd'hui.
34:18Aujourd'hui.
34:19Donc,
34:19vous imaginez,
34:20ça date d'il y a
34:2220 ans.
34:23Est-ce que ça veut dire,
34:24pour reprendre
34:24ce que vous disiez tout à l'heure,
34:25qu'il y a,
34:26face à ces affaires-là,
34:28une espèce de déni
34:30de la société,
34:31on n'a pas voulu voir
34:32jusqu'à maintenant
34:32et on ne veut toujours
34:33pas voir en réalité
34:35cette réalité-là
34:36qui est absolument
34:36terrible.
34:37L'opinion,
34:37elle veut voir
34:38et son effroi,
34:39sa colère,
34:40sa rage,
34:41son émotion
34:42est considérable.
34:43C'est ce qu'on vit
34:43aujourd'hui.
34:43C'est ce qu'on vit
34:44aujourd'hui.
34:44Mais vous voyez
34:45la manière dont on a
34:46traité d'abord
34:47le début de l'affaire
34:48Pélico,
34:49on ne voyait pas
34:49vraiment l'affaire
34:51Bétarame.
34:52Regardez,
34:53l'ampleur du déni
34:55de ce qui a amené
34:56Bétarame et ailleurs.
34:57Puisqu'on voit apparaître
34:59une vingtaine de dossiers
35:01et ça ne concerne pas
35:02que l'enseignement catholique,
35:04toute une série d'affaires
35:05de violences,
35:06de viols et d'agressions
35:08sur des garçons
35:09plus que sur des filles
35:10d'ailleurs.
35:11Et on se rend compte
35:12à quel point la société
35:14a préféré détourner les yeux
35:15ne pas jouer.
35:16La question du débat
35:17sur l'inceste
35:18qui a mis des années
35:19à trouver
35:20une petite entrée judiciaire
35:21dans un coin
35:22avec quatre modifications
35:24de la loi,
35:25trois décisions
35:25du Conseil constitutionnel,
35:26un espèce de millimélo
35:28pour prendre en considération
35:29le fait que les femmes
35:31et les enfants
35:31n'étaient pas des choses.
35:33Mais on n'y est pas encore.
35:34La démonstration en est faite
35:35là,
35:37voilà,
35:38septembre dernier,
35:39c'est septembre 2025.
35:42Et il y a des dossiers
35:43auxquels on n'a pas envie
35:43de croire.
35:44Des dossiers,
35:45voilà,
35:47Patrick Bruel,
35:47on n'avait pas envie
35:48d'y croire.
35:48Quand on voit maintenant
35:49qu'il y a des affaires
35:50qui remontent à si loin,
35:52Depardieu,
35:52on n'avait pas envie
35:53d'y croire,
35:54PPDA n'avait pas envie
35:55d'y croire,
35:55Nicolas Hulot,
35:56on n'avait pas envie
35:56d'y croire,
35:57et pourtant,
35:58il y a des dossiers
35:58qui existent.
35:59Alors,
35:59condamné,
35:59pas condamné,
36:00en cours,
36:01pas en cours,
36:02mais tout le monde
36:03n'est pas traité
36:03de la même façon.
36:05Mais là,
36:06ce n'est pas que la parole
36:06d'une enfant
36:07qui n'a pas été prise en compte
36:08pour la petite Rosa.
36:09Je reviens vraiment,
36:12il y a ces examens
36:13médicaux-légaux
36:14pratiqués en septembre.
36:15Donc,
36:15à partir du moment
36:16où ça arrive
36:17au niveau
36:18soit du service d'enquête,
36:19soit du parquet,
36:21peu importe
36:21que ce soit le parquet
36:22de Toulouse
36:22qui soit à ce moment-là
36:23qui n'est pas peut-être
36:24le parquet compétent,
36:25en effet,
36:26mais peu importe.
36:27Ça veut dire que
36:27les enquêteurs,
36:28les parquetiers,
36:29les magistrats,
36:30quelqu'un sait
36:31que cet enfant
36:31a visiblement
36:32vécu un viol
36:33et décide de ne rien faire
36:35et de laisser cet homme
36:36père de famille
36:37avec deux filles
36:37chez lui
36:38au contact tous les jours
36:39de petites camarades
36:40de ses enfants
36:40et de le laisser
36:41dans ce sentiment
36:42d'impunité
36:44et on n'arrive pas
36:44à comprendre,
36:45vraiment,
36:45on a toute la journée
36:46on a essayé,
36:46on n'arrive pas
36:47à comprendre
36:47sur quel fondement
36:48il n'y a pas une mesure
36:49de garde à vue
36:49qui est prise tout de suite
36:50pour protéger la société
36:51et pour le mettre
36:52hors d'état de nuire
36:52et c'est peut-être ça
36:53qui évidemment a déclenché
36:54l'enquête aujourd'hui
36:56de l'inspection générale
36:57de la justice
36:57et la réunion de demain
36:58autour du Premier ministre
36:59et l'enquête IGGN
37:01de la gendarmerie
37:02mais vraiment,
37:03on ne comprend pas.
37:03alors justement,
37:04il y a ces inspections
37:05dont vous parliez
37:05et il y a une réunion
37:06demain autour
37:06de Sébastien Lecornu
37:08qui réunit
37:08le ministre de l'Intérieur
37:09et le ministre de la Justice
37:10pour quoi faire ?
37:12D'abord,
37:12il prend en compte
37:13la nature
37:14de l'émotion
37:14nationale.
37:15C'est comme
37:17les parlementaires américains
37:18qui,
37:19dans un effort
37:20de dernière minute,
37:21décident de révéler
37:22tout ce qui a été caché
37:23dans l'affaire Epstein
37:25puis n'en révéler
37:26que les deux tiers
37:26en en gardant
37:27un petit côté
37:28de un million et demi
37:30de pièces
37:32en caviardant les autres
37:34puis passant
37:35une troisième zone
37:35et l'ancienne
37:36ministre de la Justice
37:37disant en fin de compte
37:38la semaine dernière
37:39en fin de compte
37:40je n'y suis pour rien
37:41j'ai rien vu
37:42j'ai rien fait
37:42je ne comprends pas
37:43pourquoi on a caviardé
37:44on n'aurait pas dû
37:45d'ailleurs
37:47supprimer des noms
37:48et c'est pour ça
37:49d'ailleurs que
37:49l'importance
37:51de ces dossiers
37:51c'est que quand on les rassemble
37:53c'est-à-dire qu'on sort
37:54du côté microscopique
37:55d'une affaire
37:55ou une affaire
37:56ou une affaire
37:56ou une affaire
37:56on se relève
37:57et on se rend compte
37:58qu'il y a un système
37:58il y a un système
37:59de déni
38:00il y a un système
38:01de complicité
38:03dans l'affaire Epstein
38:04il y a mille victimes
38:06mille
38:06mille
38:07zéro procédure
38:09la seule qui a été lancée
38:10c'est grâce à une journaliste
38:11je vous rends hommage
38:12du Miami Herald
38:12qui dit
38:13bon moi je vais quand même
38:14faire une enquête
38:14sur ce truc
38:15les autres
38:15elles sont caviardées
38:16censurées
38:17mais non
38:18tout ça est très exagéré
38:19c'est pas vrai
38:20et puis tout le monde
38:21a le droit de s'amuser
38:22oui mais 14 ans
38:2315 ans
38:2316 ans
38:24c'est plus bien
38:24bref
38:25à la fin de la fin
38:26de la fin
38:26vous avez un réseau
38:28de complicité médicale
38:29de complicité judiciaire
38:30de complicité politique
38:33entre ceux qui ne veulent pas voir
38:34ceux qui ne veulent pas dire
38:35et ceux qui s'en servent
38:37vous avez cette espèce
38:38d'incroyable dispositif
38:39et en fait
38:40dès que vous creusez un peu
38:41sur ce que nous vivons nous
38:43en France
38:43moi je crois
38:44après avoir vu
38:45le système Epstein américain
38:46la copie
38:48le copier-coller anglais
38:49qui fait tomber
38:50quelques têtes
38:51y compris couronnées
38:51on a un système
38:53Epstein français
38:54qui est en train d'apparaître
38:55sous nos yeux
38:56et qu'il faudra bien croire
38:57et qu'on n'a pas voulu voir
38:58et si on revient
38:58à l'affaire Liana ce soir
39:00et à ces violences
39:01commis sur des mineurs
39:02je regardais les chiffres
39:04donnés tout à l'heure
39:05par le secrétaire général
39:06de la commission indépendante
39:07sur l'inceste
39:083% des plaintes
39:09pour viol sur mineurs
39:10donnent lieu à condamnation
39:113% des plaintes
39:12donnent lieu à condamnation
39:14qu'est-ce qu'il faut changer
39:17dans la prise en compte
39:18de la parole des enfants
39:19dans l'organisation
39:20de notre système judiciaire
39:21pour ne plus avoir ces cas-là
39:23les croire
39:25les croire
39:26parce que le problème
39:26c'est qu'on ne les croit pas
39:27d'abord
39:27on ne les croit pas
39:28il faut qu'ils arrivent
39:29à exprimer
39:30ce qu'ils ont subi
39:30évidemment
39:31je vous rappelle
39:32que dans le périscolaire
39:33il y a des enfants
39:34de 3 ans
39:35exprimer ce qu'on a subi
39:36à 3 ans
39:36c'est déjà
39:37on est d'accord
39:37mais là on est sur 3%
39:39il y a des éléments
39:40moi j'étais au procès
39:41de l'animateur périscolaire
39:42la semaine dernière
39:42il y a aussi
39:43il y a la parole de l'enfant
39:45il y a les symptômes
39:45de l'enfant
39:46je reprends
39:47comme ce que vous avez dit
39:47c'est dans les cas
39:48où par ailleurs
39:49des éléments
39:50dément
39:51qu'il y a des agressions physiques
39:54bien évidemment
39:56mais déjà
39:56croire la parole de l'enfant
39:57c'est vérifier
39:58vérifier c'est aussi
39:59aller un peu plus loin
40:00et faire le tri
40:01entre guillemets
40:03la papouille
40:03et l'agression sexuelle
40:06y compris dans des cas
40:07qui incluent
40:09la pénétration
40:10je veux dire
40:10on ne se rend pas bien compte
40:12de l'ampleur
40:12des violences
40:13qui ont été subies
40:14et c'est pas seulement
40:16cet animateur là
40:17je prends
40:18l'intégralité
40:19des cas
40:20y compris des regroupements
40:21de certains
40:23dans le même établissement scolaire
40:24donc on a un problème
40:25qui est d'abord
40:26il faut y croire
40:27il faut
40:27y croire
40:29point 1
40:30deuxièmement
40:30il faut effectivement
40:31tout vérifier
40:32il faut avoir les moyens
40:32de vérifier
40:33les moyens de vérifier
40:34de manière rapide
40:35pas interroger l'enfant
40:37comme s'il était coupable
40:38mais justement
40:39créer les conditions
40:40ce qu'on a fait d'ailleurs
40:41avec les victimes
40:41de violences sexuelles adultes
40:43après les affaires américaines
40:44c'est-à-dire
40:46accompagner
40:47le processus
40:48essayer de comprendre
40:49ce qui s'est passé
40:50et ensuite
40:50avoir un processus
40:51de réaction rapide
40:52sur au moins
40:54l'interrogatoire
40:55ou l'interdiction
40:56d'agir
40:57notamment dans
40:58l'environnement
40:59scolaire
41:00infantile
41:01etc.
41:02ce qui sont des mesures
41:03de protection
41:04qui ne nécessitent pas
41:05systématiquement
41:06d'aller jusqu'au bout
41:07du processus pénal
41:08mais ce sont des mesures
41:09de précaution basique
41:11Merci Alain Bauer
41:12La vérité sur le système
41:13Epstein
41:14c'est votre dernier livre
41:14aux éditions First
41:16merci d'avoir été
41:17avec nous ce soir
41:18on va revenir dans un instant
41:19sur ce drame
41:20l'affaire Liana
41:22le drame
41:22et le scandale
41:23dans un instant
41:24notre document
41:24Ligne Rouge
41:25les équipes de Ligne Rouge
41:27qui ont travaillé
41:27toute la journée
41:27pour vous proposer
41:28ce document inédit
41:30et vous donner
41:30les toutes dernières informations
41:32donc après la découverte
41:32de ce corps dans le Gers
41:34cet après-midi
41:35corps vraisemblablement
41:36qui est celui
41:37de la petite Liana
41:39on y revient dans un instant
41:39encore
41:40merci Alain Bauer
41:40merci à vous
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