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  • il y a 3 semaines
Aujourd'hui, c'est au tour de Raphaël Glucksmann, cofondateur de Place publique, auteur de "Nous avons encore envie", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC face aux grandes gueules
00:05Raphaël Glucksmann, cofondateur de Place Publique, auteur du livre
00:08Nous avons encore envie aux éditions à la riz et presque candidat à l'élection présidentielle.
00:14Bonjour.
00:15Bonjour.
00:15Merci d'être là, c'est votre première dans les grandes gueules.
00:17Un total bisutage.
00:19On reproche souvent à la gauche d'être dans le déni sur les questions sécuritaires.
00:23Est-ce que vous trouvez que la justice est assez sévère avec les casseurs de samedi soir dernier ?
00:28La première des choses, c'est de dire qu'on n'en peut plus en fait, de plus pouvoir faire
00:32la fête
00:32sans qu'il y ait des casseurs qui viennent détruire, piller
00:36et qu'il y a une responsabilité de chacun d'entre eux et qu'il faut qu'ils payent.
00:41Et je ne crois pas moi que ma gauche soit dans le déni vis-à-vis de la sécurité.
00:45D'ailleurs, dans le livre, j'en parle longuement.
00:47Je pense que la sécurité, c'est d'abord les quartiers populaires qui en sont victimes de l'insécurité,
00:53des délinquants, des dealers qui squattent en bas des immeubles,
00:56qui perturbent la vie des citoyennes et des citoyens,
00:59et que donc on doit avoir une réponse ultra ferme sur la sécurité.
01:02Par contre, ce que je dis, c'est que nous, on a une réponse crédible sur la sécurité,
01:04contrairement à la droite, ça va vous surprendre.
01:06Mais je suis convaincu de ça, parce que la sécurité, c'est la sanction,
01:09et on assume la sanction, mais ce n'est pas que la sanction.
01:12C'est aussi la présence continue des services publics.
01:15C'est aussi la présence continue de la République dans tous les quartiers de France.
01:18Et par exemple, quand la droite, elle supprime la police de proximité, c'est idéologique.
01:21Mais par exemple, prenons une mesure concrète que Sébastien Lecornu a annoncée cette semaine.
01:27Alors pour l'instant, on ne sait pas précisément comment ça va se mettre en place,
01:30mais il voudrait qu'une partie des allocations familiales ou des aides sociales,
01:36touchées par le jeune ou le moins jeune qui a cassé, serve à rembourser.
01:40Ce serait une bonne idée ?
01:42Le principe du casseur-payeur, moi, je suis pour.
01:45Par contre, je suis pour l'individualisation des peines.
01:48C'est-à-dire qu'on ne va pas punir les familles pour les forfaits, les délits d'un individu.
01:54En fait, on est tous responsables de ces actions.
01:59Et si vous avez une famille avec une mère seule, qui élève quatre enfants,
02:05et il y en a un qui va casser,
02:08vous allez faire quoi ? Supprimer les allocs pour les trois autres enfants ?
02:11Vraiment, il y a un principe dans notre droit, il faut s'y tenir.
02:14L'individualisation des peines, moi, je suis pour que ceux qui commettent des peines,
02:19soit dit à cause de moi que tout le monde est pénalisé.
02:21Moi aussi, on est responsable civilement des dommages causés par son enfant mineur.
02:26Donc, à la limite, normalement, un enfant mineur qui serait condamné à verser,
02:31par exemple, une certaine somme d'argent, c'est aux parents de s'en acquitter.
02:34Ce serait juste une manière de prélever à la source ce paiement.
02:39Je suis sûr que vous n'êtes pas contre le prélèvement à la source.
02:41On peut être responsable des dettes de ses parents.
02:44De ses parents.
02:46Oui, mais ça peut arriver.
02:47Il n'y a pas d'individualisation, toujours.
02:49Déjà, la majorité de ceux qui ont été arrêtés après les casses,
02:53ce n'était pas des mineurs, c'était des majeurs.
02:56Donc, le principe du casseur-payeur, moi, je suis pour.
03:00Donc, il n'y a aucun problème là-dessus.
03:01Par contre, je ferai très attention,
03:03parce que c'est extrêmement douloureux socialement.
03:06Vous êtes une mère seule, vous vivez sans aide.
03:09Vous faites ce que vous pouvez pour élever vos enfants.
03:12Eh bien, quoi ?
03:12On va vous supprimer ensuite toutes les allocs,
03:15parce que vous avez un de vos enfants qui a commis un délit,
03:19qui a commis un crime.
03:20Je ne crois pas que socialement, ce soit la réponse.
03:22Mais je ne pense pas qu'on soit dans le déni du tout.
03:24Je ne pense pas qu'on soit dans le déni du tout.
03:26Donc, votre gauche, c'est plus de sécurité ?
03:28C'est plus de sécurité.
03:29Et c'est une réponse aux fractures françaises
03:31qui expliquent les tensions qui minent notre société.
03:34Moi, ce qui m'obsède, c'est qu'en fait, on ne fait plus peuple.
03:36On n'arrive plus à former un peuple.
03:38On est traversé par des violences, par des tensions,
03:41par des replis identitaires,
03:43par une sorte d'archipélisation de notre société.
03:48Et moi, tout ce que je propose,
03:50c'est un nouveau contrat patriotique
03:51pour qu'on refasse peuple à nouveau.
03:53Par exemple, le service civique obligatoire.
03:55On se plaint aujourd'hui du fait
03:57que l'école n'arrive plus à fabriquer des citoyens français.
04:00Eh bien, le problème, c'est qu'il n'y avait pas que l'école avant.
04:03Il y avait aussi le service militaire.
04:04Il y avait des institutions collectives
04:07qui fabriquaient de la France.
04:08Eh bien, on l'a supprimé, le service militaire.
04:10Et on ne s'est jamais demandé par quoi on le remplaçait.
04:12Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut un service civique de 10 mois
04:14où chaque Français...
04:16Mathieu Pigasse, qui était 6 mètres dans les grandes gueules,
04:18avait dit que vous êtes de droite.
04:19C'est une boutade, mais il avait raison.
04:21Mais absolument pas.
04:22Il n'y a rien de plus à gauche que de vouloir faire peuple.
04:24Il n'y a rien de plus à gauche que de dire que tous les enfants français
04:27doivent se croiser dans leur vie.
04:29Qu'on ne fait pas une république
04:30quand un môme qui naît à Trappes,
04:32un môme qui naît dans le 7e arrondissement de Paris
04:34et un môme qui naît en Picardie,
04:37eh bien, ne se croisent jamais dans leur existence.
04:39Ils n'ont rien en commun.
04:40Pourquoi un service militaire plutôt qu'un service ?
04:41Parce que l'armée n'en veut pas.
04:42Voyez-vous, moi, j'ai travaillé.
04:44Ceux qui sont le plus hostiles à un rétablissement du service militaire,
04:47c'est les militaires.
04:47Ils disent qu'ils n'ont pas les moyens de les accueillir.
04:49Et donc, il y aura une dimension militaire volontaire.
04:53Mais chaque enfant français, garçon, fille,
04:57peu importe d'où il vient et quel est son quartier de naissance,
05:02devra donner de son temps et de son énergie à la collectivité.
05:05Ça le sortira de son environnement immédiat.
05:06Ça permettra aux Français de se croiser
05:08et qu'on ne soit plus enfermés dans les bulles
05:10qui sont les nôtres aujourd'hui.
05:11On a beaucoup parlé des impôts tout à l'heure.
05:13Quand un social-démocrate arrive au pouvoir,
05:16il augmente les impôts.
05:17Est-ce que si vous arrivez au pouvoir,
05:19il y aura encore une augmentation des impôts ?
05:21Mais il n'y aura pas une augmentation générale des impôts.
05:23Par contre, que les ultra-riches.
05:27Que les ultra-riches.
05:29Ce n'est pas trois ans que tu vas attendre, finalement.
05:33On est dans une situation aujourd'hui
05:36où on a besoin de faire un effort collectif.
05:38Que ceux qui ont le plus participent le plus à cet effort,
05:41c'est la base même d'un contrat social.
05:4375% de l'impôt sur le revenu
05:45est payé par 10% des plus aisés en France.
05:47Vous savez quoi ?
05:48En France, on est dans une situation
05:49où les classes moyennes supérieures et les riches
05:52payent beaucoup d'impôts par rapport à nos voisins européens.
05:55Mais par contre, les ultra-riches,
05:58ceux qui ont le moyen de ne pas avoir d'impôts sur le revenu
06:00parce qu'en fait, ils se payent en dividendes uniquement,
06:02eh bien, eux, ils payent moins d'impôts
06:04que les riches et les classes moyennes supérieures.
06:05La taxe Zuckman ?
06:07Eh bien, on va étudier.
06:09On a compris qu'il y avait des problèmes,
06:10par exemple, pour les entreprises de la tech
06:14qui ont une capitalisation
06:15et qui ne peuvent pas sortir le cash.
06:17Mais par contre, l'ambition de cette taxe,
06:19oui, c'est insupportable.
06:22Insupportable.
06:22Et pour les plus grands patrimoines,
06:25c'est-à-dire 0,1% des Français.
06:27De la même manière,
06:28nous, on va poser sur la table la question de l'héritage,
06:29mais ça ne concernera pas
06:31les Françaises et les Français
06:32qui héritent d'un appartement familial
06:34ou qui héritent d'un petit pavillon.
06:36Ça concernera les méga-héritages.
06:39Parce que je ne veux pas que la France
06:40devienne une société de rentiers et d'héritiers.
06:42Je veux qu'on remette les travailleurs
06:43au cœur du contrat social.
06:45Qu'on soit à nouveau une société de travailleurs.
06:47Donc, il va falloir revoir la fiscalité.
06:50Moins d'impôts sur le travail,
06:52plus sur l'héritage ou sur la rente.
06:53Non, mais l'héritage, attention,
06:55il y a héritage.
06:56Entièrement d'accord.
06:57Il y a héritage
06:58qui s'est construit pendant une vie
07:00qu'on donne à ses enfants.
07:01Et on sait que les enfants vont hériter,
07:05mais qu'ils ont perdu la vie de leurs parents
07:06parce que l'héritage se construit sur une vie.
07:08Et il y a un héritage qui s'est construit
07:10sur des centaines d'années.
07:12Et ça s'appelle des privilèges.
07:13Voilà.
07:13Et là, c'est différent.
07:14On ne peut pas considérer les deux de la même façon.
07:17Je suis entièrement d'accord.
07:18Si tu hérites de ton arrière-arrière-grand-père,
07:21ce n'est pas pareil que si tu hérites de tes parents
07:22ou souvent, malheureusement,
07:24comme ils ont sacrifié leur vie pour toi.
07:26Et on ne peut pas le taxer de la même façon.
07:28Je suis entièrement d'accord avec ça.
07:30Et c'est pour ça qu'il ne faut pas faire n'importe quoi.
07:32Et qu'on est dans une situation
07:34où en fait, quand on dit l'héritage,
07:37il y a une majorité de Français
07:39qui héritent d'une vie de labeur.
07:42Et ça, ça doit échapper à ça.
07:44Par contre, ces transmissions de privilèges
07:46qui ossifient les inégalités,
07:49vous savez, aujourd'hui, honnêtement,
07:51il y a 40 ans,
07:53à la fin de votre vie,
07:54les deux tiers de votre fortune,
07:56c'était le produit de votre travail.
07:57Aujourd'hui, c'est l'inverse.
07:58À la fin de votre vie,
07:59les deux tiers de votre fortune,
08:00c'est le produit de l'héritage.
08:01Ça veut dire qu'il y a
08:02une ossification des inégalités.
08:04Et moi, c'est contre ça que je veux me battre.
08:06Parce que le travail ne paie plus.
08:07Exactement.
08:08Parce que le travail ne paie plus assez.
08:10Donc, la première des choses...
08:11Mais il y a une grande partie qui est prise en charge.
08:13Mais oui, mais justement,
08:13si le travail ne paie plus,
08:14qu'est-ce que vous faites
08:15pour que le travail paye ?
08:17Qu'est-ce que vous faites
08:18comme économie d'échelle
08:20pour la France,
08:21pour réduire le train de vie de l'État ?
08:23Et qu'est-ce que vous faites
08:23pour rapprocher le bruit du net ?
08:25Alors, la première des choses à faire,
08:27c'est une nouvelle répartition.
08:28Parce que tout le monde
08:29veut rapprocher le bruit du net.
08:30Le problème,
08:32c'est que personne n'explique
08:33comment on finance.
08:33Et si vous faites ça,
08:35il va falloir faire
08:35une nouvelle répartition.
08:36Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui,
08:38la rente,
08:39le capital,
08:40l'héritage
08:42sont moins taxés
08:43que le travail.
08:44Vous taxer d'un côté
08:45pour pouvoir réduire...
08:46Libérer de l'autre.
08:47D'accord.
08:47Et par ailleurs...
08:48Il y a une grande gueule
08:49qui dit ça.
08:49Allez-y, allez-y.
08:50Ah bah voilà.
08:52Je ne savais pas...
08:53C'est son chual de bataille,
08:54Mourad.
08:54T'as trouvé ton équipe.
08:55T'as trouvé ton grand-diseur.
08:56Vous avez votre ministre de l'économie
08:57si vous êtes élu.
08:58Non, non, je ne vais jamais faire ça.
09:00Oh là là,
09:01tout le monde dit aujourd'hui
09:02que nos démocraties
09:02sont balayées
09:03par le vent du populisme.
09:04C'est ça le thème central
09:05que tout le monde
09:06dit la même chose.
09:07Et c'est vrai partout
09:07dans les démocraties occidentales.
09:09Mais alors,
09:10on ne s'interroge jamais
09:11sur les causes profondes de ça.
09:13Pourquoi ces démocraties
09:14qui étaient très stables
09:15tout d'un coup
09:15deviennent très friables ?
09:17Moi, je vais vous le dire.
09:18C'est qu'en fait,
09:18les démocraties occidentales,
09:19elles ont eu 40 ans
09:21de stabilité et de progrès
09:22grâce à une promesse.
09:24Une promesse
09:24qui était faite
09:25aux classes moyennes
09:26et aux classes populaires.
09:27Qui était d'améliorer
09:28leurs conditions de vie
09:29par le travail.
09:30Tout à fait.
09:30Et que leurs enfants
09:31auraient de meilleures conditions.
09:32Et à partir du moment
09:33où cette promesse
09:33n'est plus tenue,
09:35eh bien,
09:35la démocratie s'effrite.
09:37Et aujourd'hui,
09:38vous avez les mouvements publics.
09:38Vous voulez barrer la route
09:39au Rassemblement National ?
09:40Regardez une carte électorale.
09:43Regardez une carte électorale.
09:44Plus vous êtes loin d'une gare,
09:46plus vous votez RN.
09:47Et regardez aussi
09:48une carte électorale
09:49en matière démographique.
09:50Les jeunes actifs,
09:51aujourd'hui,
09:53votent majoritairement
09:53pour Jordan Bardella
09:55alors que les retraités
09:56votent majoritairement
09:58pour le centre-gauche
09:58et le centre-droite.
09:59Ça doit nous interpeller.
10:00Si ça ne nous questionne pas,
10:01ça,
10:01eh bien, de toute façon,
10:02on va finir par perdre.
10:03Appeler au barrage
10:04ne suffira pas.
10:05Charles a consigné.
10:06Alors,
10:07j'ai lu en grande partie
10:09cet excellent livre
10:12écrit,
10:12je pense,
10:13par un jeune normalien
10:15bien aidé
10:16de Tchad-GPT.
10:17Non,
10:18vous savez quoi ?
10:18Alors là,
10:19vous pouvez me reconnaître un truc.
10:21C'est que je suis sans doute
10:22l'un des seuls politiques
10:23qui écrit ses livres lui-même.
10:25J'ai commencé d'ailleurs ma vie
10:26en écrivant des livres.
10:28Pour les autres.
10:28On me l'a assez reproché.
10:29Je sais qu'on manque quand même de temps
10:31quand on fait une campagne.
10:34Manifestement,
10:35vous avez manqué de temps
10:36pour le lire.
10:37Non, non, non,
10:37c'est pas ça.
10:38C'est que vous,
10:39voilà,
10:40je ne suis pas certain.
10:41Si vous voulez,
10:42ça m'a fait un peu penser à un livre.
10:43Il n'arrive pas encore à lire à votre place.
10:45Tant mieux si vous écrivez aussi bien
10:47que quelqu'un
10:47qui l'aurait fait à temps plein.
10:50mais j'ai trouvé ça un peu de chat de GPT.
10:52Je trouve ça intéressant.
10:53Je trouve que votre personnage
10:55est intéressant
10:56parce que vous êtes,
10:58et je le dis sans agressivité,
11:01et je le dis avec bienveillance,
11:03mais je pense quand même profondément
11:04que vous êtes,
11:05en tout cas,
11:06à l'heure actuelle,
11:07je pense que vous êtes vraiment
11:09le contraire
11:10de ce dont notre pays a besoin.
11:12Vous êtes,
11:13mais sur le fond,
11:15je ne parle pas de votre personnalité,
11:16etc.
11:17Vous êtes quelqu'un de sympathique,
11:18d'agréable.
11:20Manifestement,
11:20vous êtes quand même
11:21assez sincère
11:22dans ce que vous dites.
11:23Vous incarnez plutôt bien
11:24votre gauche,
11:25qui est la gauche bobo.
11:27J'ai dit une fois ici
11:29que vous sembliez penser
11:31que ce qui est bon
11:32pour le canal Saint-Martin
11:33est bon pour la France.
11:34Je le maintiens.
11:36Vous mettez maintenant une cravate
11:38pour faire plus président,
11:39etc.
11:40Mais fondamentalement,
11:41c'est quand même ça.
11:42Et moi,
11:43ce que je pense profondément,
11:44c'est qu'on est déjà gouverné
11:46par vous depuis 30 ans,
11:49à peu près.
11:49Ça fait 30 ans
11:50que les bobos ont le pouvoir
11:51Vous avez des hallucinations,
11:52vous m'avez vu au pouvoir
11:53depuis 30 ans.
11:54Ça fait 30 ans que les bobos
11:55tiennent les médias en France.
11:56Ça fait 30 ans
11:57qu'ils peuplent les grandes écoles.
11:59Ça fait 30 ans
12:00qu'ils envoient leurs représentants
12:01diriger des ministères.
12:03Ça fait 30 ans
12:04qu'ils sont dans les cabinets
12:05de ces ministères.
12:06Ça fait 30 ans
12:07qu'on applique leurs idées.
12:08Et quel est le résultat
12:09de ces belles idées,
12:10de ces belles âmes, etc.
12:11C'est quand même un système
12:13qui aujourd'hui s'écroule
12:14sur lui-même.
12:15Puisque à la fin des fins,
12:16j'ai bien lu,
12:17vous ne tirez pas les...
12:18Vous faites certains constats
12:19qu'on peut partager
12:20sur la désindustrialisation,
12:23sur un certain nombre de choses.
12:25Mais en même temps,
12:26vous n'en tirez aucune conséquence
12:27puisque pour sauver ce système,
12:29je vais vous dire,
12:30si vous étiez vraiment à gauche
12:31et si vous vouliez vraiment
12:32sauver le système français,
12:34vous défendriez la retraite
12:36à 70 ans.
12:37Vous défendriez la suppression
12:39d'un million de fonctionnaires,
12:40d'un million de postes
12:41de fonctionnaires.
12:42Tout ce qui pourrait permettre
12:43à peu près au système français
12:45tel qu'il est aujourd'hui.
12:46de gauche,
12:46je serais de droite.
12:47Mais ça n'est pas du tout
12:49ce que vous faites
12:50au bout de...
12:50Ce que dit Charles,
12:51c'est que...
12:52Est-ce que finalement,
12:53vous ne ressemblez pas
12:53à ceux qui sont déjà au pouvoir ?
12:55En réalité,
12:56vous nous m'abonnez
12:57dans notre plan.
12:58Depuis 15 ans.
12:59Depuis 15 ans,
13:00François Hollande
13:00et Emmanuel Macron.
13:01Ce que je remarque,
13:02c'est que vous n'avez pas
13:03vraiment lu le livre,
13:04mais c'est pas grave,
13:05vous n'avez pas le temps.
13:06Parce que c'est...
13:07J'en ai lu des gros morceaux.
13:08Voilà,
13:09donc vous n'avez pas vraiment
13:09J'ai un morceau très drôle
13:10sur la SNCF
13:11que j'aimerais lire après.
13:12Voilà,
13:12donc vous...
13:13Sur mon amour
13:14de la SNCF en France.
13:14Sur votre côté citoyen soviétique.
13:17Je vais le lire
13:18dans un instant.
13:19Alors laissez-moi vous répondre
13:20d'abord.
13:20Parce que la vérité,
13:21c'est que c'est une enfilade
13:22de clichés,
13:23ce que vous nous sortez,
13:24qui prouve que vous
13:25n'avez pas lu le livre,
13:26mais c'est pas grave.
13:26Parce que justement,
13:27je m'oppose...
13:28Je m'oppose
13:29à tout
13:31cette tendance
13:32de l'éternelle répétition
13:34du même
13:34d'un pays
13:36dont les élites
13:36ont failli.
13:38On failli.
13:38Et moi,
13:39quand j'ai commencé
13:40mes études à Sciences Po,
13:42la première des choses
13:42dont je me suis rendu compte,
13:44c'est qu'en fait,
13:45cette classe sociale,
13:46ma classe,
13:46endogame,
13:48eh bien,
13:48elle est droit dans le mur.
13:50Parce qu'elle avait renoncé
13:51à tout ce qui permettait
13:52de faire la grandeur de la France.
13:53L'abandon des usines,
13:54ça date des années 80-90.
13:56Et l'ensemble
13:57des élites françaises,
13:58économiques
13:59et politiques,
14:00eh bien,
14:00ont décidé
14:01qu'on pouvait faire
14:02un pays sans usine.
14:03La vérité,
14:04c'est que ça a
14:04créé à la fois
14:06la fracture sociale,
14:07la destruction des territoires,
14:08la perte de souveraineté
14:09et la dette.
14:11Puisque aujourd'hui,
14:12on subventionne
14:13la consommation
14:14de produits étrangers
14:15au lieu d'avoir
14:16des industries
14:16qui produisent
14:17de la richesse.
14:18Donc ça,
14:18c'est le premier constat.
14:19Le deuxième constat,
14:20c'est qu'en fait,
14:21on a pensé
14:22que la France
14:24était une nation
14:25qui pouvait exister
14:26sans qu'on la construise.
14:27Eh bien,
14:28moi,
14:28je pense que ça,
14:28c'est l'erreur fondamentale
14:30de ces élites
14:31qui se sont endormies.
14:32Et que donc,
14:32il faut reconstruire le pays.
14:34Et ça,
14:34c'est pas pour le canal Saint-Martin.
14:35Vous habitez canal Saint-Martin,
14:36honnêtement,
14:37est-ce que vous avez besoin
14:38d'appartenir
14:39à un peuple
14:40et à une nation
14:40beaucoup moins
14:41que si vous habitez
14:42dans un quartier politique
14:44de la ville
14:44ou que si vous habitez
14:45dans une sous-préfecture
14:46qui perd ses services publics ?
14:47Donc moi,
14:48ce que je veux justement,
14:49c'est qu'on refasse
14:50nation ensemble.
14:51T'as rien de bobo
14:52à cette histoire.
14:53Mais j'en tire.
14:54Toutes les conséquences.
14:55Le seul problème,
14:56M. Consigny,
14:56c'est que mes conséquences
14:58ne sont pas les vôtres.
14:59Vous,
14:59vous aimeriez
15:00qu'à partir de mes diagnostics,
15:01j'explique qu'il faut être
15:02encore plus libéral,
15:03qu'il faut tout ouvrir,
15:05qu'il faut tout casser
15:06dans les services publics.
15:07Eh bien,
15:07moi,
15:07je ne veux pas de ça.
15:08Moi,
15:08ce que je veux,
15:09c'est sauver l'école publique.
15:10Ce que je veux,
15:11c'est des services publics
15:11qui soient efficaces.
15:12Ce que je veux,
15:13moi,
15:13c'est qu'on puisse,
15:15en France...
15:16Pardon ?
15:16Vous ne voulez pas
15:17les réformer,
15:17les services publics.
15:18Vous êtes pour les 35 heures.
15:19Vous ne voulez pas
15:20répliquer le nombre
15:20de fonctionnaires.
15:21Je ne dis que ça.
15:22Vous ne voulez pas
15:23désengager l'État
15:23de mission
15:24dans lesquelles
15:25il n'est plus utile du tout.
15:26Ce que je veux,
15:27c'est un État
15:28qui retourne
15:30à ce qu'il était avant,
15:31c'est-à-dire
15:31un État stratège.
15:32Juste une question.
15:33Parce qu'aujourd'hui,
15:34le gros problème,
15:35aujourd'hui,
15:36c'est le prix à la pompe.
15:37D'accord ?
15:37Tout le monde en voit
15:38la conséquence.
15:39Eh bien,
15:40en 73,
15:40on a eu
15:41une crise pétrolière.
15:42Les pays membres
15:43de l'OPEP
15:44ont décidé
15:45d'augmenter
15:45le prix du baril.
15:46À cette époque-là,
15:47on avait un État stratège.
15:48Qu'est-ce qu'il a décidé ?
15:49Il a décidé
15:50que la souveraineté énergétique
15:51de la France
15:51méritait un grand plan.
15:53Ça s'appelle
15:53le plan Mesmer.
15:54C'était construire
15:55des réacteurs nucléaires.
15:57C'était l'industrie
15:57nucléaire civile.
15:5955 réacteurs nucléaires
16:00construits en 20 ans.
16:01Aujourd'hui,
16:02c'est la deuxième
16:03crise pétro-gazière
16:05en 5 ans.
16:06Il y en a une
16:06en 2021-2022
16:07suite aux décisions
16:10de Donald Trump
16:11et de Benjamin Netanyahou.
16:13En 2021-2022,
16:14on a mis 72 milliards
16:16de subventions
16:16dans les fossiles
16:17et on n'a pas du tout
16:18préparé la révolution énergétique
16:20qui nous permettrait
16:20d'être indépendants.
16:22Il faut électrifier.
16:24Il faut des voitures électriques
16:25et il faut des transports
16:26en commun.
16:27Mais ça,
16:27c'est...
16:28Des petites voitures électriques.
16:30Des petites voitures électriques.
16:30Un million à 100 euros.
16:33Un million à 100 euros.
16:34Un million à 100 euros.
16:35En leasing social.
16:37C'est-à-dire que pour 100 euros,
16:38vous avez accès
16:39à une voiture électrique
16:40quand vous touchez
16:42moins de 2000 euros par mois
16:43et que vous avez
16:44plus de 30 bornes
16:44à faire par jour
16:45pour aller travailler.
16:46Ce seront des BYD,
16:47des Chinoises.
16:48Non, ce seront des R5.
16:49On va en faire l'objet culte
16:50parce qu'il y aura un bail.
16:51Vous imposez la bagnole.
16:52Il y a un loi
16:54achetée au Robert.
16:55On aura une chose
16:56à la consulter.
16:57Allez,
16:58à tout de suite
16:58avec Raphaël Buxman.
17:00C'est le retour
17:00de la Régie Renault.
17:01200 euros par mois.
17:02C'est le retour
17:02de la Régie Renault
17:03au service du peuple.
17:04Eh bien oui,
17:05c'est bien la Régie Renault.
17:06Allez,
17:09R.M.C.
17:10Alain Marshall,
17:12Olivier Truchot,
17:13Les Grandes Gueules.
17:141, 2, 3, 4.
17:22Les Gégés,
17:23Les Grandes Gueules
17:23avec Raphaël Gluxman.
17:25Il est avec nous
17:26Place Publique.
17:26Nous avons encore envie.
17:27Le livre est aux éditions
17:28à la Rie.
17:29Olivier,
17:30et ensuite Flora et Mourad.
17:31Très rapidement,
17:32une question un peu
17:32pop-all entre guillemets
17:33mais Olivier Faure,
17:34le leader des socialistes
17:36propose une double primaire,
17:37c'est-à-dire une primaire
17:38au sein du Parti Socialiste
17:40et ensuite une primaire
17:41un peu plus large
17:42qui pourrait englober
17:43à François Ruffin
17:44ou une Marine Tondelier.
17:45Est-ce que vous pourriez
17:46participer à ce système ?
17:47Mais je n'ai pas compris
17:49en fait,
17:49si je suis sincère et direct,
17:51je n'ai toujours pas compris
17:52la proposition.
17:52Donc là,
17:53on va sûrement avoir
17:54une réunion
17:55et on va en parler.
17:57Mais là,
17:57en l'état,
17:58moi j'ai toujours dit
17:59que la primaire
18:00était une machine à perdre.
18:02Si la proposition
18:03qui m'est faite,
18:03c'est d'en avoir deux
18:04au lieu d'une,
18:05je ne vois pas le progrès.
18:06C'est deux machines à perdre pour vous.
18:08Par contre,
18:08ce que je veux dire,
18:09et je ne sais pas
18:09si c'est très populaire en ce moment,
18:11mais moi ce que je veux,
18:13c'est que les militantes
18:14et les militants socialistes
18:16aient leur mot à dire.
18:17Et donc,
18:18qu'il y ait un processus
18:19de désignation
18:20qui implique
18:21les militantes et les militants.
18:22Moi,
18:22j'ai fait une campagne
18:23aux européennes
18:23avec ces militants
18:24et je sais
18:25l'importance qu'ils ont.
18:27Je sais ce que je leur dois.
18:28Je sais pourquoi
18:28on a fait 14%
18:29grâce à leur motivation,
18:31grâce à ce qui est rare
18:32aujourd'hui,
18:33de se lever le matin
18:34pour aller distribuer des tracts
18:35ou coller des affiches la nuit.
18:37Ce n'est pas dans
18:38l'époque individualiste
18:39qu'on est en train de vivre.
18:40Moi,
18:40j'ai eu un respect infini
18:41pour les militantes et les militants,
18:42mais ce processus-là,
18:43je ne l'ai pas compris.
18:44Flora ?
18:44Moi,
18:45je me bats sur les plateaux télé
18:46depuis des années
18:47pour qu'on interdise TikTok
18:48aux mineurs.
18:49J'ai été contente
18:49quand le gouvernement de Macron
18:51l'a proposé,
18:52sauf qu'en fait,
18:52ce n'est toujours pas effectif.
18:53Au même titre
18:54que quand ils ont voulu
18:55interdire le porno,
18:56il suffit de télécharger un VPN,
18:57ça prend 10 secondes
18:57et parfois,
18:58c'est gratuit.
18:59Vous proposez aussi
19:05que vous réussiriez
19:05là où la Macronie a échoué ?
19:07Parce que la Macronie,
19:08comme d'habitude,
19:09fait des effets d'annonce
19:09et ensuite,
19:10il n'y a pas de politique
19:11derrière pour que ce soit effectif.
19:13C'est ça,
19:15des effets d'annonce,
19:15effets d'annonce,
19:16effets d'annonce.
19:16La France,
19:17elle a le tournis
19:17au bout de 10 ans
19:18de cette com permanente.
19:20Il y a des lois.
19:21Moi,
19:21je le sais parce que
19:22j'ai contribué à les rédiger.
19:23Il y a le Digital Services Act
19:25à l'échelle européenne
19:26pour réguler les grandes plateformes.
19:28Aujourd'hui,
19:29TikTok est en contravention
19:31avec ces lois.
19:32TikTok fausse les élections
19:35dont TikTok ne respecte
19:36aucune des règles européennes,
19:39aucune sanction.
19:40Et donc,
19:40il faut juste avoir le courage
19:42d'appliquer les règles.
19:44Moi,
19:45j'aurais ce courage,
19:46je n'aurais pas la main qui trempe.
19:46Pourquoi ?
19:47Parce que je ne veux pas
19:48que la France devienne
19:50une colonie numérique
19:52américaine et chinoise.
19:53C'est déjà le cas.
19:53C'est ce qui est en train
19:54d'avoir lieu.
19:55Mais simplement,
19:56ce qu'il faut comprendre,
19:56c'est que ça détruit
19:58notre pacte social.
19:59Vous parlez avec les enseignantes
20:00et les enseignants.
20:02Première chose qu'ils vous disent,
20:03on est en compétition
20:03avec des algorithmes.
20:04C'est fou ce que vous dites.
20:05en Chine
20:06ou aux Etats-Unis
20:07sur lesquels nous n'avons
20:08aucune prise.
20:08Des influenceurs viennent
20:09remettre en cause
20:10notre enseignement
20:11et on est abandonné
20:13face à ça.
20:14Eh bien,
20:14moi,
20:14je n'abandonnerai pas
20:16l'école publique,
20:16je n'abandonnerai pas
20:17la République,
20:17je n'abandonnerai pas
20:18nos enfants,
20:18je n'abandonnerai pas
20:19nos familles
20:19et je ne tirerai pas
20:22devant ce nouveau
20:23capitalisme international
20:24qui est celui
20:25du numérique,
20:26des grandes plateformes
20:27et qui considère nos vies,
20:28nos cerveaux
20:29comme la nouvelle matière première.
20:30Mourad Moudjelan.
20:31Vous avez dit tout à l'heure
20:32que vous vouliez
20:34réindustrialiser le pays,
20:35c'est un vœu pieux,
20:36mais il y a un petit côté oxymore,
20:38c'est qu'à côté de ça,
20:39vous êtes un pro-européen.
20:40Oui.
20:40Voilà,
20:41donc être pro-européen,
20:42ça sous-entend d'abord
20:43que le pays n'a plus
20:44aucune souveraineté
20:45puisque la souveraineté,
20:46elle est à Bruxelles
20:47et la deuxième chose,
20:48c'est le libre-échange.
20:50Le libre-échange,
20:51dans un modèle économique
20:52tel qu'il existe
20:54aujourd'hui en France,
20:56la réindustrialisation
20:57est totalement impossible.
20:58On a un coût premier
21:00qui est largement supérieur
21:01à tous les pays
21:02qui participent au libre-échange.
21:04Donc,
21:04c'est juste impossible.
21:05Et ce que j'ai envie de vous dire,
21:07c'est comment vouloir
21:08être retrouvé de la République,
21:09comment vouloir...
21:10Il y a plein de choses
21:11auxquelles j'adhère
21:12dans votre programme,
21:13tout en restant européen.
21:14Comment vous faites ?
21:15Puisque vous n'aurez pas le pouvoir,
21:16vous allez être juste
21:17un exécutant
21:18des ordres,
21:20d'Ursula
21:20ou d'une autre
21:21ou d'un autre
21:22pour diriger
21:23le pays France.
21:25On est d'accord
21:25sur l'ambition pour la France,
21:27mais là où on est
21:27en désaccord total,
21:28c'est qu'on a besoin
21:29de l'Europe
21:29pour que cette ambition
21:30elle se matérialise.
21:31On a besoin de l'Europe
21:32pour lutter contre
21:33le dumping chinois.
21:34Aujourd'hui,
21:34c'est à l'échelle européenne
21:37qu'on peut protéger,
21:39c'est à l'échelle européenne
21:40qu'on peut protéger
21:42nos entreprises
21:43face au dumping chinois.
21:45C'est à l'échelle européenne
21:46qu'on peut reprendre la main
21:47face aux géants
21:48du numérique américains.
21:49C'est en reprenant
21:50nos frontières économiques
21:51qu'on nous protège.
21:51Et ces frontières économiques,
21:52elles doivent être
21:53à l'échelle européenne.
21:54Parce que sinon,
21:55on n'a pas la taille critique.
21:56Non, c'est pas possible.
21:56On n'a pas la taille critique
21:57pour lutter contre ces mastodontes.
21:59Il n'y a pas un modèle social
22:00unique en Europe.
22:00Ce n'est pas possible.
22:01Vous avez mentionné
22:02les agriculteurs.
22:03Moi, je vais vous dire,
22:03les agriculteurs,
22:04aujourd'hui,
22:05ils sont les victimes
22:06d'une politique agricole commune
22:07profondément inégalitaire.
22:09Profondément inégalitaire.
22:10Et qui défend
22:11cette politique agricole commune
22:13profondément inégalitaire ?
22:14C'est la France.
22:15Ce n'est pas l'Europe.
22:16C'est la France.
22:17En réalité,
22:18on a aujourd'hui
22:2020% des exploitations,
22:22les grandes exploitations
22:23céréalières
22:23qui captent
22:2480% des aides.
22:25Et dans le même temps,
22:26les petits agriculteurs
22:27qui touchent
22:28700 balles par mois
22:29pour travailler
22:3070 heures par semaine,
22:30ils ne touchent pas d'aides.
22:31Pourquoi ?
22:32Parce que la France refuse
22:33qu'il y ait des plafonds aux aides.
22:34Parce que la France refuse
22:36qu'on change
22:36le système de subvention.
22:37Donc, moi,
22:38je vais vous le dire,
22:39à l'échelle...
22:39On a sacrifié
22:40nos agriculteurs en Europe
22:41pour que les allemands
22:41puissent vendre des BMW
22:42et des Volkswagen.
22:43Moi, je lutte
22:44à l'échelle européenne
22:45contre le libre-échange,
22:47contre le Mercosur,
22:48contre les grandes...
22:49À l'échelle européenne,
22:50vous n'êtes pas majorité,
22:51donc vous le subirez
22:52à l'agriculteur,
22:52comme ce qui nous reste...
22:53Donc, comment le faire
22:54en restant en Europe ?
22:55Est-ce qu'on peut prendre
22:56un pari ici, maintenant ?
22:58D'accord ?
22:59On prend un pari
22:59qu'au deuxième tour
23:01de l'élection présidentielle,
23:02vous appellerez à voter
23:02Jean-Luc Mélenchon
23:03face à Jordan Bardella.
23:05On prend un pari ?
23:05Ou inversement.
23:06On prend un pari ?
23:07On prend un pari ?
23:07Ou inversement.
23:08Et je reviens chez vous
23:09et vous verrez,
23:10c'est vous qui aurez perdu le pari.
23:11On parie quoi ?
23:11On parie quoi ?
23:12Le pari,
23:13c'est que non seulement
23:14ce sera
23:15la gauche démocratique
23:16et républicaine
23:17qui sera au deuxième tour,
23:18qu'elle battra
23:19à l'extrême droite
23:19et qu'elle gagnera
23:21cette élection.
23:21Et moi,
23:22je ne dévierai pas
23:23de cette ligne,
23:24j'en suis convaincu.
23:25Je suis sûr
23:25que les Françaises
23:26et les Français
23:27ne veulent pas
23:28de la continuité
23:29du Macronisme.
23:29Ils ne voteront pas
23:30pour un ancien Premier ministre
23:31d'Emmanuel Macron.
23:33Ils ne voteront pas
23:34pour un ancien Premier ministre
23:34d'Emmanuel Macron
23:36et ils ne voteront pas
23:37non plus
23:37pour un affrontement
23:39entre personnes
23:39qui veulent fracturer
23:40la société.
23:41Entre Jean-Luc Mélenchon
23:42et Jordan Bardella,
23:43ils nous expliquent
23:44les deux
23:44qu'il n'y a rien.
23:45Eh bien, moi,
23:45je vous le dis,
23:46il y a quelque chose.
23:47Il y a même l'essentiel
23:48et l'essentiel,
23:49c'est la République.
23:50Et nous,
23:50nous allons relever
23:51le drapeau de la République.
23:52Si vous voulez gagner,
23:52il faudra retourner la table.
23:53Il faudra retourner la table.
23:54C'est ce que les Français
23:55disent.
23:55On va retourner la table.
23:56On ne va pas avoir
23:58la continuité du même.
23:59On va retourner la table
24:00et on va offrir un espoir
24:02parce que ce n'est pas juste
24:03barrer la route aux écrèmes.
24:04Mais ça sera vous.
24:04Parce que vous avez dit
24:05trois mois,
24:05alors on sent bien
24:06que c'est vous.
24:07Ça sera la meilleure personne,
24:08la personne la meilleure placée
24:09et elle aura l'obligation
24:11de retourner la table même.
24:13Il a déjà retourné Boudjellal,
24:14il a été tente comme un agneau.
24:16Retournez Mourad.
24:17Merci.
24:18On parait un déjeuner
24:19avec l'équipe des Gégés.
24:20Voilà.
24:20Et vous m'inviterez donc
24:21à déjeuner.
24:23Rendez-vous au mois de mai
24:24l'année prochaine.
24:25Mais un bon déjeuner.
24:26Pourquoi on est les ploufs,
24:27non ?
24:29Je sais que vous êtes
24:30à l'adepte du McDo.
24:31Ça compte pas,
24:31M. Donovan.
24:33J'observe que le président Glucksmann
24:35a eu un très bon réflexe,
24:36c'est qu'il ne veut pas
24:37vous inviter à l'Élysée.
24:38C'est vous qui payez le déjeuner.
24:40J'ai trop de répéts
24:43pour votre indépendance.
24:45Les journalistes
24:46payent leur déjeuner.
24:48Merci de passer par les Gégés,
24:49le livre.
24:50Nous avons encore envie
24:51aux éditions à la réédition.
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