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Jean-Marc Jancovici, ingénieur et président du Shift Project, livre une analyse sans filtre sur l'impuissance de notre classe politique face à la réalité physique et climatique. Lors de ses interventions sur la chaîne Thinkerview et sur la radio RTL, il démontre que les partis fonctionnent comme des éponges vides, incapables d'anticiper le long terme sans subir de crises majeures.
Entre planification écologique cosmétique et décisions absurdes sur la mobilité, découvrez pourquoi le débat politique actuel élude les vrais sujets énergétiques et comment les chocs internationaux forcent enfin l'État à réagir.
#Jancovici #Politique #Climat #Énergie #Crise
00:00 Intro
00:57 Jean-Marc Jancovici
10:40 Outro
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Selon Jancovici combien d'artisans manquent pour rénover les logements ?
➡ 200 000 artisans
À quel moment le Shift Project a-t-il démarré son plan ?
➡ Pendant le Covid.
Quel poids maximal de véhicule électrique Jancovici refuse-t-il d'autoriser ?
➡ Deux tonnes et demi.
Entre planification écologique cosmétique et décisions absurdes sur la mobilité, découvrez pourquoi le débat politique actuel élude les vrais sujets énergétiques et comment les chocs internationaux forcent enfin l'État à réagir.
#Jancovici #Politique #Climat #Énergie #Crise
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00:57 Jean-Marc Jancovici
10:40 Outro
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Selon Jancovici combien d'artisans manquent pour rénover les logements ?
➡ 200 000 artisans
À quel moment le Shift Project a-t-il démarré son plan ?
➡ Pendant le Covid.
Quel poids maximal de véhicule électrique Jancovici refuse-t-il d'autoriser ?
➡ Deux tonnes et demi.
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ÉducationTranscription
00:00On a l'impression que, vu des candidats et des candidats,
00:03quelque part, leur arrivée serait susceptible de changer du tout au tout
00:07le contexte international et le contexte physique dans lequel nous évoluons.
00:11Je ne sais pas, comme si une élection, par exemple, allait rouvrir le détroit d'Hormuz,
00:14arrêter le réchauffement climatique, tout d'un coup recréer du pétrole là où il n'y en a pas,
00:19et instantanément former 200 000 artisans nécessaires pour rénover les logements.
00:23Bien évidemment, tout ça n'arrive pas.
00:25Donc, les bonnes questions, c'est plutôt en quoi est-ce qu'une fois au pouvoir,
00:29vous allez être capable d'infléchir telle ou telle tendance ?
00:31Et on a l'impression que ces questions-là, en fait, elles n'ont pas beaucoup d'intérêt.
00:36Alors, on a l'impression qu'elles n'ont pas beaucoup d'intérêt pour les gens qui posent des questions,
00:38donc là, je retaquine un peu vos confrères qui s'occupent de politique,
00:42mais on a l'impression que ça n'intéresse pas beaucoup non plus les candidats,
00:45qui ne se pressent pas beaucoup.
00:46Alors, peut-être qu'ils n'ont pas d'idée, peut-être qu'ils n'y ont pas réfléchi, peut
00:48-être, etc.
00:49Et je dois dire personnellement que ça ne me rassure pas beaucoup.
00:57On va parler avec vous, politique, nous sommes à un an de la présidentielle.
01:01Jean-Marc, il y a une vraie course à la candidature.
01:03Qui va y aller ? Ça fait beaucoup causer.
01:05Il y a, selon vous, un vrai manque de fond dans le débat politique du moment ?
01:10Oui, si je peux me permettre de critiquer très, très gentiment quelques-uns de vos confrères,
01:14y compris ceux de cette excellente matinale qui, de temps en temps, cuisine quelques personnages politiques.
01:19On a l'impression que la question, c'est toujours, est-ce que vous allez y aller, est-ce que
01:23vous n'allez pas y aller ?
01:25Est-ce que vous allez être d'accord avec machin ou pas d'accord avec truc ?
01:29Mais on a l'impression que ça fait dramatiquement l'économie de qu'est-ce qui va se passer de
01:34différent une fois que vous serez aux manettes.
01:35Parce que, peut-être que c'est parce que dans ce pays, on attend trop l'homme ou la femme
01:39providentiel,
01:40mais on a l'impression que, vu des candidates et des candidats,
01:44quelque part, leur arrivée serait susceptible de changer du tout au tout le contexte international
01:50et le contexte physique dans lequel nous évoluons.
01:52Je ne sais pas, comme si une élection, par exemple, allait rouvrir le détroit d'Hormuz,
01:55arrêter le réchauffement climatique, tout d'un coup recréer du pétrole là où il n'y en a pas,
02:00et instantanément former 200 000 artisans nécessaires pour rénover les logements.
02:04Bien évidemment, tout ça n'arrive pas.
02:06Donc, les bonnes questions, c'est plutôt en quoi est-ce qu'une fois au pouvoir,
02:10vous allez être capables d'infléchir telle ou telle tendance ?
02:12Et on a l'impression que ces questions-là, en fait, elles n'ont pas beaucoup d'intérêt.
02:17Alors, on a l'impression qu'elles n'ont pas beaucoup d'intérêt pour les gens qui posent des questions.
02:20Donc là, je retaquine un peu vos confrères qui s'occupent de politique.
02:23Mais on a l'impression que ça n'intéresse pas beaucoup non plus les candidats,
02:26qui ne se pressent pas beaucoup.
02:27Alors, peut-être qu'ils n'ont pas d'idée, peut-être qu'ils n'ont pas réfléchi, peut-être
02:29etc.
02:30Et je dois dire personnellement que ça ne me rassure pas beaucoup.
02:33Comment changer la donne, du coup, Jean-Marc ?
02:35Comment amener du fond au débat ?
02:37Alors, les partis politiques, quand on regarde bien,
02:39ce n'est pas des think tanks, c'est des éponges.
02:42C'est-à-dire que ce n'est pas des endroits où se créent les idées,
02:44c'est des endroits où s'absorbent les idées.
02:45Parce qu'un parti politique, il faut le rappeler, c'est une machine à conquérir le pouvoir.
02:48Et ça n'est rien que ça.
02:50Ce n'est pas un laboratoire de recherche.
02:51Et ce n'est pas un endroit où on réfléchit plus qu'ailleurs.
02:54Enfin, en tout cas, on réfléchit à la conquête du pouvoir.
02:56Mais on ne réfléchit pas aux évolutions sociétales plus qu'ailleurs.
02:59Et donc, malheureusement, ce qui fait changer dans le monde politique,
03:02c'est la pression externe.
03:03Alors, la pression externe, il peut y en avoir de deux types.
03:05Il peut y avoir, quelque part, une pression citoyenne
03:09pour forcer les candidats à réfléchir plus.
03:12Voilà, on l'attend un peu quand même.
03:14Et sinon, il peut y avoir des événements extérieurs de type crise
03:17qui forcent à ce moment à se poser de grandes questions
03:19et qui rebattent les cartes.
03:21On l'a vu récemment avec la fermeture du détroit d'Hormouz.
03:24Tout d'un coup, des plans un peu dimensionnants
03:26dont on ne parlait pas beaucoup avant.
03:29La nécessité de passer à l'électrique dans la mobilité, par exemple.
03:32La nécessité de se débarrasser du gaz et du chouel dans le logement.
03:34Alors, on en parlait avant.
03:36Mais là, j'ai envie de dire, on en parle avec une intensité un peu plus élevée.
03:40Et tout d'un coup, on met en route des choses
03:42qu'on n'aurait peut-être pas mises en route par temps plus calme.
03:45Voilà, mais il n'y a que deux manières
03:47de faire changer le monde politique en démocratie.
03:49Si c'est les crises ou la pression populaire.
03:52Quand tu as une allocution de notre ministre de l'Industrie,
03:57de l'Économie ou de notre leader charismatique,
04:00le président Macron,
04:02quand tu les entends parler un petit peu de ton sujet
04:04ou d'anticipation ou de plans sur la comète
04:08ou de danses sur leur chaise,
04:11ça te provoque quel sentiment ?
04:14Alors, maintenant, tu t'es midi-tratisé
04:17à ce type d'intervention publique.
04:21Donc, ça ne te fait même plus réagir.
04:22Ou des fois, tu as quand même un petit pincement
04:25ou tu as un petit mot dans ta tête
04:27ou tu jures la main sur le cœur ?
04:30Alors, il faut reconnaître une chose.
04:32C'est que depuis un an...
04:33Ils essayent.
04:34Le contexte a quand même radicalement changé.
04:37À cause de la guerre.
04:39Probablement.
04:40On aura mis les yeux en face des trous.
04:41Probablement.
04:42Alors, au moment où, au chiffre project,
04:45on avait fait le plan de transformation
04:46de l'économie française,
04:47c'est-à-dire on l'a démarré au moment du Covid...
04:49Ils ont pris pour un guignol.
04:50Ce n'est pas du tout ça que j'allais dire.
04:52Ça, c'est peut-être vrai, mais...
04:53En fait, on a compris...
04:54J'ai compris un truc, de plus.
04:57C'est qu'en fait, un plan un peu massif
05:00de réorientation de l'économie,
05:02on ne le ferait que derrière un choc.
05:04C'est-à-dire que ce n'est pas en période tranquille
05:06qu'on décidera mardi matin
05:09alors que lundi était un lundi ordinaire.
05:12Tiens, tout d'un coup, paf, on va faire la révolution.
05:14Ce n'est pas comme ça que ça va se passer.
05:15Donc, en fait, on a compris un truc,
05:18c'est que ce qu'il fallait,
05:19c'était d'avoir les plans prêts
05:20pour le moment où il y aurait vraiment le choc
05:22qui allait déclencher la réorientation.
05:24Alors, je pense que la guerre en Ukraine
05:26a joué ce rôle-là.
05:27Le Covid ne l'a pas joué.
05:29Il a joué un rôle de réveil des consciences
05:32où un certain nombre de gens, dont moi,
05:34se sont dit qu'il faut absolument
05:35qu'on ait un plan prêt pour la prochaine fois.
05:37Enfin, qu'on ait le début d'une direction
05:39dans laquelle aller pour la prochaine fois.
05:41Et là, c'est un...
05:42Alors, ce n'est pas ce qui est en train de se passer,
05:44mais on commence à voir des choses.
05:45Par exemple, au sein du gouvernement,
05:48on a créé une administration dédiée,
05:50qui est le secrétariat général
05:51à la planification écologique.
05:52Il y a un numéro vert avec ou pas, non ?
05:54Il y a un numéro pas vert, je pense,
05:57qui est chargé...
05:57Maintenant, plus rien n'est payant
05:59dans les appels téléphoniques.
06:00Tout est compris dans les abonnements forfaitaires.
06:02Donc, le numéro vert n'a plus de sens.
06:04C'est bon pour les vieux comme nous,
06:06ça, le numéro vert.
06:06Surtout toi, non ?
06:07Surtout moi.
06:09Mais donc, c'est un organisme
06:14qui est chargé explicitement
06:15de penser le long terme
06:15et de penser le cadrage général.
06:17Et le profil des gens à l'intérieur ?
06:19Alors, c'est des fonctionnaires.
06:22Et en fait, c'est beaucoup des gens
06:23que je...
06:24Enfin, pour certains,
06:25leur nom m'était connu d'avant.
06:26Et c'est des gens qui réfléchissent
06:27à la question depuis un certain temps.
06:28Ils réfléchissent avec le même schéma ?
06:32On est capable de se parler.
06:34C'est-à-dire qu'ils comprennent
06:35mon cadre de raisonnement
06:38et quelque part, ils l'acceptent.
06:39Enfin, je veux dire,
06:40il y a une acceptation au moins partielle
06:42de ce cadre de raisonnement.
06:43D'accord ?
06:46Il y a quand même,
06:47dans la parole politique aujourd'hui,
06:49le sujet environnement-ressources
06:51qui est beaucoup plus présent
06:52que ça ne l'était.
06:54On a quand même fait un virage sur l'aile
06:57en ce qui concerne la manière
06:58dont on abordait le système électrique.
07:01On est quand même passé
07:02de Macron fermant Fessenheim
07:03à Macron disant...
07:04Qui aurait pu prédire.
07:06Oui, enfin, je vais quand même partir
07:08totalement à l'opposé, finalement.
07:11Ça s'appelle comment ça ?
07:12Au-dessus des toits,
07:13c'est une girouette ?
07:16Alors, c'est une girouette
07:16quand on fait ça tout le temps.
07:18Si on est un peu plus sympa,
07:20quand on fait ça une fois et pas deux,
07:21on peut se dire,
07:22c'est reconnaître ses erreurs.
07:22T'as déjà vu une girouette
07:23qui se prend une tatane de bourrasque ?
07:28Donc, il commence à y avoir
07:31au niveau des ministères
07:33des réflexions un peu opérationnelles.
07:35On va planter des arbres en sixième.
07:37Non, c'est pas ça.
07:37Oui, non, mais ça, c'est cosmétique.
07:38Ah oui.
07:39Ça fait rêver.
07:42On commence à s'intéresser un peu
07:44à l'avenir de la forêt française.
07:46J'avais trop tard.
07:47On est bien d'accord.
07:48Après 25 ans de rapports
07:50qui se sont empilés les uns sur les autres,
07:51qui disaient à peu près tous la même chose
07:53et qui sont restés d'être morts.
07:55Oui, mais ça y est.
07:57Alors, il a fallu qu'on se prenne des baffes.
07:59Les incendies, les squelettes,
08:01le dépérissement, etc.
08:02Mais ça commence à venir.
08:04L'agriculture,
08:05alors ça, c'est toujours électro-encéphalogramme plat.
08:07Le ministère de l'Agriculture
08:08est probablement celui
08:08qui est le plus en retard dans cette histoire.
08:11Et pourquoi ?
08:11Parce qu'il n'y a pas de solution
08:12à convertir de la calorie fossile ?
08:15J'y reviendrai après.
08:18On se perd un peu en conjecture.
08:21À l'industrie,
08:22ils ont commencé quand même
08:23à avoir à la fois un discours,
08:25une réflexion.
08:25Il y a un sujet sur les 50 sites
08:27les plus émetteurs de CO2.
08:29Sur certains de ces sites,
08:30il y a des plans industriels.
08:31Alors, ils ne se feront pas.
08:32Mais ce que je veux dire,
08:33c'est qu'on a commencé
08:33à descendre à l'étage en dessous.
08:35On a commencé à descendre
08:35un peu dans la soute
08:36et à commencer à réfléchir
08:37à un certain nombre de trucs
08:38qui sont opérationnels.
08:42Il y a toujours des choses
08:44qui partent dans le mauvais sens.
08:45Je le redis.
08:46Je ne comprends pas, par exemple,
08:47qu'on construise l'autoroute
08:48en Occitanie.
08:50C'est un truc
08:51qui n'a pas de sens pour moi.
08:53Il y a des aménagements.
08:57Je ne comprends pas, par exemple,
08:59quitte à partir
09:00dans la véhicule électrique,
09:01qu'on autorise
09:01des véhicules électriques
09:02de 2 tonnes et demie.
09:04On devrait...
09:040 à 100, 2 secondes,
09:05tu ne connais pas le plaisir,
09:06c'est pour ça ?
09:07Non, je ne connais pas le plaisir.
09:08Mais ce que je sais,
09:08c'est que les véhicules électriques,
09:09ils les font en priorité
09:10pour des gilets jaunes.
09:11Il ne les faut pas en priorité
09:12pour des gens
09:13qui ont mon pouvoir d'achat
09:14ou celui des gens
09:14qui peuvent s'acheter une Tesla.
09:17Alors, certes,
09:17c'est chez ces gens-là
09:19qu'on va faire la marge.
09:20Mais quand on regarde
09:21en termes de besoins globaux
09:22du pays,
09:23ce n'est pas là d'abord
09:23que ça doit aller.
09:24Est-ce qu'il faut protéger ?
09:25Mais il y a eu une réponse
09:27il n'y a pas longtemps
09:27sur le bonus écologique
09:29qui maintenant va intégrer
09:30l'empreinte carbone
09:31de fabrication des véhicules
09:32et qui va exclure justement
09:34les véhicules les plus lourds
09:35ou qui va avoir une espèce de...
09:38qui va inclure quelque part
09:39implicitement
09:39une espèce de bail européen acte.
09:42Donc, on commence à voir
09:43des prémices.
09:44Il y a eu un colloque
09:46il n'y a pas longtemps
09:46à l'Europe,
09:47alors ça, ce n'est pas la France,
09:48c'est l'Europe,
09:48où von der Leyen
09:49est quand même allé inaugurer
09:50une discussion
09:50sur la décroissance.
09:52Alors moi, je me méfie
09:52des grands mots.
09:53La décroissance, pour moi,
09:54ça veut tout dire et rien dire.
09:55On se méfie aussi
09:55de von der Leyen.
09:56Oui, mais il y a quand même
09:57un signal qui est envoyé.
09:58Ça veut dire
09:58vous avez le droit d'en parler,
09:59vous avez le droit d'y réfléchir,
10:00vous avez le droit
10:01de faire des propositions.
10:02C'est ça que ça veut dire
10:02en pratique.
10:03Ça ne veut pas dire
10:03j'ai tout compris.
10:04Ça veut dire le sujet
10:05est sur la table.
10:07On peut en parler,
10:08on peut prendre un angle différent
10:09sur l'avenir, etc.
10:10C'est ça que ça veut dire
10:11en pratique.
10:12Donc moi, je trouve...
10:13Alors, je ne suis pas en train
10:13de dire qu'on est sortis d'affaires.
10:14Ce n'est pas du tout ça
10:15que je suis en train de dire.
10:16Mais je trouve qu'il y a eu
10:17un tournant depuis un an
10:19ou un an et demi quand même.
10:20Et je pense effectivement
10:21que la guerre en Ukraine
10:22a dû jouer un rôle significatif
10:23là-dedans sur une partie
10:26des choses qui sont discutées,
10:30éventuellement décidées,
10:33éventuellement envisagées,
10:34qu'on n'avait pas avant.
10:35Il y a quand même eu
10:36une forme de libération
10:37de la parole
10:38sur un certain nombre de sujets.
11:16Abonnez-vous !
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