- il y a 3 semaines
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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NewsTranscription
00:00Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers.
00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:06Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:08Geoffroy le jeune est avec nous comme chaque vendredi.
00:11Cher Geoffroy, bonsoir.
00:12Bonsoir à tous les deux.
00:13Philippe Devilliers, vous avez souhaité impérativement commencer cette émission
00:17par la décision du Conseil constitutionnel de censurer l'abrogation des 43 zones.
00:25La faible émission, les fameuses ZFE, il y en a 43 en France.
00:29Cette abrogation, cette suppression des ZFE avait pourtant été votée par les parlementaires,
00:35voulue par 8 Français sur 10.
00:38Marine Le Pen justement a parlé du Conseil constitutionnel, c'était ce matin.
00:41Écoutez.
00:44En tout cas, il contraigne la démocratie.
00:48Enfin, je veux dire, le Parlement est la représentation du peuple français.
00:53Or, pour, encore une fois, avec des arguments très contestables sur le plan juridique,
00:59il contraigne...
01:00Il fait du zèle, pour vous, le Conseil constitutionnel ?
01:02Oui, certainement.
01:03Il contraigne la volonté exprimée par le peuple.
01:06C'est quand même très problématique.
01:08Parce que c'est vrai sur les ZFE, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration.
01:12Ça commence à faire beaucoup.
01:14Geoffroy Lejeune.
01:15Alors, cher Philippe, de quoi cette censure, selon vous, est-elle le nom ?
01:18D'un pouvoir en miettes.
01:23Nous avons, côte à côte, la République des juges et la République des commissaires.
01:32D'abord, je voudrais rendre hommage à celui qui a déposé la proposition de loi,
01:38qui a déposé l'amendement, qui s'appelle Pierre Morin,
01:40que je connais bien depuis longtemps, qui est un garçon remarquable.
01:43Très courageux, très fin, très subtil.
01:50Et, simplement, je voudrais dire ceci.
01:54La République des juges, ça veut dire quoi, la République des juges ?
01:57Ça veut dire qu'en fait, le pouvoir judiciaire l'a emporté sur le pouvoir législatif.
02:03Là, c'est un cas d'école.
02:08Donc, les Français qui nous regardent, ou qui nous écoutent,
02:11peuvent se dire à quoi ça sert d'avoir un Parlement,
02:16puisqu'il n'a pas le dernier mot.
02:19Et moi, je vais ajouter, non seulement il n'a pas le dernier mot en France,
02:24mais à Bruxelles.
02:26La République des juges, c'est un conseil constitutionnel
02:29qui a été conçu par Michel Debré,
02:34quand il a écrit le texte des institutions de la Ve République,
02:40comme un organe d'arbitrage,
02:44pour veiller à la régularité du fonctionnement des pouvoirs publics.
02:48Le Conseil constitutionnel est devenu, au fil du temps,
02:55renforcé par le pouvoir politique
02:56qui lui a donné des pouvoirs adjacents,
03:02une officine.
03:04Une officine idéologique,
03:06une officine militante,
03:07une officine politique.
03:10Et donc là,
03:11voilà ce qui s'est passé.
03:14Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand.
03:18Vous pouvez vérifier ce que je dis.
03:21C'est facile à vérifier.
03:23Mais on peut demander aussi à Emmanuel Macron de démentir,
03:27si ce n'est pas vrai ce que je dis.
03:29Donc, Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand,
03:31discrètement,
03:32et il lui a dit, écoute, ça m'embête,
03:33parce que si tu ne casses pas cet amendement,
03:38ce cavalier législatif, comme on dit,
03:42on va devoir payer 4 milliards à l'Europe.
03:45Et j'arrive à la République des commissaires.
03:48La République des juges vient au secours de la République des commissaires.
03:51Donc, non seulement la République des juges dévalue
03:54et destitue le pouvoir politique,
03:57ce qu'il en reste,
04:00mais la République des juges travaille pour la République des commissaires.
04:05La République des commissaires, c'est Bruxelles.
04:07En effet,
04:10vous qui êtes des journalistes curieux de tempérament,
04:16allez chercher la note confidentielle du 25 avril 2025,
04:24la note de Bercy,
04:25qui met en garde le président de la République sur le thème
04:28« On a promis dans le plan de relance européen
04:34de faire les ZFE
04:37et si jamais on ne s'exécute pas,
04:40il faudra payer une amende,
04:43il faudra rembourser 4 milliards d'euros. »
04:47En d'autres termes,
04:49le pouvoir politique est nu,
04:52le pouvoir politique prend une décision parfaitement justifiée
04:58au regard des équilibres écologiques
05:02et aussi des équilibres sociaux.
05:04C'est-à-dire qu'on ne va pas demander à tous les Français
05:06qui ont une voiture ancienne
05:08de se mettre à la voiture électrique.
05:11Les Français n'ont plus d'argent.
05:14Et avec le problème de l'essence du Moyen-Orient,
05:16de moins en moins.
05:19Et on fait prévaloir,
05:21plutôt que cette pauvreté,
05:22cet appauvrissement des Français,
05:23on fait prévaloir la République des juges,
05:25la République des commissaires.
05:27Le pouvoir est en miettes,
05:28il n'existe plus.
05:30Et quand le pouvoir n'a plus le pouvoir,
05:34il n'y a plus qu'un protocole compassionnel.
05:37Je crains que l'élection présidentielle
05:39ne se déroule de la manière suivante.
05:42c'est à celui qui pleure le mieux.
05:45Étant donné que les hommes politiques
05:46n'ont plus le pouvoir,
05:49ils ont le protocole compassionnel.
05:50Ils vont sur le bord de la route,
05:52ils regardent l'hémorragie du blessé
05:53dans le fossé,
05:54qui perd son sang,
05:56et ils offrent un cachet d'aspirine
05:58en disant que ça permettra quand même
06:00d'aller mieux.
06:01Et puis ils pleurent.
06:03Ils pleurent avec la famille.
06:05Ils vont sur le lieu des sinistres
06:07et ils pleurent.
06:08Ils apprennent à pleurer
06:09dès leur jeunesse,
06:10dès leur plus jeune temps,
06:11dès qu'ils sont élus.
06:12Et ils pleurent.
06:13Et c'est celui qui pleure le mieux
06:14qui sera élu.
06:16Écoutez, on aura l'occasion
06:17de reparler de ceux qui pleurent très bien
06:19ou le mieux
06:20dans les prochaines semaines.
06:21Non mais je pense que vous avez compris
06:23ce que je voulais dire.
06:23J'ai bien évidemment compris.
06:24Je filais la métaphore.
06:27Philippe de Villiers,
06:27autre sujet cette semaine
06:29au cœur de l'actualité,
06:31c'est le scandale
06:32des abus sexuels et des violences
06:35dans le périscolaire.
06:37Dimanche dernier,
06:38la procureure de la République de Paris
06:39a annoncé que le parquet
06:41enquêtait sur plus de 100 établissements
06:43dans la capitale,
06:44que tous les arrondissements
06:46étaient concernés.
06:48Cette semaine,
06:49un coup de filet visait
06:50une école maternelle
06:51dans le 7e arrondissement.
06:53Trois individus sont d'ailleurs
06:55présentés à un juge
06:56ce vendredi.
06:58Alerte avait été faite
06:59pourtant depuis des années
07:01et notamment les premières
07:02en conseil municipal
07:03avec l'actuel maire
07:07du 6e arrondissement,
07:08Jean-Pierre Lecoq.
07:09Je vous propose cette archive,
07:11vraiment le fruit
07:12d'un débat qui est très long,
07:13donc on l'a condensé.
07:15Vous allez entendre
07:15Jean-Pierre Lecoq,
07:16M. Grégoire,
07:17qui à l'époque était adjoint
07:18à la mairie,
07:19et surtout,
07:20Mme Anne Hidalgo.
07:23Vous ne pouvez ni vous
07:25ni votre adjointe,
07:26Mme Cordebar,
07:27ni M. Grégoire,
07:28en charge des personnels,
07:30tirer un trait
07:31sur ces affaires
07:32en considérant
07:33qu'elles sont marginales.
07:34De personnels
07:35trop souvent recrutés
07:36rapidement,
07:37sans en connaître
07:38les antécédents
07:39psychiques,
07:40personnels,
07:41voire judiciaires.
07:43Aussi, Mme la maire,
07:45mesdames et messieurs
07:45les membres de l'exécutif,
07:47Toutes les mesures
07:48sont prises
07:48au moment du recrutement
07:49pour contrôler
07:51tout ce qui est
07:51de l'ordre du contrôlable.
07:53Tout est réuni
07:54pour agir immédiatement.
07:55Et vous voudriez quoi ?
07:57Qu'on vous dise quoi ?
07:58Qu'on dise
07:59qu'il n'y a plus
07:59de recrutement du tout ?
08:01Qu'il n'y a plus du tout
08:02de recrutement
08:03pour des personnes
08:04qui ont des relations
08:07professionnelles
08:08avec des enfants ?
08:09C'est quoi le fond
08:10de votre question ?
08:12Hein ?
08:12Geoffroy Lejeune.
08:14Alors Philippe,
08:14deux questions.
08:15D'abord,
08:16que vous inspirent
08:17ces faits sordides
08:18et surtout,
08:19qui est responsable
08:20de quoi ?
08:21Alors,
08:21il faut être très prudent
08:22parce qu'on est
08:22au tout début
08:23de la procédure.
08:27On ne sait rien
08:28de ce qui va se passer.
08:29Je dirais simplement ceci.
08:30Il y a une double responsabilité.
08:33Il y a une responsabilité judiciaire
08:35et une responsabilité politique.
08:38La responsabilité judiciaire
08:39est la suivante.
08:40Moi,
08:40j'ai été président
08:41de la Conseil Général
08:42pendant 25 ans
08:44et tous les jours,
08:45je me posais la question
08:46avec mes collaborateurs.
08:47Attention,
08:48article 40.
08:49Donc,
08:50si vous avez connaissance,
08:51leur disais-je,
08:53d'un fait délictueux
08:54ou d'un fait criminel
08:56ou simplement
08:57d'une rumeur,
08:58il faut m'en parler
08:59tout de suite
09:00et déposer
09:01auprès
09:02du procureur
09:03de la République
09:05un document
09:06d'information.
09:08c'est-à-dire
09:09c'est l'article 40
09:10du Code
09:10de procédure pénale.
09:12Toute autorité
09:13constituée
09:14qui a connaissance
09:15d'un fait délictueux
09:16ou criminel
09:16doit
09:18emporter
09:18la connaissance
09:21au procureur
09:22de la République.
09:23Sinon,
09:25c'est une sanction grave,
09:27une punition
09:28et même
09:29de la prison
09:30pour
09:30un responsable
09:33public.
09:34Donc là,
09:35pourquoi je vous dis ça ?
09:36parce que je pense
09:37que l'affaire
09:37ne va pas s'arrêter là.
09:38C'est un cordon,
09:40c'est un cordon
09:41de poudre
09:43qui avance.
09:45Voilà.
09:46On voit
09:47les premières fumées.
09:50Ensuite,
09:51la responsabilité politique.
09:55Le ministre
09:58qui a instauré
10:01les quatre jours et demi,
10:03c'est Vincent Péion.
10:06et j'ai écouté
10:07avec bonheur
10:08cette semaine
10:10un édito
10:11de Alexis Brézé
10:13qui a mis le doigt
10:14sur le problème.
10:16En effet,
10:19avec François Hollande,
10:21Vincent Péion,
10:21ministre de l'Éducation nationale,
10:23a décidé
10:23qu'il fallait
10:24arracher
10:25les enfants
10:26à leurs parents
10:27une demi-journée de plus.
10:30Les tout-petits.
10:34Et évidemment,
10:35la décision précipitée
10:36a fait qu'on n'a pas
10:37trouvé les gens
10:37et donc ça a été
10:38la pagaille.
10:40Mais ce qui est intéressant,
10:42c'est de savoir
10:42pourquoi il a fait ça,
10:43Vincent Péion.
10:44Et pourquoi la gauche
10:46a voulu ajouter
10:48une demi-journée.
10:50Parce que Vincent Péion,
10:51dans son livre
10:52La Révolution française
10:53n'est pas terminée,
10:54a expliqué
10:55qu'il fallait,
10:57je cite,
10:57soustraire les enfants
10:59à leurs parents.
11:01C'est-à-dire
11:02qu'ils se réclament
11:02de Rabot-Saint-Étienne,
11:04de Danton,
11:04de Robespierre,
11:05de tous les révolutionnaires
11:07qui ont dit
11:08et redit
11:10l'enfant appartient
11:12à l'État
11:13avant d'appartenir
11:14à sa famille.
11:15Et donc,
11:17moi je pense,
11:18c'est l'occasion pour moi
11:19de le dire,
11:20qu'il faut permettre
11:22à chaque famille de France
11:23de choisir
11:24sa forme d'enseignement
11:25public,
11:26privé,
11:27sous contrat,
11:28hors contrat,
11:29pour bouger le mammouth
11:31et faire en sorte
11:32qu'on puisse
11:35rebrusser chemin
11:37et dire l'inverse
11:38de ce qu'a dit
11:39M. Péion,
11:40le révolutionnaire,
11:41l'enfant
11:42est d'abord
11:43sous l'autorité
11:44de ses parents.
11:46Philippe,
11:46vous souhaitez également
11:48apporter votre regard
11:49sur la crise
11:51entre une partie,
11:52petite partie
11:52du monde du cinéma
11:54et Canal+.
11:55Rappelons Philippe Devilliers,
11:56et je vous vois sourire,
11:57que Canal+,
11:58a investi en 2025
12:00dans plus de 120 films
12:01d'initiatives françaises,
12:03soit le double
12:04de France Télévisions
12:05ou presque 5 à 6 fois plus
12:07que Netflix.
12:09Tout part d'une tribune
12:10publiée dans Libération,
12:11où les signataires
12:12parlent d'un risque
12:13d'une prise
12:14de contrôle fasciste
12:16sur l'imaginaire collectif.
12:17Le président du directoire
12:18de Canal+,
12:19Maxime Saada,
12:20a décidé
12:20qu'il ne souhaitait plus
12:21travailler à l'avenir
12:22avec ceux
12:23qui avaient pu
12:24l'attaquer
12:25et attaquer le groupe,
12:26recevant entre autres
12:27le soutien
12:28de Dominique Faroujia,
12:30grande figure de Canal,
12:31ou encore du maire
12:33de Cannes,
12:33David Lissnard.
12:34Je vous propose
12:35d'écouter Maxime Saada.
12:37Hier,
12:38avec Laurent et les équipes,
12:39ces 45 films
12:40qui ont été soutenus
12:41par Canal
12:42seuls
12:42en 2024.
12:44J'étais en train
12:45de dire,
12:45Suleymane,
12:46ce n'est pas possible
12:46qu'on soit les seuls
12:47à avoir soutenu Suleymane.
12:49Et le producteur
12:50qui était à côté
12:50très gentiment
12:51est venu me dire
12:51que vous pouviez y aller.
12:51Vous étiez vraiment seul.
12:53Vraiment seul.
12:54Du début jusqu'à la fin.
12:55Et ça nous est arrivé
12:55sur Les Misérables
12:56historiquement.
12:57La petite dernière
12:58Arte est venue,
12:58mais je ne vous dis pas
12:59pour quel montant.
13:00Mais la petite dernière
13:00sans Canal,
13:01il ne se fait pas.
13:02Miséricorde de Guérodis
13:02sans Canal,
13:03ça ne se fait pas.
13:04Je peux vous faire
13:05les 45 films
13:06et d'autres
13:07où il y a un apport
13:08de Arte ou autre
13:09mais tellement minime
13:10que sans nous,
13:10le film ne se fait pas.
13:12Et vous avez voulu
13:13revoir une archive
13:14qui a été diffusée
13:15cette semaine
13:16et qui vous fait
13:17encore une fois sourire
13:18et celle de Maurice Druon.
13:20On est en mai 1973.
13:23Il est ministre
13:24des Affaires culturelles.
13:26...diffusé ceci,
13:29que l'on ne compte pas trop
13:30non plus sur moi
13:32pour subventionner
13:34par préférence
13:35avec les fonds de l'État,
13:39c'est-à-dire
13:39avec l'argent du contribuable,
13:41les expressions
13:43dites artistiques
13:44qui n'ont d'autre but
13:46que de détruire
13:47les assises
13:48et les institutions
13:49de notre société.
13:52Même si mes goûts
13:53m'y portaient,
13:55je ne trouverai pas cela
13:57loyal
13:58à l'égard
13:59de mes concitoyens.
14:01Les gens
14:02qui viennent
14:02à la porte
14:03de ce ministère
14:05avec une sébile
14:06dans une main
14:07et un cocktail
14:08Molotov
14:09dans l'autre
14:09devront choisir.
14:14Chers Philippe,
14:15c'est une question
14:15qu'on pose
14:16pas seulement
14:17à l'ancien secrétaire
14:17d'État
14:18à la culture
14:18mais aussi
14:19au créateur
14:19de l'œuvre artistique
14:21du Puy-du-Fou.
14:22Quel est votre regard
14:23sur cette tempête
14:24initiée par l'extrême-gauche
14:26croisette ?
14:28D'abord,
14:29oui,
14:30Chers Philippe,
14:31c'est moi
14:31qui souhaitais
14:33revoir
14:34cette archive
14:35que je connais bien
14:36parce que je connaissais
14:37très bien
14:38Maurice Druon
14:39dès que j'ai été
14:39nommé secrétaire
14:40d'État
14:40à la culture
14:41par François Lothard.
14:42Je suis allé voir
14:42Maurice Druon,
14:45les rois maudits,
14:46l'auteur
14:47du Chant des partisans,
14:49un personnage
14:50immense
14:52et il m'a dit
14:53ceci,
14:54il m'a dit
14:54faites très attention
14:56parce qu'à partir
14:57du moment
14:57où vous êtes entré
14:57rue de Valois,
14:58vous êtes maintenant
14:59le prisonnier
15:00des cultureux.
15:02J'ai dit
15:03c'est quoi
15:03les cultureux ?
15:04Il me dit
15:04vous verrez,
15:05ce sont des assistés,
15:08c'est le ministère
15:09des pensionnés
15:11et j'ai toujours
15:12ça en tête
15:13et quand j'ai vu
15:14la réaction
15:15de Maxime Saada
15:17dont
15:19tous ceux
15:20qu'il connaissent
15:20savent
15:21c'est un homme
15:22ponctuel,
15:22précis,
15:24honnête,
15:25droit,
15:29c'est un remarquable
15:30entrepreneur
15:32et moi qui connais bien
15:33Vincent Bolloré
15:34qui se dit lui-même
15:37démocrate,
15:38chrétien,
15:40conservateur.
15:41Ça ne fait pas
15:42un fasciste tout ça.
15:44À ma connaissance,
15:46aucun des deux
15:47n'a été membre
15:50d'un mouvement fasciste
15:52pour une raison simple,
15:54c'est le fasciste
15:55en 1922
15:56et en 1930,
15:58Italie et Allemagne,
15:59ils n'étaient pas nés.
16:01Bon.
16:03Alors,
16:03je vais réagir
16:05à
16:06cette séquence
16:07de Cannes.
16:10La pétition
16:12Zappé Bolloré.
16:15Et voilà comment je réagis.
16:16D'abord,
16:16il y a la forme
16:17et ensuite,
16:18il y a le fond.
16:19Dans la forme,
16:20dans la forme,
16:23j'ai du mal à comprendre,
16:24j'ai lu
16:26la liste des signataires,
16:27je connais très peu
16:31et apparemment,
16:32il y en a très peu
16:32qui sont dans le cinéma,
16:33en fait.
16:34Et il y a eu
16:35deux fournées,
16:36il y a eu
16:38une première liste
16:41et puis
16:41une deuxième liste.
16:43Et dans la deuxième liste,
16:44ils sont maintenant
16:442500.
16:45C'est impressionnant.
16:472500.
16:47Et dedans,
16:48il y a
16:48toutes sortes de gens.
16:50Il y a
16:54maquilleuses,
16:54etc.
16:56Et travailleuses du sexe.
16:58Et là,
16:58je me suis dit,
17:00la prise de risque
17:01dont vous parlez,
17:02Elliot,
17:02la prise de risque
17:04d'un contrôle fasciste
17:07de l'imaginaire collectif,
17:10peut-être que ça s'entend
17:12pour les signataires
17:13d'un contrôle
17:15de la part de Vincent Molloy
17:16qui va jusqu'aux appareils génitaux
17:20du cinéma d'avant-garde.
17:22Bon,
17:23parce qu'une travailleuse du sexe
17:25dans une pétition comme ça,
17:27pourquoi ?
17:29On se demande
17:29quelle est la portée symbolique
17:31si vous me passez l'expression.
17:36Ensuite,
17:37ce que je voudrais dire
17:38dans la forme,
17:39j'ai appelé
17:41William Golnadel,
17:42le grand avocat
17:44que vous connaissez,
17:45bien connu dans cette maison.
17:46Il m'a dit
17:47juridiquement,
17:48c'est une injure.
17:49Mais je déconseille
17:51à Vincent Molloré
17:52et à Maxime Salada
17:53d'aller devant
17:53la dixième chambre
17:55parce qu'il y aura
17:55toujours une explication
17:56de la part des juges
17:57pour dire que...
17:59Mais non,
18:00tout ça,
18:00c'est une simple expression.
18:05Alors,
18:06sur le fond,
18:08sur le fond,
18:09je dirais d'abord
18:10qu'il y a
18:11le déconomètre
18:12et ensuite
18:13le trouillomètre.
18:16le déconomètre.
18:18Qu'est-ce que reprend
18:19ces gens-là
18:20à Vincent Molloré,
18:21finalement ?
18:22Il lui reproche
18:23d'être un patriote
18:27conservateur
18:28qui veut
18:30maintenir
18:31la culture française
18:31et la transmettre.
18:34En fait,
18:34ils oublient
18:35d'ajouter
18:35que Vincent Molloré,
18:37il est donc
18:38pour la préférence nationale
18:39en quelque sorte.
18:40C'est ce que lui reproche.
18:41Mais ils oublient
18:42d'ajouter
18:42qu'eux,
18:43en matière
18:44de cinématographie
18:46qui sont pour
18:47la préférence nationale
18:48bien plus
18:48que Vincent Molloré
18:49puisque tout le système
18:51du cinéma français
18:53fait exception
18:54à l'absence
18:56de souveraineté
18:56française.
18:58C'est là
18:58encore,
19:00c'est le dernier
19:01espace résiduel
19:02de l'exception culturelle,
19:04c'est-à-dire
19:04de la souveraineté française,
19:06c'est-à-dire
19:06de la préférence nationale
19:07appliquée au cinéma
19:08puisqu'en fait,
19:09quand un film américain
19:11est produit,
19:12l'argent des salles
19:13arrive au cinéma français.
19:15C'est très bien fait
19:16comme système.
19:17J'ai eu à le gérer,
19:18j'en suis fier.
19:20Mais que reprocher
19:22à Vincent Molloré
19:24d'être un patriote,
19:25mais c'est un patriotisme
19:28au service
19:28de la création française ?
19:31Ensuite,
19:32le trouillomètre.
19:33Je vais vous dire
19:33ce que c'est le trouillomètre.
19:35Ils ont une peur bleue,
19:37ils m'en font souvent
19:38la confidence,
19:39pourvu qu'il n'y ait pas
19:43une reviviscence
19:44des films de tradition.
19:46Parce que s'il y a
19:47une reviviscence
19:48des films de tradition,
19:50d'ailleurs,
19:51à chaque fois qu'on voit
19:52un film de grande qualité
19:53qui sort,
19:54les salles se vident
19:56par ailleurs.
19:57Ça ne tient pas la route.
19:58Ce sont des films médiocres.
19:59Et donc, en fait,
20:01les auteurs de films médiocres
20:03ont peur
20:04des films
20:05de qualité.
20:07Et quand ils parlent
20:09de l'imaginaire français,
20:10ça me rappelle
20:11un article
20:12du Monde
20:14qui s'appelait
20:15Le conflit esthétique,
20:17qui parlait
20:17de la cérémonie
20:18des Jeux
20:19et du Puy du Fou,
20:21et qui disait
20:24la guerre
20:25des imaginaires
20:26est lancée.
20:28Oui,
20:28la guerre
20:29des imaginaires
20:29est lancée.
20:30Et souvent,
20:31en voyant
20:32ces films médiocres,
20:34je pense au Maud Baudelaire
20:36qui parle
20:36de l'imagination.
20:38Et l'imagination
20:39qui dresse son orgie
20:40ne laisse qu'un récif
20:41aux clartés du matin.
20:43Et donc,
20:44la peur
20:45de ces gens-là,
20:46c'est que tout à coup,
20:48il y a un autre cinéma
20:49qui émerge.
20:51Et enfin,
20:52ce que je voudrais dire
20:52en synthèse,
20:54c'est que
20:58c'est la panique
20:59de la gauche culturelle.
21:02Parce que depuis 1945,
21:04De Gaulle leur a donné
21:05la culture et l'éducation
21:06à la gauche
21:08et il a donné
21:08l'économie à la droite.
21:09On a vu ce que la droite
21:10a fait de l'économie
21:12et on a vu que la gauche
21:15a calfotré
21:17la culture.
21:20Seulement,
21:21maintenant,
21:22le monopole disparaît.
21:23Il n'y a plus de monopole.
21:24Il n'y aura plus de monopole.
21:26Il n'y a plus de monopole
21:26du récit,
21:28comme disent les sociologues,
21:29comme dirait Mathieu.
21:32Ils avaient le monopole
21:33du récit.
21:34Ils n'ont plus
21:34le monopole du récit.
21:35Ça me rappelle un mot
21:36de Solzhenitsyn
21:37qui disait
21:37le système s'auto-raconte.
21:39Or, le système
21:40ne peut plus s'auto-raconter.
21:41Pourquoi ?
21:41Parce qu'il y a
21:42le groupe Bolloré
21:43et d'autres.
21:45Il y a des chevaliers
21:46de la liberté d'expression,
21:47des capitaines d'industrie
21:48qui disent
21:49qu'on pourrait peut-être
21:50penser différemment,
21:51on pourrait peut-être
21:52réfléchir différemment,
21:53on peut peut-être
21:55être un miroir différent
21:56du réel
21:57qu'on a sous les yeux.
21:59Ouh là là !
22:00Ah bon ?
22:00Donc, le système
22:01ne peut plus s'auto-raconter.
22:04Et il y a
22:05un autre regard,
22:07un autre récit.
22:08Il y a évidemment
22:10les réseaux sociaux
22:11également.
22:12Donc, il y a
22:13un récit alternatif.
22:15Toute l'histoire
22:15de cette pétition
22:18Zappé Bolloré,
22:19c'est l'histoire
22:20de ce récit alternatif.
22:22Si vous me passez,
22:24si vous m'autorisez
22:25à faire un petit apologue,
22:29c'est l'histoire
22:30du gars
22:33de la France insoumise
22:35qui va chez son boulanger
22:38et qui lui dit
22:39« T'as mon croissant ?
22:41Il est prêt ? »
22:42Oui ?
22:43Il donne le croissant.
22:45Il lui offre
22:47un croissant
22:47tous les matins
22:47parce qu'il a un peu
22:49la trouille.
22:50Sauf qu'un jour,
22:52le gars
22:53de la France insoumise
22:54insulte le boulanger
22:56et lui dit
22:56« Ton croissant,
22:57il est fade,
22:59ça manque de levain
23:00de gauche,
23:00c'est un croissant
23:02d'extrême droite. »
23:04« Ah bon ?
23:05Qu'est-ce que tu lui reproches ?
23:06Oui, moi je veux
23:06un croissant islamique. »
23:08« Ah bon ? »
23:09Demain,
23:09pain sec.
23:10Et là,
23:11qu'est-ce que fait
23:11le gars de la France insoumise ?
23:13Il va voir Mélenchon
23:13et il dit
23:14« Pétition !
23:15Il faut zapper le boulanger.
23:17Toute la boulange française
23:18est en émoi.
23:19C'est scandaleux
23:20ce qu'a fait le boulanger.
23:21Il m'a dit
23:21« Pain sec ! »
23:22Voilà.
23:23C'est un fasciste.
23:24Il y a une prise
23:26de contrôle fasciste
23:27de l'imaginaire
23:28de la boulange française.
23:29Voilà.
23:30Et donc,
23:33vous connaissez
23:34le film
23:34« Le zappeur zappé » ?
23:39« Le zappeur zappé »
23:40Voilà l'histoire.
23:41Elle tient en deux lignes.
23:42C'est juste
23:43l'esquisse du scénario
23:44pour être agréé
23:46par Canal+.
23:47Vous demanderez
23:48à Maxime Saada
23:49si le film lui convient
23:51et à ce moment-là
23:52je développe.
23:54« Le zappeur zappé »
23:55c'est l'histoire
23:58d'un zappeur
24:01pétitionnaire
24:01qui zappe
24:03un pétitionné.
24:05Sauf que
24:07dans un deuxième temps
24:11le pétitionné zappé
24:15se prend
24:18à l'idée
24:19de zapper
24:21le zappeur.
24:23Et ça donne
24:24le zappeur zappé.
24:27Écoutez,
24:28peut-être demander
24:28au CNC aussi
24:29si vous avez besoin
24:31de fond pour ce film
24:32Philippe de Villiers.
24:33Deux films,
24:34on continue d'en parler
24:35et vous aviez,
24:37on avait tous les trois
24:38ouvert notre émission
24:39la semaine dernière
24:40sur le film
24:41« L'abandon »
24:42avec l'émotion,
24:44tout le monde se souvient
24:44des larmes
24:45de Michael Paty,
24:46la sœur de Samuel Paty
24:48entourée
24:48de 2400 personnes
24:49qui se sont levées
24:50au Festival de Cannes
24:52pour applaudir
24:53le film.
24:53Je rappelle que
24:55plus de 7 Français
24:55sur 10
24:56souhaitent que le film
24:57soit projeté,
24:58que le film
24:59est une grande réussite
25:00en première semaine.
25:01Il a réuni
25:042548 spectateurs,
25:05200 000 pardon,
25:07548 spectateurs
25:08mais visiblement
25:10il dérange.
25:11Il dérange une partie
25:12de la classe politique
25:13et médiatique.
25:14Comment expliquez-vous
25:15Philippe de Villiers
25:16un tel accueil
25:17et que dissimule
25:19cette mousse sceptique
25:20de la France ?
25:21La France des convenances.
25:22On a mis au milieu
25:23le journal du dimanche,
25:24c'était ce dimanche,
25:25l'abandon,
25:25le film qui dérange
25:26la gauche,
25:27où la gauche ne veut pas voir
25:28et notamment les deux articles
25:29du Oeuf Post
25:30ou encore de Libération.
25:33Philippe de Villiers.
25:36L'abandon
25:37est un titre
25:38bien choisi.
25:41On pourrait parler
25:42en fait
25:44quand on regarde
25:45toute la séquence
25:45du triple abandon.
25:49Le premier abandon,
25:52c'est le thème du film,
25:54c'est l'abandon d'un homme.
25:56D'un homme traqué,
25:57d'un homme seul,
25:58qui n'est pas secouru,
26:00qui n'est pas écouté,
26:01qui n'est pas entendu,
26:02qui n'est pas protégé.
26:04Un homme seul
26:04face au silence
26:06de sa hiérarchie,
26:07face au silence
26:08des profs,
26:09face au silence
26:10de l'éducation nationale,
26:11face au silence
26:12de l'État,
26:13face au silence
26:13des élus,
26:14des édiles
26:16et qui se trouve
26:19face à face
26:19avec une campagne
26:24de dénigrement
26:26extrêmement dangereuse
26:28sur les réseaux sociaux
26:29en face d'une plainte
26:32qui est mensongère
26:35et cet homme seul
26:37avec son petit marteau
26:39dans son sac à dos
26:42Il finit sur un trottoir
26:45et il écoute
26:46le slogan
26:47qu'il comprend tout de suite
26:48Allah Akbar
26:50Allah Akbar
26:52Cet homme seul
26:53est décapité
26:56Et non seulement
26:57cet homme seul
26:58est abandonné
26:59de son vivant
26:59mais on constate
27:01quelques jours après
27:02qu'il est abandonné
27:03post-mortem
27:04et on le voit
27:05tous les jours
27:06Je prends deux exemples
27:08deux illustrations
27:10La première
27:13Il devait y avoir
27:14des collèges
27:15Samuel Paty
27:15qui devaient fleurir
27:17Le président de la République
27:19l'avait annoncé
27:19Il ne s'est rien passé
27:22Deuxième exemple
27:23Il devait y avoir
27:25une loi
27:26Il y a eu une loi
27:27sur le séparatisme
27:28islamique
27:29Le mot islamique
27:29est tombé
27:30et maintenant
27:31il y a une nouvelle loi
27:32sur le séparatisme
27:34qui est la loi
27:35qui a été
27:37développée par
27:38Bruno Retailleau
27:39au Sénat
27:41et par
27:42Nunez
27:43C'est une loi
27:44conjointe
27:45avec un article 6
27:46qui en fait
27:49n'est plus du tout
27:50là pour combattre
27:52le séparatisme
27:53islamiste
27:53mais pour combattre
27:54l'autre séparatisme
27:56celui d'en face
27:56c'est-à-dire
27:58pour condamner
27:59faire condamner
28:00ceux qui disent
28:01qu'une famille
28:02c'est un papa
28:02et une maman
28:03pour ceux qui disent
28:04qu'il y a trop
28:05d'immigration en France
28:06pour ceux qui disent
28:07qu'il faut
28:08une préférence nationale
28:09pour ceux
28:10qui sont accusés
28:12d'islamophobie
28:13parce qu'ils critiquent
28:15la religion islamique
28:16voilà où on en est
28:20le deuxième abandon
28:22qui suit
28:23qui s'enchaîne
28:24c'est l'abandon
28:25l'abandon de terrain
28:26l'abandon
28:28au combat
28:31c'est en fait
28:32l'abandon
28:33du combat
28:34contre le djihad
28:36civilisationnel
28:39pourquoi je parle
28:41d'abandon
28:41parce que
28:43trois ans après
28:44l'assassinat
28:46de Samuel Paty
28:47il y a l'assassinat
28:49de Dominique Bernard
28:51donc ça n'a servi à rien
28:53les garde-fous
28:54ont sauté
28:56d'ailleurs il n'y a
28:57jamais de garde-fous
28:59il n'y a jamais eu
29:00de campagne
29:01il n'y a jamais eu
29:01de combat
29:03il n'y a jamais eu
29:03de cause
29:05alors que
29:06les services
29:07de renseignement
29:08encore récemment
29:09ont mis en garde
29:11le pouvoir politique
29:12devant ce qu'ils appellent
29:13le djihad
29:13civilisationnel
29:14qui a pris pour cible
29:17l'école
29:19comme
29:20espace témoin
29:21charia compatible
29:22je cite
29:23les services
29:23de renseignement
29:24comme
29:26témoin
29:27espace témoin
29:28charia compatible
29:31et donc en fait
29:35il ne s'est rien passé
29:37dans le cadre
29:38de ce combat
29:39et le troisième
29:40abandon
29:41c'est l'abandon
29:42de la jeunesse française
29:43c'est l'abandon
29:44de l'école
29:47qu'est-ce qui s'est passé
29:49depuis mai 68
29:52l'école s'est effondrée
29:54on voit avec le problème
29:55de l'orthographe
29:56soulevé par le ministre
29:57Geoffrey
29:57on voit par le problème
29:59de la lecture
30:00soulevé par le centre
30:01national des lettres
30:04on le voit aussi
30:06quand on voit
30:07à quel point
30:07on manque d'ingénieurs
30:08alors qu'on a une ressource
30:09à notre disposition
30:10qu'on n'a pas su explorer
30:13qui est la géothermie
30:15manque d'ingénieurs
30:17parce qu'on ne forme plus
30:18de caïd
30:19on forme des esprits
30:22qu'on forme
30:23et en fait
30:25il y a eu trois
30:27marches descendues
30:28trois marches
30:29de l'estrade
30:29qu'on a descendues
30:32pour saper
30:33l'autorité
30:35magistrale
30:36la première marche
30:37c'est mai 68
30:38je me souviens
30:39de mon prof de français
30:40qui pleure
30:40et qui me dit
30:41c'en est fini
30:42du cours magistral
30:44je dis pourquoi
30:44est-ce si grave
30:45je dis parce que
30:46quand il n'y aura plus
30:47le cours magistral
30:48il n'y aura plus
30:48le magistère
30:49je dis pourquoi
30:50est-ce si grave
30:50parce que bientôt
30:51on parlera
30:52non plus des professeurs
30:54des maîtres
30:54et des élèves
30:55mais des enseignants
30:56et des enseignés
30:57bien vu
31:00ensuite il y a eu
31:02Giscard
31:03René Abbey
31:03le collège unique
31:05là c'est plus
31:06la fin de l'autorité
31:09magistrale
31:09c'est la fin du mérite
31:12et enfin
31:13après il y a eu
31:13Jospin
31:14apprendre à apprendre
31:15l'école
31:16lieu de vie
31:18là c'est
31:21la fin
31:22de la transmission
31:24il y a une phrase
31:26à laquelle je pense
31:27souvent
31:27et qui répond
31:28à votre question
31:30c'est une phrase
31:31de Anna Arendt
31:33qui dit
31:35chaque nouvelle génération
31:37d'enfants
31:37est comme une invasion
31:39barbare
31:40que les adultes
31:42se doivent de civiliser
31:45et puis il y a
31:46une autre phrase
31:47plus connue
31:49de Peggy
31:50qui dit
31:53une école
31:53ne peut pas enseigner
31:55quand une société
31:55ne peut pas s'enseigner
31:58une école
31:59ne peut pas enseigner
32:00quand une société
32:01a honte
32:03nous y sommes
32:05Autre sujet
32:06Philippe De Villiers
32:07il est 19h30
32:09et on va se projeter
32:10dans un an
32:11dans un an
32:12Emmanuel Macron
32:14aura quitté
32:14sa fonction
32:15de président
32:16de la république
32:17et on ne sait toujours pas
32:18qui sera
32:19le nouveau pensionnaire
32:20du palais
32:21de l'Elysée
32:22il se trouve
32:23que vous l'avez connu
32:23au début
32:24de sa vie
32:25de candidat
32:26et vous vouliez
32:27vous intéresser
32:28aussi
32:28à sa legacy
32:30c'est la formule
32:30que vous avez
32:31employée
32:32en bon français
32:33la semaine dernière
32:34elle est de lui
32:35vous l'avez prononcée
32:36vous aussi
32:37écoutez
32:37vous en êtes maintenant
32:38le détenteur
32:39de toutes les archives
32:41qu'on a pu proposer
32:42dans cette émission
32:43celle-ci
32:44m'a le plus sidéré
32:46je vous propose
32:47attendez
32:47il faut peut-être
32:48d'abord que
32:50avant que vous nous racontiez
32:51les coulisses
32:51parce que vous l'avez connu
32:52et vous allez nous raconter
32:54les coulisses
32:54dans un instant
32:55Philippe
32:56d'accord
32:56mais je ne sais pas
32:58de quelle archive
32:59vous parlez
32:59donc je ne peux pas
33:00mais moi justement
33:01parce que dans un instant
33:02on va parler des coulisses
33:03allons-y
33:03allons-y
33:04parce que moi
33:04ce que je voulais vous raconter
33:06c'est mon premier contact
33:07avec lui
33:07c'est goulayant
33:10c'est goulayant
33:11et bien justement
33:12avant que
33:13je ne sais pas pourquoi
33:13vous riez
33:14mais je ris
33:15parce que cette séquence
33:15je pourrais la revoir
33:16elle est peut-être
33:17une dix fois d'après
33:18bon alors on y va
33:18on y va
33:19août 2016
33:21un certain Emmanuel Macron
33:22est reçu
33:24au Puy du Fou
33:25et regardez cette séquence
33:28il est venu
33:29il a vu
33:30et visiblement
33:31ça lui a plu
33:32au Puy du Fou
33:33Emmanuel Macron
33:33s'est offert
33:34un petit tour de char
33:35dans l'arène
33:37le tout
33:38sous le regard
33:39amusé
33:39du député européen
33:41souverainiste
33:41Philippe de Villiers
33:43il ira loin
33:44selon vous
33:45on verra
33:46on verra
33:47là je pense
33:48qu'il va devenir
33:50conducteur de char
33:52au Puy du Fou
33:53un ministre
33:54d'un gouvernement
33:55de gauche
33:55en visite
33:56dans le parc
33:57d'attractions
33:57vendéen
33:58du jamais vu
33:59officiellement
34:00Emmanuel Macron
34:01était venu saluer
34:02le succès
34:02du Puy du Fou
34:03mais de son déplacement
34:04on retiendra surtout
34:05une phrase
34:06et un message politique
34:08pourquoi c'est étonnant
34:09franchement
34:09vous avez
34:10un ministre socialiste
34:11qui a visité
34:12le Puy du Fou
34:12jusqu'alors
34:13vous êtes le premier
34:13l'honnêteté
34:15m'oblige
34:16à vous dire
34:16que je ne suis pas
34:17socialiste
34:18je suis
34:19au gouvernement
34:21un gouvernement
34:22de gauche
34:23j'ai moi-même
34:24pris des initiatives
34:24politiques
34:25qui ne vous ont pas
34:25échappé
34:26nous en avons parlé
34:27tout à l'heure
34:27mais
34:28je veux dire
34:29quelle importance
34:31j'ouvre à le jeune
34:34alors racontez-nous
34:35Philippe
34:36comment ça s'est passé
34:37mais là
34:38là vous avez
34:39que la fin
34:42mais avant
34:43il s'est passé
34:43quelque chose
34:44qui explique
34:46cette confession
34:48alors
34:49d'abord
34:50ce que je peux
34:50vous dire
34:51c'est que
34:54j'étais un jour
34:55à la rotonde
34:56il était en bas
34:57j'étais en haut
34:58il me dira
34:59venez prendre
34:59le dessert
34:59avec nous
35:00il était avec Brigitte
35:01donc je suis descendu
35:04on a parlé
35:04c'était très sympathique
35:07et
35:07et puis les conversations
35:10se sont enchaînées
35:10ensuite
35:12jusqu'à sa venue
35:13au Puy du Fou
35:16et dans les conversations
35:17il y avait
35:17beaucoup de confidence
35:20et comme il y est
35:20sur le départ
35:21maintenant je me sens
35:22libéré
35:25il n'y a plus de notion
35:25de confidentialité
35:27surtout que ce n'est pas
35:27méchant ce que je vais dire
35:30mais c'est révélateur
35:34première conversation
35:35elle porte
35:36sur sa candidature
35:39et il me dit
35:40voilà
35:40je vais quitter
35:42le gouvernement
35:45je serai candidat
35:48et moi
35:49je lui dis
35:52il y a beaucoup de monde
35:53dans le bourg
35:54et vous êtes
35:55jeune
35:56Emmanuel
35:57si jeune
36:02vous devriez
36:03peut-être
36:04attendre le prochain coup
36:05et il me répond
36:07je prends mon risque
36:10et cette phrase
36:11fait tilt
36:12en moi
36:12je me dis
36:13mais
36:14c'est le mot
36:15d'un banquier
36:16c'est le mot
36:17d'un trader
36:18c'est le mot
36:19d'un croupier
36:21casino du Touquet
36:22je prends mon risque
36:26il aurait pu me dire
36:27je veux sauver la France
36:29non
36:29je prends mon risque
36:31et là
36:32je m'accuse
36:33d'avoir été naïf
36:34je me suis dit
36:35tiens c'est curieux
36:35il prend son risque
36:40au lieu de prendre la France
36:42ensuite on parle
36:43de
36:44la conversation
36:44roule sur
36:45la présidence normale
36:46il est obsédé
36:48par l'idée
36:49de cette présidence normale
36:52pour reprendre le mot
36:53de son prédécesseur
36:54François Hollande
36:55qui s'apprête d'ailleurs
36:56à quitter
36:59il me dit
37:01quel genre de présidence
37:02faudrait-il
37:04et je lui dis
37:07il faut que le chef
37:08de l'état
37:08habite le corps du roi
37:11il me dit
37:12qu'est-ce que ça veut dire
37:12je dis
37:13c'est Kantorowicz
37:16le grand philosophe
37:18qui dit que
37:19le chef de l'état
37:20a un double corps
37:21il a un corps terrestre
37:22il a aussi un corps politique
37:23il représente
37:24tout un peuple
37:26ça veut dire
37:27qu'il faut qu'il habite
37:27la fonction
37:28il me dit
37:29qu'est-ce que ça veut dire
37:29habiter la fonction
37:30je dis
37:32imperatoria brevitas
37:34le mot des empereurs romains
37:38être laconique
37:40s'entourer de mystères
37:41et là je revois
37:42Brigitte
37:43qui lui prend le bras
37:44il laisse tomber
37:46la fourchette
37:48et elle lui dit
37:49comme il a raison
37:49et lui reprend derrière
37:51oui
37:52laconique
37:53le chef
37:54s'entourde de mystère
37:55très juste
37:57et après
37:58la conversation
37:59roule sur autre chose
38:01elle roule sur
38:01sur la France
38:03d'aujourd'hui
38:03je dis
38:04la France
38:04la société française
38:06la civilisation française
38:08est en train
38:09de partir
38:09par le fond
38:11il dit
38:12alors
38:13qu'est-ce que vous attendez
38:14vous du futur
38:15président de la république
38:16je dis
38:16j'attends
38:18je n'attends pas
38:19enfin
38:19il ne sera pas jugé
38:20sur
38:21ce qui leur a changé
38:23il sera jugé
38:23sur ce qui leur a sauvé
38:26il me dit
38:28et dans tout ça
38:29il y a une pierre d'angle
38:29oui je dis
38:30la pierre d'angle
38:31en fait
38:32elle est la suivante
38:34depuis le socialisme
38:36mitterrandien
38:36et la libération
38:37des capitaux
38:39en fait
38:39les gouvernements successifs
38:41n'ont eu
38:42qu'une idée en tête
38:44c'est
38:45adapter la France
38:46à la mondialisation
38:48c'est-à-dire
38:49en fait
38:50faire passer
38:50c'est le primat
38:52de l'économique
38:52sur le politique
38:53il faut faire l'inverse
38:55il faut rétablir
38:56le primat
38:57du politique
38:57sur l'économique
38:58c'est-à-dire
38:59non pas adapter
39:00la France
39:01à la mondialisation
39:03mais adapter
39:04la mondialisation
39:05à la France
39:06sinon
39:08ce sera
39:09l'hébarragie
39:09on va tout perdre
39:11notre agriculture
39:12notre industrie
39:13notre tertiaire
39:14nos services
39:14etc
39:17et j'en arrive
39:18maintenant
39:19à ce moment
39:22où
39:22avec Brigitte
39:23ils ont souhaité
39:24venir au Puy-du-Fou
39:27à un moment donné
39:28au cours de la visite
39:31et là je vais être
39:32raccord
39:33avec votre image
39:35il me dit
39:36vous savez
39:36j'étais
39:37j'étais à
39:38le 8 mai
39:39à Orléans
39:43et j'ai fait un discours
39:46transgressif
39:50et souvent je me dis
39:52chacun a sa mission
39:54du haut
39:56j'ai regardé Brigitte
39:57qui dit
39:57bah oui
40:01bon
40:03il me dit
40:04l'anneau
40:05l'anneau
40:06il venait d'arriver
40:07au Puy-du-Fou
40:09on peut voir l'anneau
40:10j'ai dit
40:11mais bien sûr
40:11on va voir l'anneau
40:16sur le petit coussin
40:18il est là
40:19bouche ouverte
40:22extatique
40:23concentré
40:24en lui-même
40:27pas un mot
40:28Brigitte est juste
40:29derrière lui
40:29moi je suis derrière
40:30il y a la presse
40:31qui attend
40:31qui attend
40:31qui s'impatiente
40:32toute la meute
40:34et à un moment donné
40:35Brigitte
40:36lui caresse la joue
40:39caresse la joue
40:41et lui dit
40:41ils attendent
40:43il se retourne
40:44il fait face
40:45à la presse
40:47et là
40:47il dit
40:50je renonce
40:51au socialisme
40:52il répond à une question
40:54d'un gars de France Inter
40:55qui lui dit
40:55êtes-vous encore socialiste
40:57et il dit
40:57je renonce au socialisme
40:58et là
40:59je lui glisse à l'oreille
41:02merci Emmanuel
41:03c'est le premier miracle
41:04de l'anneau
41:07ça a été le dernier
41:08force est de constater
41:09que
41:11les souhaits
41:12que vous imaginiez
41:13pour
41:14le
41:15prochain président
41:16de la République
41:18ou les voeux
41:19que vous aviez fait
41:19n'ont pas été
41:20exaucés peut-être
41:21et on parlera un jour
41:22du style d'Emmanuel Macron
41:24mais nous manque
41:25un peu de temps
41:25et je voudrais vraiment
41:26qu'on revienne sur le bilan
41:27ce que vous avez appelé
41:29la formule
41:29la legacy
41:30quelle analyse faites-vous
41:31des dix années
41:33de la legacy
41:35Emmanuel Macron
41:37Philippe de Villiers
41:43je pense qu'avec Emmanuel Macron
41:46la France
41:48a perdu la maîtrise
41:49de son destin
41:52elle a perdu la maîtrise
41:54de ses finances publiques
41:56nous sommes pris
41:57dans une spirale
41:58que je qualifierais
42:00d'hélicoïdale
42:02la dette
42:03emporte la dette
42:04les impôts
42:05entraînent les impôts
42:07les faillites
42:08entraînent les faillites
42:11nous avons un état
42:13qui est devenu
42:13un léviathan
42:14vorace
42:15et insatiable
42:16avec un état
42:18providence
42:20qui tourne à la folie
42:21puisque en fait
42:22vous ne pouvez pas avoir
42:22un état providence
42:23avec
42:28les frontières ouvertes
42:29vous ne pouvez pas
42:33accorder des avantages
42:34aux nationaux
42:35si vous en accordez aussi
42:36aux étrangers
42:37parce qu'à ce moment-là
42:37en accueillant la misère
42:38du monde
42:40c'est la ruine
42:42si vous logez
42:43la terre entière
42:44c'est ce qu'on fait
42:44nous aujourd'hui
42:45en France
42:45c'est la ruine
42:46donc l'état providence
42:48ne peut marcher
42:48que
42:49toute frontière
42:50contrôlée
42:52et ensuite
42:53c'est la faillite
42:53de l'état profond
42:55le contrôle
42:55la norme
42:56mais ça va plus loin
42:59non seulement
42:59on a perdu la maîtrise
43:01des finances publiques
43:01on est à 3600 milliards
43:03de dettes
43:03ça continue tous les jours
43:06on a perdu
43:07le contrôle
43:08la France a perdu
43:09la maîtrise
43:10de sa sécurité
43:13c'est-à-dire qu'en fait
43:15l'état
43:15ne fait plus
43:16ce pour quoi
43:17il a été inventé
43:19il a été inventé
43:20pour protéger
43:22il ne protège plus
43:23à l'extérieur
43:24puisqu'il y a
43:25les
43:28il n'y a plus de frontières
43:29il ne protège plus
43:31à l'intérieur
43:31puisqu'il y a
43:331500 quartiers
43:34souverains
43:35et regardez
43:36les mots
43:37qui ont émergé
43:38depuis qu'Emmanuel Macron
43:40est là
43:42narcomicide
43:44tropicalisation
43:46sud-américanisation
43:48mexicanisation
43:49les sicaires
43:51la société
43:52de vigilance
43:53ça veut dire
43:54c'est à vous
43:54de vous protéger
43:55parce que moi
43:55je ne peux rien faire
43:56pour vous
43:56c'est l'impuissance
43:58publique
44:01troisièmement
44:02la France a perdu
44:03la maîtrise
44:04de sa démographie
44:06et ça
44:07c'est le plus grave
44:09elle a perdu
44:10la maîtrise
44:10de sa natalité
44:11pour la première année
44:13dans l'histoire
44:14de France
44:16cette année
44:18le nombre
44:19des naissances
44:20est inférieur
44:20au nombre
44:21des décès
44:26on a
44:28bazardé
44:28la matrice
44:29anthropologique
44:31que peut devenir
44:32un pays
44:32où il y a
44:34240 000
44:35avortements
44:35par an
44:37et qui met
44:38l'avortement
44:39dans sa constitution
44:39quel est son avenir
44:42et enfin
44:46500 000
44:47migrants
44:48qui rentrent
44:48par an
44:49carte de séjour
44:51immigration
44:53légale
44:55et puis
44:56la dernière maîtrise
44:58qui nous échappe
44:58c'est la maîtrise
44:59de sa souveraineté
45:00de sa diplomatie
45:01la souveraineté
45:02c'est le paradigme
45:03de la conférence
45:05de la Sorbonne
45:06quand il a dit
45:07il faut passer
45:08de la souveraineté nationale
45:09à la souveraineté européenne
45:11ça c'est un crime
45:14c'est une forfaiture
45:17on ne peut pas avoir
45:18les doux souverainetés
45:19une femme ne peut pas
45:20être à moitié enceinte
45:21comme disait
45:21Marie-France Garraud
45:24donc on est plus souverain
45:25on est en fait
45:26sous clé allemande
45:28marché de l'électricité
45:30euro
45:33libre échange
45:34Mercosur
45:35pour écouler
45:37les voitures allemandes
45:38la préférence
45:39en matière de défense
45:41sera une préférence allemande
45:42etc.
45:43et enfin
45:43on a perdu la maîtrise
45:45de notre diplomatie
45:46si vous regardez
45:46du côté de l'Est
45:47on s'est engagé
45:49de manière
45:52inconcevable
45:52dans un conflit
45:53entre la Russie
45:54et l'Ukraine
45:54alors qu'on a une amitié
45:56très ancienne
45:57avec la Russie
45:58et qu'on a coupé
45:59le gaz
46:00et le pétrole russe
46:01ça nous arrangerait bien
46:03en ce moment
46:04donc c'est une folie
46:05donc on a renvoyé
46:06la Russie
46:07dans les bras de la Chine
46:08donc on a fabriqué
46:09l'Eurasie
46:09à nos dépens
46:10quand vous regardez
46:11maintenant à l'Ouest
46:12les Américains
46:14nous considéraient
46:14comme des partenaires
46:15du temps de De Gaulle
46:16puis comme des protégés
46:18du temps de Giscard
46:19et maintenant
46:19comme des consommables
46:20du temps de Macron
46:21et puis enfin
46:22au Sud
46:23on a été viré
46:24par l'Afrique
46:25et le Sud global
46:27nous nargue
46:27et ne veut plus
46:28entendre parler de nous
46:29c'est-à-dire qu'en fait
46:30la France
46:31avec Macron
46:32a perdu son rang
46:33de puissance mondiale
46:34le maître des horloges
46:36a perdu son gousset
46:37Vous avez dit
46:38quelque chose d'important
46:39vous avez dit
46:40dans la décennie
46:41macroniste
46:42nous avons
46:44découvert
46:45des nouveaux mots
46:46narcomicide
46:48mexicanisation
46:49cartélisation
46:50peut-être
46:51un autre mot
46:52qu'on va découvrir
46:54ou redécouvrir
46:55c'est le mot
46:56tribalisation
46:57dimanche dernier
46:58Alexis Corbière
46:59a interpellé
46:59Jordan Bardella
47:00qui a eu le malheur
47:02d'employer le terme
47:03de tribalisation
47:04on va l'écouter
47:05dans un instant
47:06pour Alexis Corbière
47:07cet homme
47:08il parle de
47:09Jordan Bardella
47:09dit que ce sont
47:10des tribus
47:11qui menacent la France
47:12point d'interrogation
47:12ce permanent
47:13regard
47:15raciste
47:16sur notre société
47:17est infect
47:18dit Alexis Corbière
47:20écoutons
47:20Jordan Bardella
47:23Les Français
47:24nous ont accordé
47:24leur confiance
47:25nous avons été
47:26dignes de cette confiance
47:26nous avons pris
47:27des mesures
47:28pour changer
47:28le quotidien des gens
47:29pour améliorer
47:30leur pouvoir d'achat
47:31pour améliorer
47:32la sécurité
47:32ça va être
47:33l'un des grands enjeux
47:34de la campagne présidentielle
47:35parce qu'il n'y a plus
47:36un seul endroit
47:37en France
47:37où les Français
47:37se protégeaient
47:38de la tribalisation
47:40de notre pays
47:41de la montée
47:42de la sécurité
47:42des attestions
47:43des cambriolages
47:45des menaces
47:46sur le peuple français
47:48et nous sommes
47:50en ordre de bataille
47:50pour préparer
47:51la prochaine campagne
47:52présidentielle
47:52Jean-François
47:53Alors Philippe
47:55est-ce que selon vous
47:55cette expression
47:56est exagérée
47:57ou bien est-ce qu'elle
47:58reflète une dérive
47:59de la société française ?
48:00Pour vous répondre
48:01il faut se poser
48:03la question suivante
48:05il faut définir
48:06la tribalisation
48:07la tribalisation
48:08c'est le contraire
48:09de la civilisation
48:11la civilisation
48:12c'est un état social
48:13dans lequel
48:13celui qui arrive au monde
48:14s'aperçoit très vite
48:15que ce qu'il peut apporter
48:17de nouveau
48:18est infiniment moins subtil
48:20que ce qu'il va trouver
48:22à son arrivée
48:24malgré lui
48:24Or
48:25nous sommes en train
48:27de basculer
48:27dans un état social
48:29inverse
48:31nous sommes entrés
48:32dans un monde
48:33post-historique
48:34dans un monde
48:35de l'inconsistance
48:36où le temps long
48:37est grignoté
48:39effacé
48:40par le caprice
48:42fugitif
48:44de
48:47les limitations
48:49marchandes
48:51nous sommes entrés
48:52dans un monde
48:52où on veut greffer
48:53une nouvelle mémoire
48:54sur l'ancienne
48:55la transmémoire
48:56nous sommes entrés
48:57dans un monde
48:59où le peuple
49:00est dépossédé
49:03où
49:04nous vivons
49:05l'expropriation
49:07mémorielle
49:08la tribalisation
49:09menace un peuple
49:11quand
49:12il n'a plus
49:13l'appétit
49:14de vivre
49:15et qu'il confie
49:16la fabrication
49:17d'enfants
49:18à des peuples étrangers
49:19la tribalisation
49:20menace
49:21un peuple
49:22qui n'a plus
49:23la force
49:23de se reproduire
49:24de reprogrammer
49:25la vie
49:26la tribalisation
49:27menace
49:27un état
49:28qui se retourne
49:28contre lui-même
49:30qui pratique
49:31la honte
49:32pour ses petits
49:33pour ses enfants
49:34et qui leur interdit
49:36le droit
49:37à la continuité historique
49:39c'est-à-dire
49:39le droit
49:39d'aller chercher
49:40dans les siècles passés
49:41les mélodies
49:41manquantes
49:42la tribalisation
49:43c'est quand on a peur
49:44de sortir de chez soi
49:45le jour
49:46la nuit
49:46et quand on a le sentiment
49:48que tout un pays
49:48est devenu un coup de gorge
49:50la tribalisation
49:51c'est des mères
49:52qui pleurent
49:53toutes seules
49:53leur enfant
49:55leur mari
49:57Harmonie Comin
49:57qui peur
49:58le gendarme Comin
49:59la mère d'Elias
50:01la mère de Philippine
50:03la mère de Matisse
50:03la mère de Lola
50:04la tribalisation
50:06c'est qu'en fait
50:07on est dans une société
50:08explosée
50:08en tribu
50:09en ethnie
50:10en clan
50:12et qu'on ne raisonne plus
50:14en termes de nation
50:15comme disait Bainville
50:16la France
50:17c'est mieux qu'une race
50:18c'est une nation
50:20c'est-à-dire
50:21de destin commun
50:24et moi je pense
50:25en cet instant
50:26à la jeunesse de France
50:29la jeunesse de France
50:32on ne lui parle plus
50:33de la France
50:36on ne lui demande plus
50:37de l'aimer
50:39et moi je dis
50:40à cette jeunesse errante
50:43une nation
50:45ce n'est pas seulement
50:46une mémoire
50:47un art de vivre
50:51une langue
50:51c'est aussi une tonalité
50:53de l'âme
50:54alors
50:55jeunes gens
50:56jeunes français
50:57je vous en supplie
50:58revendiquez la France
51:01demandez qu'on vous la raconte
51:03n'acceptez jamais
51:04qu'on la défigure
51:06et allez la chercher
51:07pendant qu'il n'en est encore tant
51:09là où elle existe encore
51:11c'est justement
51:12à ces français
51:13et tous les français
51:14qui nous regardent
51:15bien sûr
51:15mais vous souhaitez
51:17vous arrêter un instant
51:18sur
51:19des marcheurs
51:2220 000 fidèles
51:23qui vont prendre la route
51:25ce week-end
51:26Philippe de Villiers
51:27pour le pèlerinage
51:29de Chartres
51:29et vous souhaitez
51:31vous adresser
51:32et ce sera l'objet
51:32de votre apologue
51:33dire un mot
51:34aux 20 000 jeunes français
51:35qui seront demain matin
51:37à Notre-Dame de Paris
51:38pour partir
51:39en direction de Chartres
51:44Demain matin
51:45à l'aube
51:47ce sont
51:4720 000 jeunes français
51:49qui vont se lancer
51:51sur la route de Chartres
51:52et qui vont mettre
51:54leurs pas
51:55leurs fatigues
51:56leurs invocations
51:57leurs ublouissements
51:58dans ceux
51:59de leurs glorieux
52:00prédécesseurs
52:01et notamment
52:01de leur aîné
52:02qui a ouvert la voie
52:03qui a frayé la voie
52:04au début du XXe siècle
52:06qui s'appelait Charles Péguet
52:09ça nous ramène
52:10à la Pentecôte
52:111912
52:13Charles Péguet
52:14accomplit son vœu
52:15il vient d'apprendre
52:16que son fils
52:17est entre la vie
52:18et la mort
52:20alors il prend sa gourde
52:22il se jette
52:23sur la route de Chartres
52:24depuis Paris
52:28en espérant
52:29que son vœu
52:31sera exaucé
52:32pour la guérison
52:33de son fils
52:34de son enfant
52:37il prend
52:38le chemin
52:39de supplication
52:42et il note
52:43sur la route
52:46qu'il appelle
52:47la porte étroite
52:50il note
52:51quelques vers
52:52étoiles du matin
52:58inaccessibles
52:58reines
53:01voici que nous marchons
53:02vers votre illustre
53:04cours
53:04nous sommes
53:05la piétaille
53:07nous n'avançons
53:08jamais
53:10que d'un pas
53:11à la fois
53:12que d'un pas
53:13à la fois
53:13c'est ce que je souhaite
53:15à ces jeunes gens
53:15qui vont partir
53:16demain matin
53:18depuis Paris
53:19jusqu'à Chartres
53:21en formulant
53:23un souhait
53:26que ce pèlerinage
53:28entre
53:29les deux flèches
53:31crénelées
53:31de Notre-Dame
53:33de Paris
53:33de Notre-Dame
53:34de Chartres
53:35vous arrache
53:36un instant
53:37à la gang terrestre
53:39entre
53:40les
53:44livres
53:46universels
53:47dans
53:48luminure
53:52et mémorial
53:56qui s'élance
53:57vers le ciel
53:59en un cantique
54:00d'allégresse
54:04que chaque pas
54:06que chacun
54:07de vos pas
54:08vous ramène
54:11à la France
54:12des prospérités
54:13de l'âme
54:15là où
54:16les pensées
54:19les travaux
54:21les travaux
54:23de la pensée
54:24s'habillent
54:26de
54:26lumières séraphiques
54:28là
54:30où
54:32l'éloquence
54:34des pierres
54:36s'élèvent
54:39à force
54:39de liberté
54:43alors
54:44demain
54:44vous allez
54:44pérégriner
54:45pendant
54:46trois jours
54:48au cœur
54:49du mystère
54:51d'un vieux
54:52peuple
54:52fatigué
54:53vous allez
54:54mettre
54:54vos pas
54:55dans les pas
54:56des humbles
54:57pèlerins
54:58qui depuis
54:59des siècles
55:00et des siècles
55:00comme vous
55:02mais il y a
55:03fort longtemps
55:03ont marché
55:05pour sauver
55:07une civilisation
55:08et quand
55:10vous apercevrez
55:11au loin
55:12là-bas
55:16la flèche
55:17la fameuse flèche
55:18de Chartres
55:19par-delà
55:21les meules
55:21et l'océan
55:23des épis
55:25verts
55:26qui sont
55:27autant de promesses
55:29de moissons à venir
55:31je vous souhaite
55:32de découvrir
55:33le nombre d'or
55:36d'un vieux peuple
55:37croisé
55:38qui donna
55:38des ailes
55:39à la pierre
55:41c'est un souffle
55:43d'une esquisse
55:43poésie
55:44qui vous envahira
55:45mais n'oubliez
55:47jamais ceci
55:49dans chacune
55:50de vos fatigues
55:51sur la route
55:53il y a une charge
55:56une charge morale
55:59vous êtes la relève
56:00vous êtes la relève
56:02des petites lucioles
56:02à la sortie
56:04du catacombe
56:05dans notre
56:06crépuscule
56:07vous êtes la France
56:09des exaucements
56:10vous êtes la France
56:11des relèvements
56:15vous êtes
56:16une France
56:18qui a retrouvé
56:20le dépôt millénaire
56:23alors vous pouvez répéter
56:25avec Peggy
56:292000 ans
56:31de promesses
56:32on fait de cette terre
56:33un réservoir sans fin
56:35pour les âges nouveaux
56:371000 ans d'autres grâces
56:39on fait de ces travaux
56:41un reposoir sans fin
56:42pour l'âme solitaire
56:46et bien un grand merci
56:47Philippe De Villiers
56:48je précise simplement
56:49parce que je ne veux pas
56:50donner le mauvais point de départ
56:52aux fidèles
56:54et aux marcheurs
56:55j'ai dit
56:55Notre-Dame
56:56c'était Saint-Sulpice
56:58pour le pèlerinage
56:59de Chartres
57:00un grand merci
57:01Philippe
57:01dire aux téléspectateurs
57:02que tout au long du week-end
57:04sur CNews
57:05nous suivrons
57:08attentivement
57:08le pèlerinage de Chartres
57:10le pèlerinage que vous avez
57:11déjà fait
57:12que j'étais petit
57:13bien sûr
57:14mais que vous avez accueilli
57:16les fidèles
57:17lors de la première année
57:19vous avez décrivé
57:19le JDD
57:20si mes souvenirs sont bons
57:21un grand merci
57:23Philippe De Villiers
57:24est resté
57:24à la semaine prochaine
57:26bien évidemment
57:26merci beaucoup
57:27merci Geoffroy Le Jaune
57:28et nous on se retrouve
57:29dans quelques instants
57:30un grand merci
57:32à vous
57:33un grand merci
57:33Sous-titrage FR ?
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