- il y a 4 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique, week-end, 21h sur
00:06CNews, tout de suite le Flash Info, Adrien Fontenot.
00:11Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. Les aéroports parisains bientôt en grève. Un appel en tout cas a été lancé par
00:17l'intersadical des salariés de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle pour le 18 juin.
00:21Le motif, un durcissement de l'examen des habilitations de sécurité par la préfecture de police, des habilitations obligatoires pour
00:28travailler dans les zones réservées des aéroports.
00:31La perte ou le refus de ce badge peut conduire au licenciement du salarié concerné, ce qui provoque donc la
00:35colère des syndicats.
00:37Gabriel Attal, officialiste de sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, en déplacement dans l'Aveyron, l'ex-premier
00:44ministre et secrétaire général du parti Renaissance de Fer de la France,
00:46je cite « le pays de l'avenir » et promet une élévation collective. Déjà en campagne depuis plusieurs semaines,
00:52Gabriel Attal relance la compétition interne au bloc central avec Édouard Philippe, lui-même candidat déjà annoncé.
00:58Samuel Paty procédait à la discrimination des élèves musulmans. C'est ce qu'avait déclaré maître Francis Villemin, l'avocat
01:04du prédicateur Abdelhakim Seffrioui.
01:06Sur la base de cette déclaration, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffrey, a annoncé saisir le bâtonnier de
01:12l'ordre des avocats du barreau de Paris
01:14pour déterminer si Francis Villemin avait failli à la déontologie en salissant la mémoire de Samuel Paty.
01:20La femme, soupçonnée d'avoir abandonné au bord d'une route ses deux enfants de 4 et 5 ans, va
01:24être présentée à un juge au Portugal avant son audition avec son compagnon.
01:29Ce dernier est déjà connu des autorités françaises. Pour une dizaine de faits, dans la matinée, la justice portugaise avait
01:34annoncé le placement des deux jeunes garçons au sein d'une famille d'accueil.
01:39Et puis l'antavirus refait parler de lui un membre d'équipage du navire de croisière MV Hondius a été
01:43testé positif, annonce l'OMS, rapatrié au Pays-Bas.
01:47Il se trouve depuis en quarantaine. Il y a désormais au total 12 cas suspects et confirmés, dont 3 décès
01:52et plus de 600 cas contacts continuent d'être suivis dans 30 pays.
01:55Merci beaucoup Adrien Fontenot. L'antavirus va plaire à Geoffroy Lejeune qui est avec nous. Bonsoir mon cher Geoffroy.
02:00Bonsoir à vos côtés Nicolas Meillan. Bonsoir, expert en énergie. Arnaud Clarsfeld nous accompagne également. Bonsoir Arnaud et Vincent Roy.
02:08Bonsoir. Bonsoir. Et je vous propose de démarrer avec cette information révoltante et cette question.
02:12Mais qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête de certains juges ?
02:15Puisque Mohamed Bakali, le logisticien clé des attentats du 13 novembre, condamné en France à 30 ans de réclusion avec
02:23une longue période de sûreté,
02:25eh bien figurez-vous qu'il s'apprête à bénéficier de congés pénitentiaires en Belgique.
02:29Et nous serons dans un instant en liaison avec Patricia Correa, la mère de Précilia, victime du Bataclan, qui nous
02:36livrera sa réaction.
02:38Je vous donne la parole dans un instant, chère madame, puisque en d'autres termes, c'est un homme qui
02:42a fourni véhicules, planques et logistiques à la cellule terroriste islamiste
02:47qui va pouvoir, alors je cite, « renouer avec la société parce qu'il s'est montré calme en prison
02:52».
02:52On parle ici d'islamisme radical, de djihad organisé, pas d'un braqueur de supermarché. Précision Mathieu Devez.
03:00Mohamed Bakali a été condamné à 30 ans de prison pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015
03:05à Paris.
03:06Il est considéré comme le logisticien, c'est-à-dire qu'il a notamment fourni des planques et des véhicules
03:12aux terroristes.
03:13Il a également été condamné à 25 ans de prison pour son rôle dans l'attentat manqué contre un Thalys
03:18entre Bruxelles et Paris.
03:19C'était là encore en 2015. Mais l'homme de 39 ans purge sa peine en Belgique. Il est né
03:24là-bas et possède la double nationalité belge et marocaine.
03:28C'est donc le tribunal d'application des peines de Bruxelles qui décide des aménagements et en l'occurrence de
03:34lui octroyer des congés pénitentiaires.
03:36Mohamed Bakali pourra donc sortir de prison pendant 36 heures et à six reprises pour accomplir des démarches de réinsertion
03:43comme chercher un emploi.
03:44Il devra néanmoins respecter certaines obligations, notamment celle de ne pas entrer en contact avec d'anciens complices ni de
03:52fréquenter des personnes radicalisées.
03:55Patricia Correa, bonsoir. Vous êtes donc la mère de Précilia. Précilia, c'est l'une des victimes du Bataclan, voire
04:04l'un des individus, voire l'un des rouages essentiels de l'attentat qui a tué votre fille,
04:10possiblement pouvoir quitter sa prison. Ce soir, c'est plus qu'une insulte, c'est une seconde peine que l
04:16'on vous inflige.
04:18Vous savez, la peine pour nous, elle est à perpétuité. Ce n'est pas la peine de chercher d'autres
04:22mots, un autre langage.
04:25Et elle est à perpétuité pour moi, mais d'abord pour ma fille, parce que ce n'est pas dans
04:29l'ordre des choses de perdre un enfant lorsqu'il est en bonne santé
04:32et qui se rend à un concert pour écouter de la musique. Le laxisme de la justice belge m'interpelle
04:40complètement.
04:41Et je ne comprends pas pourquoi le gouvernement, en tout cas M. Emmanuel Macron, n'essaie pas de rentrer en
04:49contact avec ces personnes pour dialoguer,
04:52parce que ce n'est pas normal. Ces personnes-là qui ont, je veux dire, fait des tas de démarches
04:59pour faire un attentat,
05:00ils l'ont fait ça longuement, ça a été longuement préparé, ils sont très intelligents, vous en doutez bien, ce
05:08n'est pas des idiots.
05:09Alors s'il sort, moi je ne crois pas qu'il va se remettre sur un droit chemin. Je ne
05:20crois pas du tout à ça.
05:21Et puis pour nous, effectivement, c'est piétiner les victimes, la mémoire de toutes les personnes assassinées,
05:28y compris les jeunes qui sont handicapés, je le redis à chaque fois, et les traumatisés.
05:34Vous savez qu'il y a des traumatisés qui se sont suicidés ensuite.
05:39Tout ça n'est pas anodin, on ne peut pas laisser ça courir comme ça, il faut intervenir.
05:43Alors je compte sur la bonne parole de M. Emmanuel Macron, parce que vous savez, les dix ans sont passés,
05:52ils ont fait des commémorations qui étaient à la hauteur de tout ce que nous avons subi, je reconnais,
05:57mais ça ne suffit pas. Il faut agir. Cette personne n'a rien à faire dehors.
06:02Cette personne ne doit pas chercher un emploi, cette personne ne doit pas être réinsérée.
06:06Il y a eu 20 ans qui ont été décidés par notre justice et je trouve normal que ces 30
06:17ans soient respectés.
06:19C'est trop facile. Où va-t-on comme ça ? Je veux dire qu'il faut arrêter.
06:24On s'interroge pourquoi un terroriste aurait le droit à ce cadeau-là.
06:27C'est une manière d'ailleurs de ramper face au terrorisme.
06:31Mais quel message vous souhaitez adresser à la fois aux autorités belges et aux autorités françaises ?
06:36Puisque la justice belge, elle a, et vous l'avez dit, bafoué la mémoire de ces 130 victimes.
06:42Parce qu'on savait lors du procès, la justice belge ne s'est pas déplacée.
06:46Ils étaient derrière un écran. Je pense qu'ils ne se rendent pas compte.
06:50Pourtant, ils ont eu un attentat sur leur terre aussi, sur leur sol.
06:52Je ne comprends pas qu'ils agissent de cette manière.
06:57Il faudrait que la copie soit revue et qu'elle soit respectée par rapport à ce qu'a décidé la
07:03justice française.
07:05Ces actes de terrorisme ont été commis sur notre sol.
07:0930 ans, pour moi, il faut 30 ans.
07:12Je ne peux pas penser autrement.
07:17Il faut, vous savez, nos enfants, pas que nos enfants, il y a aussi des personnes qui étaient adultes.
07:26Enfin bon, il y avait nos enfants, mais il y avait d'autres personnes qui sont morts, des familles complètement
07:30détruites.
07:31Ils ont un papier tweeté.
07:33Moi, ma fille, elle ne sortira jamais du cimetière.
07:37Sa vie a été arrachée.
07:38Je n'ai pas du tout envie que cette personne soit libre.
07:42Je vous le dis honnêtement.
07:43Je ne peux pas, je ne peux pas l'imaginer.
07:45Et comme beaucoup d'ailleurs de Français, merci beaucoup Patricia Correa d'avoir accepté de témoigner ce soir dans 100
07:51% Politique.
07:52Vous êtes maire de Précilia, donc une victime du Bataclan.
07:54Et on se pose cette question, Geoffroy Lejeune, que se passe-t-il dans la tête de certains juges ?
07:59C'est un message absolument terrible envoyé aux familles des victimes, à Patricia, que nous venons d'entendre, à tous
08:04les Français d'ailleurs.
08:05À tous les Français, on a tous été blessés dans notre chair après cet attentat.
08:08Oui, alors déjà, ma première réaction, ça va être de saluer le sang-froid de Mme Correa.
08:13Parce que quand vous avez vécu ce qu'elle a vécu et que vous vous exprimez comme ça, c'est
08:17la preuve d'une forme de courage et de calme que moi, je ne suis pas certain d'en être
08:25capable dans la même situation.
08:26Ensuite, les juges, je ne peux pas répondre à leur place, je pense que nos sociétés occidentales vivent une maladie
08:31en ce moment qui est le juridisme.
08:33Et vous avez dans le code pénal belge la possibilité d'eux.
08:39Et donc, les juges, ils font du droit, ils ne regardent pas autre chose, ils ne regardent pas les victimes,
08:43c'est pareil en France.
08:46En France, la justice est rendue au nom du peuple français et en fait, elle est rendue au nom, mais
08:50pas rendue pour.
08:51Et rarement, en fonction de ce que le peuple français va ressentir devant des décisions de justice.
08:55Et moi, la dernière chose qui me sidère, c'est l'argument qu'il a utilisé, il s'est montré
08:59calme en prison.
09:00On n'a jamais accusé les terroristes de ne pas être des gens calmes.
09:03D'ailleurs, la plupart du temps, les ingénieurs du chaos, les logisticiens, les théoriciens de tout ça, sont des gens
09:09très calmes, très posés.
09:11Et ce n'est pas des excités qu'on repère dans la rue, ce sont des gens qui savent se
09:14cacher, qui savent être très discrets, etc.
09:16Donc, le fait qu'il ait été calme n'est pas du tout une bonne nouvelle.
09:18C'est le triomphe, Vincent Roy, de l'idéologie, ce que je l'appellerais l'idéologie, vous n'aurez pas
09:25ma haine.
09:25Il a été calme, comme a dit Geoffroy Lejeune.
09:28Il faut le réinsérer, on va miser sur la rencontre avec des victimes.
09:33Vous voyez, cette espèce de déconnexion totale, sans penser à la protection de la société.
09:37Il y a plusieurs problèmes dans cette affaire.
09:38Le premier, c'est le transfert.
09:39Il est condamné à 30 ans en France.
09:41Il est transféré en Belgique.
09:43Ça en demandera à Arnaud Clarchard pourquoi, d'ailleurs.
09:45Il est transféré en Belgique pour purger sa peine.
09:47Je crois que c'est une loi européenne, mais Arnaud nous éclairera là-dessus.
09:50Mais la justice belge dit qu'après avoir fait un tiers de la peine, c'est-à-dire 10 ans,
09:58vous pouvez demander à avoir ces pauses, cet aménagement de peine 6 fois 36 heures,
10:06lesquelles vont amener à une libération prochaine, peut-être dans les 2 ou 3 ans.
10:12Avec un sous-bracelet électronique.
10:14C'est ce qu'il est prévu.
10:15Les deux arguments de la justice, le premier, on vient de le dire, c'est qu'il s'est bien
10:19tenu pendant 10 ans.
10:20Mais le deuxième, c'est qu'il est revenu à récipiscence.
10:23C'est-à-dire qu'il renie son radicalisme d'antan.
10:28Mais quand bien même il aurait renié, il doit purger sa peine et sa peine complète.
10:35Mais bien sûr, sinon c'est une capitulation rampante face au terrorisme.
10:40Ce n'est pas un cadeau sa peine.
10:42On peut parfaitement douter de sa sincérité.
10:45On est en droit, premier point.
10:46Et deuxième point, quand bien même il aurait renié et montré des gages,
10:50je ne vois pas comment on peut montrer des gages dans des cas comme ceci,
10:52mais quand bien même il aurait montré des gages,
10:55eh bien ça n'implique pas le fait qu'il puisse avoir des aménagements de peine.
11:00Alors vous, vous êtes jugé en Belgique.
11:03Vous avez mis au tapis, si j'ose dire, 132 personnes.
11:08Vous vous tenez bien pendant 10 ans et on vous dit, mais monsieur, et vous dites,
11:12et surtout vous arguez du fait que vous n'êtes plus du tout radicalisé.
11:15Et on vous dit, monsieur, finalement vous pouvez sortir, résultat, résultat.
11:20Vous avez tué indirectement ou fait tuer indirectement 132 personnes.
11:25Et on vous dit, mais vous ne ferez pas 30 ans, vous allez faire 12 ans ou 13 ans.
11:30Non mais c'est vertigineux lorsqu'on y pense.
11:33Et c'est surtout aussi ce qui interroge Arnaud Klarsfeld,
11:35c'est ce transfert finalement de la France en Belgique.
11:38Il commet ses actes en France, il prend 30 ans.
11:43Là on découvre qu'il n'y a plus laxiste que la justice française.
11:47Et donc il a la possibilité d'aller en Belgique.
11:50Ce sont des accords qui ont été passés ?
11:53D'abord, il n'est pas encore sorti.
11:57Deux, ça fait mal au cœur parce qu'il a pris 30 ans pour le Bataclan
12:01et il a pris 25 ans pour le Thalys.
12:04Donc il a pris 55 ans comme les Dalton.
12:08Et ça a été fusionné.
12:10Bon, selon la loi, c'est légal, mais il aurait pu faire aussi 55 ans.
12:15Mais ça a été fusionné, les deux.
12:16Ensuite, s'il a été envoyé en Belgique, c'est en accord avec certaines conventions européennes
12:23qui précisent qu'un détenu belge doit aller purger sa peine là où il a...
12:30Mais Emmanuel Macron peut s'y opposer ou pas à ce transfert ?
12:33La justice, c'est ça l'interrogation ?
12:35Je ne sais pas.
12:36En tous les cas, c'est une convention européenne.
12:38Sans doute, en matière de terrorisme,
12:40la latitude d'un État est plus grande qu'en matière de droits communs, à mon avis.
12:47Mais ça demande à être vérifié.
12:50Ça, c'est le deuxième point.
12:51Le troisième point, je n'ai pas entendu une repentance spectaculaire de la part de ce terroriste.
12:57Il aurait pu faire un interview,
13:00reniant le radicalisme,
13:03disant les dangers du radicalisme, etc.
13:07Il a juste, devant le juge d'application des peines,
13:10émis des regrets,
13:11ce qui est bien normal si on veut bénéficier d'une réduction de peine.
13:16En tous les cas,
13:18je ne me prononcerai pas sur la légalité,
13:20parce que je suis quelqu'un de prudent maintenant,
13:23mais sur la douleur que ressentent les familles des victimes
13:27et sur la douleur que ressent la France,
13:30si elle existait en tant que personne morale,
13:32eh bien, la douleur est considérable
13:37et une personne comme ça devrait rester en prison
13:40un temps, un temps important.
13:41À 30 ans, il prend 30 ans, il reste 30 ans.
13:46On va écouter Victor Roir,
13:47rescapé du Bataclan.
13:48Il avait écrit un livre,
13:49Comment pourrais-je pardonner ?
13:51Il témoignait cet après-midi sur une trentaine.
13:56Je pense qu'il y a une conception idéologique
14:01assez malsaine et assez terrible dans cette histoire,
14:04parce que le tribunal d'application des peines belges,
14:07je crois qu'il est composé de trois personnes,
14:09et en l'occurrence, une personne est spécialisée dans la réinsertion.
14:12J'imagine, en tout cas, c'est l'impression que ça me donne,
14:15que c'est la question de la réinsertion
14:16qui a primé dans cette histoire.
14:19Et de mon point de vue,
14:21je ne vois pas comment on pourrait parler
14:22de réinsertion concernant des terroristes islamistes.
14:24C'est vraiment méconnaître,
14:27je pense, à ma modeste échelle,
14:28le phénomène.
14:31Ces personnes dévouées à leur cause.
14:33Et encore une fois, je pense que le message envoyé
14:34est absolument dramatique
14:37et incompréhensible.
14:39Malheureusement, c'est un élément de plus,
14:41mais je ne suis pas surpris
14:44par ce genre de décision.
14:47mais c'est quand même très difficile à encaisser.
14:49Énormément d'écurements,
14:50et on le comprend.
14:51La Belgique, Geoffroy Lejeune, pardonnez-moi,
14:53mais il va falloir un jour
14:54que ce pays se remette en cause.
14:56Nos voisins belges,
14:57ils donnent une nouvelle fois l'image d'un État,
14:59un État faible face à la menace islamiste.
15:02Sur la question, on s'est regardé.
15:03Alors, vous allez nous répondre en bas.
15:05Il a été arrêté en Belgique.
15:06La Belgique a accepté de l'extrader,
15:09mais à condition qu'il purge sa peine en Belgique.
15:11Eh bien voilà, c'est un jour ma question.
15:13Et la France aurait pu s'opposer,
15:15mais en tout cas, l'intelligence officielle dit
15:17que les chances de succès auraient été faibles.
15:23En tout cas, la Belgique a un État faible
15:25face à la menace islamiste.
15:27Enfin, je veux dire, il y a un moment,
15:27il va peut-être falloir qu'ils se réveillent,
15:29mais on n'a pas le sentiment qu'ils ont ce souhait de se réveiller.
15:32La Belgique, mais nous aussi.
15:33Mais nous aussi, oui.
15:34On a découvert que Salah Abdeslam avait une clé USB,
15:37si vous voulez, c'était un peu le même acabit.
15:40Moi, je me mets dans la tête,
15:41j'essaie de me mettre dans la tête des gens
15:42qui nous font la guerre,
15:44ceux qui font le djihad.
15:45Imaginez ce que des gens qui sont prêts à mourir,
15:48puisqu'ils ont théorisé le fait
15:49de faire des attentats suicides, etc.
15:52Est-ce que des gens qui sont prêts à mourir
15:53pour leur religion ou pour leur idéologie
15:57pensent de pays qui se défendent de cette manière-là ?
16:00En fait, ça doit aggraver la question du mépris
16:02et leur donner encore plus envie d'attaquer.
16:04Moi, c'est la seule chose que je me dis.
16:05Oui, bien évidemment.
16:06Bon, on va suivre tout cela de très près,
16:09voir les réactions en Belgique.
16:10La Belgique et la manière qu'elle se comportait,
16:11la Belgique, notamment avec sa politique migratoire
16:13ou avec un certain nombre de mesures qui ont été prises dans ce pays,
16:15représente un véritable danger pour l'Europe.
16:17Faut-il encore le dire ?
16:17C'était le Figaro Magazine qui avait titré le Belgique-istan
16:20et nous y sommes.
16:21On va continuer de parler des juges, si vous le voulez bien,
16:24puisqu'on va s'intéresser à un exemple,
16:27un nouvel exemple encore du triomphe du gouvernement des juges,
16:30où quand les non-élus, finalement, musèlent le peuple souverain.
16:34Cette fois, cela concerne les ZFE.
16:37Vous savez, ce sont ces zones à faible émission.
16:39Elles devaient être supprimées.
16:41Le bon sens avait parlé.
16:42Tant de Français, c'est vrai, a été pénalisé.
16:44Sauf qu'hier, les sages ont censuré cette suppression.
16:46Une annonce qui provoque, depuis cette décision,
16:50beaucoup de réactions.
16:51Sharon Camara.
16:54Leur disparition n'aura été que de courte durée.
16:57Les ZFE, zones à faible émission,
16:59avaient été supprimées par les parlementaires
17:01il y a plus d'un mois.
17:02Mais ce jeudi, le Conseil constitutionnel a finalement tranché
17:06et a décidé de censurer ce vote.
17:08Une décision déjà contestée.
17:10Je pense que le Conseil constitutionnel a tort
17:13et affaiblit beaucoup son autorité en se comportant ainsi.
17:16parce que ce que veut le peuple français doit être respecté.
17:20Il contraigne la volonté exprimée par le peuple.
17:23C'est quand même très problématique
17:25parce que c'est vrai sur les ZFE,
17:26c'est vrai sur le ZAN,
17:28c'est vrai sur l'immigration.
17:29Ça commence à faire beaucoup.
17:31Si le Rassemblement national demande sa suppression,
17:33les socialistes et les écologistes
17:35souhaitent le maintien du dispositif
17:37tandis que la France insoumise
17:39appelle à mettre en place des alternatives
17:41plus adaptées aux besoins des automobilistes.
17:43Je pense que c'est reculer pour mieux sauter
17:45parce que ces ZFE,
17:47elles ne sont pas bien pensées.
17:50Elles sanctionnent bien davantage
17:52les ménages les plus pauvres
17:53qui n'ont pas les moyens
17:54de changer leur voiture.
17:57Et donc, je pense que c'est faire
17:58de l'écologie punitive,
18:00là où on devrait repenser
18:02notamment l'accès aux services publics
18:04et aux services publics de transports
18:06en fournissant des alternatives
18:07qui sont accessibles financièrement,
18:10c'est-à-dire gratuites pour les plus précaires,
18:12gratuites pour les jeunes,
18:14avant de dire de tout de suite sanctionner
18:16ceux qui ont une vieille voiture
18:18et qui n'ont pas les moyens de la changer.
18:19Avec cette réhabilitation,
18:21ce sont près de 3 millions de véhicules polluants
18:23qui ne pourront plus circuler
18:24dans les 25 ZFE déjà en vigueur,
18:27comme à Paris ou à Lyon.
18:29Alors, face à une caste de non-LiU,
18:32le politique n'a plus de pouvoir.
18:33Voilà une problématique
18:34qui va nous intéresser longuement dans un instant.
18:36Mais avant, on va s'intéresser
18:38à ces fameuses ZFE,
18:40zone à faible émission.
18:41Alors, de quoi parle-t-on ?
18:43Miguel Dos Santos.
18:44Alors, les zones à faible émission
18:46sont des périmètres urbains
18:47où les véhicules les plus polluants
18:49ne peuvent pas circuler.
18:50L'objectif sur le papier
18:51est d'améliorer la qualité de l'air.
18:53La sélection va se faire
18:54à partir de la vignette Critère.
18:57Elle va, cette vignette,
18:58de 0 à 5,
18:590 pour les véhicules électriques,
19:015 pour les diesels les plus polluants.
19:04En théorie, depuis 2023,
19:05tous les véhicules Critère 4, 5
19:09et non classés,
19:10c'est-à-dire ces véhicules
19:11qui n'ont pas accès à cette vignette,
19:13sont interdits dans les ZFE.
19:14En pratique, vous allez le voir,
19:15les métropoles gardent tout de même
19:17leur libre arbitre.
19:19Finalement, Miguel,
19:19elle définit son périmètre de ZFE
19:21et ses propres restrictions également.
19:23Oui, résultat, parfois,
19:24l'automobiliste a du mal
19:25à s'y retrouver.
19:26Parmi les 25 ZFE existantes à ce jour,
19:29il peut vite se faire piéger
19:31en passant d'une ville à l'autre
19:33par manque d'harmonisation des règles.
19:35Prenons l'exemple de la ZFE la plus importante,
19:38la ZFE du Grand Paris,
19:39qui regroupe 77 communes
19:41et un peu plus de 5,5 millions de Français.
19:44Les restrictions de circulation
19:45concernent pour cette ZFE
19:47les véhicules légers,
19:49Critère 3 ou plus,
19:51du lundi au vendredi,
19:52de 8h à 20h,
19:54les week-ends et les jours fériés étant exclus.
19:56Comparons maintenant avec cette métropole
19:58d'Aix-Marseille.
19:59Ici, c'est les véhicules Critère 4 ou plus
20:02et c'est pour 7 jours sur 7
20:04et 24 heures sur 24.
20:06Vous voyez, en tout cas,
20:06les différences entre ces deux ZFE.
20:09Seule certitude au niveau national,
20:11tous les véhicules non classés
20:12qui n'ont pas accès à la vignette Critère,
20:14eh bien, ils sont tous bannis des ZFE.
20:17Et quelle est la sanction ?
20:19On imagine qu'il y a des sanctions
20:20si vous ne respectez pas une ZFE.
20:22Oui, la sanction est de 68 euros d'amende
20:25si vous n'avez pas de vignette Critère
20:27ou si elle ne vous permet pas
20:28de circuler dans la ZFE.
20:31135 euros d'amende pour les poids lourds.
20:34Certaines dérogations existent tout de même
20:36au niveau national
20:37pour les véhicules d'urgence,
20:39pour les automobilistes,
20:40détenteurs de la carte mobilité inclusion,
20:42les personnes handicapées
20:43ou encore les transports en commun.
20:45Dérogations aussi au niveau local
20:47pour les artisans, les livreurs,
20:49les résidents d'une ZFE
20:50ou encore les détenteurs
20:52de véhicules de collection.
20:54Reste qu'aujourd'hui,
20:55le nombre d'amendes est encore très faible.
20:57La vidéo-verbalisation
20:58ou encore le contrôle par lecture
21:00de plaques d'immatriculation
21:01est peu déployé.
21:02Et puis les contrôles de police
21:04ou encore de gendarmerie
21:05restent très faibles.
21:07Alors, merci aux précisions
21:08de Miquel De Santos.
21:08Nous sommes là dans l'exemple parfait
21:10de ce qu'on pourra appeler
21:10Nicolas Meillant
21:11l'écologie punitive.
21:13Déjà, pour commencer,
21:14puisque l'énergie,
21:15c'est vraiment votre secteur,
21:16ces ZFE,
21:16est-ce qu'elles ont un impact
21:17mesurable,
21:19un impact significatif
21:20sur les émissions de CO2 ?
21:22Parce que c'est ça
21:22le but de la manœuvre finalement.
21:24Laissez-moi vous parler
21:25d'écologie positive.
21:26Moi, j'ai un terme
21:27que j'ai inventé
21:27qui s'appelle l'escrologie.
21:30C'est un petit peu ça
21:31finalement les ZFE.
21:32Je vais vous dire pourquoi
21:32l'escrologie.
21:34Tout simplement déjà
21:35parce que le thermomètre
21:35est mauvais.
21:37Savez-vous par exemple
21:38que les voitures
21:39récentes les plus polluantes
21:39sont les plus récentes ?
21:40Parce qu'elles font
21:41moins de particules grosses
21:42et plus de particules fines,
21:44beaucoup plus fines,
21:45qui vont beaucoup plus loin
21:46dans vos poumons.
21:47Donc ça, c'est critère
21:47un et deux.
21:48Les diesels les plus récents
21:49sont ceux qui émettent
21:50le plus d'oxyde d'azote.
21:52On l'avait vu
21:52avec le scandale Volkswagen.
21:54Donc le système critère
21:55de toute façon
21:56est biaisé depuis le début.
21:58Donc les ZFE,
21:58c'est vraiment la pollution
21:59atmosphérique,
22:00c'est les particules,
22:00les oxydes d'azote.
22:04C'est une autre histoire.
22:05Donc déjà, non.
22:07Si on regarde par exemple
22:07les particules,
22:09les particules émises
22:09par les automobiles
22:10dans une ville comme Paris,
22:11c'est un quart.
22:13Un quart des particules.
22:14L'hiver,
22:15la moitié des particules,
22:16c'est le chauffage au bois,
22:17pas que de Paris.
22:18En fait, les particules,
22:18ça circule.
22:19C'est émis dans toute la France.
22:21Parfois, on a un peu
22:21des particules
22:22qui nous viennent d'Allemagne.
22:24Donc non, l'impact,
22:26malheureusement,
22:26des ZFE,
22:27il n'est pas avéré.
22:29Et puis ensuite,
22:30c'est quand même surprenant
22:30de le voir censurer
22:33cette suppression
22:33par le Conseil constitutionnel.
22:35Parce que comme l'autorisé
22:35dit très bien
22:36le regretté Olivier Marlex,
22:39c'est à la fois
22:40contre la liberté,
22:42puisque les gens
22:42ne sont plus libres,
22:43la liberté de circuler.
22:44Contre l'égalité,
22:45les gens ne sont plus égaux,
22:46et contre la fraternité.
22:48Donc c'est vraiment
22:49à n'y rien comprendre.
22:50Dernière question
22:51un peu technique,
22:52c'est pousser les Français
22:53à l'électrique,
22:54à la voiture électrique,
22:55on l'a bien compris,
22:56mais une voiture électrique,
22:57finalement,
22:57est-ce que ça ne pollue pas
22:59autant
23:00qu'une voiture thermique ?
23:02Je pense notamment,
23:03parce qu'on dit régulièrement,
23:04vous avez les batteries,
23:05mais les batteries,
23:05c'est du lithium,
23:06il faut aller les chercher
23:07en Chine,
23:08et tout cela,
23:09ça provoque de la pollution,
23:11et puis ensuite,
23:12où est-ce qu'on met
23:12ces batteries ?
23:13Il y a tout un débat
23:14autour de cela.
23:14Vous avez une réponse,
23:15une analyse ?
23:16Bien sûr.
23:16Alors les voitures électriques,
23:17si vous voulez,
23:18la pollution,
23:19ça dépend de d'où on les met.
23:20Nous,
23:21ce qu'on aime bien faire en France,
23:22c'est acheter des voitures électriques
23:24fabriquées en Pologne,
23:25au charbon.
23:26Les particules,
23:27elles ne sont pas pour nous,
23:27elles sont pour les Polonais,
23:28même si parfois,
23:29elles reviennent jusqu'à Paris.
23:31Mais donc,
23:31si vous voulez,
23:32le problème de la pollution,
23:32c'est toujours de la délocaliser
23:34en dehors des villes.
23:35Maintenant,
23:36si vous voulez,
23:36l'enjeu de la voiture électrique,
23:37en fait,
23:37à Paris,
23:38dans les grandes villes,
23:39les gens ont des alternatives
23:41à la voiture individuelle.
23:42Le vrai problème,
23:42c'est les gens qui sont tout seuls
23:43dans leur voiture.
23:44La voiture électrique,
23:45c'est une solution qui est pertinente
23:46pour les gens qui n'habitent pas en ville,
23:48parce que c'est les gens
23:48qui roulent beaucoup.
23:49Et c'est à partir du moment
23:50où on roule beaucoup
23:51qu'on va pouvoir faire
23:57en 2019.
23:58Vous avez suggéré
23:59à Mme Borne
24:01peut-être qu'on pourrait avoir
24:02des voitures un peu plus petites
24:03pour consommer
24:04un peu moins de pétrole russe,
24:06un peu moins de pétrole
24:06qui nous passe
24:07par le droit d'Hormuz.
24:08Et à l'époque,
24:09Elisabeth Borne,
24:10à l'Assemblée nationale,
24:10a dit
24:11que les France Stratégie
24:12sont plutôt sympathiques,
24:13mais là,
24:13l'idée est complètement loufoque.
24:15Donc, si vous voulez,
24:15les solutions,
24:16on les connaît
24:16pour baisser
24:17notamment cette consommation
24:18de pétrole.
24:18On le voit aujourd'hui,
24:19des prix et des records de prix
24:20sur le prix d'essence.
24:21Mais concrètement,
24:22que fait le gouvernement ?
24:27Mais c'est le Conseil constitutionnel.
24:29Donc, Geoffroy Lejeune,
24:31on l'a vu.
24:31Et c'est ça la question,
24:32la problématique.
24:33C'est-à-dire qu'on parle
24:34de cavalier législatif,
24:36ce petit cheveu sur la soupe.
24:37Alors,
24:37c'est peut-être pas forcément clair
24:39pour les téléspectateurs,
24:40mais on a le sentiment
24:42d'un deux poids, deux mesures.
24:43Parfois,
24:43ces petits cavaliers législatifs,
24:45ils passent
24:46sur des textes assez techniques.
24:47Et puis là,
24:48alors que ça concerne
24:49des milliers de Français,
24:50ah ben non,
24:51là,
24:51on remet le petit cheveu
24:53sur la soupe en avant
24:53en disant
24:54ben non,
24:54cette fois-ci,
24:57la question qui se pose,
24:58c'est que le Conseil constitutionnel,
25:00cette décision,
25:00elle est idéologique ou pas ?
25:02C'est ça le nœud du problème.
25:05Il y a très peu de temps,
25:06j'ai discuté
25:06avec des membres
25:07du Conseil constitutionnel
25:07qui ont défendu
25:08un peu leur bilan
25:09auprès de moi,
25:10leur bilan,
25:11leur manière de travailler,
25:12etc.,
25:12en m'assurant vraiment
25:13qu'ils avaient une mission
25:15très importante
25:16de vérifier la conformité
25:17de tout ce que nous
25:19nous publions
25:19comme normes,
25:20comme lois,
25:22etc.,
25:22à la Constitution.
25:24Et ils m'ont plutôt convaincu
25:25quand je les ai vus.
25:26Maintenant,
25:26cette affaire,
25:27oblige à se poser
25:28la question différemment.
25:29Déjà,
25:29la question du cavalier législatif.
25:31Personne ne sait ce que c'est,
25:32mais c'est en fait,
25:33on vous accuse
25:34d'avoir fait passer
25:35un texte
25:36dans le mauvais emballage
25:39législatif.
25:40C'est précisément
25:41là-dessus
25:42que la réforme des retraites
25:43avait été attaquée
25:44devant le Conseil constitutionnel.
25:45Le recours devant
25:46le Conseil constitutionnel
25:46se faisait sur le cavalier.
25:48C'était dans un texte budgétaire
25:49alors que ça aurait dû être
25:50une loi à part entière.
25:52Et à l'époque,
25:53le Conseil constitutionnel
25:54a dit non,
25:54pas de problème.
25:55Donc ça veut dire
25:55que vous avez raison.
25:56c'est vraiment aléatoire.
25:59On va dire,
26:00probablement,
26:01c'est d'ailleurs très bien
26:01l'étayer,
26:01mais le problème du droit,
26:02si vous voulez,
26:02c'est qu'en fait,
26:03vous pouvez expliquer
26:04comme le curé dans Ridicule
26:06qui explique l'existence de Dieu
26:07puis qui après dit
26:08je pourrais prouver
26:08exactement l'inverse.
26:09Le droit,
26:09c'est la même chose.
26:10Vous pouvez harguer,
26:11vous pouvez justifier
26:11des décisions dans les deux sens
26:13et elles seront fondées
26:14juridiquement.
26:15Donc là,
26:15je viens de donner un exemple
26:16où ça a été tranché
26:18dans l'autre sens.
26:18Donc ça veut dire
26:19qu'il y a une part d'arbitraire
26:20et il y a une part de volonté
26:26très originale
26:26mais quand Michel Debré,
26:27quand le général de Gaulle
26:28et Michel Debré
26:29inventent la Vème République
26:30et qu'ils inventent
26:30le Conseil constitutionnel,
26:32ça n'est pas la même institution
26:33qu'aujourd'hui.
26:33Il faut comprendre
26:34qu'elle a été réformée
26:34plusieurs fois.
26:36Aujourd'hui,
26:36c'est devenu une cour suprême
26:37à l'américaine
26:38et qui s'est arrogée
26:39déjà beaucoup de pouvoir
26:40dès les années 70
26:41et ensuite qui aujourd'hui
26:42quasiment a un rôle
26:43de législateur bis.
26:44Et ça, c'est problématique.
26:45En tout cas,
26:46ça n'était pas l'esprit
26:46des institutions initialement
26:47et moi, je suis un partisan
26:48du retour à l'ordre
26:50des années 60.
26:51Eh bien, on va poser la question
26:52à Bertrand Saint-Germain,
26:53docteur en droit
26:54et essayiste,
26:55auteur de La République
26:56des juges face à la nation.
26:58Merci d'avoir accepté
26:59notre invitation.
27:00Merci d'avoir patienté également.
27:02Alors, Geoffroy Lejeune
27:02nous rappelait
27:03ce qu'était
27:03le Conseil constitutionnel
27:05initialement.
27:06Comment est-ce qu'on en est
27:07arrivé là aujourd'hui
27:08à cette République des juges
27:09finalement puisque le politique
27:11n'a plus la main mise
27:12dans cette affaire de ZFE ?
27:13C'est très clair.
27:14Le bon sens avait parlé.
27:15Le Conseil constitutionnel retoque.
27:19Bonsoir à vous.
27:20Merci de votre invitation.
27:21pour faire très rapidement
27:24l'extension des pouvoirs
27:27du Conseil constitutionnel
27:29s'est opérée en deux temps,
27:31au début des années 70.
27:32D'abord, en 1971,
27:35une décision fameuse,
27:37ce qu'on appelle
27:38la décision
27:39liberté d'association.
27:40Le Conseil constitutionnel
27:42explique dans cette décision
27:43que la Constitution,
27:45finalement,
27:46c'est plus que la Constitution.
27:48C'est-à-dire que
27:48ce n'est pas seulement
27:50le texte,
27:51les articles 1 à 90,
27:52mais un ensemble de textes,
27:54c'est-à-dire
27:55la Constitution elle-même,
27:56mais également
27:57des grands principes
27:58qui figurent
27:59dans la déclaration
28:00des droits de l'homme
28:01et du citoyen
28:02de 1789,
28:03mais également
28:04le préambule
28:05de la Constitution
28:05de 1946
28:06et ce que le Conseil constitutionnel
28:08reprend comme étant
28:10les principes fondamentaux
28:11reconnus
28:12par les lois de la République.
28:13donc cette première étape
28:16étant les normes
28:17de référence
28:18du contrôle.
28:18Et ce qu'il faut bien
28:19comprendre,
28:20c'est qu'à partir
28:20de ce moment-là,
28:21le Conseil constitutionnel
28:22va vérifier
28:22si les lois
28:23sont conformes
28:24à un ensemble
28:25de textes,
28:26certains comprenant
28:27des dispositions
28:29extrêmement floues
28:30et susceptibles
28:31d'interprétations
28:33extrêmement différentes.
28:35C'est le cas
28:35de la Déclaration
28:36des droits de l'homme
28:36et du citoyen.
28:37C'est le cas
28:38du préambule
28:38de 1946.
28:41La deuxième étape
28:43intervient en 1974
28:44lorsque,
28:45au début
28:46de son mandat,
28:47Valéry Giscard d'Estaing
28:48décide que
28:49pourront saisir
28:51le Conseil constitutionnel
28:53non plus seulement
28:54les quatre autorités
28:55prévues en 1958,
28:56à savoir
28:57le Président de la République,
28:59le Premier ministre
29:00et les présidents
29:00de chaque Chambre,
29:01mais également
29:02un groupe constitué
29:03de 60 députés
29:05ou 60 sénateurs.
29:07Cette évolution,
29:07elle est fondamentale
29:09parce que,
29:09concrètement,
29:11elle permet à l'opposition
29:12de saisir
29:13le Conseil constitutionnel.
29:15Et ça,
29:15c'est très important
29:16parce que,
29:18pour vous donner
29:18une métaphore
29:19qui est d'actualité
29:20ce soir
29:20de finale de la Coupe de France,
29:22finalement,
29:24lorsque un projet
29:25est en discussion
29:26devant le Parlement,
29:28finalement,
29:28l'opposition sait
29:29qu'elle ne pourra pas
29:30faire valoir son point de vue.
29:31Elle est minoritaire,
29:33c'est pour ça
29:33qu'elle est de l'opposition
29:34et donc,
29:35elle sait
29:35qu'à la fin,
29:36en tant qu'opposition,
29:38elle sera battue.
29:38Eh bien,
29:40elle sera battue
29:40sur le terrain
29:41de la procédure parlementaire.
29:43Eh bien,
29:44ici,
29:44on offre la solution
29:45d'une victoire
29:47sur le tapis vert.
29:48La saisine du Conseil constitutionnel
29:50par l'opposition,
29:51ce n'est rien d'autre
29:52que la victoire
29:53sur le tapis vert
29:55pour l'opposition.
29:57Entendu.
29:57Et depuis cette date,
29:58eh bien,
29:59le Conseil constitutionnel
30:00a constamment
30:01étendu
30:02son emprise
30:03sur la loi,
30:04l'analysant
30:07de plus en plus,
30:08l'ensérant,
30:09la corsétant
30:09et petit à petit
30:12a substitué
30:13sa propre analyse
30:14à celle
30:16du législateur.
30:17Voilà,
30:17en résumé,
30:18ce que l'on peut dire.
30:19Merci.
30:19Et dans cette solution ZFE,
30:20c'est ce que l'on voit parfaitement.
30:22Eh bien,
30:22merci beaucoup
30:23pour cette explication
30:24très claire,
30:26très détaillée.
30:26Merci à vous,
30:27Bertrand Saint-Germain.
30:28Le temps passe,
30:29malheureusement,
30:30et on va faire tourner la parole.
30:32Arnaud Clersfeld,
30:33Vincent Roy,
30:34réaction sur cette République
30:35des juges ?
30:36Ce n'est pas une République
30:37des juges,
30:37mais jusqu'en 1958,
30:40il n'y avait pas
30:41de Conseil constitutionnel
30:42parce que certains républicains
30:44considéraient que,
30:47disons,
30:47le contrôle
30:48de constitutionnalité
30:49des lois
30:50s'opposait
30:51à la souveraineté
30:52du peuple
30:52et à la souveraineté
30:54du Parlement.
30:55Et d'ailleurs,
30:56ni sous la première,
30:57ni sous la deuxième,
30:58ni sous la troisième,
30:59ni sous la quatrième république,
31:00il n'y avait
31:01un Conseil constitutionnel.
31:03Il y a aussi
31:04des pays européens
31:05où il n'y a pas
31:05de Conseil constitutionnel
31:07qui contrôle
31:08la constitutionnalité
31:09des lois.
31:10Maintenant,
31:10sur le cas spécifique
31:12des ZFE
31:14sur lequel je ne connais
31:14absolument rien,
31:17le Conseil constitutionnel
31:19a considéré
31:20que c'était
31:21un cavalier législatif
31:23comme a expliqué
31:23Geoffroy
31:24parce que,
31:25selon la Constitution,
31:27il faut que,
31:27quand il y a un amendement,
31:29ça soit en lien direct
31:30ou indirect
31:31avec le texte de loi.
31:33Là,
31:33c'était un texte de loi
31:34sur la simplification
31:36de la vie économique
31:37et des députés
31:39ont voulu supprimer
31:40les ZFE.
31:41Et le Conseil constitutionnel
31:44a dit
31:44« Ah non,
31:44il n'y a pas de lien direct. »
31:46un ancien secrétaire général
31:48du Conseil constitutionnel
31:50a publié aujourd'hui
31:51un article
31:52dans le Figaro
31:53en jugeant
31:54que le Conseil constitutionnel
31:56était allé
31:57trop loin.
31:58Mais enfin,
31:58un lien direct
31:59ou indirect,
32:00indirect,
32:01en tous les cas,
32:02c'est une notion...
32:02Mais alors,
32:02c'est très intéressant,
32:04effectivement,
32:04d'avoir tous ces arguments
32:06assez techniques
32:07puisque le droit...
32:07J'ai pas pris position.
32:08Non,
32:08mais ce qu'on voit,
32:09finalement,
32:10Vincent Roy,
32:10lorsqu'on s'y intéresse,
32:12eh bien,
32:12on observe que,
32:13par exemple,
32:14le projet de loi
32:14pour l'immigration
32:15retoquait
32:1632 cavaliers législatifs
32:18portés par la droite.
32:19Retoqué.
32:20Lorsqu'on parlait
32:20tout à l'heure
32:21du projet de loi
32:22Sécurité sociale,
32:22alors là,
32:24beaucoup moins retoqué.
32:25Et là,
32:25ZFE,
32:26ça concerne les agriculteurs,
32:28ça concerne les Français.
32:29Il y a une délai de rétention.
32:29Retoqué.
32:30Il y a une délai de rétention
32:31administrative.
32:32Alors,
32:32quand vous observez ça,
32:33sans forcément connaître
32:34toute la mayonnaise,
32:36vous vous dites
32:36« Mais c'est biaisé,
32:37cette affaire. »
32:38Oui,
32:39on peut se poser la question.
32:40Et dans le cas
32:40qui nous occupe,
32:40il y a quelque chose
32:41peut-être qu'on pourrait dire
32:42et qui germe dans mon esprit
32:45particulièrement pervers.
32:46C'est-à-dire qu'on peut se demander,
32:47on peut aller jusqu'à se demander
32:49si tout cela n'est pas organisé.
32:51C'est-à-dire que si,
32:52parce que vous savez que
32:54la Macronie,
32:55de manière générale,
32:55et le centre
32:56étaient plutôt favorables
32:57aux ZFE.
32:58Et si on n'a pas précisément
33:00utilisé le mauvais véhicule
33:03pour ne pas faire de jeu de mots
33:04au sein même
33:05de ce cavalier législatif
33:07en se disant
33:07« Mais de toute façon,
33:08on peut laisser passer
33:09dans ce contexte,
33:11ça sera retoqué
33:12par le Conseil constitutionnel. »
33:14On peut aussi
33:15se poser cette question.
33:16En tout cas,
33:16ça suscite énormément
33:18d'interrogations.
33:19On va vous libérer,
33:20Nicolas Meillant.
33:22Peut-être un dernier mot
33:24pour clore ce dossier ?
33:26Vous savez,
33:27malheureusement,
33:28je suis un peu d'accord,
33:29le Conseil constitutionnel
33:30est un peu la voiture
33:31balai de la Macronie.
33:32Quelque chose nous échappe,
33:33heureusement,
33:34ça repasse derrière
33:34et puis ça rattrape tout.
33:36Non,
33:36c'est quand même dommage
33:37parce que les seules fois
33:38où on a des décisions
33:38un peu de bon sens,
33:40c'est assez rare en fait
33:42sur ces sujets
33:42de l'énergie,
33:43de la pollution
33:44et bien que ce soit
33:45finalement censuré
33:47pour entre guillemets
33:48des mauvaises excuses,
33:49c'est vrai que c'est consternant
33:50et puis exclure
33:51Olivier Marlex
33:52une fois de plus
33:53qui le rappelait,
33:54la Révolution française
33:55c'est la suite
33:56à la suite d'octroi,
33:58d'octroi d'accès aux villes,
33:59c'est un des facteurs
34:00d'éclenchement de 1789
34:01donc allons-y gaiement
34:03et puis voyons ce qui se passe.
34:05Allez, remarquez une très courte pause,
34:07on remercie Nicolas Meillant,
34:08merci à vous
34:09de nous avoir éclairé ce soir
34:10dans 100% Politique Weekend,
34:12dans un instant
34:13on va revenir
34:13sur ces images
34:14dignes d'un film orange mécanique
34:15avant la finale de ce soir,
34:18Lance-Nice,
34:19eh bien une explosion
34:20de violence barbare
34:21à Paris
34:22et puis l'affaire Bruel,
34:23alors elle fait beaucoup parler,
34:25l'affaire délicate
34:26mais en tout cas
34:27on parlera de cet équilibre
34:29bien évidemment
34:29entre présomption d'innocence
34:31et le respect de la parole.
34:33A tout de suite.
34:38On va évoquer l'affaire Bruel
34:39dans un instant
34:40qui fait beaucoup de bruit
34:40en tout cas dans les médias
34:41mais avant je voulais
34:43vous entendre
34:44sur ces images
34:45dignes du film orange mécanique
34:46on emploie souvent cette expression
34:48c'est vrai la France orange mécanique
34:49mais là c'est vraiment le cas
34:50avec cette explosion
34:51de violence barbare
34:52en plein cœur de la capitale
34:54c'était aux abords
34:55du canal Saint-Martin
34:56une centaine de hooligans
34:57habillés de noir
34:59galvanisés par la haine
35:00ont transformé les quais
35:01en véritable champ de bataille
35:03cri de guerre
35:04bride, verre, coup sauvage
35:06six blessés
35:07au final
35:08dont un grièvement touché
35:09à la gorge
35:09par un tesson
35:1065 interpellations
35:12retour sur les fesses
35:13et signé Marine Sabourin
35:18situation tendue cette nuit encore
35:20près du canal Saint-Martin
35:22quelques minutes plus tôt
35:23plusieurs dizaines de hooligans
35:25se réunissent sur ce pont
35:27jettent des bouteilles en verre
35:29et dégradent au moins un bar
35:30un témoin raconte
35:32ça s'envoyait des bouteilles
35:33ça commençait vraiment
35:34ça s'envoyait des bouteilles
35:35en fait
35:35d'un coup
35:35il y a une grosse masse
35:36qui est arrivée
35:37qui a commencé à déborder
35:38qui a traversé tout le fond
35:39qui est arrivée juste là
35:40là, là, là
35:41je pense qu'il y a des mecs
35:42qui ont dû se réfugier
35:43dans le bar
35:44et en fait
35:45toute la masse
35:46a pris le bar
35:48des affrontements éclatent
35:49devant ce bar
35:50dont les vitrines
35:51sont complètement caillassées
35:53ces individus
35:54seraient des hooligans
35:55niçois
35:56venus en ombre
35:57pour la finale
35:57de la coupe de France
35:59organisée ce soir
36:00face au R-C-Lens
36:02vêtus de noir
36:02et encagoulés
36:04ils se montrent
36:06particulièrement agressifs
36:06ayant grandit
36:07dans le quartier
36:08tout ça
36:09je n'ai jamais vu ça
36:10de ma vie
36:11je sais que si je vais
36:12trop près d'eux
36:13c'est sur moi
36:13que ça va tomber
36:14plusieurs personnes
36:15ont été interpellées
36:16dans la soirée
36:18pour la finale
36:19de la coupe de France
36:19ce soir
36:20la sécurité
36:21sera renforcée
36:22dans la capitale
36:24ce qui est marquant
36:25Geoffroy Lejeune
36:26c'est qu'il y a eu
36:28cette capacité
36:29de venir à Paris
36:30avec une liberté
36:31et de mouvement
36:31comme si on avait oublié
36:32le phénomène du hooliganisme
36:34on est dans un autre contexte
36:35de ce qu'on a pu vivre
36:36les violences à Paris
36:37après la demi-finale
36:38de la Ligue des Champions
36:39là c'est encore autre chose
36:41le hooliganisme
36:42finalement
36:42on n'en parlait
36:44pratiquement plus
36:44ce type d'ultra-violence
36:46comme ça en groupe
36:48on avait le sentiment
36:49depuis 2010
36:49me semble-t-il
36:50le Paris Saint-Germain
36:51avait fait le ménage
36:51et on en parlait beaucoup moins
36:53c'était le président
36:53Romain Leproux à l'époque
36:55qui avait en effet
36:56qui a pris des décisions courageuses
36:58parce que
36:58à l'époque
36:59je me souviens
36:59moi j'allais au Parc des Princes
37:00et ça avait fait hurler
37:02on se disait
37:03même des gens de bonne volonté
37:04se disaient
37:04tiens il n'y aura plus d'ambiance
37:05au stade
37:06c'est une partie de folklore
37:07qui va disparaître
37:08non ils avaient parfaitement
37:09raison de faire ça
37:10ils ont purgé
37:11le Parc des Princes
37:11de toute la gangrène
37:13qui rendait
37:14les matchs impossibles
37:14et qui rendait
37:15la fréquentation des stades
37:17interdite
37:18aux femmes
37:19aux enfants
37:19enfin c'était dangereux
37:20en tout cas
37:21donc ils ont eu raison
37:22il y a eu un vrai travail
37:22qui a été fait
37:23depuis ces années-là
37:24en effet
37:25maintenant ça existe encore
37:26et on le constate
37:28la question que vous posez
37:29vous avez raison de la poser
37:30c'est comment
37:33des centaines d'individus
37:34peuvent se déplacer
37:35de Nice à Paris
37:36sans que personne
37:36ne s'en rende compte
37:37il y a peut-être
37:38une faille
37:39maintenant
37:39moi je
37:40comment vous dire
37:41je pense qu'il y a
37:42un problème
37:42dans le foot
37:43attire des gens
37:45attire des gens
37:46qui sont mal intentionnés
37:47qui ne sont pas là
37:47pour le sport
37:47etc
37:48c'est des scènes
37:49que vous ne verrez pas
37:49au rugby par exemple
37:50moi je fréquente
37:51les stades de foot
37:52et de rugby
37:52je vais voir du rugby
37:54avec mes enfants
37:55au foot
37:55ça ne me viendrait
37:56même pas à l'esprit
37:57au rugby
37:57vous avez par exemple
37:59le stade français
37:59qui joue à Paris
38:01les supporters
38:02de Paris
38:03et de l'équipe
38:03qui est reçu
38:04sont mélangés
38:05et ça se passe très bien
38:06ça rigole
38:07ça chambre
38:07c'est très bon esprit
38:09vous ne viendrez jamais
38:10à l'idée d'imaginer
38:11le dixième
38:12de ce qu'on vient de voir
38:12dans les images
38:13donc le foot
38:15qui est le sport populaire
38:16par excellence
38:17attire tout le monde
38:18dont des gens très dangereux
38:19et il faut se protéger d'eux
38:20des gens très violents
38:22Vincent Roy
38:22alors on va pouvoir noter
38:24ce message ce matin
38:25de Thomas Porte
38:26de la France Insoumise
38:28disant
38:29vous ne verrez jamais
38:30ces images
38:30sur CNews
38:31en parlant des images
38:32que l'on vient de voir
38:33parce que ces gens
38:35sont d'extrême droite
38:36alors effectivement
38:37ce sont des hooligans
38:38visiblement
38:38les premiers éléments
38:40de l'enquête
38:40montrent que
38:41idéologiquement
38:42ils sont à l'extrême droite
38:44mais ce n'est pas le sujet
38:45le sujet
38:46c'est la violence
38:47d'où qu'elle vienne
38:48d'où qu'elle vienne
38:49est tout à fait condamnable
38:51Vincent Roy
38:52et que ce soit
38:53on aimerait bien entendre
38:55aussi la France Insoumise
38:56lorsque
38:57eh bien
38:58les gamins de banlieue
38:59viennent tout casser
39:00après un match
39:01c'est compliqué
39:01c'est compliqué de s'énerver
39:02contre les hooligans
39:03d'extrême droite
39:03et de cautionner
39:04la jeune garde
39:05si vous voulez
39:05voilà c'est ça
39:06c'est plus cohérent
39:08de condamner les deux
39:09Vincent Roy
39:10oui c'est l'évidence
39:11moi ce qui me frappe
39:12c'est de connaître
39:13les motivations
39:14de ces gens
39:16pourquoi
39:16enfin qu'est-ce qu'ils sont
39:18mus par quel sentiment
39:19le fait de casser
39:20uniquement la violence
39:21pour la violence
39:22la violence gratuite
39:23c'est orange mécanique
39:24orange mécanique
39:25ouais
39:26casser pour casser
39:27donc là
39:28ce sont des décervelés
39:29avec complètement
39:30voilà
39:31donc
39:31il n'y a pas
39:32il n'y a pas grand chose à dire
39:33et le fait qu'ils appartiennent
39:34à l'extrême droite
39:35ou à la droite tout court
39:37ou à l'extrême droite
39:38ne change rien à l'affaire
39:39ce sont des
39:41des décervelés
39:42ce sont des
39:43des
39:43j'ai du mal à qualifier
39:45ce type de
39:46de violence gratuite
39:48des barbares
39:49voilà c'est tout
39:50et avec
39:51car donc l'ersfell
39:52l'inquiétude aussi
39:52pour les forces
39:53de l'ordre
39:53puisqu'on va avoir
39:54aussi un match
39:55le 30 mai prochain
39:57lorsque vous voyez
39:58que la violence
39:59elle est multiple
40:00elle vient de groupuscules
40:01multiples
40:02elle vient de partout
40:03notamment
40:04et dans l'univers du football
40:05c'est ce que soulignait
40:06Geoffroy Lejeune
40:07vous avez en face
40:07en première ligne
40:08ces forces de l'ordre
40:09qui vont être sur les dents
40:10puisque notamment
40:11le 30 mai
40:11vous avez plusieurs événements
40:12là ça va devenir compliqué
40:14finalement
40:14il va peut-être falloir
40:15que la justice s'y mêle
40:16une partie de la violence
40:17vient des hooligans
40:18c'est-à-dire des gens
40:19qui vont au stade
40:20et une partie de la violence
40:21vient aussi
40:22de gens qui ne vont pas
40:23au stade
40:24et qui commettent
40:25des violences
40:27après que le match
40:28se soit déroulé
40:30et qui arrivent
40:31après la fête
40:32pour justement
40:33créer des violences
40:34ou piller
40:37on a réussi
40:38on a réussi à diminuer
40:39la violence des hooligans
40:41en montant le prix
40:42des tickets
40:43en ayant une politique
40:45plus
40:48plus impliquée
40:49et j'étais d'ailleurs
40:50je me rappelle
40:51ça me fait souvenir
40:52que j'étais dans une commission
40:54sur la violence
40:55dans les stades
40:56qui se réunit
40:57en tous les cas
40:58qui se réunit
40:58une fois
40:59où j'y étais
40:59c'était
41:00on descend dans les sous-sols
41:02du ministère
41:02de l'intérieur
41:03et il y a
41:06des représentants
41:07du ministère
41:08de l'intérieur
41:08etc
41:09etc
41:09et on
41:12décide
41:13du cas
41:15on émet un avis
41:16envers le ministère
41:18de l'intérieur
41:19qui nous soumet
41:19des
41:22comment s'appelle
41:22des hooligans
41:23qui ont commis
41:24des violences
41:25et de savoir
41:25s'ils doivent être
41:26interdits
41:27dans les stades
41:28et on émet
41:28un avis
41:29il y a quand même
41:29un avis
41:30c'est à dire
41:30que si vous avez
41:32commis des violences
41:33dans un stade
41:33vous êtes reconnu
41:34comme hooligan
41:35normalement
41:36le bon sens
41:36voudrait que vous
41:37soyez interdits
41:37de stade
41:37tout simplement
41:38comme au Royaume-Uni
41:39c'est ce qu'ils ont fait
41:40et ils ont réglé
41:40le problème
41:40et là
41:42donc là
41:42non
41:42en France
41:43ça tâtonne
41:44non ça tâtonne pas
41:48le ministère
41:49de l'intérieur
41:49décide
41:50après un avis
41:51qui est décidé
41:52après une réunion
41:54de certaines personnes
41:56voilà
41:56ça se passe
41:57non mais c'est intéressant
41:57mais c'est compliqué
41:58pour les pouvoirs publics
41:59d'empêcher
42:00d'empêcher
42:01ces violences
42:02de se produire
42:02ils peuvent peut-être
42:03empêcher une grande partie
42:05des violences
42:06mais d'empêcher
42:07toute violence
42:08de se produire
42:09c'est compliqué
42:11il y a eu
42:12pendant des siècles
42:13des jeux
42:15entre les villages
42:17et il y avait
42:17des morts
42:19à chaque fois
42:20que les villages
42:20se battaient entre eux
42:21et puis le lendemain
42:22tout redevenait normal
42:24et pacifique
42:26oui mais regardez
42:27quand Saint-Etienne
42:28il y a pas de violence
42:29par exemple
42:29et d'ailleurs en Italie
42:30il y a encore
42:31des jeux comme ça
42:33où les gens se battent
42:35entre villes
42:36ou entre quartiers
42:37etc
42:38et cette violence
42:39c'est pas
42:42disons
42:42mise dans le rugby
42:43ou dans le volleyball
42:45mais elle est dans le football
42:47pourquoi
42:48ça je sais pas
42:49parce que c'est le sport
42:50le plus populaire
42:51voilà
42:51on va suivre tout cela
42:53une pensée pour
42:54toutes les forces de l'ordre
42:55bien évidemment
42:55mais c'est vrai que
42:57le sujet du week-end prochain
42:58avec la finale
42:59de la Ligue des Champions
43:00c'est autre chose
43:00c'est encore autre chose
43:01c'est encore notre sujet
43:03là pour le coup
43:03c'est des gens
43:05qui décident
43:07de venir dans Paris
43:08pour semer la barbarie
43:10voilà
43:10quel que soit d'ailleurs
43:11c'est ça qui est terrible
43:12quel que soit le résultat du match
43:13ça sera pas des scènes de liesse
43:14ou des scènes de désespoir
43:15c'est prévu
43:16je sais pas comment
43:17les forces de l'ordre
43:17se préparent
43:18il y a un plan
43:19qui est en train d'être préparé
43:20mais ça n'a absolument
43:21plus rien à voir avec le foot
43:22c'est une occasion
43:23un prétexte qui est donné
43:24à des gens pour venir
43:25semer le chaos
43:26un peu comme d'ailleurs
43:27au moment des gilets jaunes
43:27au moment des gilets jaunes
43:28vous avez des gens
43:29qui venaient d'ailleurs
43:30qui n'étaient pas des gilets jaunes
43:31qui n'avaient pas de revendications
43:32etc
43:33qui ont profité du fait
43:34que ce soit un peu le bazar
43:35et que les policiers soient mobilisés
43:36pour aller taper des vitrines
43:38pour aller rentrer dans des magasins
43:39sur les Champs-Elysées
43:40etc
43:40c'est un peu la même chose
43:41qu'on risque de vivre
43:42la semaine prochaine
43:43et on va suivre tout cela
43:44bien évidemment
43:45un mot peut-être
43:45sur l'affaire Bruel
43:46elle explose
43:47vous le savez
43:47depuis plusieurs semaines
43:48près d'une trentaine de femmes
43:49témoignent de violences sexuelles
43:51Patrick Bruel
43:52lui dément en bloc
43:54et puis
43:55cette question
43:56qui nous invite
43:57à réfléchir
43:58l'équilibre
43:59entre la présomption
44:00des victimes
44:00et la présomption d'innocence
44:02pardonnez-moi
44:03et le respect des victimes
44:04des mères
44:05dont celui de Paris
44:06ou encore Nantes
44:07demande aux chanteurs
44:08d'annuler ses concerts
44:09sauf que la justice
44:10n'est pas passée
44:11Patrick Bruel
44:12n'a pas encore été présenté
44:13à un juge
44:14à cette heure
44:15ce qui n'exclut pas
44:16bien évidemment
44:17le respect
44:18de la parole des victimes
44:19voilà
44:19c'est tout l'équilibre
44:21on va écouter Flavie Flamand
44:22l'animatrice
44:23qui a dévoilé
44:24être victime
44:25écoutez
44:27et je suis rentrée
44:28dans cet appartement
44:29il m'a proposé un thé
44:30je me suis dit
44:30mais le thé
44:31c'est une boisson de vieux
44:32et j'ai pas osé dire non
44:34et donc j'ai bu ce thé
44:35et après
44:36j'ai sombré
44:37dans un trou noir
44:39ce que j'appelle
44:40le blackout
44:40et je me suis réveillée
44:43c'est fou d'ailleurs
44:44je me suis réveillée
44:44mon esprit s'est réveillée
44:45mon corps ne répondait pas
44:46et quand j'ai ouvert les yeux
44:48j'étais allongée sur le dos
44:49quand j'ai ouvert les yeux
44:50je l'ai vu
44:51il était en train de me remettre
44:52mon pantalon
44:53comme
44:53vous savez
44:54comme une poupée
44:55comme
44:57j'étais dans un état
44:58complètement jeté dans le gaz
44:59j'étais à mort
45:00vous dites il s'est passé quelque chose
45:01sans doute quelque chose
45:02je me dis même pas
45:03il s'est passé quelque chose
45:04je suis absolument
45:05mais effarée
45:07effrayée
45:07mon esprit
45:10est en panique
45:11et mon corps
45:11ne répond pas
45:12et je le vois
45:13il est en train
45:13de remettre
45:14mon pantalon
45:15comme on habillerait
45:16pardon
45:16mais un mort
45:18un témoignage
45:19extrêmement grave
45:20et bien évidemment
45:20qui mérite
45:21d'être entendu
45:22avec sérieux
45:23on peut avoir de la compassion
45:25bien évidemment
45:26pour les paroles
45:27de ces victimes
45:28et en même temps
45:29il ne faut pas que ce soit
45:30Arnaud Clarsfeld
45:31une présomption de culpabilité
45:33puisque là
45:33il y a une espèce
45:34d'accumulation médiatique
45:35qui crée une tempête
45:37et la présomption d'innocence
45:39finalement
45:39elle n'existe plus
45:40or
45:40c'est un principe
45:42de notre droit
45:43il est présumé innocent
45:44il a le droit de chanter
45:46il a le droit de chanter
45:47mais les autres
45:48ont le droit de protester
45:48ça c'est une chose
45:50et même s'il est déclaré coupable
45:52il a toujours le droit
45:53de chanter
45:54normalement
45:54au moins qu'un tribunal
45:56l'interdise de chanter
45:57mais je ne vois pas
45:57un tribunal
45:58interdire à quelqu'un
45:59de chanter
46:00il aura toujours
46:01le droit de chanter
46:02après avoir purgé sa peine
46:04si jamais
46:04il est déclaré coupable
46:07et les autres
46:07auront le droit
46:08de protester
46:08on est en démocratie
46:10mais on ne peut pas
46:11il y a des braqueurs
46:12qui écrivent
46:13qui braquent des banques
46:14qui sont condamnés
46:15et même en prison
46:16ils peuvent écrire un livre
46:18donc
46:19bon
46:19c'est peut-être
46:20un peu différent
46:21quand on chante
46:22parce que c'est plus public
46:23mais un braqueur
46:24ou quelqu'un qui tue
46:25il a le droit
46:26de publier un livre
46:27et lui n'aurait pas
46:28le droit de chanter
46:29est-ce qu'on n'est pas
46:30Vincent Roy
46:31dans la victoire
46:31de l'émotion
46:32sur le droit
46:33avec toutes ces affaires
46:35parce qu'effectivement
46:36on doit écouter
46:39la parole de ces femmes
46:40on peut à bon droit
46:42se dire que
46:43si elles parlent
46:45c'est que
46:45ben voilà
46:46elles ont un certain nombre
46:48de choses à dire
46:49et on doit les entendre
46:50de l'autre côté
46:51la présomption d'innocence
46:52doit s'imposer
46:53et
46:54vous avez vu que
46:55toutes ces histoires
46:57se ressemblaient
46:58finalement toutes
46:59on a eu le cas
47:00avec Gérard Depardieu
47:01on a eu le cas
47:02avec Patrick Bruel
47:03on entend quand même
47:04un peu moins
47:05le petit bémol
47:06que je mettrais
47:07c'est qu'on entend
47:08quand même un peu moins
47:09une caissière
47:10dans un supermarché
47:11à Tourcoing
47:12qui se serait fait toucher
47:13par le directeur
47:14c'est curieux
47:15mais ça on l'entend moins
47:16ça s'adresse quand même
47:17toujours à des personnes
47:18sur lesquelles
47:19l'éclairage
47:19est souvent important
47:22c'est écouter
47:23d'un côté
47:23les victimes
47:24écouter c'est très important
47:25et dans l'autre
47:26protéger aussi
47:27la présomption d'innocence
47:28voilà
47:29un monde idéal
47:30mais aujourd'hui
47:31avec les réseaux sociaux
47:32avec les médias
47:33tout ça est amplifié
47:34ça fait une sorte
47:35de brouillard
47:35au fond
47:36Geoffroy Lejeune
47:37j'ai pas de certitude
47:38sur le sujet
47:39mais vous avez raison
47:40c'est vraiment la question
47:40c'est comment on fait
47:41pour que la présomption
47:42d'innocence
47:43elle est déjà
47:44très mal menée
47:45dans notre société
47:45qu'elle ne soit pas
47:46définitivement balayée
47:47et en même temps
47:48pour que les victimes
47:49ou les victimes présumées
47:50se sentent écoutées
47:52et pas invisibilisées
47:54moi je commence
47:55à me poser la question
47:55je commence à me demander
47:56s'il ne faudrait pas
47:57créer une forme de règle
47:59dans laquelle
48:00on ne peut pas évoquer
48:01des affaires avant
48:01un certain stade
48:02parce que la justice
48:03est très longue
48:03et c'est ça aussi
48:04le problème
48:05mais bien sûr
48:05absolument
48:05et j'ai entendu
48:06William Gondadel
48:07dire que peut-être
48:08avant la mise en examen
48:09par exemple
48:09il ne fallait pas en parler
48:10parce que vous avez
48:11aujourd'hui beaucoup d'histoires
48:11je ne parle pas spécialement
48:12de Patrick Bruel
48:13mais des histoires
48:14qui sont avant tout
48:15des histoires médiatiques
48:16parfois même
48:16qui ne sont que
48:17des histoires médiatiques
48:18qui ne deviennent jamais
48:19des affaires judiciaires
48:20mais qui existent quand même
48:21et Gondadel disait
48:23il faudrait peut-être réfléchir
48:24à interdire d'en parler
48:25avant une mise en examen
48:26une mise en examen
48:27c'est déjà
48:27un premier pas judiciaire
48:30et je me demande
48:31s'il n'a pas raison
48:31il y a peut-être
48:32d'en parler
48:33si par exemple
48:35Flavie Flamand
48:36a le droit de déclarer
48:36ce qu'elle déclare
48:38justement
48:39c'était l'interrogation
48:40soulevée par Gondadel
48:41c'est qu'elle aille porter plainte
48:42alors en l'occurrence
48:43je crois qu'il y a une prescription
48:43mais qu'elle aille porter plainte
48:45et on en parlera
48:46quand il sera mis en examen
48:47il y a quand même
48:48beaucoup d'affaires
48:48qui sortent uniquement
48:49parce qu'il y a une pression publique
48:51le problème c'est que
48:52dès lors
48:52qu'une femme parle
48:54sur une antenne
48:55ça y est
48:56d'une certaine manière
48:57la présomption d'innocence
48:58est un peu entamée
48:59c'est possible
49:00on arrive malheureusement
49:02des débats
49:03bien évidemment
49:03difficiles
49:04douloureux
49:05mais c'est aussi ça
49:07l'actualité
49:08qui va se poursuivre
49:09dans le meilleur de l'info
49:10puisque Mickaël Lorient
49:11nous a rejoint
49:12après quelques jours de vacances
49:13bien mérités
49:14très heureux de vous retrouver
49:15Mickaël
49:15bonsoir Olivier
49:16bonsoir à tous
49:16on va bien sûr revenir
49:17ce soir sur la libération
49:19prochaine
49:20sous forme de
49:20de permission
49:22de l'un des cerveaux
49:23des attentats du 13 novembre
49:24ça continue de faire réagir
49:25et pour cause
49:26décision totalement
49:27surréaliste
49:28de la justice belge
49:29on parlera également
49:30du conseil constitutionnel
49:31qui s'oppose à la suppression
49:32des zones de faibles émissions
49:34ça aussi ça fait beaucoup réagir
49:35et puis un détenu
49:36d'une prison
49:37à Salon de Provence
49:38qui a blessé au visage
49:39un agent pénitentiaire
49:41il a donné un coup de poing
49:42il est actuellement blessé
49:44parce qu'il lui avait
49:45confisqué sa télévision
49:46on en parlera dans un instant
49:47à tout de suite
49:49Mickaël
49:50un grand merci à tous
49:52d'avoir décrypté
49:53avec brio
49:54l'actualité
49:54comme chaque semaine
49:55n'oubliez pas
49:56dimanche matin
49:57qu'est-ce qu'on fait dimanche matin
49:58on prend un petit café
49:59on achète le JDD
50:00mon cher Geoffroy
50:01à découvrir dimanche
50:02merci à
50:04Samuel
50:04Vasselin
50:05Anthony
50:06Rodriguez
50:07tout de suite
50:08le meilleur de l'info
50:08excellente soirée
50:09sur CNews
50:104
50:116
50:117
50:129
50:1310
50:1310
50:1312
50:1319
50:1320
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