- il y a 3 semaines
- #120minutesinfowe
Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h
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00:00De retour pour la suite de 120 minutes info, je vous présente le plateau qui va m'accompagner aujourd'hui.
00:05Caroline Pilastre, bonjour.
00:07Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:08Éditorialiste et consultante, Karim Avry, bonjour.
00:10Bonjour.
00:10De la rédaction de CNews, à vos côtés, Axel Ronde, bonjour.
00:13Bonjour Elodie.
00:13Porte-parole de la CFTC Police Île-de-France, Tanguy Amon, bonjour.
00:17Bonjour Elodie.
00:17Service Police Justice de CNews et Stéphane Manigold, bonjour.
00:20Bonjour Elodie.
00:21Vous êtes restaurateur et président du groupe Éclore.
00:24Pendant cette heure, on va très largement parler du dispositif de sécurité qui est mis en place pour le match
00:30de ce soir.
00:31On va voir notamment toutes nos équipes qui seront sur place.
00:34On sera du côté des Champs-Elysées, on sera du côté de la place du Trocadéro également, du Parc des
00:39Princes aussi,
00:39qui sont trois endroits particulièrement sensibles dans Paris.
00:43Et puis évidemment à Budapest également où le match aura lieu.
00:47On va voir notamment la crainte des riverains, la crainte aussi des restaurateurs.
00:51Voilà pour le menu de cette heure.
00:53Mais tout de suite, c'est l'heure du journal avec Valentin Rouillon.
00:56Bonjour Valentin.
00:59Bonjour Elodie et bonjour à tous.
01:02841 passagers de deux TGV de la compagnie Train Italia sont restés bloqués en pleine voie toute la nuit.
01:08La panne d'un problème d'infrastructure selon la compagnie italienne est survenue vers 23h45 entre Lyon et la Côte
01:16d'Or.
01:16Les préfectures des deux départements ont mobilisé des moyens pour porter assistance et distribuer de l'eau aux passagers.
01:22Les deux trains qui se dirigeaient vers Paris sont repartis ce matin vers 9h30.
01:27Nouveau record dans les prisons.
01:2888 654 détenus au 1er mai 2026.
01:32Sur un an, cela représente une augmentation de près de 5000 détenus pour seulement 750 places supplémentaires et disponibles.
01:38Le taux de suroccupation globale atteint donc 140% au 1er mai.
01:43La France figure parmi les très mauvais élèves de l'Europe en matière de densité carcérale.
01:48Fin janvier, le Conseil de l'Europe avait dénoncé l'état des prisons françaises, alertant sur le risque d'une
01:54évolution vers un entrepôt humain.
01:56Et puis à l'international, conflit toujours très tendu entre Israël et le Liban.
02:00L'armée israélienne continue d'avancer et de frapper au sud Liban.
02:03Tzahal qui a de nouveau appelé aujourd'hui la population de 7 villages libanais à évacuer.
02:08Benjamin Netanyahou a fait état de la progression plus en profondeur de son armée.
02:13Les chars israéliens ont franchi la ligne jaune, le fleuve Litani pour cibler le Hezbollah pro-Iranien qui envoie aussi
02:18des drones explosifs et des roquettes quotidiennement.
02:21Hier, le ministère de la Santé libanais a annoncé un bilan de 11 morts dans la région de Tire après
02:26des frappes sur une trentaine de localités.
02:29Merci à vous Valentin Rouillon. Je vous le disais, on va parler maintenant du dispositif de sécurité extrêmement important qui
02:37est mis en place dans Paris, dans un certain nombre de secteurs.
02:40On va d'abord s'intéresser aux quartiers des Champs-Elysées.
02:43Vous allez voir justement les zones qui sont interdites à la circulation, les zones aussi où on demande de fermer
02:50les commerces.
02:51On va voir d'ici quelques instants justement ces cartes, si on peut les voir.
02:56Alors bon, on ne va pas voir les cartes tout de suite, mais voilà, ça c'est bon.
02:59On est donc sur le quartier des Champs-Elysées, donc là c'est la partie qui va véritablement être totalement
03:04cloisonnée.
03:05On va voir aussi tous les endroits où la circulation va être interdite, puisque évidemment il y a plusieurs périmètres
03:10de sécurité qui sont différents.
03:12Donc il y a l'endroit en rouge où le stationnement est interdit et beaucoup plus largement la circulation interdite.
03:18Le quartier des Champs-Elysées, mais malheureusement ce n'est pas le seul endroit dans Paris qui va être particulièrement
03:23surveillé.
03:24On va voir la carte des secteurs à risque.
03:27Dedans il y a évidemment les Champs-Elysées, il y a les quartiers de Châtelet, il y a le Trocadéro,
03:31il y a le Parc des Princes.
03:32Axel Ronde, évidemment on va parler dans un instant avec Tanguy du dispositif, des moyens humains aussi qui sont mis
03:37en place.
03:38C'est une soirée où le PSG célébrera peut-être une victoire, mais c'est aussi une soirée où non
03:43seulement on cloisonne totalement Paris
03:45et où vos collègues vont être sur le terrain et on le sait malheureusement vont être des cibles pour un
03:50certain nombre de casseurs.
03:51Oui, ils vont être des cibles, on le sait. Maintenant on a mis en place des dispositifs extrêmement lourds.
03:58Il y a 8000 policiers sur la plaque parisienne, 22 000 sur tout le territoire national.
04:04Mais ce que j'ai envie de dire, c'est bien beau de sortir autant d'effectifs, de police, mais
04:09on n'est pas là pour faire la parade.
04:11On peut utiliser ces moyens qu'on met à la disposition des préfets et du préfet de police pour pouvoir
04:18réagir immédiatement et mettre un terme à ces exactions.
04:23Il va falloir qu'on manœuvre réellement les forces de l'ordre et les forces mobiles sur ces points qui
04:29explosent et qui vont exploser sur la capitale ce soir.
04:33Donc c'est vrai que le ministre de l'Intérieur a parlé de très grande réactivité des forces de l
04:38'ordre.
04:38Nous espérons que nous allons être aussi soutenus quand des fonctionnaires de police vont utiliser la force nécessaire, légitime que
04:47l'État nous confère.
04:49Mais aussi, oui, pour défendre les policiers, mais pour défendre les citoyens, les honnêtes gens, les personnes qui veulent faire
04:57la fête.
04:58Ou qui ont besoin de circuler d'ailleurs, tout simplement dans Paris.
05:01Ou aussi les commerçants qui payent souvent un lourd tribut face à des délinquants, face à des casseurs qui ont
05:09uniquement leur seul objectif, c'est de piller, casser.
05:13Ce sont des délinquants d'opportunité qui attendent le moindre événement festif ou revendicatif pour passer à l'action.
05:20Donc nous, ce que nous demandons, c'est un total soutien quand nous allons utiliser la force.
05:26Parce que nous, on fait le job, ça c'est certain, mais au bout d'un moment, on est, si
05:32vous voulez, mobilisés quasiment H24.
05:35On ne peut jamais faire un événement dans notre pays sans disposer de forces de l'ordre massivement.
05:41Donc nous, ce que nous espérons, c'est qu'on ait un soutien, en tous les cas, des politiques et
05:47de la justice.
05:48Justement avec vous, Tanguy, on va faire un premier point sur le dispositif de sécurité qui est mobilisé.
05:53On sait que, comme le disait Axel Ronde, chaque fois qu'il y a ce genre d'événement, on met
05:57malheureusement de plus en plus de forces de l'ordre sur le terrain.
06:00Qu'est-ce qui est prévu pour ce soir, Tanguy ?
06:02Pour ce soir, ce sont 22 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire.
06:068 000 à Paris, l'an dernier, c'était 5 400.
06:09Donc là, on a vraiment grandement rehaussé la jauge.
06:13Énormément, évidemment, de forces mobiles de maintien de l'ordre,
06:15que ce soit des CRS ou des gendarmes mobiles.
06:18Il y a aussi la police de sécurité de proximité en tenue qui sera là.
06:22La BAC, évidemment, c'est policiers en civil.
06:25On va utiliser aussi vidéosurveillance, drones.
06:28Là, c'est plus pour repérer les attroupements, si on voit des groupements de personnes,
06:32pour pouvoir intervenir le plus rapidement.
06:34Vous l'avez dit, ce dispositif, il vise à protéger certains points clés de Paris.
06:39Les Champs-Elysées, bien évidemment.
06:40Le Parc des Princes avec la porte de Saint-Cloud, Trocadéro, Châtelet, les gares aussi.
06:45Les gares sont très importantes parce que c'est là que viennent certains individus, certains casseurs.
06:51On va peut-être aussi parler de ces concerts qui sont organisés ce soir aussi.
06:56À Bercy, à La Défense ou au Parc des Princes, il y a des concerts de rappeurs.
06:59Donc là aussi, ça va être des points très importants, avec à chaque fois plusieurs risques.
07:04Des risques d'agression physique, que ce soit des personnes ou contre les forces de l'ordre.
07:08Des risques de casse, de pillage de commerce.
07:11Il y a aussi un risque qui est toujours très important, c'est l'envahissement du périphérique,
07:14notamment à proximité du Parc des Princes.
07:15On le voit comme maintenant à chaque fois quand même.
07:17Comme à chaque fois.
07:18Et ça, c'est vrai que pour les policiers et pour le préfet de police et le ministre de l
07:21'Intérieur,
07:22c'est un point qui va être très très dangereux.
07:24Merci beaucoup Tanguy.
07:25On fera le point dans un instant avec vous aussi sur les réponses pénales,
07:29notamment après les derniers matchs.
07:31Je voudrais qu'on regarde de nouveaux éléments, ce sont les restrictions justement
07:35qui sont parfois imposées, imposées aux riverains, imposées aux commerçants, aux restaurateurs.
07:40On va le voir avec vous Stéphane, parce que regardez justement ces restrictions
07:44qui vont être imposées pour ce soir.
07:47Tous les établissements sur les Champs-Elysées vont donc devoir fermer leurs portes
07:51de samedi 17h jusqu'à demain matin.
07:54Toutes les terrasses doivent être vidées de leur mobilier.
07:57Et ça, vous l'avez vu tout à l'heure en ce qui concerne le stationnement et la circulation.
08:01C'est vrai que nos équipes sur le terrain, Stéphane Manigold, depuis ce matin,
08:04quel que soit le quartier, nous rapportent l'inquiétude et l'agacement des commerçants
08:09et des restaurateurs.
08:10Inquiétude de voir leur commerce ou leur restaurant pillé avec les vitrines éclatées
08:15et l'agacement de se dire que ce sont désormais des avenues où chaque fois qu'il y a un
08:19événement,
08:19il n'y a pas de chiffre d'affaires le samedi, voire le dimanche.
08:22J'aimerais d'abord ajouter frustration.
08:24Vous avez raison.
08:25Frustration parce qu'un événement aussi formidable, Paris est en finale,
08:31ça devrait être un événement populaire.
08:33Et qui mieux que nous, commerçants, pour accueillir cette liasse populaire dans les rues,
08:39accompagner, etc., ce sont les commerçants, les bars, les bistrots, les restaurants,
08:43tous ces lieux de vie.
08:45Et finalement, à partir de 17h, donc d'ici...
08:49D'ici 53 minutes.
08:50Voilà, 53 minutes, ces lieux de vie qui sont censés accueillir cette liasse populaire,
08:55elle doit fermer.
08:56Ça pose des questions de fond.
08:58Qui doit gagner ?
09:00Est-ce que l'État de droit, c'est de considérer qu'on cadenasse tout
09:05et finalement les quelques zombies qui vont, pardon, emmerder tout le monde, casser ?
09:10Embêter, pour être trop poli.
09:12Ouais, moi je dis emmerder parce qu'il m'emmerde.
09:14C'est pour ça que je vous laisse à vous, mais je suis...
09:16Je garde ce mot.
09:17Je corrige, je corrige-moi.
09:19Qui figure dans le titularé, qui est reconnu par l'Académie.
09:23Donc, voilà, je considère que c'est une anomalie que de ne pas participer à cette liasse.
09:30Et maintenant, j'aimerais m'adresser aux forces de sécurité.
09:33Vous avez tout notre soutien des commerçants.
09:35Nous, on vous aime.
09:37Et des Français.
09:37On sait, mais moi je m'exprime en tant que commerçant, en tant que patron de PME.
09:41Je peux vous dire une chose.
09:42Quand on voit l'état de l'économie des commerces, merci pour ce que vous faites.
09:47Merci, parce que je me souviens de la dernière finale.
09:50Eh bien, vos collègues ont interpellé ceux qui voulaient rentrer dans mon commerce.
09:54Ils ont fini par ouvrir la fenêtre, pénétrer.
09:56Et grâce à leurs interventions, alors pardon, il n'a pas été interpellé.
10:00Il s'est échappé comme tous les lâches que représentent ces zombies.
10:05Grâce aux fonctionnaires de police, et même en commerce, un de mes commerces a été sauvé.
10:09Donc, merci.
10:09Vous avez la reconnaissance et le soutien.
10:11Et c'est du reste le message que j'ai envoyé au ministre de l'Intérieur tout à l'heure,
10:14Laurent Nunez.
10:15Vous l'adressez.
10:16À l'intégralité des fonctionnaires de police, vous avez notre total soutien.
10:21Nous, on vous aime, on ne déteste pas la police comme une partie massive de la LFI.
10:27Nous ne sommes pas LFI, nous sommes des commerçants.
10:29On aime notre pays, on aime notre police.
10:31Et je tenais à vous le dire.
10:32Merci, ça fait toujours chaud au cœur.
10:34Mais nous, ce que nous voulons, c'est réellement un soutien de la justice.
10:39Parce que souvent, mes collègues sont malheureusement, quand il y a des mauvais gestes,
10:45on va être obligé tout de suite, on va décortiquer les actions des policiers.
10:49Et on va chercher ce qu'on cherche, on trouve bien évidemment.
10:52Mais malheureusement, quand vous avez affaire à des individus qui sont sans foi ni loi,
10:57il va falloir peut-être un petit peu revoir aussi les process d'intervention des forces de l'ordre
11:01et prendre surtout en considération leurs paroles.
11:05Parce qu'on voit beaucoup que sur des maintiens de l'ordre,
11:07quand on fait des interpellations, finalement, on nous demande de ramener des preuves réelles
11:12et non pas le témoignage ou la vision du policier qui est quand même dépositeur d'autorité publique
11:16qui devrait faire foi sur un PV.
11:18Ça, vous avez bien raison.
11:20Caroline Pilastre, juste parce qu'il faut qu'on avance là-dessus aussi.
11:23C'est vrai que ce que disait Stéphane Manigold à l'instant, ce qui peut étonner,
11:26c'est qu'aujourd'hui, les victimes de tout ça, ce sont les commerçants qui se barricadent,
11:31les restaurateurs, ce sont les riverains de ces quartiers-là qui ont peur,
11:35qui ne peuvent pas circuler librement.
11:37En revanche, dans la rue, ces casseurs, eux, ils pourront y aller s'ils le veulent.
11:40On a l'impression que c'est véritablement qu'on est à l'envers de la logique.
11:44Les victimes sont les honnêtes gens et ceux à qui on va laisser la rue, ce sont ces racailles.
11:49Parce qu'il n'y a pas d'autres mots qui vont aller essayer de piller des vitrines
11:52et de casser et de tirer sur les forces de l'ordre.
11:54Oui, vous avez raison, Elodie.
11:55C'est encore open bar pour eux.
11:57Et là, on est de nouveau dans un Paris assiégé.
12:00Et je vous le dis d'autant plus que j'habite à côté de la porte de Saint-Cloud.
12:03Donc, ça fait un moment que je suis conditionnée, comme beaucoup de Parisiens et de Franciliens.
12:09On sait très bien qu'aujourd'hui, on ne doit pas sortir.
12:12Je pense effectivement aux forces de l'ordre.
12:14Je pense aux commerçants qui subissent depuis des années.
12:18N'oublions pas les grèves, n'oublions pas les black blocs,
12:20n'oublions pas précédemment tous ceux-là qui se sont infiltrés lors des manifestations des Gilets jaunes.
12:26Donc, on se dit, quel gouvernement impuissant ?
12:28Parce que l'État, à l'arrivée, c'est nous, on dit toujours l'État.
12:30Alors, je ne remets pas en question le bon vouloir et le déterminisme de M. Lugnès, ainsi que des préfets.
12:37Moi, quand même l'écoutez.
12:37Mais à partir du moment où ces individus se sentent tout permis,
12:42sont dans la provocation, dans la haine absolue, c'est un jeu pour eux.
12:45Donc, partant de ce postulat, que faire ?
12:47Mais ce qui est terrible, c'est le laxisme et l'impuissance, je le redis, de notre pays.
12:52Et puis, pensons aussi au tourisme.
12:53Tu le disais, l'économie va mal.
12:55Donc, ils voient une partie du centre de Paris être totalement fermée,
13:00avec des commerçants qui sont en train de se barricader, effectivement.
13:03Et potentiellement, demain, en tout cas, la victoire.
13:05C'est un lundi férié Pentecôte.
13:08Exactement.
13:08Mais là, ça a un double impact.
13:10Et puis, quoi qu'il se passe, que ce soir, on gagne ou que l'on perde,
13:14ça sera le même résultat.
13:15Alors, arrêtons de dire.
13:16J'espère que non.
13:17Je sais que ce soir, malheureusement, il y aura des débordements et des dérapages,
13:21du vandalisme et du saccage.
13:22Et que, malheureusement, on en reparlera demain.
13:25Et que ça va être encore un bis répétit.
13:27Et vous avez mentionné, justement, Laurent Nunez.
13:29Parce que c'est important d'écouter précisément ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur.
13:33Écoutez Laurent Nunez et je vous fais réagir juste après, Karima.
13:36Sur la chaîne que vous représentez, on parle beaucoup de la célébration des Lensois.
13:40Mais nous savions qu'à Lens, les choses allaient bien se passer.
13:43Et nous savons qu'elles pourraient moins bien se passer pour une célébration du Paris Saint-Germain.
13:47Parce que parfois, vous n'avez pas le même public.
13:49Parfois, vous avez, sur ces célébrations à Paris, un public qui vient une minorité de personnes.
13:54Une minorité de personnes, quelques centaines de personnes.
13:56Mais qui viennent pour faire créer le désordre.
13:59Et faire en sorte qu'il y ait des débordements.
14:00Ça n'est pas tout à fait le même public, effectivement.
14:03Alors, nous, on se prépare.
14:04On parle un peu d'aveu d'échec depuis tout à l'heure, Karima.
14:07Ça, c'en est un.
14:08C'est-à-dire que Laurent Nunez, au moins, est sans doute très lucide.
14:10Il ne va pas promettre que tout se passera bien parce qu'il sait que ça n'est pas possible.
14:14Mais il est peut-être là, le problème.
14:15C'est-à-dire qu'on se dit, quelles que soient les forces de l'ordre qu'on met dans
14:18la rue,
14:19quelles que soient Paris, qu'on assiège totalement, on met des barricades partout,
14:23eh bien, on sait que ça se passera mal.
14:24C'est un échec total pour l'État.
14:26Oui, et on a vu maintenant, donc, on va encore augmenter le dispositif de sécurité.
14:31Donc, on voit qu'on est toujours obligé d'ajuster le tir, justement,
14:36de faire en sorte qu'on protège davantage les citoyens.
14:39Mais ça devrait être une exception, vous savez.
14:41Ces cases, ces exactions, ça devrait être des exceptions.
14:44C'est une exception sévèrement punie.
14:47Et tout de suite, le message est fort.
14:48On en voit que c'est tolérance zéro.
14:50Mais on se rend compte que ce n'est pas l'exception.
14:52Au contraire, ça devient un rituel pour certains.
14:54Oui, une habitude, hein.
14:55Ça devient pour certains même une sorte de carnaval de la délinquance où, par opportunité, on va essayer soit d
15:03'aller piller des boutiques,
15:05on veut essayer de faire du saccage.
15:07Et pour certains, c'est même quelque part aller une sorte de chasse aux policiers.
15:12Parce qu'on a vu dans des événements similaires des policiers qui étaient finalement pris pour cible.
15:17et on y reviendra un peu plus tard.
15:20En fait, on en parlera un peu plus tard.
15:22C'est aussi de savoir, pour ces personnes qui commettent ces exactions,
15:26de savoir est-ce qu'ils n'ont plus peur, justement, du gendarme, des conséquences.
15:29Donc, ça fait partie aussi de ça.
15:30Si ça devient un rituel à chaque fois, c'est peut-être que pour certains, ils se disent,
15:34bien, de toute façon, peut-être qu'on ne sera pas pris, disons, on ne sera pas attrapé sur le
15:40champ.
15:40Ou sinon, si jamais ça arrive, finalement, les conséquences, c'est quoi, il y aura peut-être un peu de
15:46sursis ou des choses comme ça.
15:47Donc, bref, même pas.
15:49Alors, il y a quand même ce message-là.
15:51Mais malheureusement, ça devrait être un endroit de célébration, de rassemblement, de fête.
15:56On célèbre le sport, on célèbre un peu le fait de se retrouver ensemble.
16:00Et non, souvent, c'est gâché par quelques individus, finalement, qui changent complètement le cours de ces soirées.
16:07Et vous parlez, effectivement, malheureusement, de cette habitude.
16:09On va marquer une pause et on va regarder la réponse pénale, puisqu'on est reparti de l'an dernier.
16:13Il y avait eu, malheureusement, déjà des débordements, des pillages, des forces de l'ordre qui ont été attaquées.
16:18Quelle suite judiciaire ont été donnée, justement, à ces faits ?
16:22On en parlera avec vous, Tanguy, juste après la pause.
16:24Restez avec nous.
16:26On se retrouve pour la suite de 120 minutes info.
16:28Je vous le disais, on va essayer de regarder aussi les réponses judiciaires qui sont données,
16:33puisque l'an dernier, vous vous en souvenez peut-être, la fête déjà avait été gâchée, pillage, affrontement.
16:39Voiture incendiée.
16:40Les forces de l'ordre avaient multiplié les interventions et les interpellations.
16:45On revient sur ces images avec Mathieu Devez.
16:49Des portions du périphérique parisien sont envahies par des groupes de supporters et de casseurs.
16:54Les forces de l'ordre sont visées par des tirs de mortiers d'artifices, des bouteilles et divers projectiles.
17:00Plusieurs compagnies de CRS doivent charger à plusieurs reprises pour disperser une foule hostile.
17:06Sur les Champs-Elysées, des commerces sont saccagés puis pillés.
17:10Cet abribus est entièrement détruit par un jeune casseur.
17:14Les commerces des rues adjacentes ne sont pas épargnés,
17:17comme ce supermarché, partiellement pillé avant l'intervention de la police.
17:22Les tensions sont également palpables aux abords du Parc des Princes où le match est diffusé.
17:27A proximité d'une station-service, une voiture est incendiée.
17:31Certains jeunes vont jusqu'à voler un engin de chantier pour détruire un véhicule.
17:36Le soir de la victoire du PSG, 491 personnes sont interpellées et 307 placées en garde à vue.
17:445400 policiers et gendarmes étaient mobilisés dans l'agglomération parisienne.
17:50Tanguy, voilà pour les interpeller, voici pour les garder à vue.
17:54Mais la question, forcément, on se dit qu'il ne faut plus d'impunité.
17:57Quelles suites judiciaires ont été apportées et est-ce qu'elles étaient à la hauteur ?
18:01On se souvient que l'an dernier, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
18:04avait demandé de la fermeté aux magistrats.
18:07Et d'ailleurs, ça n'avait pas plu à certains nombres d'entre eux.
18:10Mais on s'est rendu compte, dans les faits, je me rappelle, j'avais suivi les comparutions immédiates.
18:14On s'était rendu compte, dans les faits, que cette réponse judiciaire n'était pas du tout si ferme que
18:18cela.
18:18Il y avait eu beaucoup d'amendes, de travail d'intérêt général, de sursis, d'aménagement de peine.
18:22Mais très peu, finalement, de ces casseurs et de ces raquats, comme on les appelle, sont vraiment passés derrière les
18:29barreaux.
18:30Je vais vous donner plusieurs exemples de violences qui avaient été faites contre des forces de l'ordre.
18:34Violence contre un gendarme, deux mois avec sursis.
18:37Violence contre un policier, trois mois avec sursis.
18:39Un individu qui, pour ne pas se faire arrêter par un policier, avait fait exploser un mortier d'artifice dans
18:45la main du policier.
18:46Dix mois ferme, mais aménagé sous bracelet électronique.
18:49Un autre individu qui lui avait mis deux coups de poing en plein visage d'un policier, là encore, lors
18:54de son interpellation.
18:55Là aussi, cinq mois ferme, mais qu'il avait pu faire chez lui, tranquillement, sous bracelet électronique.
19:00On va voir ce soir si le déchaînement de violence est encore là.
19:04Si ces délinquants ont retenu la leçon.
19:07Évidemment, on verra la réponse aussi et voir ce qui va se passer ce soir.
19:11Je vais vous donner la parole dans un instant, Axel, sur ces réponses judiciaires.
19:15Mais on se rend sur le terrain, aux abords du Parc des Princes.
19:18Nous attendent François Tiskevitch et Anne-Charlène Lutin.
19:21Bonjour et merci à tous les deux d'être avec nous.
19:24François, je crois que justement, vous êtes avec, me semble-t-il, un restaurateur qui, lui, j'imagine,
19:29aussi attend de savoir comment va se passer la soirée, François.
19:36Oui, exactement.
19:37Nous sommes ici à la brasserie La Garçonnière, située à quelques centaines du mètre du Parc des Princes.
19:42Alors ici, on a décidé de fermer à 16h les portes du restaurant pour éviter tout type de débordement.
19:49Et justement, je suis avec Mehdi, responsable de La Garçonnière.
19:53Bonjour Mehdi.
19:53Alors, pourquoi vous avez décidé, vous, de fermer plus tôt ?
19:56Alors, tout simplement parce que déjà l'année dernière, on a eu énormément de débordements,
20:00alors qu'on ne le pensait pas.
20:02C'était un sentiment d'insécurité pour et les clients et le personnel.
20:07Et puis, cette année, rebelote avec la demi-finale, où on n'a pas pu travailler tranquillement, normalement.
20:14Du coup, même la préfecture nous a conseillé de fermer pour notre sécurité, surtout celle des clients.
20:20Et vous m'avez raconté que vous avez même dû raccompagner certains clients qui étaient pris de panique dans le
20:26restaurant.
20:26Des personnes âgées, du coup, qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, des personnes du quartier qui ne pouvaient pas
20:31rentrer chez eux en toute sécurité,
20:33où j'ai dû les raccompagner.
20:34Et même ça, ça a été très, très compliqué.
20:36Donc, du coup, voilà, c'est pour ça qu'aujourd'hui, malheureusement, même si on avait des réservations,
20:40on a dû les annuler pour garder notre resto en place.
20:45Et surtout, voilà, pour la sécurité, surtout des clients et de nous-mêmes.
20:49Voilà, merci Mehdi.
20:51Sachez que tous les restaurants aux alentours du Parc des Princes ferment aux alentours de 16h-17h.
20:56Même les bureaux de tabac ferment à 18h maximales.
21:00Vous l'avez compris, ici, c'est un climat très tendu dans le quartier de la Porte de Saint-Cloud,
21:04à l'approche donc de cette finale qui sera retransmise au Parc des Princes, où on attend 48 000 personnes.
21:09Merci beaucoup, François Tiskevitch.
21:11Et merci à Anne-Charlène Lutin, qui était à vos côtés.
21:14Axel Ronde, on entendait les chiffres donnés par Tanguy.
21:16J'ai écouté plein de fois nos ministres dire « toucher à un policier, c'est toucher à la République,
21:22il faut des peines fermes, il faut des peines certaines ».
21:25Et là, on voit bien que sur ce genre d'événement, ceux qui vous tirent dessus à coup de mortier,
21:30en réalité, ils ont des peines qui sont quasiment inexistantes.
21:33Oui, effectivement. Et nous, on en a un petit peu ras-le-bol de ces paroles creuses.
21:37Ce qu'on veut, c'est réellement des actes.
21:38Alors si, effectivement, les politiques n'ont pas réellement la main sur ce qu'ils disent,
21:43il va falloir peut-être changer, réformer la justice, en tous les cas,
21:48mettre réellement des sanctions quand on touche un policier.
21:51Donc c'est bien beau de prendre ces postures.
21:55Oui, c'est bien, pourquoi pas ?
21:57Mais nous, ce que nous vivons, c'est 17 policiers qui sont blessés chaque jour dans notre pays sur des
22:03violences.
22:04Donc à un moment donné, nous aussi, on en a ras-le-bol.
22:07On nous demande de tenir à bout de bras la République, parce que c'est ce qu'on a l
22:10'impression.
22:10À chaque fois qu'il y a des événements, et il y en a quasiment tous les jours,
22:14quand vous voyez que ça tire tous les jours à l'arme automatique, à l'arme de guerre dans nos
22:19rues,
22:20vous voyez bien que la police est présente.
22:22Là, ce soir, s'il y a des troubles, il y en aura certainement, il va y avoir massivement des
22:28interpellations.
22:28Donc on voit bien que la police nationale fait le job, la gendarmerie aussi fait le job.
22:32Mais au final, on aimerait bien que les personnes qu'on interpelle,
22:36qu'elles repartent avec réellement une sanction.
22:39Alors pourquoi pas, nous, on propose des courtes peines à la CFTC Police.
22:42Nous, ce que nous préférerons, c'est que des personnes qui commettent des exactions
22:46partent au moins une semaine en prison.
22:49Alors pourquoi pas faire des établissements particuliers ?
22:52Je ne dis pas que de les mélanger avec du droit commun.
22:55Oui, surtout qu'il n'y a déjà plus de place.
22:57Voilà, mais en tous les cas, qu'on crée des centres,
22:59et surtout des centres éducatifs réellement fermés pour des jeunes délinquants,
23:02puisque beaucoup sont jeunes, je pense que c'est de notre responsabilité
23:08de rééduquer ces jeunes et de les remettre dans le droit chemin.
23:11Parce qu'on ne peut pas dire qu'un jeune de 12, 13, 14 ans,
23:14qu'on interpelle, qui sont sur des émeutes,
23:17on ne peut pas, si vous voulez, le remettre dans la société.
23:20On va gâcher finalement...
23:22Et vous allez le réinterpeller un mois plus tard, deux mois plus tard,
23:24et ils vont monter crescendo, ils vont après finir tueur à gage,
23:29et que sais-je, on le voit, de toute façon, nous on le dénonce,
23:33et on le constate, les politiques maintenant le constatent aussi,
23:37mais on voit que rien ne bouge.
23:40Et ça, nous, ça nous inquiète, parce que qu'est-ce qui se passe ?
23:42C'est quand il y a des mauvaises images sur une action d'un policier,
23:46on va tout de suite monter ça en épingle,
23:48et c'est le policier qui va se retrouver en prison
23:51avant même d'avoir fait une enquête approfondie sur ce qui s'est passé,
23:54et aussi regarder sur le degré d'intensité qu'il a travaillé
23:59et qu'il a subi de violences.
24:02Parce que, si vous voulez, j'ai dit mes collègues CRS,
24:05ils ne rentrent plus chez eux actuellement,
24:07ils sont sur-mobilisés.
24:10Oui, une mission entraîne toujours une autre.
24:11Tout à fait, on ne peut pas, si vous voulez,
24:14continuer avec des hauts dispositifs de sécurité,
24:17parce que c'est des hommes et des femmes qui sont derrière,
24:19ce n'est pas des robots, on n'a pas encore de robots IA et que sais-je,
24:24pour faire la sécurité.
24:25Actuellement, c'est des hommes et des femmes qui sont très professionnalistes,
24:30mais au bout d'un moment, il faut qu'ils se reposent.
24:32Sinon, malheureusement, on n'aura pas une police au standard qu'on le souhaite.
24:37Évidemment, et on pense justement à toutes les forces de l'ordre
24:39qui vont être mobilisées ce soir,
24:41les 22 000 personnes qui seront justement dans les rues pour sécuriser Paris,
24:45et pas uniquement la capitale d'ailleurs.
24:47On va marquer de nouveau une courte pause dans ce 120 minutes info week-end,
24:51et puis on entendra de nouveau l'inquiétude des riverains, des restaurateurs,
24:55notamment sur les Champs-Elysées.
24:57Restez avec nous à tout de suite.
24:59De retour pour 120 minutes info week-end,
25:01on va se rendre dans un instant sur les Champs-Elysées.
25:04Vous avez vu à quel point Paris commence déjà à se barricader.
25:08On va se rendre aussi de l'autre côté de la Manche,
25:10rejoindre notre correspondante, Sinonie Gaucher,
25:12puisqu'on voit en France comment les choses se passent,
25:15le PSG qui va affronter Arsenal.
25:18Est-ce que l'ambiance est la même de votre côté, Sinonie ?
25:22Alors, pas du tout.
25:24Il y a ici un dispositif de sécurité visible,
25:27mais vraiment très mesuré par rapport à ce que l'on peut voir en France.
25:32Le ton général des autorités, c'est en fait plus une prévention
25:37qu'une démonstration de force.
25:38On attend quand même 60 000 supporters au stade du Emirates Stadium,
25:44qui est la maison d'Arsenal,
25:45pour la retransmission officielle du match.
25:48C'est bondé, les pubs sont bondés.
25:51Et en fait, la stratégie ici au Royaume-Uni,
25:54qui est vraiment héritée du hooliganisme,
25:56c'est vraiment de déplacer la gestion des foules
25:59vers les clubs, vers les pubs, vers les stades,
26:03vers une sécurité privée, vers la CCTV, la vidéosurveillance.
26:06Et aussi, l'autogestion des fans eux-mêmes,
26:11l'autogestion des supporters pour gérer la liesse
26:14et les mouvements de foules.
26:15Et en fait, l'ambiance ici, elle est vraiment bonne enfant,
26:19familiale, et on s'attend plus à un rassemblement
26:22qu'à un débordement.
26:25Merci beaucoup, Sidonie Gaucher.
26:26Je dois dire qu'on en vit quelque part cette ambiance.
26:29Parce que, Karima, ce qu'il faut noter,
26:30on a vu à peu près la situation à Paris.
26:33On vient d'entendre ce que disait Sidonie Gaucher,
26:35parce que ça pourrait être la même chose pour les supporters d'Arsenal.
26:38Et il faut quand même noter qu'à Budapest,
26:40il y a moitié moins de force de l'ordre qu'à Paris.
26:42Il y a quand même une façon de faire où on se dit,
26:44pourquoi chez nous ça ne marche pas ?
26:45Alors qu'en Angleterre, ce soir, visiblement,
26:48ils sont plutôt sereins,
26:49et qu'à Budapest, on mobilise moitié moins de force de l'ordre.
26:52Oui, donc il y a quelque chose quand même
26:54que ça nous dit en fait quelque chose de notre société aussi,
26:57de ces affrontements malheureusement qui arrivent.
27:00Bon, comme on disait tout à l'heure,
27:02ça reste quand même le fruit de quelques individus,
27:04mais ce n'est pas non plus de 2-3 personnes.
27:06C'est ça l'enjeu.
27:07Quand on regarde les chiffres qu'on avait vus pour l'année dernière,
27:11plus de 500, presque 570 interpellations,
27:15donc ça fait quand même beaucoup de monde,
27:17même si la majorité des gens...
27:18Ce n'est pas une poignée de personnes.
27:19Voilà, et aussi sur cette culture aussi de certains,
27:23de s'en prendre aux policiers,
27:25parce qu'il y a un discours aussi qu'on entend beaucoup,
27:28que la police tue,
27:29que finalement, ça serait une sorte de confrontation,
27:31et ça se retrouve...
27:32Ce discours, il enfuse, hein ?
27:33Voilà, donc ça se retrouve aussi dans ces manifestations.
27:36On veut finalement aller faire la peau de la police,
27:39et je le disais un peu plus tôt,
27:40ça devient une sorte de carnaval, un peu de la délinquance,
27:43où on va tester les choses,
27:44parce qu'on se dit de toute façon,
27:45à l'arrivée, les conséquences,
27:47bien, il n'y en a pas nécessairement,
27:49il n'y en a pas tant que ça,
27:50et on n'a pas la peur du gendarme,
27:51on n'a pas la peur aussi de la réponse judiciaire.
27:54Donc ça, c'est un vrai problème.
27:56Ensuite, est-ce que ça nous dit aussi quelque chose de la société ?
27:58C'est vrai, on nous parle de la Grande-Bretagne,
28:00je peux vous parler, bon, au Canada, par exemple,
28:02c'est la fièvre du hockey sur glace, vous voyez ?
28:06Donc en ce moment, c'est vrai qu'il y a cette culture
28:08des rassemblements dans les pubs, dans les restaurants.
28:10Il peut arriver quelques débordements,
28:13mais si vous attaquez un policier, par exemple,
28:16c'est tolérance zéro.
28:17En fait, si vous attaquez...
28:18Vous le faites une fois, mais pas deux.
28:19Vous attaquez votre voisin, vous décidez de piller,
28:22c'est tolérance zéro.
28:23Donc le message, peut-être, n'est pas assez ferme là-dessus.
28:26Évidemment, c'est difficile de contrôler des foules,
28:29c'est énorme, le nombre de personnes
28:31qui se retrouvent aussi dans les rues.
28:32Vous avez vraiment tout un challenge, comme on dit,
28:35beaucoup de défis là-dessus.
28:37Et ce n'est pas aidé, je vous dirais,
28:39aussi par ce discours qui a infusé pendant tant d'années,
28:43en disant finalement qu'il y aurait...
28:45C'est comme pour certains une façon, finalement,
28:47de dire, cette fois-ci, c'est nous, en fait,
28:50on a un petit peu le contrôle de la situation.
28:52Je le répète, c'est quelques individus,
28:54mais ce n'est pas non plus une ou deux personnes.
28:56Ça, vous avez raison de le rappeler.
28:58Je vous donne la parole tout de suite, Stéphane.
28:59On va juste se rendre sur les Champs-Élysées
29:00et rejoindre Sarah Varny et Audrey Legret.
29:03Bonjour à toutes les deux.
29:05Sarah, où en est-on ?
29:06Puisqu'on sait que le quartier des Champs-Élysées
29:08fait partie de ceux qui, véritablement,
29:10vont être barricadés ce soir
29:12et normalement assez difficilement accessibles.
29:18Effectivement.
29:18Pour l'instant, les forces de l'ordre,
29:20je peux vous dire,
29:20qui sont commencées à arriver
29:21il y a une vingtaine de minutes.
29:22Ils s'installent et se positionnent
29:24de part et d'autre de cette avenue des Champs-Élysées.
29:27Les magasins, eux, ont eu consigne
29:29que dès 17h, ils devaient fermer les portes.
29:32Ils se sont donc protégés.
29:34Des barricades avec des pans en métal
29:36ont été installées un peu partout sur les boutiques.
29:40Juste à côté, certaines viennent seulement
29:42de terminer d'installer les barricades en métal.
29:46La circulation sera donc interrompue dès 17h.
29:49Mais à partir de 15h, le stationnement, lui,
29:52était totalement interdit aux abords des Champs-Élysées.
29:58Le périmètre de protection va être mis en place
30:01dès 17h.
30:02Il y aura plusieurs points d'entrée un petit peu partout
30:05où des fouilles seront obligatoires
30:07pour accéder à cette zone totalement fermée,
30:11hermétique pour la circulation.
30:13Le quartier, vous pouvez le voir,
30:14se prépare à une soirée.
30:16Les forces de l'ordre craignent de nouveaux débordements
30:19et dégâts qui ont eu lieu,
30:21notamment l'an dernier,
30:23à la victoire du PSG,
30:25des dégâts et des débordements
30:27qui avaient été interpellées l'année dernière.
30:33Merci beaucoup, Sarah Verny.
30:35Merci à Audrey Legray qui vous a accompagnée.
30:37Stéphane, on se demande un peu
30:38qui gagne dans cette histoire
30:40parce que les forces de l'ordre
30:41qu'on surmobilise sans doute pas,
30:42l'État de droit encore moins.
30:44Qui a raison, en fait, à la fin
30:45sur ce genre de soirée
30:46et quand on voit la réaction
30:48que l'État est obligé d'avoir ?
30:50Écoutez, moi, quand je vois ces commerces qui ferment,
30:52en tant que patron, je ne peux pas l'accepter.
30:55Je ne peux pas me résigner
30:56à considérer qu'un événement sportif populaire
30:58conduise à ce schéma.
31:00Et le reportage londonien tout à l'heure
31:02de votre correspondance m'a presque fait rêver.
31:05Je me dis, mais pourquoi on n'essaierait pas
31:06dans notre pays d'accompagner cette laisse populaire ?
31:09Pourquoi on ne ferait pas confiance aussi aux commerçants ?
31:13Nous pouvons employer des sécurités privées
31:18pour assurer les premières préventives,
31:22en tout cas, de protection.
31:23En coordination avec le préfet de police de Paris,
31:26je pense qu'il faut arrêter de reculer
31:28face à la racaille.
31:29Il faut qu'on puisse,
31:30parce que finalement,
31:31on cadenasse toute une ville
31:34et je vais vous dire,
31:35ça me fait mal au cœur pour deux points.
31:38Nous sommes le 30 mai.
31:39Le 30 mai, c'est le jour des payes.
31:41C'est là où les commerçants payent leurs salariés.
31:44Vous n'avez pas de chiffre d'affaires qui rentre.
31:46Une journée aussi dramatique,
31:48et je pense à tous les commerçants
31:50qui ont déjà de grandes difficultés
31:51de rentrer de la trésorerie,
31:52vous leur dites, ce soir,
31:53il va y avoir beaucoup de monde.
31:55Par contre, les grands gagnants,
31:56ça va être la racaille,
31:57et ceux avec leur caddie en train de vendre des canettes
31:59et des merguez sur des plaques
32:03sans payer quoi que ce soit.
32:05Ce n'est pas comme ça que la société doit s'organiser.
32:08Elle doit s'organiser telle qu'elle est.
32:10C'est-à-dire, nous sommes des lieux de vie
32:12et peut-être, peut-être,
32:14à un moment,
32:15arrêter de tout cadenasser
32:16et de dire,
32:17on libère les énergies.
32:18Et ça marche.
32:19Je vais vous donner un exemple.
32:20Dans quelques jours, dans trois semaines,
32:22c'est le 21 juin,
32:23la fête de la musique.
32:24Chaque année,
32:25alors il y a des débordements,
32:26mais ça se passe plutôt bien le 21 juin.
32:29La fête de la musique,
32:30c'est une fête populaire.
32:31Il y a énormément de gens à l'extérieur.
32:33Les commerces sont ouverts.
32:34Nous prenons des sociétés de sécurité
32:36pour assurer la sécurité de nos clients.
32:38Et ça se passe globalement très bien.
32:40Justement, Axel,
32:41là-dessus,
32:41sur cette idéologie différente
32:45du côté de l'Angleterre,
32:46on se dit,
32:47on fait confiance aux commerçants,
32:49on fait confiance aussi aux supporters.
32:50Est-ce que c'est applicable aujourd'hui en France ?
32:53Écoutez, je pense qu'on a déjà fait confiance
32:56puisque avant,
32:58on laissait un petit peu faire
33:00et on a vu les résultats que ça a donné.
33:03C'est parce qu'on a été obligé,
33:05si vous voulez,
33:06de surdimensionner les dispositifs de sécurité
33:10qu'on a été obligé de fermer,
33:11par exemple, les champs aisés verrouillés
33:13parce qu'on a vu pendant les Gilets jaunes
33:14ce que ça avait donné.
33:16Et le problème,
33:16c'est qu'on ne peut pas déployer massivement
33:19autant d'effectifs de police
33:20qu'on le veut
33:21parce qu'on n'en a pas assez.
33:22Donc, on préfère tout verrouiller
33:24pour avoir une plus grande,
33:25si vous voulez,
33:26latitude de contrôler après.
33:28Ça évite de disperser
33:29les forces de l'ordre
33:31sur tout un large périmètre
33:33en mettant beaucoup de barrières,
33:35en mettant...
33:36Vous pouvez diminuer
33:38le nombre de fonctionnaires de police.
33:39Le problème, il est là.
33:40C'est qu'on manque cruellement
33:41de compagnies républicaines de sécurité,
33:44de gendarmes mobiles.
33:45Il faut en recruter massivement.
33:47Il faut aussi nous donner
33:49du nouveau matériel
33:50parce qu'on voit bien
33:51que nos armes dites non létales
33:53ne fonctionnent quasiment plus
33:54sur ces ordres d'individus
33:57qui n'ont peur de rien,
33:58qui, eux, ont la capacité
34:00maintenant de réposter.
34:01Quand on crée des mortiers dessus,
34:02de loin, a priori.
34:03Voilà, ils nous maintiennent, eux,
34:04à distance
34:05et on ne peut plus aller au contact.
34:07Avant, nous avions un dispositif
34:09avec plusieurs grenades lacrymogènes.
34:11Il y a eu malheureusement
34:12un drame sur le barrage de Syrvennes
34:15il y a quelques années
34:17et on a supprimé cette grenade
34:18alors que c'était une grenade
34:19qui était extrêmement puissante
34:22dans l'action
34:23et ça permettait, si vous voulez,
34:24de faire fuir les individus
34:26et que ces individus
34:27ne venaient pas au contact
34:28des forces de l'ordre.
34:29Maintenant, ils n'ont plus peur
34:29de venir au contact
34:30des forces de l'ordre
34:31et en plus, ils ont la capacité
34:32de faire des barrages
34:34avec les tirs de mortiers
34:35et ils nous empêchent d'avancer.
34:37Donc, moi, je veux bien
34:38qu'on fasse confiance.
34:39Ça, c'est bien sûr.
34:40On préférerait que ça se passe
34:41très, très bien.
34:42Maintenant, j'imagine
34:43qu'en Angleterre,
34:44quand vous touchez un policier
34:46et quand vous faites
34:47des dégradations,
34:48vous partez en prison.
34:49Ça, moi, je ne connais pas
34:50les lois en Angleterre
34:52mais j'imagine que c'est cela.
34:54Et d'ailleurs, je pense
34:54qu'au Canada,
34:55c'est ce que vous nous avez dit,
34:57ça se passe comme ça.
34:57Donc, à un moment donné,
34:59si vous voulez,
35:00s'il y a un stop
35:00de la justice, réellement,
35:03eh bien, ça passe l'envie
35:05de faire n'importe quoi
35:06et tout de suite,
35:07vous vous remettez
35:09dans le droit chemin.
35:11Voilà, donc,
35:12il faut que la justice
35:13puisse avoir les moyens aussi
35:15parce qu'il ne faut pas
35:16se mentir.
35:16Les juges,
35:17ils ont envie aussi
35:18de mettre des peines
35:19mais quand ils font
35:20le tour des prisons
35:21de savoir quelle place
35:22ils sont disponibles,
35:23on leur dit
35:23qu'il n'y a pas de place.
35:24Donc, ils font malheureusement
35:26au plus grave
35:27et malheureusement,
35:27comme le plus grave
35:28est dans notre pays,
35:30eh bien,
35:30ce sont les personnes
35:31qui font des meurtres
35:32qui partent en prison.
35:33On va regarder aussi,
35:34justement,
35:35on va reparler un peu
35:35du dispositif de sécurité
35:36et je rappelle
35:37que le ministre de l'Intérieur,
35:38Laurent Nunez,
35:39va se rendre aux côtés
35:40des forces de l'ordre
35:41pour les soutenir
35:43et il s'exprimera,
35:44le ministre de l'Intérieur,
35:45on l'entendra,
35:46notamment dans Punchline.
35:47Caroline,
35:48sur ce dispositif de sécurité,
35:50Tanguy le rappelait
35:51très justement tout à l'heure,
35:52on voit que un an après
35:54la dernière victoire
35:55du Paris Saint-Germain,
35:56on a dû réévaluer
35:57les effectifs de police
35:58à la hausse.
35:59On met beaucoup plus
36:00de policiers
36:01cette année
36:02dans la rue
36:03qu'on en a mis
36:03l'an dernier.
36:04On était,
36:05cette année,
36:06on l'a déjà dit,
36:06c'était 8000 policiers
36:08qui étaient à Paris,
36:105400 l'année d'avant.
36:11Évidemment que
36:12ces forces de l'ordre,
36:13elles sont sans aucun doute
36:15parfaitement nécessaires
36:16et utiles.
36:16En revanche,
36:17si chaque année,
36:18on augmente
36:18de presque 3000
36:20les effectifs,
36:21on voit bien la logique
36:22qui à un moment donné
36:23va s'essouffler.
36:25Effectivement,
36:25et par principe,
36:26ça paraît logique,
36:27c'est du bon sens,
36:27mais moi je trouve
36:28que vous êtes corvéable
36:29à merci.
36:30Malheureusement,
36:31en fait,
36:32les deux corps de métier
36:34et secteurs d'activité
36:35qui hiérarchiquement parlant
36:37subissent le plus,
36:38ce sont les forces de l'ordre
36:39et les commerçants.
36:40Et ce qui est terrifiant
36:42autant que malheureux
36:43dans un cas de figure
36:44comme le nôtre
36:45concernant le PSG
36:46aujourd'hui,
36:48c'est que c'est banalisé.
36:49On peut dire
36:50tout et son contraire,
36:51c'est la réalité.
36:52Et moi,
36:52je vais même plus loin,
36:53je parle de renoncement étatique
36:55et de soumission de la France.
36:57À partir du moment
36:58où on sait
36:59comment ça va se passer,
37:00qu'on est incapable,
37:01quand je dis on,
37:02évidemment,
37:03ça n'est aucun d'entre nous
37:04sur ce plateau
37:05ni nos concitoyens,
37:07effectivement.
37:07Mais quand le gouvernement
37:09et la justice
37:09n'arrivent pas
37:10à trouver une solution
37:11plus ou moins pérenne,
37:12il y aura toujours
37:13de la délinquance.
37:14Mais à ce niveau-là,
37:16c'est exponentiel.
37:17Et on sait
37:18qu'avec la Coupe du Monde
37:19qui arrive potentiellement,
37:20même si c'est aux Etats-Unis,
37:22mais on peut aussi
37:23subir dans nos rues,
37:25n'oublions pas le...
37:25Oui, pour le coup,
37:26le match n'a pas lieu à Paris.
37:27Peut-être est-il encore
37:28nécessaire de rappeler
37:29qu'on met tout cela
37:30en place
37:31alors que le match
37:31ne se joue pas à Paris ?
37:32Tout à fait.
37:33C'est en amont.
37:34Ça ne se passe pas
37:35dans notre pays.
37:36Et pourtant,
37:37on sait que ça va mal se passer.
37:38Donc, tout est un prétexte.
37:39Tout est une justification.
37:41Il y a le 31 décembre.
37:42Il y a le 14 juillet.
37:43Le 21 juin,
37:44je suis moins d'accord
37:45avec toi
37:45parce que ça n'est pas
37:46la même représentation.
37:47Ça n'est pas la même incarnation
37:48pour ces individus.
37:50Peut-être,
37:50mais ils ne sortent pas
37:51pour casser à ce moment-là.
37:52Je ne sais pas
37:53pour quelle raison.
37:54Peut-être qu'ils n'ont pas
37:54encore eu l'idée aussi.
37:56On voit qu'ils s'emparent
38:01juillet,
38:01c'est une récurrence.
38:02C'est perpétuel.
38:03Et puis,
38:04n'oublions pas
38:04qu'ils se préparent.
38:05C'est terrible de dire ça.
38:06C'est extrêmement cynique
38:07de ma part.
38:07Mais au même titre
38:08que les forces de l'ordre,
38:09les commerçants,
38:10nous tous qui devons
38:10une fois de plus
38:12subir leur mentalité,
38:13leur état d'esprit délétère,
38:15pardon,
38:16ils sont en pleine forme
38:17pour ce soir.
38:18Ils vont avoir
38:18une énergie débordante
38:20pour aller casser,
38:21saccager.
38:22Et puis,
38:22ils sont contents
38:22de faire le buzz
38:23parce que n'oublions pas
38:24qu'ils vont filmer aussi.
38:25et que derrière,
38:25il y a aussi
38:26tous les réseaux sociaux.
38:27C'est vrai que,
38:28Karima,
38:28la question à chaque fois
38:30qui choque,
38:30c'est de se dire
38:31on a l'impression
38:32qu'on s'est vraiment habitués,
38:34qu'il faut mettre en place
38:34un dispositif.
38:35Le ministre de l'Intérieur
38:36lui-même dit
38:37on sait parfois
38:38que ça va mal se passer.
38:40Signe que ces racailles,
38:42disons-le,
38:43ces délinquants,
38:44ils ont d'une quelconque façon
38:45déjà gagné
38:46parce qu'on s'y habitue
38:47et presque,
38:48pour certains en tout cas,
38:49on se résigne aussi
38:50à cette violence.
38:52En fait,
38:52je ne sais pas
38:53si on se résigne,
38:54je n'ai pas l'impression
38:55qu'on se résigne,
38:56mais on s'y attend,
38:58en fait.
38:58On s'y attend.
39:00C'est comme une espèce
39:01de fatalité.
39:02On aimerait inverser
39:03le cours des choses
39:04et on a l'impression,
39:06effectivement,
39:06il y a une sorte
39:06de banalisation
39:07que c'est comme
39:08un rendez-vous,
39:08finalement,
39:09à chaque année.
39:10Mais ce n'est pas anodin.
39:12Il y a quand même
39:12des symboles là-dessus.
39:13Quand je disais
39:14que c'est aussi
39:14le reflet pour certains individus,
39:17c'est une façon
39:18d'aller attaquer
39:19des symboles aussi
39:20qui représentent la France.
39:21Quand vous regardez
39:22et qu'on va barricader
39:23les Champs-Élysées,
39:25c'est l'artère,
39:26la rue probablement
39:27la plus emblématique
39:28de Paris à l'international.
39:30Quand on regarde
39:30les Champs-Élysées,
39:31pour nous,
39:32ça va être de dire
39:33que c'est la plus belle rue
39:34au monde.
39:36Vous voyez un peu,
39:37c'est un symbole
39:37à tout le moins de Paris
39:38avec l'Arc de Triomphe.
39:39Quand on regarde
39:39le Champ de Mars,
39:41quand on s'attaque
39:42à des symboles aussi
39:43de la police,
39:44c'est aussi une inversion,
39:45en fait,
39:46dans cette idée d'autorité
39:47de dire qu'on veut
39:48finalement s'accaparer
39:50aussi ces symboles
39:51et une inversion
39:52de dire que cette fois-ci,
39:53quelque part,
39:53pour ces tristes individus
39:56qui décident de faire
39:56de la case,
39:57de s'attaquer aux policiers,
39:59de dire que c'est nous
39:59finalement qui avons
40:00cette autorité.
40:01Vous avez raison
40:02de le rappeler.
40:02Un dernier mot en 20 secondes,
40:03s'il vous plaît.
40:04En 20 secondes,
40:04j'ai un ami juriste
40:05qui m'envoie quand même
40:06ce que les casseurs risquent
40:07et contrairement
40:08à l'idée reçue.
40:09En théorie,
40:10le code pénal,
40:10il y a un arcelal
40:11si on touche
40:11à un policier
40:12ou à un gendarme.
40:13Pas d'ITT ou ITT inférieur
40:14ou égal à 8 jours.
40:16Donc pas d'ITT ou ITT inférieur.
40:18C'est 5 ans de prison
40:19ou 75 000 euros d'amende.
40:21ITT est issu à 8 jours,
40:22c'est 7 ans de prison,
40:23100 000 euros d'amende.
40:24Avec circonstances aggravantes,
40:26donc ce que vous soulignez,
40:27par exemple,
40:28en réunion,
40:28armes, visages dissimulés,
40:29ivraies, stupéfiants,
40:30c'est jusqu'à 10 ans.
40:31Et on voit ce que vous êtes en guide
40:33tout à l'heure
40:33où on a abouti
40:34à 3 à 10 mois.
40:35C'est pour ça qu'on préférait
40:36des courtes peines.
40:37On préférait des courtes peines
40:38que ces peines,
40:39au moins ils aillent en prison
40:40au moins 15 jours
40:41sur ces 10 ans
40:42qui sont prévus.
40:43Mais qu'il y en soit effectif
40:44parce qu'après les contractions
40:47immédiates,
40:47il y a un an,
40:48personne n'a mis un pied
40:49en prison.
40:50Et à venir
40:52attroupement sur la voie publique
40:53armée,
40:54c'est aussi 3 à 5 ans de prison.
40:55Je n'ai jamais connu
40:56une personne qui est partie
40:57en prison
40:58parce qu'il y a eu
40:59un attroupement.
41:00Un juge a mis quelqu'un
41:00en prison
41:01pour ce motif-là.
41:03Et c'est là que le babelait,
41:03c'est que l'arsenal,
41:04on l'a,
41:05et que les peines,
41:06une fois de plus,
41:06ne sont pas prononcées
41:07et donc forcément
41:08pas exécutées.
41:09Merci à tous les quatre
41:10d'avoir été les invités
41:12de 120 minutes
41:12info week-end.
41:14Tout de suite,
41:15vous retrouvez Thomas Bonnet
41:16et ses invités
41:16dans Punchline.
41:17Thomas qui reviendra
41:18largement évidemment
41:19sur le match
41:21et la crainte des débordements.
41:23Bonne fin d'après-midi
41:23sur CNews.
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