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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est 14h, bonjour, soyez les bienvenus. Je suis très heureux de vous accueillir pour votre 14h-15h.
00:06Je vous présente l'équipe qui m'entoure dans quelques instants, mais tout de suite, comme d'habitude,
00:09on commence par un premier tour dans la formation avec Sandra Tchumbo, que je salue en ce samedi. Bonjour Sandra.
00:17Bonjour Thierry, bonjour à tous. Une opération de recherche encadrée avec des citoyens est prévue cet après-midi pour retrouver
00:24Manon Rolando.
00:25Cette mère de famille de la région nantaise a été signalée disparue le 3 avril dernier.
00:30Son conjoint, un Algérien de 41 ans, connu de la justice pour des violences conjugales sur une ex-compagne,
00:35a été arrêté fin avril en Algérie. Il avait pris l'avion le 2 avril avec leur fille de 15
00:39mois.
00:39Une enquête a été ouverte pour meurtre et enlèvement.
00:42Pékin promet de punir sévèrement les responsables du drame meurtrier dans une mine de charbon hier soir au nord-est
00:48de la Chine.
00:49Le gouvernement a ordonné une campagne de répression à l'échelle nationale contre les activités minières illégales
00:54à la suite de l'explosion qui a fait au moins 90 morts.
00:57Au total, 247 mineurs se trouvaient sous terre au moment de l'accident.
01:02Et puis, ces images de joie des joueurs de lance s'accueillent en roi à Bollard
01:06après leur premier sacre en Coupe de France hier soir.
01:09Victoire 3-1 contre Nice.
01:12Des milliers de supporters lanceurs étaient présents dans le stade malgré l'heure tardive.
01:16Il était 4h10 du matin quand les hommes de Pierre Sage, auteurs d'une saison remarquable,
01:20ont pénétré sur la pelouse avant de faire un tour d'honneur de près d'une demi-heure.
01:24Merci, on est content quand le football se traduit par du football et du sport,
01:30sans heure, sans rien, et c'est formidable.
01:32Et on est très content pour les lanceurs.
01:35Merci beaucoup.
01:35Je présente l'équipe qui m'accompagne ce samedi.
01:39Myriam Djabadi-Larak, professeur d'économie, est avec nous.
01:43Bonjour.
01:44Mathieu, fidèle de cette émission, secrétaire général du millénaire.
01:47Bonjour mon cher Mathieu.
01:48J'accueille beaucoup de plaisir, David Leroux, superviseur national Alliance Police.
01:52Soyez le bienvenu mon cher David, sans oublier Sabrina Birlin-Bouillet.
01:56Bonjour Thierry.
01:57Bonjour, notre spécialiste police-justice.
01:59On va commencer justement avec vous, ma chère Sabrina.
02:01On va prendre la direction de Reims avec ce rassemblement de tuning illégal
02:06qui s'est déroulé cette nuit, un rassemblement qui a hélas mal tourné
02:10puisqu'une voiture a percuté plusieurs personnes et le bilan est important.
02:13Il est blessé dans deux grave moments.
02:15Qu'est-ce que l'on sait au moment où on se parle, Sabrina ?
02:17On sait que les faits se sont déroulés hier soir en pleine nuit
02:20dans la zone commerciale de la Neuvilette, sur la commune de Reims.
02:24C'est là que se tenait un rassemblement de tuning, un rassemblement illégal
02:28avec 200 à 300 participants quand une voiture a foncé sur un groupe.
02:33Selon les premiers retours policiers, il s'agirait d'un homme
02:35qui a perdu le contrôle de son véhicule.
02:378 personnes sont blessées, dont au moins 2 graves, en particulier un jeune homme de 18 ans
02:42qui a été grièvement blessé.
02:44Le conducteur, lui, il a été interpellé.
02:46On sait plus concernant son profil.
02:48C'est un trentenaire multirécidiviste concernant des infractions routières.
02:52Il était là encore sans permis et alcoolisé.
02:55Merci pour ces précisions, ma chère Sabrina.
02:57On va retrouver Frédéric Chénaud, représentant du syndicat de police alliance pour la Marne.
03:03Merci Frédéric d'être avec nous.
03:05On vient de voir le profil avec Sabrina Birlin-Bouillet,
03:08un chauffard multirécidiviste.
03:12Oui, bonjour.
03:14Déjà, je voudrais avoir une petite pensée pour tous les blessés
03:16de cette malheureuse tragédie de ce matin, enfin de cette nuit.
03:21Donc, en fait, c'est un lieu de rassemblement très connu à Reims
03:26où tous les vendredis soirs, on a des chauffards qui viennent
03:29et qui s'amusent à faire des drifts, comme ils appellent, dans cette zone commerciale.
03:36Donc, pas surpris.
03:39Quand on voit ce qui s'est passé, ça aurait pu être un bilan beaucoup plus lourd.
03:44Oui, effectivement, malgré la grave blessure de ce jeune homme,
03:49le bilan aurait pu être plus lourd.
03:50Quand on voit la vidéo, quand on voit la voiture,
03:53comment elle aurait pu se retrouver en contrebas
03:56où il y avait plein de spectateurs, on va dire.
04:00Et nous, Alliance Police Nationale, en fait, ce n'est pas la première fois
04:02que nous dénonçons cette situation.
04:05En septembre 2025, il y avait déjà eu un problème
04:09où il y avait eu un accident où il y avait eu quatre blessés légers.
04:11Donc, mes collègues étaient venus en sécurisation sur les week-ends d'après.
04:19Et en fait, c'est à ce moment-là que les collègues ont été pris à partie.
04:22Donc, déjà, on avait dit aux autorités locales
04:26qu'il fallait vraiment s'attaquer à ce phénomène récurrent et vraiment dangereux.
04:30Frédéric, question.
04:31En fait, pourquoi on laisse faire ?
04:34Eh bien, c'est difficile avec la liberté d'aller et venir dans cette zone commerciale.
04:40Il y a plusieurs accès.
04:42Et en fait, c'est très compliqué.
04:43Donc, après notre intervention, il y a eu des contrôles.
04:46Il y a eu des arrêtés qui ont été mis en place par la préfecture
04:50pour empêcher ce rassemblement.
04:51Mais bon, l'hiver, c'est toujours un peu plus compliqué pour ces gens-là de venir.
04:57Maintenant, bon, avec les beaux jours, c'est reparti.
05:00Merci pour ce témoignage, Frédéric Chénault,
05:02représentant du syndicat de police Alliance pour la Marne.
05:04Merci beaucoup.
05:05Réaction peut-être, David Léraud, par rapport à ce que vient de dire votre collègue du même syndicat, d'ailleurs.
05:10Mais je rejoins totalement les propos de Frédéric.
05:13Ces phénomènes-là, vous l'avez souligné,
05:17rassemblent assez régulièrement en divers points du territoire,
05:20à chaque fois, plusieurs centaines de personnes.
05:22Et je vous rappelle que sur ces communes...
05:23C'est un revue populaire.
05:24Sur ces communes comme Rennes, moi, je l'ai connu personnellement
05:27avec de très, très bons collègues à Carcassonne.
05:29Vous savez, quand vous avez deux patrouilles de police
05:32et que vous intervenez sur un rassemblement de plusieurs centaines de personnes
05:35pour relever des infractions et verbaliser,
05:38imaginez quand même l'ambiance, si je puis dire.
05:41Elle est électrique.
05:42Moi, j'ai vu des collègues qui étaient pris à partie,
05:44y compris des jets de projectiles, un individu qui a sauté sur le capot.
05:47Tout cela parce que des policiers du quotidien,
05:49ceux qui exercent les nuits dans nos communes de France,
05:51essayent de mettre fin à ce phénomène
05:53qui, on le voit, on le reverra encore,
05:56peut tourner au drame.
05:57Et c'est en ça qu'il faut être très vigilant,
05:59à rappeler à tout un chacun, ces jeunes, leurs parents, leurs proches,
06:02mais aussi des autorités, il faut taper fort.
06:04Il y a ces générateurs de drame
06:06et c'est devenu insupportable.
06:08Mais ce qui est terrible, c'est ce que disait votre collègue,
06:09c'est que le lieu, il est connu et surconnu.
06:11Et il ne se passe rien, on alerte, vous alertez,
06:14il ne se passe rien.
06:14Sabrina ?
06:15Oui, puis un mot sur les victimes,
06:16parce que vous avez vu, par rapport aux images,
06:18on voit la voiture,
06:20ça se trouve sur une zone commerciale
06:22où il y a plusieurs restaurants,
06:23dont un qui était ouvert hier soir.
06:24Et il est possible que certaines des victimes
06:26qui ont été fauchées n'étaient pas des participants au tuning,
06:30mais des clients qui sortaient du restaurant.
06:32Donc vous voyez, des victimes
06:33qui n'ont absolument aucun rapport
06:35avec ce rassemblement illégal.
06:37On va changer de sujet,
06:38mais on continue avec vous,
06:39Sabrina Birlin-Bouillet.
06:39Je voyais que l'on revienne sur ce qu'on appelle
06:41le scandale du péris scolaire à Paris,
06:43dont on parle beaucoup,
06:44qui touche énormément les Français.
06:46Ça se passe à Paris,
06:47mais ça pourrait se passer également ailleurs.
06:48Et c'est important de le préciser.
06:50On a appris que dans cette affaire,
06:51deux animateurs ont été écroués hier, Sabrina.
06:53Oui, ça concerne l'enquête qui a été ouverte
06:55sur l'effet d'abus sexuels du péris scolaire
06:57concernant les écoles de Saint-Dominique,
06:59Rappes et La Roche-Foucault,
07:00toutes situées dans le 7e arrondissement de Paris.
07:03Sur les 16 personnes qui ont été placées
07:05en garde à vue mercredi,
07:06trois d'entre elles ont été déférées
07:08devant les juges d'instruction.
07:09Il s'agit de deux hommes et une femme,
07:11tous animateurs périscolaires.
07:13Ils sont âgés entre 30 et 51 ans.
07:15Ils sont soupçonnés d'avoir commis des gestes
07:17à caractère sexuel sur les enfants.
07:19Alors, on apprend aujourd'hui
07:20que les deux hommes ont été mis en examen pour ces faits.
07:23Ils ont été placés en détention provisoire.
07:25Quant à la femme, l'animatrice,
07:27elle est placée sous le statut de témoin assisté
07:29à ce stade de l'enquête.
07:31Les 13 autres gardés à vue,
07:3313 sur 16, ont été libérés,
07:35selon le parquet de Paris.
07:36Il n'a pas pu être retenu de charges suffisantes
07:39pour caractériser une infraction pénale.
07:41Comprenez qu'il n'y a pas eu assez de preuves,
07:43d'éléments pour aller plus loin les concernant.
07:45Ça, c'est la situation pour le moment.
07:47Il faut savoir que ce sont 44 enfants
07:49qui ont été auditionnés dans le cadre de cette enquête.
07:52Les investigations, elles continuent
07:54sous la direction de deux juges d'instruction.
07:56Myriam, en tant que professeur d'économie,
07:58je sais que le sujet vous touche personnellement.
08:02C'est un sujet très émotionnel.
08:04On parle d'enfants,
08:05on parle de la protection de nos enfants,
08:07de vos petits-enfants peut-être.
08:10Ça nous touche tous, parce qu'on a une projection.
08:13Derrière ça, c'est la question du contrôle de l'adulte
08:16dans un milieu scolaire,
08:17sans céder non plus à la folie.
08:19Mais c'est les chiffres qui sont effrayants.
08:21Sans établissement,
08:22une centaine d'établissements,
08:2584 maternelles.
08:26Ça veut dire que le reste, c'est en élémentaire.
08:28On pourra toujours dire,
08:30le coupable, il faut de toute façon
08:32identifier très clairement les responsabilités
08:34pour ne pas très facilement sombrer
08:38dans le confort de l'irresponsabilité.
08:41Mais au premier chef,
08:42il me semble que le périscolaire
08:43est du ressort de la municipalité
08:45et que la municipalité est du ressort du maire.
08:48Les maires d'arrondissement
08:49et puis ensuite le maire de Paris.
08:50Et également,
08:52vous receviez une invitée mercredi soir
08:54qui est responsable d'une association
08:56qui a alerté.
08:57Elle donnait des chiffres encore plus effrayants
08:58en expliquant que ce n'est pas isolé à Paris.
09:01Non, non, c'est pour ça que je l'ai dit
09:02en point en vue, d'ailleurs.
09:03Et donc, effectivement,
09:04ça s'est sème partout.
09:05Donc, c'est un scandale d'État.
09:07Alors, effectivement,
09:08on parle de manque de moyens.
09:11Mais ça, je n'y crois pas
09:12et c'est complètement irrationnel,
09:14j'ai envie de dire,
09:15puisque je rappelle que le budget de l'État
09:17inclus, périscolaire,
09:18est un des budgets les plus importants,
09:20le premier budget de l'État,
09:22proportionnellement.
09:23Et puis, deuxièmement,
09:25oui, il y a une pénurie d'animateurs.
09:27Est-ce une raison pour contrôler moins
09:30les CV ou la norme ?
09:32Parce que les normes,
09:33on en a un, pareil.
09:34L'arsenal législatif existe.
09:36On sait qu'on doit contrôler
09:37les personnes qui sont en contact
09:38des enfants.
09:39Donc, à un moment,
09:41il faut identifier les responsabilités,
09:43mettre en place un diagnostic
09:45et puis prendre les mesures
09:45qui sont nécessaires.
09:46On parle de nos enfants.
09:48On parle de personnes
09:49qui ne sont pas capables
09:50de dire si, effectivement,
09:51qu'est-ce qui leur est arrivé,
09:53s'il y a eu violence sexuelle,
09:54violence physique.
09:56Parce que là, en plus,
09:5631% sont des violences sexuelles.
09:58Donc, encore plus difficilement.
10:00Qu'est-ce qu'ils vont devenir
10:01dans 5, 10 ans, 15 ans, 20 ans ?
10:03Donc, avec un minimum d'empathie,
10:06on ne peut pas évoquer ce sujet
10:07sans avoir l'arme à l'œil
10:08et puis surtout,
10:09sans se poser des questions existentielles
10:10de notre vie et de l'éducation en France.
10:13Et Mathieu, pourquoi silence aussi ?
10:14Parce que les choses se savaient.
10:16Et c'est ça qui est terrible
10:17et c'est ce qui est le plus scandaleux
10:18dans la question du scandale du périscolaire.
10:20En fait, c'est que vous avez aujourd'hui,
10:22on a demandé à l'Église catholique,
10:24par exemple, de faire un énorme travail d'introspection
10:26et ça a donné lieu d'ailleurs
10:28au rapport Sauvé de 2021.
10:30On n'a jamais,
10:31et les responsables politiques
10:32qui sont, comme vous l'avez rappelé,
10:34donc municipaux, les maires, etc.,
10:36n'ont jamais osé rompre l'OMERTA
10:39et en règle générale,
10:40ils sont plutôt responsables de l'OMERTA.
10:42Et je vous donnais un exemple
10:44pour ce qui est de Paris,
10:45le cas que je connais le mieux,
10:46c'est qu'on a aujourd'hui Emmanuel Grégoire
10:48qui se dit ni responsable,
10:50ni compétent,
10:51ni responsable
10:52parce que ce n'est pas lui qui recrute
10:54les agents du périscolaire à Paris
10:55et ni compétent
10:56parce que c'est une compétence
10:57qui est partagée
10:58avec les maires d'arrondissement.
10:59Mais dans ces conditions-là,
11:00on se dit,
11:00mais si vous n'êtes ni responsable,
11:02ni compétent,
11:03à quoi servez-vous ?
11:04Qu'est-ce qu'il fait
11:05qu'on devrait voter pour vous ?
11:06C'est ça aujourd'hui
11:07qui est insupportable.
11:07Et quand vous prenez,
11:08il y avait cette semaine,
11:10le Conseil de Paris,
11:11j'ai regardé sur le débat
11:11du périscolaire,
11:12vous avez d'un côté la droite
11:13avec Inès de Ragnel
11:15qui pose une question
11:15très précise
11:16sur le cas de l'école de Belzins
11:17qui dit,
11:18mais il y a un agent
11:20qui a été du coup
11:22incriminé
11:23qui était fonctionnaire.
11:24Or, vous aviez dit,
11:25M. Emmanuel Grégoire,
11:27qu'il était vacataire.
11:28Est-ce que vous pouvez préciser
11:29ce point ou pas ?
11:30Avez-vous menti ?
11:31Avez-vous dissimulé ?
11:32En fait, c'est l'inverse.
11:33Il avait dit
11:34qu'il était fonctionnaire
11:35et que ça l'obligeait
11:37à le reprendre
11:37dans une autre école.
11:38Il disait qu'elle a vérifié
11:39qu'il était vacataire.
11:40Donc, il n'y avait pas
11:41d'obligation contractuelle.
11:41Et donc, voilà.
11:42Et donc, il pose la question.
11:43Il ne répond pas sur le fond.
11:45Ensuite, après,
11:45pour ne pas faire de pub
11:46qu'à la droite,
11:47Sophia Chikirou,
11:48elle est fille du coup
11:49au Conseil de Paris,
11:50dit à M. Grégoire
11:51mais la ville de Paris
11:52ne respecte pas
11:53les taux d'encadrement,
11:54c'est-à-dire le nombre d'agents
11:55par rapport au nombre d'élèves,
11:56enfin, le nombre d'enfants.
11:57Est-ce que vous pouvez
11:58juste préciser ce point ?
11:59C'est quoi le taux d'encadrement
12:01du périscolaire à Paris ?
12:02Il ne répond pas non plus
12:03sur cette question.
12:03C'est ça qui est insupportable.
12:05C'est qu'on a demandé
12:05un travail de fourmi
12:07à l'Église catholique
12:08parce que c'est l'Église catholique,
12:10parce qu'elle est présumée coupable
12:11par essence,
12:12en tout cas,
12:12l'institution est présumée coupable.
12:15En revanche,
12:16silence et omerta totale
12:18sur le périscolaire
12:19dans le public à Paris,
12:20c'est insupportable.
12:21On va changer de sujet.
12:22Je vais vous faire agir,
12:23David Leroux.
12:24Ce sont des chiffres
12:25pour le peu inquiétants.
12:27C'est moins qu'on puisse dire.
12:28Chaque année,
12:2997 mineurs sont mis en cause
12:30dans des affaires d'homicides.
12:32C'est ce que révèlent
12:33les derniers chiffres
12:34de la sécurité intérieure.
12:35On voit tout cela avec Célia Barotte
12:37et on ouvre le débat
12:38avec vous
12:39et avec nos autres invités.
12:41En 2025,
12:42les services de police
12:43et de gendarmerie nationale
12:44ont enregistré
12:45près de 300 000 victimes mineures,
12:47soit une augmentation
12:48de 77% en 10 ans.
12:51En revanche,
12:51la part des mises en cause mineures
12:53a diminué de 15%
12:54sur cette même période,
12:55mais elle reste tout de même importante.
12:58L'an dernier,
12:59les autorités ont enregistré
13:00232 300 mineurs mis en cause.
13:02Les infractions qui les concernent
13:04sont de différentes natures.
13:05Par exemple,
13:0631% d'entre eux
13:07ont été mis en cause
13:08pour des actes portant atteinte
13:10ou visant à porter atteinte
13:11à la personne,
13:1216% pour des infractions
13:13liées aux stupéfiants
13:14ou à d'autres substances psychoactives
13:16ou encore 9%
13:18pour des infractions
13:19à caractère sexuel.
13:20Dans le détail,
13:21par rapport à 2016,
13:23le nombre de mineurs
13:24mis en cause
13:24pour infractions
13:25à caractère sexuel
13:26a augmenté
13:26de plus de 132%,
13:29majoritairement
13:29pour des actes
13:30visant d'autres mineurs.
13:31Augmentation également
13:32de plus de 6%
13:34pour les violences physiques
13:35commises par des mineurs.
13:36Sur cette même période,
13:38les services de sécurité intérieure
13:39ont enregistré
13:4097 mineurs
13:41mis en cause
13:42en moyenne par an
13:42pour homicide
13:43et le nombre
13:44de tentatives d'homicide
13:45a presque doublé.
13:47Enfin,
13:47même si le nombre
13:48des mineurs
13:48mis en cause
13:49pour atteinte aux biens
13:49et usage de stupéfiants
13:51ont diminué,
13:51respectivement,
13:52de 41%
13:53et 58%,
13:55celui des mises en cause
13:56pour trafic
13:57a augmenté
13:57de 55%.
13:59Vous confirmez tout ça,
14:00David Leroux,
14:01évidemment,
14:01parce que c'est votre quotidien.
14:02Je le confirme.
14:04Mes collègues de terrain
14:04comme mes collègues
14:05dans les services
14:06d'investigation
14:07sont de plus en plus
14:08confrontés
14:09à des mineurs,
14:10que ce soit en volume
14:12de mise en cause
14:13concernée,
14:14mais aussi des mineurs
14:15de plus en plus jeunes
14:16et des faits
14:17de plus en plus graves.
14:18Donc,
14:18on est dans une spirale négative
14:20et je crois qu'aujourd'hui,
14:22s'il n'y a pas
14:22une prise de conscience
14:23avant qu'il ne soit trop tard,
14:25ce qui n'est pas déjà trop tard,
14:26David.
14:26Il n'est jamais trop tard.
14:27Ça, c'est côté positif des choses.
14:29Mais le constat, il est là.
14:30Le constat est là,
14:31mais il n'est jamais trop tard.
14:31Sinon,
14:32il n'y aurait pas un policier
14:33qui irait travailler
14:34toutes les nuits,
14:34les week-ends,
14:35les jours fériés,
14:35tous les jours que Dieu fait.
14:36Il n'y aurait pas des policiers,
14:38des infirmiers,
14:39des soignants,
14:39des éducateurs,
14:40des enseignants
14:41qui iraient au travail
14:43faire en sorte
14:44que cette jeunesse
14:45justement retrouve des repères.
14:47Donc,
14:48il n'est pas trop tard.
14:49Par contre,
14:49il faut une prise de conscience.
14:50il faut un véritable,
14:51ce que nous,
14:52à Alliance,
14:52on appelle un électrochoc
14:53de sécurité.
14:55Parce que la sécurité,
14:56ce n'est pas un gros mot.
14:57La sécurité,
14:58c'est notre patrimoine commun.
14:59Donc,
14:59quand on voit qu'aujourd'hui,
15:01à force de reculer,
15:03à force de fermer les yeux,
15:05on est en train de créer
15:06une frange de cette population,
15:08de cette jeunesse,
15:09une frange de cette jeunesse,
15:10on est en train de créer nous-mêmes
15:11par ces reculades incessantes,
15:13par le fait de ne pas vouloir
15:15affronter la réalité,
15:17on est en train d'en créer
15:18une délinquance d'habitude
15:20chez des gamins
15:21qui ne sont pas nés délinquants,
15:23mais le deviennent.
15:25C'est quand vous dites
15:26de plus en plus jeunes,
15:27on arrive à quel âge,
15:28là,
15:29maintenant ?
15:30Vous avez des délinquants
15:31très violents
15:31à 12-13 ans.
15:3212-13 ans.
15:33Vous savez,
15:33il n'y a pas si longtemps que ça,
15:35déjà,
15:35on avait de sacrés clients,
15:36si vous me permettez l'expression
15:37de 15-16 ans.
15:39Aujourd'hui,
15:39on a des gamins
15:40de 12-13 ans
15:40qui sont capables
15:43de poignarder
15:44d'une violence extrême,
15:46même avec les poings.
15:47Évidemment,
15:48je ne vous parle pas
15:48du vocabulaire
15:49vis-à-vis des enseignants,
15:50même des poings.
15:51Je n'ai même pas osé
15:51vous poser des questions
15:52sur le vocabulaire,
15:53évidemment.
15:53Mais il n'est pas trop tard.
15:56Madame ?
15:57Moi,
15:57je souscris complètement.
15:59Il n'est pas trop tard
16:00parce qu'on ne peut pas
16:01faire autrement.
16:01On ne peut pas dire
16:02qu'il est trop tard
16:02parce que sinon,
16:03ça veut dire
16:03qu'on se résout
16:04à une génération
16:05et à une vie
16:06où tout est noir.
16:08On n'a plus qu'à plier bagage,
16:10fermer la porte
16:10et puis changer de pays.
16:11Je ne crois pas
16:12que l'herbe
16:13soit plus verte ailleurs
16:14parce que cette violence,
16:15cette ultra-violence
16:16chez les jeunes,
16:17elle n'est pas franco-française.
16:18Elle est également européenne.
16:20On voit bien
16:20que la violence
16:21chez les ultra-jeunes,
16:22le passage de la délinquance
16:23à la violence
16:25existe partout
16:25dans nos pays voisins.
16:27Maintenant,
16:27ce qu'on remarque ici,
16:29c'est la place de l'école,
16:30la place centrale de l'école
16:32pour combattre ces mots.
16:33Alors, un jeune,
16:34quand il n'est pas...
16:34Sauf que vous,
16:35en tant qu'enseignante,
16:35ne pouvez pas vous substituer
16:36au rôle des parents.
16:38Parfois,
16:38c'est ce qu'on vous demande.
16:39Mais c'est déjà trop tard.
16:40C'est déjà trop tard.
16:41Alors, c'est pour ça
16:42qu'il faut ce triptyque
16:43dont vous l'avez répété
16:44cette fois dans votre plateau,
16:45éducation, justice, sécurité.
16:47Mais un jeune
16:48qui n'est pas en classe,
16:49où il est ?
16:50Où est-il ?
16:51Qu'est-ce qu'il fait ?
16:52Et donc, vous voyez,
16:53je parlais à vos équipes,
16:55vos hôtes d'accueil
16:56qui sont ici étudiants
16:57et la première question
16:58que je leur pose,
16:59c'est qu'est-ce que vous faites ?
16:59Certains m'ont dit
17:00j'ai pas eu ce que je voulais
17:01comme étude sur Parcoursup
17:03et donc je fais un job.
17:04Mais parce que peut-être
17:05il a été suffisamment formé,
17:07en fait, tout le souci,
17:08c'est le désœuvrement
17:09de nos jeunes.
17:09Et donc, la gageur
17:11pour nous aujourd'hui,
17:12c'est de les œuvrer,
17:13de leur donner affaire.
17:14Quand on a un jeune,
17:15par exemple,
17:16qui est pour X ou Y raison,
17:19qui est tombé
17:19de l'autre côté,
17:21du mauvais côté
17:21et qu'il est arrêté.
17:23Les comparutions immédiates,
17:24vous me le direz,
17:25ont augmenté,
17:26que je sache.
17:26Bon, donc ça déjà,
17:28c'est un point positif.
17:29Maintenant, derrière,
17:30est-ce qu'effectivement,
17:30quand on est en même temps
17:32le multirucidivisme également
17:33a augmenté ?
17:34Je crois que c'est
17:35la première sanction
17:36qui n'est pas bonne
17:37parce qu'elle n'est pas exemplaire.
17:38Si à la première sanction,
17:40on réintègre, en fait,
17:42ce qui a été fait
17:43dans la société,
17:44d'abord, ça donne
17:45un exemple aux autres.
17:46Là où la violence
17:47est devenue une violence
17:48de groupe
17:48et une violence identitaire
17:49et une violence
17:50de personnalité,
17:51puisque je veux montrer,
17:53regarder, etc.,
17:54puis de réseaux sociaux,
17:55ça renvoie également
17:56un message.
17:57Donc moi, je crois vraiment
17:59au réèvrement
17:59de nos jeunes,
18:01à l'application
18:01des sanctions tout de suite
18:03et de ne pas laisser le temps.
18:04Et puis derrière,
18:04surtout, je finis juste
18:06avec ça,
18:06c'est le suivi
18:07des jeunes
18:08qui ont été arrêtés
18:08une fois parce qu'ils ne sont
18:09pas suivis.
18:10Et donc, ils recommencent.
18:11C'est cet investissement
18:12dans le poste carcéral
18:13ou le poste parquet,
18:14je ne sais pas comment
18:15on peut appeler ça,
18:16qui permettrait peut-être
18:17de faire descendre
18:18juste mécaniquement
18:19et qu'on ne récidive pas.
18:21Alors, j'ai un discours
18:21un peu optimiste
18:22comme monsieur,
18:23la réalité est moins heureuse.
18:24Ce n'est pas ça la réalité.
18:26Les chiffres parlent d'eux-mêmes
18:27d'ailleurs.
18:27Mathieu.
18:28En effet, l'un des problèmes
18:29que vous avez soulignés
18:30et qui est important
18:31sur la question de la justice
18:32des mineurs
18:33et sur la réponse pénale
18:34adossée aux mineurs
18:35et nous, on a travaillé
18:35sur cette question-là,
18:37c'est qu'en fait,
18:37vous avez une justice
18:38qui, effectivement,
18:39par le biais des comparutions
18:40immédiates,
18:41est rendue plus rapidement
18:42et on l'a vu notamment
18:43dans le cas des émeutes
18:43de 2023.
18:44On avait fait un comparatif
18:45entre les émeutes de 2023
18:46et les émeutes de 2005.
18:48Savez-vous que sur les émeutes
18:49de 2005,
18:49il n'y a que 20%
18:51d'émeutiers
18:52qui sont mineurs.
18:53En 2023,
18:54on est passé
18:55à plus de 55%.
18:57Donc, c'est-à-dire
18:57qu'en fait,
18:58on a cette fameuse
18:58juvénilisation
18:59de l'ultra-vulence
19:00puisque les émeutes,
19:02c'est quasiment
19:03ce qu'il y a de plus
19:03violent à faire possible
19:05en termes de rupture
19:08du sens commun.
19:08Et sur la question
19:10de la réponse
19:10aux émeutes
19:11de l'été 2023,
19:13on avait eu 60%
19:14de comparutions immédiates.
19:15Donc, ce qui veut dire
19:16que plus d'un jeune sur deux
19:18a été jugé
19:19en moins de 48 heures,
19:20ce qui est bien.
19:21Le problème,
19:21c'est les peines
19:22qui ont été prononcées
19:23par les juges
19:24parce qu'aujourd'hui,
19:25je suis désolé,
19:25quand vous caillassez
19:27des policiers,
19:28quand vous vous en prenez
19:29aux forces de l'ordre,
19:30c'est entre 5 ans
19:30et 10 ans de peine encourue.
19:32Quand vous saccagez une école,
19:34c'est 5 ans de peine encourue.
19:35Le problème,
19:36c'est que les peines prononcées
19:37sur lesquelles nous
19:38on avait travaillé en 2023,
19:39c'était moins de un an
19:40en moyenne,
19:40c'était 9 mois
19:41en moyenne
19:42de peine prononcée
19:43par le juge.
19:43En France,
19:44quand la peine prononcée
19:45par un juge
19:45est inférieure à un an,
19:47vous avez systématiquement
19:48une alternative
19:49à la prison
19:49et vous ne passez pas
19:50par la casse-prison.
19:51Et donc,
19:51vous vous retrouvez
19:52dans une situation
19:52qui est complètement incohérente,
19:54c'est que vous avez des jeunes
19:55qui ont attaqué
19:55les forces de l'ordre
19:56à l'été,
19:57qui sont jugés rapidement,
19:59c'est vrai,
19:59mais qui en fait
20:00ne vont même pas en prison.
20:01Et donc en fait,
20:02ça invite à recommencer.
20:03Et puis de toute façon,
20:04s'ils sont mineurs,
20:04la plupart du temps,
20:05c'est des mesures éducatives,
20:06c'est des stages de citoyenneté,
20:07et vous voyez,
20:08c'est des sanctions éducatives.
20:09Ils tremblent déjà.
20:10C'est quand même,
20:13comparaison aux violences commises,
20:14c'est léger,
20:15mais on retrouve des jeunes
20:17un peu partout maintenant,
20:18c'est-à-dire dans le narcotrafic.
20:19Bien sûr que les grosses têtes
20:20sont des majeurs,
20:21mais ceux qui opèrent
20:23les petites mains,
20:23disons,
20:24sont des mineurs.
20:24On se souvient à Marseille,
20:25le règlement de compte
20:26avec quel âge avait le jeune
20:28qui a tué ce...
20:30De mémoire en tout cas,
20:31une des victimes
20:32qui semblerait-il
20:33serait impliquée
20:33avait 13 ans.
20:34Oui, c'est ça.
20:34Vous voyez,
20:35donc c'est des âges
20:36très jeunes
20:38dans le narcotrafic.
20:39On le retrouve
20:39dans les home jacking,
20:40de plus en plus de mineurs
20:42également,
20:42dans les émeutes,
20:43vous avez raison.
20:44Donc voilà,
20:45on les retrouve quand même
20:46dans plein de domaines,
20:47dans les violences,
20:48en tout cas faites aux personnes.
20:49Ce sont des violences
20:50relativement graves,
20:51même très graves.
20:51Le problème, David,
20:52ce n'était pas le cas avant
20:53avec les mineurs.
20:54Exactement.
20:54Le problème, David,
20:55c'est que quand on parle
20:56de jeunes mêlés au narcotrafic,
20:58c'est que les narcotrafiquants
20:59se substituent,
21:00ont un rôle social.
21:01Et donc,
21:01on parle d'argent facile
21:03pour ces jeunes
21:03qui ont 12 ans
21:05ou 13 ans
21:06vient de l'évoquer
21:06très justement,
21:07Sabrina,
21:08et parfois,
21:09pourquoi aller à l'école
21:11si on gagne 200, 300, 400 euros
21:12dans la journée ?
21:13Alors c'est exact,
21:14mais je le redis,
21:15là vous êtes en train
21:16effectivement de parler
21:16de juvénisation
21:18et d'enfants de 12-13 ans.
21:19Mais je crois que le problème,
21:20il faut le prendre dans la racine.
21:21Moi, je connais le maire
21:23de Narbonne
21:23qui par exemple,
21:24en partenariat
21:25avec le procureur
21:26de la République,
21:27fait comparaître
21:28des parents
21:28dont les enfants,
21:29dans les écoles primaires,
21:32sont victimes,
21:33parce que ce sont des victimes
21:34d'absentéisme scolaire.
21:3512-13 ans déjà,
21:37il est presque pas trop tard.
21:38Mais c'est déjà
21:39bien en train de dire
21:40ce système.
21:41Et vous le soulignez,
21:43en fait,
21:43c'est toute la société
21:44qui doit se mobiliser.
21:45Donc un maire
21:46peut avoir un rôle,
21:47la police doit avoir un rôle,
21:48l'éducation nationale
21:49doit avoir un rôle,
21:49mais là,
21:51vous l'avez dit,
21:51et je pense à l'Alliance
21:52Police Nationale,
21:53on a quand même
21:54bien visé
21:55que le point le plus faible
21:57et le plus défaillant,
21:57c'était la réponse judiciaire.
21:59parce qu'un gamin de 15 ans,
22:01quand il commet une infraction,
22:03un délit assez sérieux,
22:04que son dossier
22:05ait été étudié
22:0518 mois après
22:06et que la peine effective,
22:08effectivement,
22:08est une peine de papier
22:09et puis qu'il se retrouve majeur,
22:11enfin,
22:12on a échoué.
22:12Et qui avait retoqué,
22:14justement,
22:15le Conseil Constitutionnel ?
22:16Alors,
22:17cette fameuse ordonnance
22:18de 45
22:19qu'on a retouchée
22:20par-ci,
22:20par-là,
22:21je crois qu'aujourd'hui,
22:21il faut totalement
22:23la déboussiérer
22:23et puis je crois carrément
22:24qu'il faut la supprimer.
22:25Mais le but du jeu
22:26n'est pas de faire de la France
22:27une prison à ciel ouvert
22:28pour les enfants.
22:29Mais je crois
22:30qu'à force de renoncement,
22:32on a ce qu'on mérite
22:33avec cette société
22:34qui s'enfonce
22:34dans une ultra-veillance
22:35de plus en plus jeune,
22:36de plus en plus féminine aussi.
22:37C'est particulièrement inquiétant.
22:39Ce n'était pas le cas
22:39il y a quelques années.
22:40Donc,
22:41il faut revoir ça,
22:41tout cela,
22:42de fond en comble
22:42si on ne veut pas,
22:43effectivement,
22:44se condamner nous-mêmes
22:45à vivre dans cette société
22:47et à formater
22:48une partie de nos jeunes
22:49à être des délinquants
22:50d'habitude
22:50qui ne respectent rien.
22:51Alors,
22:52puisqu'on a parlé
22:52du Conseil Constitutionnel,
22:53on va parler des zones
22:54à faible émission
22:55et qui a retoqué ?
22:58Le Conseil Constitutionnel.
22:59Le cavalier législatif.
23:00Le cavalier législatif.
23:01Ah oui, pardon.
23:01Le cavalier législatif.
23:03Pardonnez-moi,
23:03j'étais trop direct.
23:05On va en parler
23:06dans quelques instants.
23:07Restez-nous fidèles.
23:07et on se retrouve dans quelques secondes.
23:09À tout de suite.
23:11Et nous poursuivons
23:13nos échanges
23:14jusqu'à 15h
23:15dans ce 14-15
23:17de ce samedi.
23:18On va revenir
23:19sur un sujet sensible
23:21qui fait beaucoup,
23:22mais beaucoup réagir.
23:23C'est moins qu'on puisse dire.
23:24Ce sont ces fameuses zones
23:26à faibles émissions.
23:28Et cette décision
23:29dont on parlait
23:29juste avant la pause pub
23:30du Conseil Constitutionnel.
23:32Vous le savez,
23:33les parlementaires
23:33avaient choisi
23:34de les abroger
23:35et toque
23:36le Conseil Constitutionnel
23:38a décidé
23:39tout le contraire.
23:40Qui dirige
23:41en France ?
23:42Est-ce que ce sont
23:42les députés ?
23:43Est-ce que ce sont
23:43les sénateurs ?
23:44Ou est-ce que ce sont
23:45les neuf sages ?
23:46On est peut-être
23:46en droit de se poser
23:47la question.
23:47On va voir tout ça
23:48avec Florian Doré.
23:52Leur disparition
23:52n'aura été
23:53que de courte durée.
23:54Les ZFE,
23:55zone à faible émission
23:56avaient été supprimées
23:57par les parlementaires
23:58il y a plus d'un mois.
24:00Mais ce jeudi,
24:01le Conseil Constitutionnel
24:02a finalement tranché
24:03et a décidé
24:04de censurer ce vote.
24:05Une décision
24:06déjà contestée.
24:08Je pense que
24:09le Conseil Constitutionnel
24:10a tort
24:11et affaiblit
24:11beaucoup son autorité
24:12en se comportant ainsi.
24:13Il contraigne
24:14la volonté
24:15exprimée par le peuple.
24:16C'est quand même
24:16très problématique.
24:18Si le Rassemblement National
24:19demande sa suppression,
24:21les socialistes
24:21et les écologistes
24:22souhaitent le maintien
24:23du dispositif
24:24tandis que
24:25la France Insoumise
24:26appelle à mettre
24:26en place des alternatives
24:28plus adaptées
24:29aux besoins
24:29des automobilistes.
24:30Je pense que
24:31c'est reculer
24:32pour mieux sauter
24:32parce que
24:33ces ZFE
24:34elles ne sont pas
24:36bien pensées.
24:37Elles sanctionnent
24:38bien davantage
24:39les ménages
24:40les plus pauvres
24:41qui n'ont pas
24:41les moyens
24:42de changer
24:43leur voiture.
24:44Et donc
24:44je pense que
24:45c'est faire
24:46de l'écologie punitive
24:47là où on devrait
24:48repenser
24:49notamment l'accès
24:50aux services publics
24:51et aux services publics
24:52de transport
24:52en fournissant
24:53des alternatives
24:54qui sont
24:56accessibles financièrement
24:57c'est-à-dire
24:58gratuites
24:58pour les plus précaires
24:59gratuites
25:00pour les jeunes
25:00avant de dire
25:02de tout de suite
25:03sanctionner
25:04ceux qui ont
25:04une vieille voiture
25:05et qui n'ont pas
25:05les moyens
25:05de la changer.
25:06Avec cette réhabilitation
25:07ce sont près
25:08de 3 millions
25:09de véhicules polluants
25:10qui ne pourront
25:11plus circuler
25:12dans les 25 ZFE
25:13déjà en vigueur
25:14comme à Paris
25:15ou à Lyon.
25:16Vous avez reconnu
25:17la voix de Sharon Camara
25:18et non pas de Florian Doré.
25:19Pour une fois
25:20je le disais
25:20Mathieu Hoc
25:21Marine Le Pen
25:22et Manon Bamboui
25:23sont d'accord.
25:24C'est quand même
25:25assez rare pour le souligner.
25:26En effet
25:26parce qu'il y a
25:26une opposition
25:28des deux
25:28de la France Insoumise
25:29et du Rassemblement National
25:30au dispositif
25:31en lui-même
25:32des ZFE
25:32pour les arguments
25:33qu'a développé
25:34Marine Le Pen
25:35et également Manon Aubry
25:36et qui sont des arguments
25:37de bon sens
25:38c'est-à-dire qu'on ne va pas
25:39aujourd'hui interdire
25:40à des gens
25:41de pouvoir se rendre
25:41dans certains centres-villes
25:43de la métropole
25:44à côté de laquelle
25:46ils habitent
25:46alors même
25:47qu'ils n'ont pas
25:49les moyens
25:49de pouvoir
25:51substituer
25:51la voiture thermique
25:52à la voiture électrique
25:53parce que le prix
25:54de la voiture électrique
25:55est trop cher
25:5530 000 euros
25:56en moyenne
25:57et que de toute façon
25:57ils n'ont pas
25:58assez de moyens
25:58puisque le pouvoir
25:59d'achat
25:59c'est contraint
26:00ensuite le vrai sujet
26:01qu'il faut poser
26:02sur cette question-là
26:03moi me semble-t-il
26:04c'est le rôle
26:04du conseil constitutionnel
26:05qui a considérablement
26:06évolué
26:07depuis 1958
26:09et qui a évolué
26:10par l'intermédiaire
26:11de jurisprudence
26:12donc de décision
26:12qu'il rend lui-même
26:13a priori
26:14ou a posteriori
26:15des lois
26:15décision sur laquelle
26:16il faut rappeler
26:17que les français
26:18ne votent pas
26:18c'est-à-dire que
26:19quand le conseil constitutionnel
26:20fait le bloc de constitutionnalité
26:21en 1971
26:22les français n'ont pas voté
26:24pour ça
26:24parce qu'ensuite après
26:25ils vont utiliser
26:25cette notion
26:26de bloc de constitutionnalité
26:27c'est-à-dire le fait
26:28de mettre
26:29au même niveau
26:30que la constitution
26:31de la Vème République
26:32le préambule de 46
26:34la charte de l'environnement
26:36etc
26:37pour en tirer
26:38des principes généraux
26:39pour ensuite
26:40bloquer des décisions politiques
26:41ensuite après
26:42le deuxième point
26:43c'est que
26:44dans de nombreux cas
26:45notamment dans des lois
26:46qui ont été votées
26:48par exemple
26:48ou des projets qui sont déposés
26:49comme la loi immigration
26:50de 2023
26:51portée par Bruno Retailleau
26:53au Sénat
26:53comme la loi
26:54sur la justice des mineurs
26:55de Gabriel Attal également
26:57ou même la loi de narcotrafic
26:58des articles de loi
26:59sont censurés
27:00par le conseil constitutionnel
27:01a posteriori
27:02et là ce qu'on voit
27:03sur la ZFE
27:04c'est quelque chose
27:05d'un peu nouveau
27:05c'est qu'en fait
27:06non seulement les politiques
27:07ne peuvent plus faire la loi
27:08mais désormais
27:09ils ne peuvent plus la défaire
27:10puisque par cet argument
27:12du cavalier législatif
27:14ils justifient finalement
27:17une censure
27:18de cette suppression
27:20donc le fait qu'aujourd'hui
27:21vous avez la France Insoumise
27:23ou le Rassemblement National
27:23peut-être qu'ils vont arriver
27:24au pouvoir plus tard
27:25ils ne pourront même pas défaire
27:27des lois qui ont été faites
27:28par ailleurs
27:29alors qu'ils ont été votés
27:29ils auront été élus
27:31par la majorité des Français
27:32alors justement
27:33puisqu'on parle du conseil constitutionnel
27:35quels sont les juges
27:35qui y siègent
27:36on voit tout ça
27:36avec Félix Pérolas
27:37le conseil constitutionnel
27:40a été créé
27:41par la constitution
27:42de la 5ème république
27:44en 1958
27:45il est composé
27:47de neuf membres
27:48aussi appelés
27:49les sages
27:49nommés pour un mandat
27:51de neuf ans
27:51qui ne peut pas
27:53être renouvelé
27:53leur recrutement
27:55est très particulier
27:56le président
27:58de la république
27:58de l'assemblée nationale
28:00et du sénat
28:01doivent chacun
28:02nommer trois membres
28:03son président actuel
28:04est Richard Ferrand
28:05ancien président
28:06de l'assemblée nationale
28:08sous l'étiquette Renaissance
28:09et ancien député socialiste
28:11nommé en mars 2025
28:13par Emmanuel Macron
28:14son mandat
28:15se termine donc
28:16en 2034
28:17la mission
28:18la plus connue
28:19du conseil
28:19est ce qu'on appelle
28:20le contrôle technique
28:21des lois
28:22dès qu'une loi
28:23est votée
28:24si l'opposition
28:25ou le président
28:26a un doute
28:27elle peut faire appel
28:28aux sages
28:28ils doivent ensuite
28:30examiner la loi
28:31si la loi
28:32est conforme
28:33à la constitution
28:33elle est promulguée
28:35mais s'il est sage
28:36la juge non conforme
28:38la loi
28:38est supprimée
28:39ou modifiée
28:40c'est le cas
28:41pour les zones
28:42à faible émission
28:42le conseil constitutionnel
28:45veille également
28:46au bon déroulé
28:47des élections
28:47c'est lui
28:48qui valide
28:49les résultats
28:50et en attendant
28:51Myriam
28:52ceux qui trinquent
28:53sont toujours les mêmes
28:54c'est la classe moyenne
28:55c'est la classe moyenne
28:56est-ce qu'on peut considérer
28:58qu'on est dans une
28:58est-ce que les ZFE
29:00c'est de l'écologie punitive
29:01on veut une meilleure santé
29:02et il est vrai
29:03de dire qu'aujourd'hui
29:04le transport
29:06c'est 31%
29:07en fait
29:08des émissions
29:09de particules fines
29:10etc
29:10mais ce qui est critiqué
29:12dans cette loi
29:12c'est la vignette 3
29:13c'est 20%
29:14des automobilistes
29:16c'est 8
29:16à 7 à 8 millions
29:18d'automobiles
29:19et c'est finalement
29:20ceux qui n'ont pas
29:20le moyen de changer
29:21d'automobiles
29:22c'était l'essence
29:23avant 2006
29:25c'est les voitures diesel
29:27avant 2011
29:28donc il ne faut pas opposer
29:30non plus
29:31la santé
29:32le meilleur vivre
29:32et puis cette classe moyenne
29:34
29:34qui a besoin de sa voiture
29:36parce que c'est une différence
29:36entre les grandes villes
29:38et le périurbain
29:39ou la ruralité
29:40où la voiture
29:41n'est pas un confort
29:42ni un luxe
29:42je me déplace pour aller
29:43à l'école avec
29:44parce qu'il n'y a pas
29:44de transport
29:45ou d'offre
29:45de transport en commun
29:47qui permettrait
29:48de faire ce trajet
29:49école
29:50travail
29:50etc
29:50donc il y a une hétérogénéité
29:52et je rappelle que
29:54si Paris, Lyon
29:56ou Strasbourg
29:56avaient déjà fait passer
29:58la loi sur le critique R3
30:00d'autres villes
30:01comme Reims
30:02alors pour Nantes
30:02je ne sais pas
30:03mais Reims par exemple
30:04vous regardez
30:04le comparé de Nantes
30:06Reims par exemple
30:07il l'avait reposé
30:08jusqu'en 2029
30:09pour une question
30:10de bon sens également
30:11parce que les aides
30:11de l'Etat
30:12ne sont pas à jour
30:12et ce que je remarque
30:14également dans cette affaire
30:15c'est que pour une fois
30:16l'Assemblée nationale
30:18se fait le porte-parole
30:20du terrain
30:20et de la vraie vie
30:21des Français
30:21de la réalité
30:22aujourd'hui je ne peux pas
30:23changer de voiture
30:24donc le critique R3
30:25sanctionné à l'entrée
30:26des villes
30:27où je dois me déplacer
30:28c'est non
30:29et le Sénat valide
30:31et le Conseil constitutionnel
30:33via une
30:34alors
30:35en fait c'est juste
30:36un arsenal procédurier
30:37c'est pas qu'il a retoqué
30:38la loi
30:38c'est qu'il a dit
30:39le cavalier législatif
30:40c'est de dire
30:41j'apporte une loi
30:41sur un texte
30:42qui ne concerne pas
30:43cette loi
30:43parce qu'elle a été
30:45apportée et ajoutée
30:45sur la loi
30:46de la simplification économique
30:47et donc il a estimé
30:48qu'on ne peut pas
30:51supprimer
30:51ou supprimer
30:52une loi qui avait été
30:52entérinée par le Sénat
30:53sur un texte
30:54qui ne le concerne pas
30:55directement
30:56donc deux questions
30:57soit c'est le Sénat
30:58qui a mal fait son travail
30:59à la base
31:00mais le Conseil constitutionnel
31:01est garant de la
31:03viabilité de nos institutions
31:04et donc là
31:05il a simplement
31:05joué son rôle
31:06bon il ne l'a pas fait
31:07sur la retraite
31:08il ne l'a pas fait
31:09parce qu'il n'y avait pas
31:10de déformation
31:12procédurière
31:12en tout cas
31:13il n'y avait pas d'erreur
31:14de la procédure
31:14on va changer de sujet
31:16très rapidement
31:16on a encore quelques sujets
31:17à aborder
31:18d'ici la fin de cette émission
31:19on parlait des prisons
31:22mon cher David Lérault
31:23et le moins qu'on puisse dire
31:24c'est qu'elles sont
31:25au bord de l'implosion
31:26on en a parlé
31:27trois millions de fois
31:28sur ce plateau
31:28et le constat est toujours le même
31:30regardez au premier avril
31:31plus de 88 000 personnes
31:33étaient incarcérées
31:34pour moins de 64 000 places
31:35comprenez un peu l'erreur
31:37le calcul est vite fait
31:38c'est Félix Pérolas
31:39qui nous raconte tout cela
31:40des drones qui livrent en prison
31:43des détenus qui possèdent
31:45des téléphones
31:46la France est sous pression
31:48face à la surpopulation carcérale
31:51selon les derniers chiffres
31:52du ministère de la justice
31:53il y aurait plus de 88 000 détenus
31:56pour environ 63 300 places
31:59une situation hors de contrôle
32:02qui alimente le trafic en prison
32:04depuis leur cellule
32:06les dealers incarcérés
32:07continuent à faire tourner leur marché
32:09en fait le problème aujourd'hui
32:11c'est que nos établissements
32:13ce sont des passoires
32:14et des dispositifs technologiques
32:16qu'on met en place
32:17et qui sont déjà obsolètes
32:18avant même d'être déployés
32:20sur le plan européen
32:22la France est en bas du classement
32:24elle partage avec la Turquie
32:26la surpopulation carcérale
32:28la plus élevée d'Europe
32:30131 détenus pour 100 places
32:32un manque de moyens
32:34déploré par cet agent pénitentiaire
32:36on est obligé de tripler
32:38voire quadrupler certaines cellules
32:40pour pouvoir mettre sous main de justice
32:43les personnes incarcérées
32:44malgré les promesses de campagne
32:47qui se font à chaque élection
32:48on se rend compte qu'il est bien plus compliqué
32:50de créer des établissements
32:52qu'il n'y paraît
32:53les maisons centrales
32:54qui abritent les détenus
32:55les plus dangereux
32:56sont proches de cette situation
32:58le taux de remplissage
33:00frôle désormais les 100%
33:02bon on voit la place
33:03qu'on occupe en Europe
33:05on se passerait de ce classement
33:06David Leroux
33:07et c'est pas vous en tant que politique
33:09est-ce qu'il veut dire le contraire ?
33:11écoutez en tout cas
33:12ce qui est sûr et certain
33:12c'est qu'il y a un impact direct
33:14sur l'activité quotidienne
33:15de tous nos collègues
33:17et d'ailleurs le 6 mai dernier
33:18Alliance a tapé du poing sur la table
33:21à travers un tract public
33:23parce qu'aujourd'hui
33:24la haute administration pénitentiaire
33:25a inventé un nouveau système
33:28ça s'appelle la régulation carcérale
33:30voilà donc là
33:31c'est des nouvelles réponses qu'on a
33:34alors nous
33:34enfin pour nous
33:35c'est la nouvelle expression
33:36qui qualifie le laxisme
33:37tout simplement
33:38parce que la régulation
33:39c'est-à-dire
33:40on tient donc compte
33:41du nombre de places
33:43pour condamner
33:45pour emprisonner
33:46si je puis dire
33:46donc c'est le serpent
33:47qui se mord à la queue
33:48ça sert à rien
33:49d'arrêter quelqu'un
33:495 fois, 10 fois, 15 fois
33:51de faire des procédures
33:51de le présenter à un magistrat
33:52qui
33:54heureusement
33:54bien souvent
33:55de bonne foi
33:55le condamne à une peine
33:56mais qui ne peut pas exécuter
33:58faute de place
33:58donc à quoi sert l'éducation
34:01à quoi sert la prévention
34:03à quoi sert le travail
34:04des policiers
34:04à quoi sert le travail
34:06du ministère de la justice
34:07aussi des greffiers
34:08le travail des avocats
34:10des interprètes
34:11des médecins
34:11des magistrats
34:12si à la fin
34:14il n'y a pas
34:14une place de prison
34:15pour quelqu'un
34:16qui est dangereux
34:17pour la société
34:18à quoi sert tout ce travail
34:19à quoi servent
34:21tous ces millions d'euros
34:22jetés
34:22que nous devrions investir
34:24dans la construction
34:25de places
34:26et vous l'évoquiez
34:27tout à l'heure
34:27aujourd'hui
34:29on en parlait
34:30pour les mineurs
34:31il faut revenir
34:31aux fondamentaux
34:32c'est à dire que peut-être
34:33avoir des structures
34:34aménagées
34:35des structures modulaires
34:36qui permettent
34:37une privation de liberté
34:39qui soit évidemment
34:40en relation
34:41avec la personnalité
34:42de l'individu
34:43s'il est mineur
34:44jeune majeur
34:45inexpérimenté
34:46dans le cadre
34:46d'une délinquance
34:48enracinée ou pas
34:49donc il y a un vrai sujet
34:50mais en tout cas
34:51ce qui est sûr et certain
34:51c'est que le reportage
34:53que vous venez de diffuser
34:54illustre toute la difficulté
34:56toute l'ironie
34:57de dépenser des millions d'euros
34:58en procédure
34:59en avocat
35:00en interprète
35:01en médecin
35:01tout cela
35:02coûte un pognon de dingue
35:04pour reprendre une expression
35:05chère à un président
35:05de la république
35:06que nous connaissons
35:07mais en fait
35:08cet argent
35:08on le jette
35:09tout ça
35:10pour produire
35:10des délinquants
35:11qui ne vont pas en prison
35:13qu'on prenne qui pourra
35:14mais on voit le résultat
35:15de la situation de la France
35:16aujourd'hui
35:16Sabouina
35:17c'est vrai que nous
35:17nous avions eu accès
35:18avec CNews
35:19à une note
35:20envoyée de la direction
35:22pénitentiaire
35:22à notamment
35:23c'était à Lyon
35:23à la direction interrégionale
35:25des services pénitentiaires
35:26de Lyon
35:27qui demandait
35:28qu'il y avait cette consigne
35:29pour justement
35:30réguler la prison
35:31vu le problème
35:33de ces chiffres alarmants
35:34de faire un effort
35:36sur la réinsertion rapide
35:37des détenus
35:37mais aussi de privilégier
35:39les réductions de peine
35:40et en fait
35:40c'est ça
35:41le point
35:41névralgique
35:42c'est-à-dire
35:42la réduction de peine
35:44devient un outil
35:45de régulation carcérale
35:46si vous faites sortir
35:48les détenus
35:49plus tôt
35:49les places de prison
35:51se libèrent
35:51donc c'est vrai
35:52que c'est un débat
35:52qui est au centre
35:54en ce moment
35:54des préoccupations
35:55pénitentiaires
35:56comment résoudre
35:57cette surpopulation carcérale
35:58est-ce que
35:59les aménagements de peine
36:00les réinsertions
36:01sont une possibilité
36:04intéressante ?
36:05Mathieu ?
36:05Je trouve que justement
36:06il y a un problème
36:06déjà sur la dénomination
36:08de la problématique
36:09nous on va publier un rapport
36:10sur le sujet
36:11mais la semaine prochaine
36:12il n'y a pas de problème
36:13de surpopulation carcérale
36:14il y a un problème
36:14de sous-dotation carcérale
36:16c'est là qu'on a moins
36:17on n'a pas assez de place
36:18de prison
36:18par rapport à l'évolution
36:20de la violence
36:20et je prends deux statistiques
36:21pour l'illustrer
36:22en 1990
36:23il y a 50 000 agressions physiques
36:26par an en France
36:28en 2026
36:2925 du coup
36:30on est à près de 400 000
36:32donc on a eu une multiplication
36:33par 8
36:34du nombre d'agressions
36:36sur les personnes
36:37ce qui est dans notre
36:39on va dire échelle de valeur
36:40le truc le plus haut
36:41or
36:41que s'est-il passé
36:42en termes d'évolution
36:43de place de prison
36:44en 1990
36:45donc je rappelle
36:4655 000 agressions
36:4850 000 places de prison
36:49aujourd'hui on a 63 000
36:51donc on a à peine
36:53on a augmenté
36:54un tout petit peu
36:54le nombre de places de prison
36:55alors que le nombre
36:56de personnes violentes
36:57a été multiplié
36:58le nombre d'agressions
36:59en tout cas
37:00a été multiplié par 8
37:01vous voyez bien
37:01qu'il y a un problème
37:02aujourd'hui
37:03et on arrive du coup
37:03à une situation
37:04qui est absurde
37:05c'est qu'on a plus de
37:06100 000 peines de prison
37:08qui ne sont pas exécutées
37:10et on se pose la question
37:11de la surpopulation carcérale
37:12non on n'a pas
37:13trop de gens en prison
37:14on a juste trop de gens
37:15qui sont violents
37:16et qui sont à l'extérieur
37:17de la prison
37:18c'est ça aujourd'hui
37:19le véritable sujet
37:19donc il faut effectivement
37:20un grand plan
37:21pour construire
37:22de nouvelles places de prison
37:23ça implique des lignes
37:24budgétaires supplémentaires
37:25ça implique peut-être
37:26des moyens budgétaires
37:27des techniques de financement
37:29différentes
37:29on va apporter des réponses dessus
37:30et puis également
37:31ça nécessite aussi
37:32de revenir sur un certain nombre
37:33de normes
37:34et mettre en face
37:35de leurs responsabilités
37:35certains élus locaux
37:37qui refusent évidemment
37:38l'emplacement de places de prison
37:39sur leur commune
37:39Merci beaucoup
37:40Dora Abdel Razik
37:42est avec nous
37:42on va avoir une page internationale
37:44très rapide
37:45Dora
37:46avec une seule question
37:47les Etats-Unis
37:48vont-ils frapper l'Iran
37:49ce week-end ?
37:50Eh bien il y a vraiment du flou
37:52pour l'instant
37:53mais ce qui est sûr
37:54c'est qu'entre les négociations
37:55qui s'enlisent
37:56les réunions de crise
37:57à Washington
37:57mais aussi les tensions
37:59croissantes autour du détroit
38:00d'Ormuz
38:00eh bien il y a plusieurs indices
38:02qui laissent justement penser
38:03que les Etats-Unis
38:04pourraient passer à l'action
38:05ce week-end
38:06alors aucune déclaration officielle
38:08du côté de la Maison-Blanche
38:09mais plusieurs signaux interpellent
38:11des mouvements militaires
38:12ont été observés
38:13au Moyen-Orient
38:13des déclarations
38:14de plus en plus fermes
38:15envers Téhéran
38:16mais aussi un changement
38:17d'agenda présidentiel
38:19à la dernière minute
38:20puisque Donald Trump
38:21n'assistera pas
38:22au mariage de son fils
38:23prévu au Bahamas
38:25le président américain
38:28préfère donc rester à Washington
38:29c'est en tout cas
38:30ce qu'il a indiqué
38:31sur son réseau social
38:33voilà vous pouvez voir
38:35donc son tweet à l'écran
38:36les médias américains
38:37également
38:37Axios, Washington Post
38:38ou encore CBS News
38:40tous généralement
38:41bien informés
38:42évoquent la possibilité
38:43d'un assaut ce week-end
38:44sauf
38:45attention
38:46sauf
38:46il y est
38:47sauf
38:47voilà
38:48percé de dernière minute
38:49dans les négociations
38:50puisque le Pakistan
38:51qui est à la manœuvre
38:52eh bien continue encore
38:53des négociations aujourd'hui
38:54des rencontres
38:55notamment entre le chef
38:56d'état-major
38:57de l'armée pakistanaise
38:58et le commandant du corps
39:00gardien de la révolution islamique
39:01qui est un acteur clé
39:03du processus
39:04des décisions iraniennes
39:06alors s'il y a une attaque
39:07comment les Etats-Unis
39:08comptent-ils s'y prendre
39:09Dora ?
39:09très rapidement
39:10alors très rapidement
39:11c'est le sujet
39:12qui était vraiment
39:13au cœur des discussions
39:13hier entre Donald Trump
39:15et Pete Exet
39:16le secrétaire à la défense
39:18donc les deux hommes
39:18ont examiné
39:19les différentes options militaires
39:21alors tout reposerait
39:22sur une campagne
39:23de frappe puissante
39:25mais de courte durée
39:27plusieurs cibles potentielles
39:28sont évoquées
39:29les installations énergétiques
39:30du pays
39:31le site de stockage
39:33nucléaire souterrain
39:34disparaît encore
39:35les sites de missiles
39:36qui avaient
39:37je vous le rappelle
39:37été attaqués en mars
39:39et qui depuis
39:39semblent avoir été déterrés
39:41les américains
39:42pourraient également
39:42continuer à décapiter le régime
39:44dernière chose
39:45à noter
39:45c'est que l'Iran
39:46a affirmé ce matin
39:48avoir reconstruit
39:49ses capacités militaires
39:51lors de la trêve
39:51avec Washington
39:52ils promettent
39:53bien évidemment
39:54une réponse écrasante
39:55les iraniens
39:56qui avait déjà menacé
39:58d'ailleurs
39:59d'étendre le conflit
40:00au-delà de la région
40:01du Moyen-Orient
40:02Merci beaucoup Dora
40:03et on va suivre ça
40:03avec attention
40:04évidemment
40:05voilà ce qu'on peut dire
40:05sur le conflit
40:06du Moyen-Orient
40:07grand écart
40:08on va terminer ce sujet
40:09il ne vous a pas échappé
40:12la météo
40:13en ce moment
40:14incroyable
40:14on se croit
40:15carrément en été
40:16avec des températures
40:17qui peuvent frôler
40:18voire même dépasser
40:20dans certaines régions
40:20de la France
40:21les 30 degrés
40:22et pour terminer
40:23cette émission
40:24je vous propose
40:24de faire un petit tour
40:25dans une station
40:25balnéaire que je connais bien
40:26qui s'appelle La Baule
40:27avec une des plus belles
40:28plages d'Europe
40:28évidemment
40:29comme tout le monde sait
40:30vous n'allez pas me
40:30contre-lire sur ce plateau
40:31on va retrouver
40:33gâchée par des éoliennes
40:34pardon
40:34gâchée par des éoliennes
40:35maritimes
40:36oui aussi
40:37oui c'est vrai
40:37mais on va rester
40:38sur du positif
40:39il fait beau
40:40il fait chaud
40:40on va retrouver
40:41Antoine
40:41du restaurant
40:42de la plage
40:43des Cantons
40:44bonjour Antoine
40:45merci d'être
40:47avec nous
40:48je vois que le ciel
40:49est bleu
40:49la mer est calme
40:50comment ça se passe
40:51du côté de La Baule
40:52mon cher Antoine
40:54ça se passe bien
40:55il fait chaud
40:55après il n'y a pas
40:56grand monde quand même
40:57au restaurant en tout cas
41:01et voilà
41:01ce soir
41:01ce soir il y aura du monde
41:02par contre je pense
41:03ça va arriver
41:04ça va arriver
41:05à mon avis
41:06dans la journée
41:07après quand il fait chaud
41:08comme ça
41:08j'ai l'impression
41:09que les gens
41:09ne vont pas trop
41:09au restaurant
41:10en tout cas chez nous
41:11chez les autres
41:12je ne sais pas comment c'est
41:13mais en tout cas
41:14chez nous
41:14ce n'est pas plein
41:15pour l'instant
41:15donc voilà
41:16mais ce soir
41:17ça va être un peu
41:18plus intense
41:20là indiscutablement
41:21quand je vois ce ciel
41:22et cette mer
41:23et cette plage
41:24que je connais bien
41:25ça sent un peu l'été
41:26Antoine quand même
41:27ah bah complètement
41:28Thierry
41:30complètement
41:30même on va aller se baigner
41:31après vous voyez
41:32il y a le chef
41:32qui s'est déshabillé
41:34alors je n'arrive pas à le voir
41:35mais il est parti se baigner
41:36c'est dommage
41:37parce qu'en plus
41:37il est plutôt bien foutu
41:39donc j'aurais pu vous le montrer
41:40mais là je ne le vois pas
41:41oui
41:42donc vous voyez
41:43on a même le temps
41:43d'aller se baigner
41:44pendant le service
41:44donc c'est pour vous dire
41:45qu'il n'y a pas grand monde
41:46pour l'instant
41:46bon il y a quand même
41:48c'est un long week-end
41:50vous sentez quand même
41:51des parisiens
41:53qui ont débarqué
41:54sur la Côte d'Amour
41:56oui
41:57après nous
41:57on a beaucoup d'habitués
41:58que ce soit des locaux
41:59ou des parisiens
42:00ou des nantais
42:00donc forcément
42:02ils viennent un petit peu
42:03chez nous
42:04par habitude
42:05nous on fonctionne
42:06beaucoup avec les habitués
42:07bon
42:08qu'est-ce qu'on vous souhaite
42:09c'est le lancement
42:10vraiment de la saison
42:12ce week-end
42:13c'est ce qu'on peut se dire
42:14voilà exactement
42:17le lancement de l'été
42:18on va dire la saison d'été
42:20vous n'avez pas moyen
42:21de vous montrer un peu la mer
42:22pour nous faire rêver
42:22avec votre téléphone
42:23bien sûr
42:24regardez
42:25montrez-nous un peu
42:26je me suis fait rêver à Paris
42:27voilà
42:27ben voilà
42:28voilà
42:28pour tous les français
42:29qui nous regardent
42:30regardez
42:30vous voyez
42:31la terrasse est pleine
42:32mais à l'intérieur
42:33c'est vide
42:34ouais
42:35mais bon
42:35il y a quand même du monde
42:36un petit tour sur la mer encore
42:38tourné sur la droite
42:39là qu'on voit
42:39regardez
42:40elle n'est pas belle cette plage
42:41c'est une des plus belles
42:42je ne connais pas ma droite
42:43de ma gauche
42:43désolé
42:44voilà
42:44bon ben écoutez
42:46merci
42:46je vous souhaite bon courage
42:47merci à vous
42:48bonne journée
42:49elle a combien l'eau
42:50Antoine
42:51Antoine elle a combien l'eau
42:54l'eau je dirais à 16
42:56à 16
42:57bon ben bon courage
42:58quand même
43:00merci merci merci merci
43:02voilà
43:03on a envie de faire ce petit cadeau
43:05dans ce 14-15
43:07on sait
43:08je ne sais pas si vous allez vous baigner
43:10moi je mets un petit orteil
43:11il faut être courageux
43:11mais ça donne envie
43:12ça donne envie
43:13on a envie de vous faire ce petit cadeau
43:15et puis dans Punchine
43:16on ira peut-être du côté du Cap-Ferre
43:17si vous êtes sage évidemment
43:19merci pour votre grande fidélité
43:21merci à l'équipe
43:21qui a m'entouré
43:22Sébastien Mandotti
43:23Sabrina
43:23Sébastien Caquino
43:24Alison Blanc
43:25on va tous aller à la plage
43:26on n'aura pas le temps
43:27cet après-midi
43:28merci à la programmation
43:29Stéphane Patoreto
43:29qui a lui déjà préparé son maillot de bain
43:31il y en a à Langlois aussi
43:32merci aux équipes en régie
43:33et Ludie Charles
43:34a préparé ses papiers
43:35et pas son maillot de bain
43:36vous la retrouvez dans quelques instants
43:38et moi j'aurai le plaisir de vous retrouver
43:40à 17h pour Punchine
43:41à tout à l'heure
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