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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Ravie de vous retrouver ce soir pour Face à l'Info.
00:03Ravie de retrouver Mathieu Beaucoté qui est de retour.
00:05De retour avec joie !
00:09Quelle énergie !
00:10Quelle énergie !
00:12Non mais ça fait plaisir de nous mettre un petit peu d'énergie dans tout ça
00:15parce que je ne vais pas vous cacher que quand même, l'actualité elle est morose.
00:19Oui, et inspirante.
00:21Inspirante, allons verra ça avec vous.
00:23Au sommaire ce soir, les violences du week-end qui ont suivi la victoire du PSG
00:28interrogent moins leur ampleur que notre capacité à les nommer.
00:33Entre récits officiels, sentiments d'insécurité ou fractures culturelles,
00:38la France comprend-t-elle encore ce qui la traverse ?
00:41Peut-on résoudre ce qu'on se refuse de voir ?
00:44L'édito de Mathieu Beaucoté.
00:47Après les violences, une partie de la classe politique est accusée de minimiser les faits
00:51ou d'en détourner les causes.
00:53Un incroyable déni, une stratégie du déni qui semble bien structurée.
00:58Pour détourner le regard et accuser ceux qui en parlent.
01:02Une démocratie peut-elle survivre ?
01:04Au déni du réel, l'analyse de Gabriel Cluzet.
01:08Que dire ce soir du silence des prétendants ?
01:12À un an de la présidentielle, certains candidats ont condamné les violences,
01:16d'autres sont restés particulièrement silencieux.
01:18Ils veulent gouverner la France, mais ni Edouard Philippe, ni Gabriel Attal,
01:21ni Jean-Luc Mélenchon ou d'autres, comme François Hollande, Olivier Faure,
01:25Raphaël Glucksmann, n'ont condamné ces violences inacceptables.
01:28Gouverner, n'est-ce pas aussi qualifier les événements et assumer un jugement ?
01:32Le regard de Marc Menon.
01:34Le débat se déplace vers la réponse pénale ce soir.
01:37Le parquet affiche un ton plus ferme, reconnaît les gravités des faits
01:41et promet davantage de poursuites.
01:43Mais entre les réquisitions, les jugements et l'exécution réelle des peines,
01:48la justice dispose-t-elle encore des moyens de sa fermeté ?
01:51Une sanction qui n'impressionne plus est-elle encore une sanction ?
01:56Le dériptage de Charlotte Dornelas.
01:58Au nom de la protection des mineurs, l'État veut limiter le secret de la confession auprès des prêtres.
02:06Au-delà du droit, existe-t-il encore un espace où la conscience échappe au pouvoir politique ?
02:11L'État doit-il avoir le dernier mot sur l'âme ?
02:15L'édito de Mathieu Bocoté.
02:17Et puis pourquoi on célèbre une victoire par des émeutes et des pillages ?
02:21Combien de temps encore va-t-on accepter ces violences à chaque grand match ?
02:24Qui sont vraiment ces supporters, je cite, qui cassent tout ?
02:28Où est passé le vrai esprit du football dans le pays ?
02:31Les autorités vont-elles enfin agir ou bien continuer à minimiser ?
02:35Sommes-nous dans un climat de guerre civile ?
02:38Vont-ils maintenant entrer dans les appartements ?
02:40Comme l'a déclaré Jordan Bardella.
02:42Tour de table et débat avec les mousquetaires ce soir.
02:46Une heure pour prendre un peu de hauteur.
02:48Pour tout ce dire et sans tabou, c'est parti.
03:03Mathieu, on a envie de vous entendre puisque la violence qui s'est déchaînée en France ce week-end n
03:08'a pas vraiment surpris.
03:10Ce qui fait preuve d'un minimum de lucidité sur la situation en France.
03:15Elle était prévisible, elle s'est déroulée comme prévu.
03:19Mais comprenons-nous les raisons de cette violence ?
03:22Mathieu, devenu presque rituel, la France comprend-elle ce qui lui arrive ?
03:27Je vous parlerai d'une première violence indirecte mais réelle.
03:31C'est le déni de réel qui nous est imposé par une bonne partie du commentariat et de la classe
03:36politique.
03:37C'est-à-dire que nous voyons devant nous ce qui arrive et des politiques importants, des journalistes importants, des
03:43commentateurs importants nous expliquent qu'il ne se passe rien.
03:47Circulez, il n'y a rien à voir.
03:48Vous voyez les choses mais vous êtes fous parce que ce que vous voyez n'arrive pas.
03:52Ça c'est le point de départ.
03:54J'étais hier au grand rendez-vous avec Thierry Breton.
03:56Et Thierry Breton qui est un homme intelligent, personne ne dira le contraire.
03:59Mais son commentaire des événements m'a sidéré.
04:03Très honnêtement, il nous explique d'abord et avant tout pour parler des événements de la veille que c'est
04:07un moment de grande joie et de grande communion et de grande unité.
04:10Là on se dit est-ce que le sport professionnel est plus important qu'un pays qui connaît de telles
04:17émeutes que certains qualifieront avec raison d'émeutes anti-françaises.
04:20Donc on nous dit ça explose, ça brûle mais non joie et unité.
04:26Alors là il faut quand même nommer le fait qu'il y a quand même des violences.
04:28Deux explications nous sont présentées.
04:31Un, les hooligans.
04:33Franchement c'est un peu déphasé.
04:34J'avais l'impression de voir un vieux film des années 80.
04:36Deux, on nous dit, puisque l'État n'est pas exemplaire, comment voulez-vous que la jeunesse le soit?
04:43Donc puisque l'État n'est pas exemplaire, et exemplaire en quoi?
04:45Dans la gestion des comptes publics.
04:47Il l'a dit.
04:48Il l'a dit.
04:49Eh bien, puisqu'il n'est pas exemplaire dans la gestion des comptes publics,
04:53une partie de la population serait légitimement, bien que de manière regrettable,
04:57presque en droit symbolique de protester.
05:00On est devant une situation lunaire.
05:02Donc les émeutes, la violence, le pillage, l'agression des passants, l'agression d'Iquidame,
05:07l'agression des policiers seraient une réponse à une forme d'injustice structurelle
05:11causée par un État qui n'est pas à la hauteur de ses promesses.
05:14J'entends ça et je me dis, comme dirait l'autre, on marche sur la tête.
05:18Autre grand commentateur qui se prend pour un futur président de la République, Dominique
05:22de Villepin, qui nous explique, quant à lui, qu'il n'y a absolument rien à voir
05:25dans les émeutes avec l'immigration.
05:27Il nous le dit, sans gêne, il n'y a aucun lien avec l'immigration.
05:31D'ailleurs, les banlieues n'ont rien à voir avec l'immigration.
05:33D'ailleurs, je me demande si l'immigration a quelque chose à voir avec l'immigration.
05:36Parce qu'à l'entendre, il nous expliquait qu'on était devant un dysfonctionnement
05:40classique du modèle social, que la République, encore une fois, ne tient pas ses promesses.
05:45Il ne voit pas, ou refuse de voir, je ne sais pas, l'expression très nette des meutes
05:51antifrançaises.
05:51Des meutes qui sont sur le mode de l'agression, du pillage, de la volonté d'humilier, de
05:56la volonté de s'emparer d'une capitale, d'une ville, de territoire, sur le mode de la conquête.
06:02La gauche, toujours au rendez-vous du déni, la gauche, qu'est-ce qu'elle nous dit?
06:05Elle nous dit, vous n'avez pas le droit de parler d'immigration, sauf, en fait, je dirais
06:09autrement, l'immigration, on ne peut la nommer que pour dire qu'on ne doit pas la nommer.
06:12Donc là, on avait, dans l'Ibée notamment, mais pas que, Fabien Roussel, d'autres nous
06:17disent, c'est pratiqué l'amalgame.
06:19Ils ont ressorti de la boîte des antiquités conceptuelles le pas d'amalgame.
06:24Donc, ce qu'on voit devant nous, il ne faut pas dire, il y a que quelques casseurs ici
06:29et là isolés, mais il n'y a aucun échec de l'intégration, il n'y a aucune aversion
06:34culturelle antifrançaise, il n'y a aucune volonté de pillage, il n'y a aucune volonté
06:37de razia, non, non, non, non.
06:39Et en fait, le véritable problème, ce que révélerait de tels événements, c'est
06:42le racisme d'une partie du commentariat.
06:45Et là, il y a aussi le pouvoir, le pouvoir qui nous a dit, c'est moins pire que prévu.
06:49Ça, c'est ma préférée, finalement.
06:50Autrement dit, on a intégré l'idée qu'il y aura toujours des violences de grande ampleur.
06:55Nous ne vivons plus dans un monde où on peut se dire que dans une fête comme celle-là,
06:58il n'y aura pas de violence.
06:59Ah, miraculeusement, ça peut arriver.
07:01Donc, on accepte l'idée qu'on est désormais dans un monde très violent qui, quel que
07:04soit l'événement, a besoin d'un dispositif de sécurité quasiment militaire pour espérer
07:10contenir les émeutes.
07:11Et là, on se demande à quel moment les privilégiés vont-ils comprendre que ce qui
07:16arrive est grave.
07:17Est-ce que c'est lorsque ça va se passer chez eux, par exemple à La Baule, moi je crois
07:20que c'était la semaine dernière, en soudainement, on s'est rendu compte que ce qui se passait
07:23à la télé pouvait arriver chez soi.
07:24Est-ce que c'est lorsque ça frappe dans les beaux quartiers?
07:26Est-ce que lorsque, lors de nos amis, vous savez, il y a une forme de presque corrélation,
07:30vous vous sentez bien dans la société, vous trouvez que tout va bien, vous votez
07:33Macron, bon, je ne dis pas qu'il n'y a pas de bonnes raisons de voter pour lui, mais
07:35quelquefois, c'est l'expression d'une satisfaction sociale.
07:38Eh bien, quand vous comprenez que demain, ou après-demain, ou après-après-demain,
07:42Hébardela le suggérait, plusieurs vont rentrer dans les maisons, peut-être que vous allez
07:46vous dire que finalement, l'insécurité, ce n'était pas simplement quelque chose qu'on
07:49pouvait laisser dans les fameux quartiers, vous savez, les petits blancs, les petits français,
07:53les petits ci, les petits ça qui se faisaient tabasser d'une manière ou de l'autre.
07:56On doit nommer ce qui s'est passé, tout simplement.
07:58Nous étions devant des hordes, des hordes venues pour l'essentiel des banlieues.
08:03Il n'est pas possible d'affirmer qu'il n'y a aucun lien avec l'immigration.
08:06Si vous affirmez ça, et que vous voyez simplement, là, je le répète pour ceux qui ne comprendraient pas,
08:10je ne parle pas de tous les immigrés, évidemment, je ne parle pas de tous ceux qui sont issus de
08:13l'immigration,
08:14je parle d'un phénomène sociologique significatif, où ce que certains appellent la Nouvelle France,
08:19un nouveau peuple, animé par une conscience revancharde, s'empare de tous les événements de cette ampleur
08:25pour exprimer son rejet de la France sur le mode assez violent.
08:29Si vous décidez de bannir, parce qu'on le voit bien, on nous dit social, social, social.
08:35Si vous décidez de bannir le facteur ethno-culturel, vous vous condamnez à ne pas comprendre.
08:39Je pense que ça, c'est une des leçons à retenir les dix dernières années.
08:42C'est désagréable de reconnaître ça, mais le facteur ethno-culturel est un facteur aujourd'hui central pour comprendre les
08:47relations sociales.
08:48On peut décider que ce n'est pas républicain, peut-être, mais le fait est que c'est une réalité.
08:53Ce facteur émerge sous le mode violent dans nos villes.
08:57On nous a dit aussi qu'il faut distinguer les casseurs des autres jeunes.
09:00C'est très vrai, on a tout à fait raison de le dire.
09:03Avec une nuance, s'il y a un affrontement entre les forces de l'ordre et les casseurs,
09:07les autres jeunes qui ne sont pas des casseurs, pour qui, quels étendables, en diront-ils.
09:11Est-ce qu'ils vont se dire « je me range sous l'autorité des policiers »
09:13ou est-ce qu'ils vont se solidariser des casseurs ?
09:16Est-ce que finalement, la distinction qu'on fait entre casseurs et pas casseurs n'est pas un peu rapide
09:20?
09:20D'autant que si on s'intéresse à la psychologie des foules comme elle a toujours existé,
09:24une foule, qu'est-ce que c'est ? C'est un effet d'épidémie, c'est un effet de
09:27contamination.
09:28Il y a une minorité bruyante, radicale, qui réussit à contaminer le reste
09:31et tous se laissent entraîner dans un mouvement d'émeute, un mouvement de foule, un mouvement de violence.
09:36Les policiers sont agressés, les passants aussi, les voitures sont caillassées, les magasins sont pillés.
09:40Il s'agit de Razia.
09:41À certains égards, c'est un rappel de ce qui a déjà eu lieu dans l'histoire sous ce même
09:45nom.
09:46Et je note aussi que quand des slogans s'expriment dans tout ça, vous avez vu les drapeaux palestiniens,
09:49en fait, il y avait plein de drapeaux, on a juste oublié les drapeaux français,
09:51on ne doit pas en produire suffisamment, je devine.
09:53Et les slogans n'étaient pas des slogans qui témoignaient d'un amour immodéré de la France.
09:56Donc, voyant tout cela, je pense qu'il nous faut avoir le diagnostic à la hauteur des événements.
10:00Nous ne sommes pas devant des événements savamment contrôlés.
10:04Vers 19h45, débat justement entre vous, les mousquetaires.
10:08Peut-être sur cette question, lorsque vous dites aucun lien avec l'immigration,
10:11il n'est pas possible d'affirmer cette phrase, on en parle dans un instant.
10:15Mathieu, le dispositif de sécurité mis en place n'aurait-il pas dû dissuader les manifestants ?
10:21Je pense que non, je pense qu'il les excite.
10:23C'est-à-dire que là, on est dans une séquence, disons les choses assez calmement.
10:27Donc, imaginons que rien ne se soit passé.
10:29Imaginons finalement, tout se soit vraiment bien passé.
10:32Pas bien passé selon les critères du ministère de l'Intérieur,
10:34c'est-à-dire que ça n'explose que moyennement.
10:36Non, non, rien se passe.
10:38Mais il se serait déjà passé quelque chose.
10:40J'entends par là que si vous êtes obligé de mobiliser,
10:42quel que soit l'événement, un dispositif de sécurité quasi-militaire
10:46pour protéger votre ville et que vous n'y parvenez même pas à la fin,
10:49c'est que vous avez déjà reconnu que vous êtes dans une situation insurrectionnelle permanente.
10:54Le fait d'avoir besoin en toutes circonstances de ces forces de répression potentielles
10:58dit beaucoup sur l'état d'esprit de chacun.
11:02Donc, premier élément.
11:04Deuxième élément, on sait que n'importe quel événement peut servir de catalyseur
11:10pour cette espèce d'explosion de violence identitaire.
11:12Le Nouvel An, bien évidemment, cette tradition française très originale
11:16de compter le nombre de voitures brûlées pour la Saint-Sylvestre.
11:18Il fallait quand même y penser.
11:20Tiens, c'est le Nouvel An, qu'est-ce que je vais faire ?
11:21Je vais brûler une voiture formidable.
11:22Ou je vais sauter sur une voiture sur le capot.
11:24Tiens, formidable, quelle que soit ma fonction, formidable.
11:27Les matchs de sport, j'allais dire de soccer, pardonnez-moi.
11:32Les matchs de foot, où on voit un affrontement,
11:34mais quelquefois, donc, soit les matchs internationaux
11:35qui mettent en scène une équipe du Maghreb,
11:37soit quelquefois des matchs comme hier, tout simplement.
11:40Et les compétitions sportives, plus largement,
11:41n'importe quel grand événement peut être un lieu
11:44où la violence se condense et finalement explose
11:48et vient troubler l'ordre social.
11:51Et on pourrait dire, et ça, je pense que c'est important,
11:53la fonction régalienne de l'État est morte.
11:55Alors, évidemment, ce n'est pas notre premier réflexe
11:57quand on voit tous les flics, tous les policiers,
11:59tous les gendarmes.
12:00Dans les faits, on ne fait plus confiance à l'État.
12:02Vous, je me permets de dire, je ne connais pas le détail
12:04de votre vie, mais je crois que vous ne faites plus confiance
12:06à l'État, je ne fais plus confiance à l'État.
12:08Marc, peut-être.
12:10Alors, j'entends par là, on décide de modifier notre trajet
12:13dans les transports, lorsqu'on marche,
12:15en fonction des personnes que l'on craint de croiser.
12:18Les femmes apprennent les méthodes d'autodéfense.
12:20Elles portent souvent un spray, comme on dit, pour se défendre.
12:24Elles changent de tenue selon le chemin de transport qu'elles prendront.
12:28Plutôt que de prendre le transport en commun pour lequel nous payons,
12:30on prend finalement un transport, soit Uber, taxi, ainsi de suite.
12:34Pourquoi?
12:34Parce qu'on se dit, on ne fait plus confiance à l'espace commun,
12:37je veux me protéger.
12:39Donc, on a déjà accepté la privatisation, en quelque sorte,
12:42de la vie sécuritaire.
12:44En fait, l'Éviathan est au chômage, disons ça comme ça.
12:48Et on peut aller plus loin.
12:49On sait qu'il y aura de la violence.
12:51Moi, ce qui me frappe, c'est qu'on a décidé que finalement,
12:53la seule violence intolérable, c'était si la violence frappait les casseurs.
12:57On a accepté la violence qui frappe les passants,
12:59la violence qui frappe les policiers,
13:00la violence qui frappe les kidams,
13:02la violence des pillards.
13:04Ça, il n'y a pas de souci, on l'accepte.
13:06Mais pourquoi on n'inverserait pas le rapport en disant,
13:09la violence est tolérable dans la mesure où elle frappe les pillards,
13:12les agresseurs, ainsi de suite.
13:13Donc, vous agressez la police, oui, il y aura de la violence.
13:15Mais ce sera la violence de l'autorité légitime contre les casseurs
13:18et non pas la violence des casseurs contre les gens ordinaires.
13:20Mais on a accepté mentalement l'idée que la seule violence illégitime
13:24était celle de l'État qui se défend.
13:27Eh bien, on en voit de ce point de vue,
13:28tout le monde est aux abris et nous ne faisons plus confiance aux autorités.
13:31À vous entendre, Mathieu, nous sommes devant une guerre de territoire,
13:34presque une guerre civile.
13:35Ah, je ne dirais pas guerre civile, vous savez pourquoi,
13:37parce que pour moi, vous connaissez ma thèse, une guerre civile,
13:39c'est dans un même peuple.
13:40Alors, manifestement, Nouvelle-France et France à l'ancienne, éternelle,
13:43je ne sais pas trop, les deux Frances, à tout le moins,
13:45ne se vivent pas comme le même peuple.
13:47Oui, il y a la nationalité administrative et juridique qui recouvre tout ça,
13:50mais si on prend au sérieux l'idée qu'il y a des identités plus profondes,
13:54je pense qu'on n'est pas dans la logique d'un seul peuple qui se diviserait.
13:58Ensuite, à l'échelle de l'histoire, je reviens souvent à cette thèse,
14:00nous sommes devant une conquête contre-coloniale.
14:02À l'échelle, dans un siècle, dans 50 ans, quand ça sera terminé,
14:05mais quand on aura probablement perdu,
14:07eh bien, on constatera simplement que le sud est remonté vers le nord
14:09et il a soumis le nord qui vit désormais en étranger chez lui.
14:13C'est comme ça, on va dire, c'est banal.
14:14À l'échelle de l'histoire, des civilisations qui se font conquérir, dominer,
14:18c'est banal, c'est désagréable quand ça tombe sur nous.
14:20Ensuite, c'est aussi un monde jeune qui se jette sur un monde vieux,
14:23un monde qui ne doute pas de sa légitime violence
14:25contre un monde qui ne se croit plus au droit de se défendre,
14:27un monde animé par un esprit de revanche,
14:30la revanche contre-coloniale,
14:31contre un monde dévoré par la mauvaise conscience
14:33et qui n'ose plus, pour cela, se défendre,
14:36et un monde qui vivra de plus en plus
14:37cette espèce de guérilla urbaine civilisationnelle.
14:40Je pense que c'est à la lumière de ce diagnostic
14:42que nous devrons remettre à jour nos doctrines de sécurité.
14:45On marque une pause, on revient dans Face à l'Info
14:48avec la partie déni et Gabriel Cluzel,
14:52la partie justice, comparution immédiate
14:54avec Charlotte Dornelas.
14:56Et puis, le silence des prétendants à la présidentielle
15:01avec Marc Menand.
15:02On en parle dans un instant.
15:04À tout de suite.
15:08Sur le plateau de Face à l'Info,
15:10dans un instant, on parlera avec Mathieu Bocoté
15:14d'un dossier particulier,
15:16puisqu'aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
15:19l'État, on dirait, voudrait limiter le secret de la confession auprès des prêtres.
15:26On en parlera.
15:27D'abord, je voudrais vous faire écouter Grégory Turpin,
15:30qui est animateur sur Europe 1
15:32et qui a déclaré pour la première fois dans la croix,
15:36aujourd'hui et sur Europe 1,
15:38qu'il a été victime d'abus en étant enfant.
15:40Et seul un prêtre l'a réellement écouté.
15:43Je suis un peu tombé de ma chaise
15:45quand j'ai vu que ça allait être débattu à l'Assemblée nationale,
15:48comme si l'Assemblée nationale pouvait se permettre
15:51de dicter les lois de l'Église.
15:54Je rappelle que le secret de la confession,
15:56ça existe depuis 900 ans.
15:58La confession a été probablement le lieu
16:01où j'ai pu revivre.
16:03Et lorsque j'étais enfant,
16:04que j'ai connu des abus,
16:06alors que j'avais réussi à me confier à un professeur,
16:11à ce moment-là,
16:12une machine s'emballe.
16:14Et c'est pendant près d'un an
16:15que je vais commencer à arriver à parler
16:18grâce à un prêtre
16:20que je vais rencontrer dans le secret de la confession
16:22parce que je sais que dans ce secret,
16:25je vais être protégé.
16:28Je sais que tout ne va pas s'emballer.
16:31Et c'est grâce à ce prêtre que petit à petit,
16:33j'ai pu commencer à guérir, à en parler
16:35et à faire ce qu'il fallait
16:38pour sortir de cette emprise dans laquelle j'étais.
16:41Voilà, dans un instant,
16:42on en parle avec vous, Mathieu Bocoté,
16:45puisque c'est une grosse actualité aujourd'hui.
16:47Marc Menand, dans un instant,
16:49un sujet qui fait débat,
16:50le silence des prétendants à la présidentielle.
16:52Ils veulent gouverner la France,
16:54mais ils se taisent.
16:55Ils se taisent sur ces violences.
16:56On en parle avec vous.
16:57D'abord, Gabriel Cluzel,
16:59alors que la France se réveille,
17:00on peut le dire avec la gueule de bois,
17:01malgré l'énorme dispositif policier,
17:04mobiliser les consignes largement dispensées.
17:07Restez chez vous.
17:09Samedi soir, certains restent dans le déni.
17:11On va s'arrêter sur le déni avec vous ce soir.
17:14L'arc du déni va de l'extrême gauche,
17:16au centre gauche.
17:17Comment l'expliquer ?
17:18Peut-il être lourd de conséquences, ce déni ?
17:21Oui, alors donc, on l'a dit,
17:23c'était la victoire du PSG et du Qatar,
17:25mais la défaite de la France.
17:28Mais parmi ceux qui nous gouvernent,
17:29il faut rester dans le déni.
17:31Vous savez comment Larousse définit le déni ?
17:32Il dit, c'est une défense de soi
17:34face à une réalité trop douloureuse.
17:37Il y en a à gauche qui ont un petit cœur très douloureux
17:39et ils ne veulent pas voir la réalité.
17:41Et c'est vrai que le front,
17:43vous savez, vous connaissez le front républicain,
17:45ça peut plus être le même front,
17:46mais c'est le front du déni.
17:47Depuis, la victoire du PSG
17:49va de l'extrême gauche au gouvernement,
17:51même s'il peut s'exprimer de façon différente.
17:55Alors, pour l'extrême gauche,
17:57c'est de Mathilde Panot à Thomas Porte
17:59en passant par Clémence Guettet,
18:00je ne sais pas s'ils se sont concertés,
18:01c'est la doctrine du maintien de l'ordre
18:04qui est en cause.
18:04Alors, je cite,
18:05elle a gâché la fête des dizaines de milliers de personnes.
18:09Et pour Thomas Porte,
18:11parce qu'il faut quand même garder les traditions,
18:13c'est l'extrême droite qui gâche la fête
18:16en voulant faire de la récupération
18:17sur les incidents,
18:18appelons ça des incidents.
18:20Donc bref, samedi soir,
18:21c'est encore la faute de l'extrême droite.
18:23Vous remarquerez que ceux qui cherchent
18:25des poux dans la tête du canon français
18:27en scrutant d'éventuels bras levés,
18:29je pense que les participants
18:30vont devoir avancer les bras collés
18:32comme le papa pingouin,
18:34alors que le canon français,
18:36très objectivement,
18:36n'a jamais laissé un seul papier gras,
18:38se moquent comme d'une guigne.
18:40Est-ce que vous avez vu ces images
18:42d'une ovation faite à un émeutier
18:45qui portait un masque de Ben Laden ?
18:46Il scandait Ben Laden, Ben Laden, Ben Laden.
18:49C'est quand même pas rien.
18:51De même, une vidéo a circulé
18:52sur laquelle un émeutier dit,
18:54enfin, mime avoir un lance-roquette.
18:56Et il explique le destiné aux Juifs.
18:59Ça aussi, ça ne dérange visiblement personne.
19:02Vous voyez, c'est le canon français.
19:03Pour l'extrême gauche,
19:05c'est beaucoup plus grave que ça.
19:06Alors, Marc va y revenir,
19:07mais s'agissant des trois candidats
19:09putatifs de la gauche,
19:10Oréle FI, Raphaël Glucksmann,
19:12François Ruffin et Marine Tondelier,
19:13pas un mot sur leur contix.
19:15Il ne s'est rien passé, samedi soir.
19:16Bon, c'est le grand déni.
19:18Mais évidemment,
19:18le déni le plus grave,
19:19c'est quand même celui du gouvernement,
19:21parce que ce sont eux qui ont les manettes
19:23et ce sont eux qui ont le renseignement.
19:24On ne peut pas dire qu'ils ne savaient pas.
19:28Oui, on ne peut pas dire qu'ils ne savaient pas ce déni.
19:30S'exprime-t-il de la même façon
19:31du côté de l'État, justement ?
19:33Alors, c'est un peu différent,
19:34c'est plus subtil.
19:35C'est une fusée à deux étages.
19:37Le premier, c'est le déni de gravité.
19:39On commence à nous dire,
19:40c'est pas grave.
19:41Et le président,
19:42durant la soirée,
19:43a fait comme s'il ne s'était rien passé.
19:45À 21h01,
19:46j'ai regardé l'heure sur son contix,
19:47il a posté une nouvelle étoile.
19:49Brille sur Paris.
19:50Bravo au PSG
19:51qui fait rêver toute l'Europe.
19:53La France est fière.
19:54Alors, le problème,
19:55c'est que les incidents,
19:56pour reprendre la terminologie de LFI,
19:57avaient déjà largement commencé.
19:59Donc, les commentaires vont bon train
20:00sur son poste.
20:01Et les gens lui disent,
20:03des internautes lui disent,
20:04tout ce qui brille à Paris,
20:05ce sont les voitures,
20:06les feux sur la chaussée,
20:07les tirs de mortiers.
20:09Et c'est vrai que la France
20:10n'est pas fière du tout,
20:12sortie du match de foot,
20:13et même la risée du monde entier.
20:16Alors, je vous rappelle quand même
20:17qu'en juin 2023,
20:19il y a eu les émeutes pour Naël.
20:20En juin 2025,
20:21il y a eu la première victoire du PSG.
20:23En 2026, la seconde.
20:25Alors avant, en juin,
20:26la France,
20:26c'était les feux de la Saint-Jean,
20:27c'était gentil,
20:28c'était bon enfant.
20:28Maintenant, c'est d'autres feux,
20:29c'est beaucoup moins gentil.
20:31Et beaucoup moins bon enfant.
20:33Alors, il y a de quoi dissuader
20:34les touristes
20:35de venir à cette saison.
20:38Déjà, le 31 décembre,
20:39c'était compliqué.
20:40Et c'est un fiasco coûteux.
20:42Je m'étonne qu'on n'en parle pas plus
20:43sur tous les plans.
20:45Financiers,
20:46commerces pillés,
20:47détruits,
20:47manquent à gagner
20:48quand ils ont fermé.
20:50Policiers qu'il faut rémunérer,
20:51évidemment.
20:51Primes d'assurance
20:52qui vont augmenter.
20:53Mais aussi sécuritaires.
20:55Il n'y a pas seulement
20:56ces scènes-là.
20:57C'est-à-dire que
20:57les forces de l'ordre
20:58n'ayant pas le don d'ubiquité,
21:00quand elles sont là,
21:00elles ne sont pas ailleurs
21:01par définition.
21:02Donc, ça veut dire
21:02qu'elles sont manquantes
21:03partout où les Français
21:04avaient besoin d'aide.
21:06Je pense notamment
21:07aux pompiers,
21:08même s'ils ont assumé.
21:09On s'en doute.
21:10Mais néanmoins,
21:10c'est une réalité.
21:12Et puis,
21:13international,
21:13ça affaiblit
21:14l'image de la France.
21:15Donc, encore une fois,
21:16ça dissuade les touristes.
21:17C'est judiciaire.
21:18On est dit toujours,
21:18la justice n'a pas de moyens.
21:20Ça encombre,
21:21une fois de plus,
21:22les tribunaux.
21:23Comment peut-on dire
21:23que la France est fière ?
21:25La France a honte.
21:28Alors,
21:28du côté du ministère
21:29de l'Intérieur,
21:29c'est vrai qu'il y a un mot
21:30qui a beaucoup frappé.
21:31Laurent Nunez a dit
21:31« La situation a été
21:34globalement sous contrôle ».
21:36Alors,
21:36qu'est-ce que ça aurait été
21:37si ça n'avait pas été
21:38globalement sous contrôle ?
21:40Tout va globalement
21:41très bien,
21:42Madame la Marquise.
21:43Tout est dans le globalement.
21:44Et je pense que ce globalement
21:45va un peu lui coller
21:46à la peau,
21:46à l'avenir,
21:47comme les supporters anglais
21:49et Mathéo et Kevin
21:51pour Gérald Darmanin.
21:54Alors,
21:54pourquoi l'État
21:55ne veut-il pas voir
21:56cette réalité extérieure ?
21:57Parce que ça le catapulte
22:00le catapulterait
22:01de plein fouet
22:02avec le récit
22:02à l'eau de rose
22:03qui est finalement imposé
22:04du vivre ensemble.
22:05C'est pour lui impossible
22:06à assumer.
22:07Il préfère fermer les yeux.
22:08Et puis,
22:08ça donnerait raison
22:09à tous ceux
22:09qui ont tenté
22:10depuis des dizaines d'années
22:12de tirer la sonnette d'alarme.
22:13Donc ça,
22:13évidemment,
22:14c'est impossible.
22:15Puis,
22:15dernier point,
22:16moins glorieux.
22:17Enfin,
22:17je ne sais pas
22:17si les deux autres
22:18sont glorieux,
22:18mais plus secrets en tout cas.
22:20Parce que c'est un constat
22:21flagrant d'échec.
22:22Et si certains avaient
22:23une once d'honneur,
22:23il y aurait déjà
22:24des démissions
22:25sur le bureau
22:27du président
22:28de la République.
22:30Mais le deuxième échelon
22:32de la fusée
22:32et qui n'est pas
22:33bien intéressant,
22:33c'est le déni
22:34de responsabilité.
22:35Parce qu'au bout
22:36d'un moment,
22:37face à l'indignation générale,
22:38on est obligé
22:38de reconnaître.
22:39Donc,
22:39c'est ce qu'a fait
22:40Emmanuel Macron
22:41quand même
22:41le lendemain.
22:43Il recevait
22:44les joueurs
22:45et il a dit,
22:46il a parlé
22:46de scènes de violence
22:48inacceptables
22:48et inqualifiables.
22:50Alors,
22:50il a rajouté
22:51qu'on serait intraitable
22:52avec ceux
22:53qui ont fait ça
22:54et qu'on ne veut
22:55plus revoir ça.
22:55Le problème,
22:56c'est qu'il avait
22:56peu ou prou dit
22:57la même chose
22:57l'an dernier.
22:59Et puis,
23:00inacceptables,
23:01certes,
23:01mais il se trouve
23:01qu'on les a
23:02quand même acceptés.
23:03Et inqualifiables,
23:04ce n'est pas faux
23:05parce que,
23:05de fait,
23:06c'est là le cœur
23:06du sujet.
23:07Personne ne veut
23:07les qualifier.
23:08C'est le sujet
23:08tabou entre tous.
23:10L'éléphant
23:11au milieu du couloir.
23:12Et ce deuxième déni
23:13est surtout illustré
23:14par la sortie
23:15de Maude Brejon,
23:16porte-parole du gouvernement
23:18qui sait à l'occasion
23:18être courageuse,
23:19pourtant,
23:20sur une chaîne
23:24« Nous avons un problème
23:26culturel. »
23:26Là, on se dit
23:27« Ah, un peu d'espérance. »
23:28On va avoir une parole
23:29de vérité.
23:29On avance.
23:30Et elle rajoute
23:31« Nous avons un problème
23:32d'éducation
23:33avec une partie
23:34de nos fils. »
23:36Le « nos fils ? »
23:38Le « nos fils »
23:38a fait tiquer
23:39sur les réseaux sociaux.
23:40Pourquoi une partie
23:40de nos fils ?
23:41Oui, pardon,
23:41parce que,
23:42comme beaucoup de personnes,
23:43quand je lis ça,
23:44j'ai eu envie de lui dire
23:45« Tes fils,
23:46pas les miens, pardon. »
23:48Cela sous-entend,
23:49j'imagine,
23:50les fils de la mère patrie France.
23:53Mais ses fils supposés
23:55lui disent
23:56« Nique la France. »
23:57Visiblement,
23:58ils ne se reconnaissent pas
23:59comme fils de France.
24:00Est-ce qu'un fils de France
24:01glorifie Ben Laden ?
24:03Non, bien sûr.
24:04Mais le vrai sujet,
24:05c'est celui de l'immigration.
24:07Mais comme on ne veut pas le dire,
24:08on parle de nos fils
24:09qu'on aurait mal éduqués.
24:11Alors,
24:11je vous accorde
24:12qu'il n'y avait pas
24:12beaucoup de filles.
24:13Moi,
24:13j'en ai vu qu'une seule
24:14sur les vidéos,
24:14enfin que deux,
24:15dans une voiture
24:16et elles ne se sentaient pas
24:17très fières
24:17quand elles étaient
24:18au milieu de la foule.
24:19Des bras commençaient
24:20à passer à travers les vitres.
24:23Mais réduire ça
24:23à une affaire de testostérone
24:25qui toucherait nos fils,
24:26c'est quand même
24:26un peu gonflé.
24:28Et dès qu'on évoque
24:29le sujet de l'immigration,
24:30on voit aussitôt
24:32un hypocrite
24:33se draper
24:34dans sa bonne conscience.
24:35Vous savez ce qu'il nous dit
24:36tout de suite là ?
24:37Tout de suite,
24:37il y en a toujours un.
24:38Mais enfin,
24:39beaucoup de ces jeunes
24:40sont français.
24:41C'est la deuxième
24:41ou troisième génération.
24:43Donc,
24:43comme de façon
24:44totalement irresponsable,
24:46nos gouvernants
24:46ont fait tourner
24:48la planche à papier
24:49comme certains l'ont fait
24:50avec la planche à billets,
24:51c'était l'inflation
24:52des naturalisations.
24:53C'est pratique
24:54pour l'extrême-gauche
24:54parce que ça fabrique
24:55de l'électorat.
24:56Et puis,
24:57c'est pratique aussi
24:58pour ceux qui ont gouverné
24:59parce que ça permet
24:59de cacher sous le manteau
25:00de Noé
25:01de la naturalisation
25:03tout problème migratoire.
25:04Puisqu'on vous dit
25:04qu'ils sont français,
25:05ce n'est pas un problème
25:06migratoire.
25:07Donc,
25:07on a donné à beaucoup
25:09la nationalité française
25:11sans qu'il n'ait rien demandé
25:12pour la plupart.
25:13Dans une pochette
25:14de surprises administratives,
25:15elle est aussi dévaluée.
25:17elle a autant de prix à leurs yeux
25:18qu'un assignat de l'enquatre.
25:20Et on nous explique
25:23qu'ils sont de la troisième
25:24ou quatrième génération,
25:25mais c'est encore pire.
25:26Ça veut dire
25:26que 50 ans après,
25:29il n'y a toujours pas eu
25:31d'assimilation.
25:32Ça ne fonctionne toujours pas.
25:35Alors oui,
25:35si on prend cette donnée en compte,
25:37c'est aussi,
25:38comme le dit Maude Bréjean,
25:39un problème d'éducation
25:41et de culture.
25:41C'est même un problème
25:42de mœurs.
25:44Parce qu'il y a un point
25:45que je trouve
25:45peu souligné.
25:47On dit souvent
25:47que notre justice
25:48est laxiste.
25:49C'est vrai.
25:50On nous dit aussi
25:51que dans les pays d'origine,
25:52la justice est moins laxiste.
25:54Pourquoi ?
25:55Parce qu'il faut lire
25:56la dynamique de l'Occident,
25:57de Normaire Elias.
25:58Notre justice,
25:58elle s'est modelée
26:00sur la pacification progressive
26:02des mœurs.
26:02Cette pacification progressive
26:03qui a permis d'ailleurs
26:05l'essor économique.
26:06Et que viennent chercher
26:07une partie de l'immigration
26:09que nous accueillons chez nous.
26:11Parce que chez eux,
26:11les rapports sociaux,
26:13pour certains,
26:14sont plus violents.
26:15Et donc la justice
26:16est plus dure,
26:17plus sévère.
26:18Sauf qu'à la faveur
26:19d'une immigration massive,
26:20nous avons désormais
26:21des mœurs plus violentes.
26:23Mais la justice française,
26:24on n'a pas pris la mesure
26:25et ne s'est pas adaptée.
26:26Donc vous rejetez à ça
26:27la rancœur instillée
26:29par la gauche décoloniale
26:30et l'islam conquérant.
26:32Le cocktail est explosif.
26:33Alors pour terminer,
26:34je dirais qu'il en va
26:34du déni de réalité
26:35dans ce domaine
26:36comme du déni de grossesse.
26:37On peut faire illusion
26:38et s'illusionner soi-même
26:40quelque temps
26:41en cachant les symptômes.
26:42Mais un jour,
26:43ça ressort.
26:43Ce que l'on a couvé
26:44est clos
26:44quand son heure est venue.
26:46Vous voyez.
26:47Donc la société française
26:48finira par accoucher
26:50au bout de sa gestation.
26:51Personne ne sait
26:52tout à fait quand
26:54et par quelle forme
26:57cela se traduira.
26:58Et de fait,
26:59il est à craindre
27:00qu'il y ait une forme
27:01de ce que l'on ne peut pas
27:03appeler guerre civile.
27:04De fait,
27:04je rejoins le point de vue
27:05de Mathieu
27:05parce que certains
27:07ne se sentent pas français.
27:09Et puisque
27:10Maud Bréjean,
27:10moi j'aime bien terminer
27:11par une note positive
27:12parce que des gens
27:12ce week-end m'ont dit
27:14il ne faut pas nous désespérer.
27:16Alors tout n'est pas désespérant
27:17puisque Maud Bréjean
27:18parle de nos fils,
27:19de fils de France.
27:21J'aurais bien aimé
27:21montrer quelques images
27:24presque concomitantes
27:25aux émeutes.
27:25Vous voyez,
27:26Ville-Neuve-Loubet
27:27dans les Alpes-Maritimes,
27:28la montée de la croix
27:29par le collectif
27:30ainsi soit-il 06.
27:32Heureusement,
27:33quand certains travaillent
27:34à la décivilisation,
27:35d'autres résistent
27:36et travaillent
27:37à la recivilisation.
27:39Et oui,
27:40ça fait du bien
27:41en tout cas
27:41de voir de belles images
27:43de construction
27:43et qui donnent
27:44un peu d'espoir.
27:46Marc Menand,
27:48que dire ce soir
27:49du silence
27:50des prétendants
27:51à un an
27:52de la présidentielle ?
27:53Certains candidats
27:54ont condamné
27:54les violences,
27:55d'autres sont restés
27:57particulièrement silencieux.
27:58Ils veulent
27:58gouverner la France,
28:00mais ni Édouard Philippe,
28:01ni Gabriel Attal,
28:02ni Jean-Luc Mélenchon
28:03ou d'autres
28:04comme François Hollande,
28:05Olivier Faure,
28:06Raphaël Glucksmann
28:07n'ont condamné
28:08à ces violences inacceptables.
28:09On voit à l'instant
28:11que Gabriel Attal
28:12vient seulement
28:13de s'exprimer.
28:14La fête
28:15ne peut être
28:16à la casse,
28:17a-t-il déclaré
28:18ce soir,
28:1948 heures après
28:20les violences.
28:21Marc Menand.
28:22Ce que vous venez
28:24de résumer
28:24montre
28:25un monde politique
28:27qui est là
28:29pour gérer
28:30je dirais
28:30ces petites fonctions,
28:32mais qui en aucun cas
28:34réfléchit
28:34sur la société.
28:36Ces gens-là,
28:37monsieur,
28:37sont ailleurs.
28:38Ces gens-là,
28:39bon,
28:39restent fixés
28:40sur le match
28:41de football
28:42et ne s'étonnent
28:43même pas
28:43que l'on ait
28:44convoqué
28:458000 policiers,
28:46un dispositif
28:48de sécurité
28:50exceptionnel.
28:50Déjà,
28:51quand vous représentez
28:53la France,
28:54la France,
28:55c'est théoriquement
28:55le pays
28:57est de la libre expression,
28:59le pays
29:00d'une liberté,
29:01d'une égalité,
29:02d'une fraternité
29:03sur tous les frontons,
29:04un lieu
29:05où on a
29:06le respect
29:06de l'autre.
29:07Eh bien,
29:07on trouve normal
29:08qu'il y ait
29:09un dispositif
29:11de sécurité
29:13exceptionnel.
29:13bilan
29:14de ce dispositif
29:16de sécurité
29:18exceptionnel,
29:19plus de 200 blessés,
29:20dont 57 dendarmes,
29:24890 interpellations
29:26et 489 gardes à vue.
29:29Il y a eu 548 interpellations
29:31à Paris
29:32et 489 gardes à vue.
29:36Ça montre quoi ?
29:3645% de hausse
29:38par rapport à l'année dernière.
29:39Mais ça montre quoi ?
29:40Que ces gens-là,
29:42non seulement refusent
29:43d'écarquillés
29:44pour constater
29:45la réalité,
29:47mais c'est le président
29:49de la République.
29:50C'était pathétique.
29:50Dans son édito
29:52tout à l'heure,
29:53Gabriel nous rappelait
29:54que d'abord,
29:55il ne dit rien.
29:55À 21h,
29:57il est toujours
29:57en train de dire
29:58bravo.
29:58Qui donc ?
29:59Le président de la République.
30:01Et quand il prend
30:02la parole,
30:03ça fait 10 ans
30:04qu'il est au pouvoir.
30:05Ça fait 10 ans
30:06que théoriquement,
30:08il doit inoculer
30:09une politique
30:10pour que la France
30:12retrouve
30:13une certaine splendeur,
30:15pas uniquement économique,
30:17une splendeur
30:18d'entente sociale.
30:20Et à la fin,
30:21il vous dit
30:22« Oh non,
30:23cette fois,
30:24c'est vraiment de trop,
30:25c'est pas bien,
30:26il y en a ras-le-bol,
30:27maintenant,
30:28on va sévir. »
30:29Non mais vous vous rendez compte,
30:30après 10 ans au pouvoir,
30:33arriver à tenir
30:34simplement
30:35des propos
30:36aussi insignifiants,
30:38des propos indignes.
30:40Alors,
30:40je ne reviendrai pas
30:41parce que Gabriel l'a dit,
30:42puis bon,
30:43on ne va pas lui tomber dessus.
30:46Il est affligeant,
30:48c'est le ministre
30:49de l'Intérieur,
30:51M. Nunez,
30:52et puis tous les autres.
30:54Qui ?
30:55Alors peut-être que,
30:56vous savez,
30:57il y a la concurrence
30:57actuellement dans le sport,
30:59il y a Roland-Garros.
31:00Roland-Garros,
31:00comme il n'y a pas d'émeute,
31:02ils vont peut-être,
31:03eux,
31:03à Roland-Garros,
31:04dans les tribunes,
31:05ils sont pépères,
31:06et par conséquent,
31:07ils ne savent pas
31:07ce qui se passe
31:08un peu plus loin.
31:09Ils rentrent tardivement,
31:10on prend l'apéro ensemble,
31:11mais donc,
31:12vous les avez cités,
31:13tous ces gens-là
31:14ne disent rien.
31:16Regardons par exemple
31:17Édouard Philippe,
31:18qui est candidat
31:19à la présidentielle.
31:19Voilà.
31:20Regardons ces images,
31:21qui ont beaucoup fait parler.
31:22Merci d'avoir regardé cette vidéo !
31:55Il veut présider
31:56et gouverner la France,
31:57mais il n'a pas condamné
31:59les violences.
32:00Non mais,
32:00il est assez consternant,
32:02parce que c'est quand même
32:03une victoire étriquée,
32:05c'est-à-dire qu'on n'a pas
32:07dominé,
32:07on n'a pas été,
32:08et qu'a-t-il fait ?
32:10Que cette équipe doit-elle
32:12à M. Édouard Philippe ?
32:15Donc, vous voyez,
32:15c'est la consternation
32:17et ce monde politique
32:18qui est là,
32:19donc en dehors de tout.
32:20J'ai noté quand même
32:22que Jean-Noël Barraud,
32:24qui est le ministre
32:26des Affaires étrangères.
32:28Vous savez ce qu'il dit, lui ?
32:29Eh bien, Marine Le Pen,
32:30elle dénigre
32:32systématiquement
32:33notre pays.
32:34Voilà.
32:35C'était une grande
32:36victoire française.
32:37Vous vous rendez compte ?
32:39Il est le ministre
32:40des Affaires étrangères.
32:42Et à la fin,
32:42il ne trouve
32:43que des accusations
32:46contre Marine Le Pen.
32:47Moi, je ne suis pas là
32:47pour défendre Marine Le Pen,
32:48elle se débrouille toute seule,
32:50mais elle a,
32:51elle,
32:52simplement,
32:52remarqué
32:53que le dysfonctionnement,
32:55il n'était plus question
32:56de le taire
32:57aussi longtemps.
32:59Après,
32:59il y a Éric Zemmour.
33:01Alors,
33:01Éric Zemmour,
33:01il dit,
33:02ces violences
33:03sont les premiers symptômes
33:05d'une guérilla,
33:09une guérilla
33:09de civilisation.
33:11Et il dit,
33:12la solution,
33:13c'est une grande politique
33:14de remigration.
33:16Et c'est comme ça
33:18que l'on pourra
33:18redresser la France.
33:20Alors,
33:20ce qui est vrai,
33:22c'est que quoi qu'il arrive,
33:23la solution,
33:24elle ne va pas se trouver
33:25du jour au lendemain.
33:26C'est-à-dire qu'également,
33:27quand on dit
33:27qu'il faut les mettre en prison,
33:28oui,
33:29il faut prendre des sanctions.
33:30Mais la prison,
33:31pour la prison,
33:32dans un premier temps,
33:33vous avez les prisons.
33:35Plus de 10 000 personnes
33:37en trop dans les prisons.
33:39Alors là,
33:39vous allez prendre
33:40les petits gars,
33:41vous allez les placer
33:42où dans les prisons ?
33:43Il y a aujourd'hui,
33:45par rapport
33:45à ce peuple désœuvré
33:47que sont les jeunes,
33:49il faut les placer
33:50dans des centres
33:51où on essaie
33:53de les récupérer.
33:54Parce que là où
33:55il y a un point d'accord
33:56que l'on pourrait avoir
33:57dans ce monde du silence,
33:59quand ils ne disent rien,
34:00ils disent
34:01ce sont des Français
34:02depuis 4-5 générations.
34:04Oui,
34:04des Français
34:04depuis 4-5 générations.
34:06Mais quand ils ne se reconnaissent pas
34:08en tant que Français,
34:09ça prouve bien
34:10qu'on ne pourra pas
34:11les renvoyer ailleurs,
34:12mais qu'il est temps
34:13de leur donner
34:14un minimum d'éducation,
34:17de faire en sorte
34:17que le pays
34:18ne soit pas en péril,
34:19car ce pays
34:19est en train
34:20de s'effondrer.
34:21Là,
34:21c'était les violences.
34:22Le week-end prochain,
34:23ça sera une rêve partie.
34:25L'autre week-end,
34:26ça sera,
34:27je ne sais trop quelle encore,
34:29incivilité,
34:29ce qui fait qu'à chaque seconde,
34:31on a des forces de police
34:32qui passent
34:33d'un lieu à l'autre.
34:35Mais où est l'ordre
34:36dans tout ça ?
34:37Où est le désir
34:38de vivre ensemble
34:39et de se donner un espoir ?
34:41Je reprends vos propos
34:42quand vous dites
34:43« il ne faut pas
34:44nous désespérer ».
34:46Regardons la réalité,
34:48c'est la meilleure façon
34:49de ne pas être
34:50dans un désespoir
34:51vécu demain.
34:52Voilà,
34:53gros silence
34:54des candidats
34:55à la présidentielle.
34:56Gabriel Attal,
34:57je disais,
34:57qui a déclaré ce soir,
34:59qui considère
34:59que la France
35:00ne peut s'y habituer
35:01et surtout appelle
35:02à un durcissement
35:03de la justice
35:04des mineurs.
35:05Donc 48 heures,
35:06samedi,
35:06je me dis,
35:06oui,
35:0748 heures après
35:09les émeutes
35:10qui ont lieu
35:11un peu partout
35:12en France.
35:13Dans un instant,
35:14un tour de table
35:15et un débat
35:16avec vous
35:16sur tous ces sujets.
35:18L'immigration,
35:19le silence,
35:20le déni,
35:21quelques images
35:21quand même qui ont
35:22beaucoup fait parler.
35:24Il dirige
35:24la capitale de France.
35:26Il a minimisé
35:27les violences
35:28mais il s'est félicité
35:30de la victoire.
35:32C'est la vie,
35:34c'est parti pour
35:35dire préditôt.
35:35de la victoire.
35:44C'est parti pour
35:46la victoire.
35:55C'est parti pour
36:10dans un instant,
36:12tour de table
36:12avec les mousquetaires.
36:13Pourquoi est-ce qu'on
36:13célèbre une victoire
36:14par des émeutes ?
36:15Est-ce qu'on est
36:16dans un climat
36:16de guerre civile ?
36:17Mathieu Bocoté
36:18dit non.
36:18Est-ce que vous autres,
36:19vous êtes d'accord
36:20ou pas avec les propos
36:21de Jordan Bardella ?
36:22Est-ce qu'ils vont
36:23maintenant entrer
36:24dans les appartements,
36:25dans les résidences ?
36:26C'est ce qu'a déclaré
36:27aussi Jordan Bardella.
36:29On en discute
36:29avec les mousquetaires
36:31dans un instant,
36:32juste après la chronique
36:32de Charlotte Dornelas.
36:34Après une soirée pareille,
36:35Charlotte,
36:35la question de la réponse
36:37pénale se pose ce soir
36:38de la justice elle-même.
36:41Inévitablement,
36:41il y a eu des premières
36:42comparutions immédiates
36:44aujourd'hui même.
36:44Faut-il s'en féliciter ?
36:46A quoi faut-il s'attendre ?
36:47Pour l'instant,
36:48la question,
36:49parce qu'on est très focalisé
36:51sur ces violences-là,
36:51je peux vous assurer
36:52qu'il y a certains quartiers
36:53d'où viennent d'ailleurs
36:54beaucoup des émeutiers
36:54qui sont habitués aux émeutes
36:55à son quotidienne.
36:56Il n'y a pas besoin
36:56que le PSG joue,
36:58il n'y a pas besoin
36:58qu'il y ait une victoire
36:59ou une défaite,
37:00il y a besoin que la police
37:01se saisisse d'un scooter,
37:03arrête un jeune
37:04qui a fait un refus
37:05d'obtempérer.
37:06Ces émeutes,
37:07elles sont quotidiennes.
37:08Donc il y a certains parquets
37:09qui sont plus habitués
37:09que d'autres.
37:10Là, ça se voit plus
37:11parce que c'est à Paris
37:12et tout le commentariat
37:12étant lui-même à Paris,
37:14c'est un peu plus choquant
37:15tout à coup.
37:16Donc, on s'est focalisé
37:17en effet,
37:18et en attendant le passage
37:20du tribunal,
37:24évidemment sur les enquêtes,
37:26sur les interpellations,
37:27sur les déferments,
37:27etc.
37:28Et sa patronne,
37:29leur BQO,
37:30était justement interrogée
37:31à ce sujet ce matin.
37:33Et cette interview
37:34était très intéressante
37:36pour différentes raisons.
37:37D'abord,
37:38il y a eu un durcissement
37:39du ton qu'elle reconnaît
37:40elle-même.
37:41La question lui est posée
37:42très directement
37:43en disant,
37:43disons,
37:44on a l'impression
37:44que vous reconnaissez
37:47une exceptionnelle gravité
37:48qui va grandissant
37:50et à rebours,
37:51alors l'interview
37:52et les questions,
37:53il faut le souligner
37:54quand ça arrive,
37:54est à rebours
37:55du discours ambiant
37:56que nous décrivait
37:58Gabrielle.
37:59Premièrement,
38:00elle dit,
38:00Laure BQO,
38:02à destination de Laurent Nunez,
38:03peut-être,
38:03je ne sais pas,
38:04comme vous tous,
38:05j'ai vu,
38:05on ne peut pas dire autre chose
38:06des phénomènes de chaos.
38:08Alors le mot chaos,
38:09c'est précisément
38:09le mot sur lequel
38:10Laurent Nunez
38:10s'est battu toute la semaine
38:12en nous expliquant
38:13avant qu'il n'y en avait pas eu
38:15les fois précédentes,
38:16le lendemain
38:17qu'il n'y en avait pas eu samedi,
38:18en pointant avec
38:19une immense subtilité
38:20une chaîne de télévision
38:21qui utilise le mot chaos,
38:22c'est désormais la procureure
38:23qui l'emploie,
38:24donc je ne sais pas
38:25ce que va devenir
38:27cette accusation.
38:28Et elle dit,
38:28et elle insiste en plus
38:29en disant
38:30on ne peut pas dire autre chose,
38:32on ne peut pas les qualifier
38:33différemment.
38:33Bon.
38:34La deuxième chose,
38:35elle évoque,
38:36et je la cite encore,
38:36une extrême gravité
38:38de ce que nous avons vu.
38:39Là, encore une fois,
38:40ça tempère un petit peu
38:41les discours d'autres gens,
38:43par exemple,
38:44et elle prend un exemple
38:45qui est peut-être
38:46le pire de tous,
38:47des policiers
38:47qui ont été visés
38:48avec une bombe agricole
38:49et elle parle de lésions
38:50extrêmement graves
38:51justement sur ces policiers
38:53et elle remet en perspective
38:54elle-même,
38:55elle dit,
38:56ce n'est pas parce que
38:56le dispositif de maintien
38:57de l'ordre était meilleur
38:58peut-être que dans
38:59d'autres situations
39:00que ça retire quelque chose
39:01à la gravité
39:02de ce qui est arrivé
39:03et la seule,
39:03en effet,
39:04présence de ce dispositif
39:06en avance,
39:07la multiplication du nombre
39:08de policiers,
39:09on double tous les ans,
39:10je ne sais pas comment
39:11on va faire dans trois ans
39:12parce qu'on n'aura pas
39:12assez de policiers
39:13tout simplement,
39:14donc ça ne retire rien
39:15à la gravité
39:16de ce qui nous arrive
39:16et d'ailleurs
39:17de ce qu'avait prévu
39:18le ministère de l'Intérieur
39:19lui-même.
39:20Ensuite,
39:20troisièmement,
39:21elle évoque un palier
39:22franchi encore
39:23dans la gravité
39:24en disant
39:24il y a une glorification
39:25claire des actes
39:26qui sont posés
39:27et elle dit
39:28en garde à vue
39:28il y a eu des saisies
39:29de téléphone
39:29sur lesquelles
39:30on a retrouvé
39:31très régulièrement
39:32les vidéos
39:34des personnes
39:35qui se filment
39:35extrêmement fières
39:36des actes
39:37qu'elles viennent
39:38de poser
39:39et elle insiste
39:40en effet
39:40en disant
39:41nous serons intraitables
39:43sur ces profils-là
39:44parce qu'il n'y a pas
39:44de doute
39:45à partir du moment
39:45où ils se filment
39:46extrêmement fiers
39:47de ce qu'ils viennent
39:47de faire
39:47il n'y a pas de doute
39:48avant d'ajouter
39:49et ça a son importance
39:51j'espère que le tribunal
39:52n'en aura pas non plus
39:53et ça a son importance
39:54on y reviendra
39:55et elle donne aussi
39:56un chiffre
39:57en effet
39:57il y a eu beaucoup
39:57d'interpellations
39:58mais il y a eu
39:59256 gardes à vue
40:00traitées par le parquet
40:01de Paris
40:02pourquoi ?
40:02Parce que vous l'avez vu
40:03il y avait beaucoup
40:03de mineurs
40:04qui ont été interpellés
40:05en effet
40:05et la règle
40:07en France
40:08c'est que les mineurs
40:09sont traités par les parquets
40:10de leur ville
40:11de domicile
40:12ils ne peuvent pas
40:12être poursuivis
40:13à Paris
40:14quand ils ne viennent
40:14pas de Paris
40:15et assez peu d'entre eux
40:16sont en effet
40:17domiciliés à Paris
40:18Mais faut-il espérer
40:19que ce discours
40:20se traduise
40:21dans les actes
40:21et enfin
40:22dans les actes
40:23ajouterait certains
40:25Alors il y a une chose
40:26qui m'a marquée
40:27on va dire
40:27dans cette interview
40:28c'est qu'elle reconnaît
40:29sans l'exprimer ainsi
40:30mais que la justice
40:31a elle-même
40:32eu une récente prise de conscience
40:33du côté du parquet
40:34elle est parquetière
40:35lors BQO
40:37donc nous n'étions pas
40:38complètement fous
40:39pour le dire différemment
40:41il y avait en effet
40:41un problème
40:42de conscience
40:44de la gravité
40:44des actes
40:45qu'il y avait
40:45à juger
40:46et de la progression
40:47Voilà
40:48et elle dit
40:48c'était nécessaire
40:49parce qu'elle-même
40:50quand elle est interrogée
40:51justement sur les paliers
40:52qui sont franchis
40:52elle dit évidemment
40:53on sentait venir
40:55ce qui arrive
40:56alors un
40:57elle dit
40:58dans ce qui a changé
40:59on va dire
40:59dans le comportement
41:02du parquet
41:02par rapport à ce qui arrive
41:03un
41:04des enquêtes
41:04sont réclamées
41:05sur les images
41:06et elle le dit
41:06elle-même
41:07avant
41:07on faisait les comparutions
41:08immédiates
41:09sur les interpellations
41:10on jugeait les faits
41:12sur les interpellations
41:13mais ensuite
41:14on passait à autre chose
41:15et là
41:16elle a réclamé
41:17de manière systématique
41:18des enquêtes
41:19sur les images
41:20et elle fait un truc
41:20que moi j'ai jamais vu
41:21de ma vie
41:21sur un plateau de télévision
41:23elle donne des images
41:25extrêmement précises
41:26de gens qui sont de face
41:27et qu'elle a demandé
41:28aux enquêteurs
41:29de retrouver
41:30et elle cite exactement
41:31de quelles images
41:32elle parle
41:33deuxièmement
41:34elle explique
41:35que casier
41:35ou pas casier
41:36il y a une demande
41:37de déferment
41:38systématique
41:39pour les violences
41:40sur les forces
41:40de l'ordre
41:40avant on attendait
41:42surtout avec l'ampleur
41:43de ce genre
41:45des meutes
41:45on attendait souvent
41:46la récidive
41:47pour déférer
41:47elle dit maintenant
41:48casier ou pas casier
41:49on défère
41:50systématiquement
41:52troisièmement
41:52elle explique
41:53elle-même
41:54qu'il y a eu
41:54un gros travail
41:55pour que
41:56les bonnes qualifications
41:57soient posées
41:58sur les dossiers
41:59pour que le tribunal
42:00puisse entrer
42:00en voie de condamnation
42:01elle prend un exemple
42:03et elle dit
42:04elle-même
42:05c'est une qualification
42:05qui existe dans le code pénal
42:06et qui était insuffisamment
42:07pour ne pas dire
42:08jamais employée
42:09c'est celui d'intimidation
42:10sur les forces de l'ordre
42:11pour poursuivre
42:12les personnes
42:13qui s'interposent
42:14entre les forces de l'ordre
42:14et l'interpeller
42:17potentiel
42:17et elle
42:18voilà exactement
42:20et là elle demande
42:20de qualifier
42:21parce qu'avant
42:21c'était attroupement
42:22et elle prend l'exemple
42:23très précis
42:24elle dit
42:24tout le monde
42:25était poursuivi
42:25pour attroupement
42:27en vue de commettre
42:28des violences
42:29sauf qu'en vue
42:29de commettre des violences
42:30pour condamner
42:31vous êtes obligé
42:31de prouver l'intention
42:32bon courage
42:33pour prouver l'intention
42:34de quelqu'un
42:34qu'il allait commettre
42:35des violences
42:35s'il vous dit le contraire
42:36c'est compliqué
42:37là désormais
42:38elle demande de qualifier
42:39avec cette qualification précise
42:41vous en courez
42:4110 ans de prison
42:42et là il n'y a pas
42:43de doute non plus
42:44sur le fait
42:44que vous vous êtes
42:45interposé
42:46et par exemple
42:47sur la question
42:47de la bombe agricole
42:48qui avait été portée
42:50initialement
42:50les policiers
42:51avaient la qualification
42:53qui était retenue
42:53c'était violence volontaire
42:55et elle a demandé
42:56de requalifier elle-même
42:57en tentative d'homicide
42:57sur les forces de l'ordre
42:58encore une fois
42:59pour imager
43:02le fait que
43:03les violences
43:04sur les forces de l'ordre
43:05sont une des priorités
43:06de politique pénale
43:08du parquet de Paris
43:09au moins
43:11quatrième priorité
43:12un meilleur ciblage
43:13dans les interpellations
43:14et là elle loue
43:14le travail de la justice
43:15et de la police
43:16en même temps
43:17elle dit
43:18cette fois-ci
43:19il y a énormément de gens
43:20dans les gardes à vue
43:20qui sont directement poursuivis
43:22pour des violences
43:23et non plus
43:24pour participation
43:25à un attroupement
43:26en vue de commettre
43:26des violences
43:27ce qui provoquait
43:28beaucoup de classements
43:29sans suite
43:29ou d'infractions
43:32insuffisamment caractérisées
43:33donc il y a une évolution
43:34du côté du parquet
43:35et de sa politique pénale
43:36vis-à-vis des émeutes
43:37avec un fait notable
43:39et là je prends la suite
43:40de tout ce qui a déjà été dit
43:42un fait notable
43:43c'est qu'elle est à rebours
43:44du discours
43:44de relativisation
43:45de ce qu'il s'est passé
43:47malheureusement
43:47samedi soir
43:49alors est-ce que
43:50qu'est-ce que ça change
43:51concrètement
43:52Charlotte Donne
43:53c'est ce qu'on a envie
43:53de comprendre
43:54parce que les mots
43:55sont beaux
43:55on a l'impression
43:56qu'il y a une sorte
43:57effectivement un déni
43:58d'un côté
43:58et une certaine prise
43:59de conscience de l'autre
44:00mais qu'est-ce que ça changera
44:01selon vous dans les faits ?
44:03c'est évidemment
44:04toute la question
44:04parce que c'est une première étape
44:06qui est indispensable
44:07parce que si le parquet
44:08ne défaire pas
44:09le tribunal ne passe pas
44:10si les alternatives
44:11aux poursuites
44:12sont prises systématiquement
44:13et dans quelque situation
44:14que ce soit
44:15le tribunal ne passe pas
44:15non plus
44:16si les enquêtes
44:17ne sont pas réclamées
44:18sur les images
44:19le tribunal ne peut pas le faire
44:20donc là
44:21les dossiers arrivent
44:22mieux construits
44:23mieux qualifiés
44:24et en plus grand nombre
44:25avec des interpellations
44:26plus ciblées
44:27donc c'est déjà
44:28une première étape
44:29qui est nécessaire
44:29on va dire pour la suite
44:30mais en effet
44:31la question se pose
44:33est-ce que le tribunal
44:34passera de manière
44:34plus ferme ou pas
44:35qu'il ne passait auparavant
44:37alors elle rappelle
44:38trois choses
44:38qui à mon avis
44:39il est nécessaire
44:40de rappeler
44:40sur le travail
44:41de la justice lui-même
44:42parce que ce n'est pas
44:43intuitif on va dire
44:44déjà elle rappelle
44:45que le garde des sceaux
44:46comme le président de la république
44:47l'année dernière
44:49avait expliqué
44:49que les peines
44:50n'étaient plus à la hauteur
44:51de ce qui arrive
44:52alors Emmanuel Macron
44:52l'avait dit à sa sauce
44:53genre c'est plus supportable
44:54il faut tout changer
44:55et on ne supportera plus ça
44:57et le garde des sceaux
44:57avait expliqué
44:58que les peines
44:58n'étaient plus à la hauteur
44:59et elle rappelle
45:00une chose simple
45:01en un an
45:02la loi n'a pas changé
45:03les peines n'étaient pas
45:04à la hauteur
45:05en tout cas
45:05ce sont les mêmes
45:06qui sont aujourd'hui
45:06dans notre code pénal
45:08ensuite elle rappelle
45:09et c'est vrai
45:10qu'aujourd'hui
45:10il y a eu des prononcés
45:12de 4 mois d'emprisonnement
45:13avec sursis
45:14par exemple
45:14en comparution immédiate
45:15et elle rappelle
45:16elle dit
45:17et c'est au moment d'ailleurs
45:18où elle parle
45:18de phénomène de chaos
45:19elle dit
45:20rappelez-vous
45:21que le magistrat
45:21quand il a une personne
45:22en face de lui
45:23il n'a pas des scènes de chaos
45:24il a une personne
45:25qui est accusée
45:25d'une chose bien précise
45:26et cet après-midi
45:27en l'occurrence
45:28c'était détention
45:29de feu d'artifice
45:31sans motif apparent
45:32c'est pas la même chose
45:33évidemment
45:34que de lancer
45:35une bombe agricole
45:35sur un policier
45:36l'examen évidemment
45:37n'est pas collectif
45:38et elle défend par ailleurs
45:40le travail sur le long terme
45:41en expliquant
45:41qu'il y a certains dossiers
45:42tellement lourds
45:43qu'il y a des actes d'enquête
45:45qui sont nécessaires à poser
45:46et que c'est pas forcément
45:46en comparution immédiate
45:47évidemment
45:48que ces faits-là sont jugés
45:49tout cela étant dit
45:50son travail à elle
45:52s'arrête là
45:53ensuite
45:54c'est le comportement
45:55du tribunal
45:55qui va être étudié
45:57au cas par cas
45:58c'est ça exactement
45:59et c'est surtout eux
46:00qui vont prononcer les peines
46:01il y a la première chose
46:02on ne présente plus
46:03les magistrats
46:05qui ont fait
46:05de la culture de l'excuse
46:06leur leitmotiv
46:07dans la manière
46:08d'analyser
46:08les dossiers
46:09qui sont devant eux
46:10et moi je pose la question
46:12est-ce qu'on va passer
46:13encore 50 ans
46:14à parler de ça
46:15à pointer un syndicat
46:16en particulier
46:16ou est-ce que les hommes politiques
46:18vont se saisir
46:18de leur responsabilité
46:19par exemple
46:20sur l'interdiction
46:21de la politisation
46:22d'un syndicat de magistrats
46:23je note qu'aucun d'entre eux
46:24l'a fait
46:24en arrivant à Vendôme
46:26ailleurs il n'y a pas de problème
46:27pour les condamnés
46:28en arrivant à Vendôme
46:28il n'y a plus personne
46:30deuxièmement
46:30je dis ça notamment
46:31Eric Dupond-Moretti
46:32avait promis des enquêtes
46:34des enquêtes
46:35sur le syndicat de la magistrature
46:36et sur sa politisation
46:37enquêtes qui n'ont jamais
46:38été faites
46:40deuxièmement
46:40on a un problème
46:41plus général
46:42sur l'application des peines
46:43leur aménagement
46:44les remises
46:44prévues et parfois
46:45imposées par la loi
46:46je rappelle que la dernière
46:48modification
46:48c'est l'obligation
46:49pour les magistrats
46:50et les courtes peines
46:51d'aménager les peines
46:53qui sont prononcées
46:53donc le magistrat
46:54a en face de lui
46:55une personne
46:56il prononce une peine
46:57et il a l'obligation
46:58par la loi
46:58si c'est une courte peine
47:01aujourd'hui dans notre code
47:01de l'aménager
47:02très directement
47:03dans la seconde qui suit
47:04donc là en l'occurrence
47:06le magistrat n'est pas responsable
47:07c'est la loi qui l'est
47:08et la deuxième chose
47:09c'est que nous vivons
47:11sans le débat
47:11déjà honnêtement
47:12devant ces émeutes là
47:13il n'y a aucune institution
47:14judiciaire d'un pays
47:15qui est disposée
47:17en effet
47:17sans le travail
47:18qui a été évoqué
47:19par Mathieu, Gabriel
47:20et Marc
47:21au préalable
47:22et la deuxième chose
47:23nous vivons dans un régime
47:24de régulation carcérale
47:25nous pensons tous prison
47:26je vous cite juste deux phrases
47:28une circulaire
47:29datée de mercredi
47:30de Gérald Darmanin
47:30je vous cite le point numéro 1
47:32adressé au procureur
47:33de la République
47:33en France
47:34point numéro 1
47:35je vous demande donc
47:36le ministre
47:37une approche volontariste
47:38et incitative
47:39à mener en matière
47:40de réduction de peine
47:41et de libération sous contrainte
47:42pour lutter contre
47:43la suroccupation carcérale
47:44donc les mêmes magistrats
47:45à qui on demande
47:46d'être ferme aujourd'hui
47:46on leur a demandé
47:47il y a trois jours
47:48de libérer des gens
47:48qui sont déjà en prison
47:49la deuxième chose
47:50dans une interview récente
47:51qu'il a accordé au JDD
47:52d'ailleurs
47:52le ministre de la justice
47:53disait clairement
47:54je le cite
47:55il faut discriminer les détenus
47:56on parlait toujours
47:57de la suroccupation carcérale
47:58selon leur dangerosité
47:59sur 90 000 détenus
48:00un peu moins de 20 000
48:01le sont pour des infractions routières
48:03ou pour des violences conjugales
48:04cela mérite évidemment
48:05d'être puni
48:06mais ce sont des personnes
48:07d'une autre dangerosité
48:08pour la société
48:08que les narcotrafiquants
48:10qui commanditent des assassinats
48:11depuis leurs cellules
48:12je reprends la même phrase
48:13imaginez celui
48:14qui lance un mortier
48:15d'artifice
48:17si les violences conjugales
48:18sont jugées
48:18moins éligibles à la prison
48:20tout cela participe
48:21évidemment
48:21de l'adaptation
48:23de la réponse pénale
48:24aujourd'hui
48:26merci beaucoup
48:26tout de table avec vous
48:28peut-être en débat
48:29je ne sais pas
48:30sur quelle question
48:31vous avez envie
48:31de vous arrêter
48:32mais peut-être
48:33la question cruciale
48:34que beaucoup
48:35évitent de se poser
48:36on en parlait
48:37notamment sur Europe 1
48:38avec vous
48:38Gabriel Cluzel
48:39ce midi
48:40et vous l'avez abordé
48:41Mathieu Bocoté
48:42avec fermeté
48:43peut-être que d'autres
48:44ne sont pas d'accord
48:45avec vous
48:45question
48:46vous dites qu'aucun lien
48:47avec l'immigration
48:48pas possible de l'affirmer
48:49enfin certains
48:51osent l'affirmer
48:51mais soit ils mentent
48:53soit ils sont aveugles
48:54mais je pense qu'ils mentent
48:55alors moi je pense
48:56par exemple
48:56comme quelqu'un
48:57comme Karim Bouamran
48:58on a vu ce matin
48:59par exemple
48:59qu'il disait
49:01comment on peut dire
49:02qu'il y a un lien
49:03avec l'immigration
49:04je vais lui dire
49:04que lui répondez
49:05premièrement
49:05il faut cesser
49:06de dissoudre
49:07la question de l'immigration
49:08derrière une forme
49:10de rationalité
49:10administrative ou juridique
49:11l'immigration
49:12globalement
49:13ce sont les populations
49:13transplantées ici
49:15qui pour l'essentiel
49:16ne se sont pas intégrées
49:17ou assimilées
49:17sur une, deux, trois générations
49:19ça constitue une forme
49:20de conscience
49:21ethno-culturelle
49:22différenciée
49:23par rapport à la majorité
49:24du peuple français
49:25qui ne se vivent pas souvent
49:27sur le mode français
49:27et qui sont animés
49:28en plus par une conscience
49:29revancharde
49:30et qui par ailleurs
49:31à l'échelle de l'histoire
49:32une masse qui en rencontre
49:33une autre
49:33la plus résolue
49:35veut soumettre
49:36dominer
49:37écraser
49:37humilié
49:38donc à l'échelle de l'histoire
49:39tout cela est banal
49:40encore une fois
49:41prétendre
49:41c'est tout simplement
49:43une forme de déni
49:44donc on construit
49:45des formules théoriques
49:46de plus en plus complexes
49:47pour ne pas s'avouer
49:48que deux plus deux
49:49égale quatre
49:49mais il l'a fait
49:50un peu importe
49:51je ne peux pas fermer
49:52que deux plus deux
49:52égale cinq
49:54et pourquoi il dorment tous
49:55pourquoi il y a ce silence
49:57c'est parce qu'ils sont
49:59les ferments
50:00de cette situation
50:02on enferme les jeunes
50:04dans un refuge identitaire
50:06on latisse cette idée
50:08que la culture
50:11que des générations
50:13précédentes ont eue
50:14doit avoir une primauté
50:17sur la façon de vivre en France
50:19à partir de là
50:20vous ne formez pas
50:21des citoyens français
50:23vous ne leur donnez pas
50:24l'espoir
50:25qui est celui lié
50:27à notre façon d'être
50:28au contraire
50:29vous leur dites
50:30vous êtes des victimes
50:32alors comme tout un chacun
50:34a plutôt tendance
50:35à la feignasserie
50:36et à la renonciation
50:37c'est quand même bien
50:38de se dire
50:39je suis victime
50:39ce n'est pas de ma faute
50:40et je trouve le refuge
50:42qui me part
50:43de je ne sais trop quel
50:45idéal
50:46et à partir de là
50:47je peux
50:48entrer en lutte
50:50contre ceux
50:51qui continuent
50:52à me mépriser
50:54parce que je suis
50:55victime
50:56donc on me méprise
50:57vous voyez
50:58cette perversité
51:00du monde politique
51:01aujourd'hui
51:02il y a un lien
51:04éventuel
51:05avec l'immigration
51:06lorsque certains
51:07disent que non
51:09d'autres que oui
51:10que c'est une évidence
51:11quel regard vous portez
51:12sur ces
51:13je crois encore une fois
51:13qu'on se sert
51:14d'un raisonnement spécieux
51:15c'est qu'on dit
51:16ah oui administrativement
51:17beaucoup sont français
51:18voilà
51:19beaucoup sont français
51:19donc circuler
51:21il n'y a rien à voir
51:21et alors que c'est
51:22encore plus tragique
51:23parce qu'on se dit
51:24que finalement
51:24on a naturalisé
51:25des gens
51:26qui ne se sentent pas français
51:28et qu'au fur et à mesure
51:31que les générations
51:32s'écoulent
51:33et bien ça ne s'arrange pas
51:35je vais vous dire quelque chose
51:36au début des années 60
51:37quand les vagues d'immigration
51:38ont commencé
51:38on aurait pu pardonner
51:39à nos gouvernants
51:41ils ne savaient pas
51:41ils ne se rendaient pas compte
51:44là on a le fruit
51:44de l'expérience
51:45on sait
51:47on peut regarder
51:48ce qui s'est passé
51:48on voit que ça n'a pas fonctionné
51:50et bien c'est pas grave
51:50on continue
51:51on est dans le mur
51:52mais on continue à appuyer
51:53sur la pédale d'accélérateur
51:55très honnêtement
51:55c'est extrêmement troublant
51:59le monde que nous vivons
52:00je trouve
52:00et j'ai envie de vous entendre
52:01aussi peut-être
52:01sur ce climat de guerre civile
52:03est-ce que
52:03alors Charlotte Dornelas
52:05ensuite Marc Menon
52:06peut-être d'abord
52:07sur le lien avec l'immigration
52:08et ensuite sur ce climat
52:09de guerre civile
52:10comme a déclaré
52:11Jordan Barlela
52:11et le fait que maintenant
52:13ils vont à la prochaine étape
52:14ils vont rentrer
52:14dans les appartements
52:15dans les résidences
52:16des uns et des autres
52:18ça a déjà été le cas
52:19d'ailleurs
52:19on les a déjà vus
52:21le faire
52:22la dernière fois
52:23qu'on a entendu
52:23se mettre en place
52:24à un tel système de déni
52:26et je pense que
52:26la définition donnée par Gabriel
52:28était très importante
52:29c'est-à-dire
52:29la protection de soi-même
52:31devant la réalité
52:32donc c'est parce qu'on sait
52:33qu'elle existe
52:33qu'on insiste autant
52:34sur le déni
52:34sinon on n'aurait pas besoin
52:35de le répéter dix fois par jour
52:36la dernière fois
52:37qu'on en a entendu parler
52:38à ce point
52:39c'était au moment
52:39des émeutes de Naël
52:40et vous le saviez
52:41il y avait un rapport
52:42qui avait été commandé
52:42par l'Intérieur et la Justice
52:44fait par les inspections académiques
52:45j'ai recherché justement
52:46les inspections générales
52:47pardon
52:48de l'administration
52:49et de la Justice
52:50qui disaient
52:53l'immigration
52:54de deuxième ou de troisième génération
52:56en effet
52:56donc née en France
52:57la plupart du temps
52:57et administrativement français
52:59mais issue de l'immigration
53:01en particulier
53:01du Maghreb et de l'Afrique
53:03c'est vrai que l'immigration
53:04venue du Cambodge
53:04est assez peu impliquée
53:05dans les émeutes
53:06tout le monde a remarqué
53:07donc c'est pas l'immigration
53:08en général
53:08et ça c'est officiel
53:09c'est un document
53:10absolument officiel
53:11qui en effet joue
53:13pourquoi
53:13si on veut essayer
53:14de comprendre
53:15comment contrevenir
53:16à ces émeutes
53:17systématiquement
53:18d'ailleurs vous noterez
53:19qu'à Budapest
53:20il n'y a pas eu d'émeutes
53:21donc c'est à la fois
53:21un problème lié à l'immigration
53:22et du rapport
53:23d'une partie de l'immigration
53:25à la France
53:25en particulier
53:26c'est pas par amour
53:27de l'émeute en particulier
53:28et là c'est Mathieu
53:29qui nous l'expliquait tout à l'heure
53:30si on ne voit pas ça
53:31on ne le réglera jamais
53:32Marc Menon
53:33Oui non
53:33je reviens sur ce qu'a dit
53:35Gabriel il y a quelques secondes
53:37dans les années 60
53:38il y avait un désir
53:40d'assimilation
53:40qui au fur et à mesure
53:42c'est d'éviter
53:43c'est là
53:44où il y a cette lâcheté
53:45du politique
53:46c'était beaucoup plus facile
53:48de dire
53:49mais non
53:49continuer à vivre
53:51selon l'illusion
53:53d'une identité
53:55qui n'est plus la vôtre
53:56puisque vos parents
53:57et vous
53:58vous vivez chez nous
53:59on vous offre
54:00cette façon
54:01d'être dans un élan
54:04je dirais
54:05de société
54:06et bien on les a enfermés
54:07et c'est ensuite
54:09qu'on se effondrait
54:11qu'on est dans cette situation
54:12Merci beaucoup pour ce débat
54:14je retiendrai peut-être
54:15trois mots
54:17quatre mots
54:17la France a honte
54:19c'était les mots
54:20de Gabriel Cluzel
54:22Mathieu Bocoté
54:23le groupe parlementaire
54:24de Gabriel Attal
54:25a fait une proposition
54:25de loi étonnante
54:26visant à mettre fin
54:28au secret de la confession
54:29au nom de la lutte
54:30contre les violences sexuelles
54:31et cette proposition
54:33fait bien plus débat
54:35qu'on ne pourrait le croire
54:36on a entendu tout à l'heure
54:37le témoignage de Grégory Turpin
54:39alors moi je trouve
54:39que c'est une proposition
54:40qui peut sembler banale
54:42mais qui est majeure
54:43presque révolutionnaire
54:44en quelque sorte
54:44à tout loin
54:44dans la continuité
54:45de la logique révolutionnaire
54:46donc la raison évoquée
54:48est évidemment fondamentale
54:49les violences sexuelles
54:51à l'endroit des mineurs
54:52donc qui à partir
54:53de cette raison-là
54:54n'aurait pas envie de dire
54:55on fait tout
54:55on va faire tout
54:57ce qui est possible
54:58dans ce monde
54:59pour se porter
55:00à leur défense
55:00donc ça tout le monde
55:01convient que c'est
55:02absolument atroce
55:02c'est dans les suites
55:03de Bétarame
55:04bien évidemment
55:05mais dès lors
55:05lorsqu'on nous dit
55:06il faut faire tomber
55:08le secret de la confession
55:09qui est couverte
55:09j'ai l'impression
55:10c'est amusant
55:10sur le plan juridique
55:12elle est couverte
55:13à la manière
55:13du secret professionnel
55:14donc on nous dit
55:15il faut faire tomber
55:15le secret de la confession
55:16qui d'une certaine manière
55:18serait le lieu
55:19où on couvre
55:19les crimes les plus atroces
55:21qui serait le lieu
55:22de la dissimulation
55:23de l'atroce
55:24je poserais
55:25alors l'église
55:25s'y oppose au nom
55:26de la liberté religieuse
55:27au nom de la liberté
55:28d'organiser par elle-même
55:29son espace
55:29mais moi je traiterais
55:30la chose de manière
55:31plus philosophique
55:31presque métaphysique
55:33on a un état
55:34qui devant cela
55:35considère qu'aucun domaine
55:37de l'existence
55:38ne doit lui échapper
55:39d'une manière ou de l'autre
55:40l'espace spécifique
55:42d'une confession
55:42qui ne va pas directement
55:44vers le droit
55:44mais c'est la confession
55:45presque une arme
55:46à l'endroit du créateur
55:47supposé
55:48donc à travers son intermédiaire
55:49qui est le prêtre
55:50la possibilité d'une confession
55:51qui peut être quelquefois
55:52une première étape
55:54ensuite vers la confession
55:55juridique
55:56qui elle engage juridiquement
55:57mais on veut l'abolir
55:58avec cette idée
55:58que l'état
55:59entend encadrer
56:00tous les domaines
56:01une forme de normalisation
56:02administrative
56:03et juridique
56:04intégrale
56:05de l'existence
56:06donc l'état
56:07je veux dire
56:08ne tolère aucun concurrent
56:09et cette idée
56:10qu'il y ait un petit espace
56:12où il soit possible
56:13de marquer une première étape
56:14dans une démarche
56:15peut-être de rédemption
56:16en pas de soulagement
56:17en disant
56:17j'en ai parlé aux prêtres
56:18j'ai pu en parler à personne
56:19je suis délivré désormais
56:20la première étape
56:22qui est une étape
56:22de confession
56:23de la conscience
56:24confession de l'âme
56:25avant de passer
56:26à la prochaine étape
56:27devant le droit
56:28peut-être
56:28on veut la faire sauter
56:30parce qu'on ne comprend plus
56:31et ça ça me semble fondamental
56:32on ne comprend plus
56:33qu'une société bien faite
56:34est une société
56:35qui accepte
56:36de garder toujours
56:36un petit espace
56:37où l'état
56:38ou l'autorité
56:39ou le gouvernement
56:40ou les saintes autorités
56:41républicaines
56:42n'ont pas
56:44de légitime intervention
56:45donc encore une fois
56:46qu'on se comprenne bien
56:47il ne s'agit pas
56:47d'aucune manière
56:48de légitimer
56:49quelques secrets
56:50que ce soit
56:50on a de violences sexuelles
56:51il s'agit de se dire
56:52que si on sacrifie
56:53la liberté
56:54le secret de la confession
56:55là-dedans
56:55ou différemment
56:56le plus largement
56:56le secret professionnel
56:57on en vient
56:58d'une logique
56:58de transparence intégrale
57:00qui encore une fois
57:01témoigne d'un état
57:02qui veut nommer
57:03et s'emparer de tout
57:04et ça de ce point de vue
57:05on devrait s'en inquiéter
57:07c'est ça
57:09et on suivra effectivement
57:11ce projet
57:12avant de terminer l'émission
57:14moi j'ai passé
57:15j'ai des petits cadeaux
57:16que je vous ai emmenés
57:18parce que j'ai passé
57:20le week-end
57:21avec les légionnaires
57:23de la légion étrangère
57:24toutes ces nationalités
57:26unies derrière
57:27un seul drapeau
57:28qui sont prêts
57:29à tuer pour la France
57:30qui sont prêts
57:30à donner leur sang
57:31pour la France
57:32qui sont prêts
57:32à mourir
57:33pour la France
57:34on aurait aimé tellement
57:35voir effectivement
57:37cette unité
57:38derrière le drapeau français
57:39voilà je vous ai emmené
57:40des petits
57:41des petits képis
57:42en porte-clés
57:43à chacun
57:44voilà j'ai les boucles d'oreilles
57:45de la légion étrangère
57:46également
57:46et puis je suis allée au Vatican
57:48j'avais oublié
57:48de vous ramener
57:49à chacun
57:49un petit chapelet
57:51mais ça c'est surtout
57:53pour moi
57:53c'est un petit chapelet
57:57souvenir du Vatican
57:58en tout cas
58:00j'ai rien à me reprocher
58:02excellente suite de voir
58:03merci à tous
58:04je vous donne ça tout de suite
58:05voilà
58:06à demain
58:07merci à tous
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