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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Face à l'info à 19h,
00:00:02ravi de vous retrouver ce soir. Comment allez-vous ?
00:00:06J'attends que Marc Monon réagisse
00:00:07parce qu'en général, je demande aux téléspectateurs
00:00:09comment ils vont et Marc...
00:00:11J'ai tellement la mégalomanie
00:00:13en moi, aussitôt je dis
00:00:15tiens c'est encore moi qu'on s'intéresse à moi.
00:00:18Non mais hier soir, heureusement que vous avez arrêté
00:00:20Florence qui donnait son numéro
00:00:21de téléphone en direct.
00:00:23Incroyable, je peux servir de temps en temps.
00:00:26Voilà, exactement. Vous revenez
00:00:27demain ? Je ne serai pas là.
00:00:30Au sommaire ce soir, à Cannes,
00:00:32Gilles Lelouch a refusé
00:00:34de transformer la promotion
00:00:35d'un film sur Jean Moulin en meeting
00:00:37politique. Après une question
00:00:39militante lui demandant de condamner
00:00:42le RN et de saluer l'éfico
00:00:44méritière de la résistance,
00:00:45l'acteur a simplement répondu
00:00:47« Votre question n'est pas un peu orientée ? »
00:00:50Résultat, une partie des réseaux
00:00:52sociaux l'a aussitôt traité de lâche
00:00:54comme si, désormais, ne pas
00:00:56se soumettre à l'injonction politique
00:00:58suffisait à devenir suspect.
00:01:01Tour de table des mousquetaires ce soir.
00:01:03Emmanuel Macron multiplie les nominations
00:01:05au poste-clé de la République.
00:01:07Banque de France, Conseil constitutionnel
00:01:08courant des comptes officiellement.
00:01:10Il gouverne jusqu'au dernier jour.
00:01:12Officieusement, beaucoup y voient une stratégie
00:01:14de verrouillage institutionnel face à une possible
00:01:17alternance populiste. Le pouvoir ne cherche
00:01:20plus seulement à gagner les élections
00:01:21et cherche à survivre au peuple
00:01:23en plaçant ses relais au cœur même de l'État.
00:01:26C'est ce qu'explique Mathieu Bourcôté
00:01:28dans son édité.
00:01:30Le Parlement européen a rendu hommage
00:01:32aux soldats français, Florian Montorio
00:01:34et Anissé Girardin, tués au Liban
00:01:36par le Hezbollah. Un vote
00:01:37qui aurait dû unir tous les élus français.
00:01:40Pourtant, les députés LFI ont voté
00:01:42contre certains écologistes aussi.
00:01:44Même face à des militaires morts pour la France,
00:01:47certains refusent l'unité nationale
00:01:49comme si l'idéologie comptait davantage
00:01:51que l'hommage dû à ce qui sert leur pays.
00:01:54L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:01:57Face à la flambée des prix provoqués
00:01:59par la guerre au Moyen-Orient,
00:02:01Sébastien Lecornu annonce 710 000 000 euros
00:02:04d'aide supplémentaires.
00:02:06Transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, salariés,
00:02:09l'exécutif cible les secteurs les plus touchés
00:02:11sans baisser les taxes pour tous.
00:02:14Message de Matignon, protéger les travailleurs
00:02:16sans creuser davantage la dette.
00:02:18Mais derrière ces aides d'urgence,
00:02:20une réalité s'impose.
00:02:22La France entre dans une économie
00:02:24durablement sous tension.
00:02:26Le regard de Marc Menon.
00:02:28Les hospitalisations de jeunes filles
00:02:30pour tentatives de suicide
00:02:31et automutilation explosent en France.
00:02:34Derrière les chiffres,
00:02:35il y a une génération fragilisée,
00:02:37enfermée sur les réseaux sociaux,
00:02:39dans des spirales morbides
00:02:41où l'algorithme pousse toujours
00:02:43plus loin le mal-être.
00:02:44Mais TikTok n'est peut-être
00:02:45qu'un accélérateur d'un vide profond.
00:02:48Crise de l'identité,
00:02:49solitude, famille,
00:02:50fracturée, perte de repères.
00:02:52Une jeunesse à qui l'on promet tout,
00:02:54sauf des raisons de vivre.
00:02:56C'est le décryptage de Charlotte Dornelis.
00:02:59Au Portugal, le phénomène des terriens
00:03:01prend de l'ampleur.
00:03:02Tenez-vous bien,
00:03:02des adolescents s'identifient à des animaux.
00:03:06Ils marchent à quatre pattes,
00:03:07reproduisent leur comportement.
00:03:08Souvent sous influence de TikTok.
00:03:11Ne riez pas, Mathieu Bocoté.
00:03:12Le phénomène est devenu si visible
00:03:14que l'ordre des vétérinaires au Portugal
00:03:16a dû rappeler
00:03:18que les vétérinaires ne soignent pas les humains.
00:03:22Derrière l'aspect insolite,
00:03:23Mathieu Bocoté,
00:03:24tenez-vous bien,
00:03:25beaucoup s'interrogent.
00:03:26Simple mode adolescente
00:03:27ou symptôme d'une profonde crise identitaire
00:03:31chez une jeunesse en perte de repères.
00:03:33Tour de table des mousquetaires ce soir.
00:03:35Et puis le parquet financier,
00:03:37le parquet national financier
00:03:39en quête désormais sur Edouard Philippe
00:03:40comme sur Dominique de Villepin.
00:03:42Officiellement, il lutte contre la corruption.
00:03:45Mais une question grandit.
00:03:46Le PNF est-il devenu un acteur politique
00:03:48de la présidentielle ?
00:03:50À force de judiciariser la vie politique,
00:03:52une institution censée garantir la morale
00:03:55finit aussi par peser sur le choix des candidats.
00:03:57Et dans une démocratie,
00:03:58ce pouvoir-là n'est jamais neutre.
00:04:00C'est ce que nous explique Mathieu Bocoté.
00:04:02Une heure pour tout se dire et sans tabou
00:04:04avec nos mousquetaires.
00:04:18Et puis, notre invité ce soir,
00:04:21dans un instant,
00:04:22Pierre Brossolet qui va nous rejoindre.
00:04:24Il est le PDG d'Averne,
00:04:26une entreprise qui ambitionne
00:04:27de géothermiser la France.
00:04:30Tenez-vous bien, dans les prochaines années,
00:04:32la géothermie fournit une chaleur verte,
00:04:35souveraine et pilotable.
00:04:36La géothermie contient dans certaines régions
00:04:39des métaux critiques comme le lithium.
00:04:43La société lithium de France,
00:04:45créée par Averne justement,
00:04:47est unique au monde
00:04:48et vient d'être catégorisée,
00:04:50projet Notre-Dame par l'Elysée.
00:04:53Nous parlons ce soir,
00:04:54souveraineté et spécificité française
00:04:57dans un instant.
00:04:57D'abord, Marc Menand,
00:05:00vous avez suivi pour nous
00:05:01les annonces de Sébastien Lecornu
00:05:04face à la crise du carburant.
00:05:07Écoutez-le.
00:05:08Il explique comment c'est une guerre longue.
00:05:11Il parle aussi de l'électrification.
00:05:13On écoute Sébastien Lecornu.
00:05:16Sous une forme ou sous une autre,
00:05:17cette guerre va durer,
00:05:19soit de manière froide,
00:05:20comme on l'a actuellement,
00:05:22on peut le constater,
00:05:23soit malheureusement aussi
00:05:24avec une reprise des conflits
00:05:25et des frappes,
00:05:26ce qui est un scénario
00:05:27évidemment possible.
00:05:28On n'a pas d'autre choix
00:05:30que d'accélérer l'électrification du pays.
00:05:33Les hydrocarbures, c'est une laisse.
00:05:35C'est une laisse.
00:05:36C'est une laisse étrangleuse.
00:05:38On ne peut pas dire autre chose.
00:05:40L'électrification, l'électricité,
00:05:42c'est notre liberté.
00:05:43En tout cas,
00:05:44des cadeaux bizarres au mois de mai
00:05:47qui se transforment en augmentation d'impôts
00:05:48à l'automne,
00:05:49ce n'est pas ce que le gouvernement propose.
00:05:51Marc Menand.
00:05:53Êtes-vous satisfait des prises de décisions,
00:05:56des annonces de Sébastien Lecornu,
00:05:57les 710 millions d'euros ?
00:05:59Écoutez, c'est un espoir déçu pour beaucoup.
00:06:03C'est-à-dire que c'est la politique d'échec
00:06:06mais qui est dans un certain échec,
00:06:09si je puis dire.
00:06:10Pourquoi ?
00:06:11Parce que les uns et les autres
00:06:13attendaient le petit coup de pouce.
00:06:15Mais de l'autre côté, on voit quoi ?
00:06:17Un Premier ministre
00:06:18qui, objectivement,
00:06:20est tributaire d'une situation.
00:06:23Et en conséquence,
00:06:24il peut tenter d'avoir des comptes
00:06:27dans tous les sens grignotés.
00:06:29Il ne voit pas comment véritablement
00:06:31orchestrer une redistribution.
00:06:33La première attaque,
00:06:35il vise des gouvernements
00:06:37qui l'ont précédé sous Macron,
00:06:39en particulier le fameux bouclier énergétique
00:06:43de 2022-2023.
00:06:45Il dit que ça a coûté 100 milliards d'euros.
00:06:49100 milliards d'euros !
00:06:50Vous pensez bien qu'aujourd'hui,
00:06:51on continue de payer le remboursement,
00:06:54qui ne cesse de monter
00:06:56avec les taux d'intérêt
00:06:57qui, eux aussi, sont à la hausse.
00:06:59Par conséquent,
00:07:01c'est déjà le poids initial
00:07:03qui empêche d'avoir la moindre initiative.
00:07:06Globalement,
00:07:07tous ceux qui avaient déjà obtenu
00:07:09un petit quelque chose
00:07:10auront une prolongation
00:07:11de ce petit quelque chose.
00:07:14Après,
00:07:15c'est insidieux.
00:07:17Je dirais que
00:07:18c'est perfide,
00:07:20d'une certaine manière,
00:07:21c'est tactique,
00:07:22c'est la manière
00:07:23de dire
00:07:25l'électrification,
00:07:27l'électrification,
00:07:28l'électrification.
00:07:29C'est l'obsession du gouvernement
00:07:30depuis longtemps.
00:07:32Et là,
00:07:32il tente d'avoir
00:07:35une incitation encore plus grande.
00:07:37Par exemple,
00:07:37il parle des aides à domicile.
00:07:40Il dit
00:07:41qu'il y a plus de 600 000 personnes
00:07:42qui travaillent dans ces conditions-là.
00:07:44Alors là,
00:07:44on découvre quand même
00:07:45que ces gens
00:07:46qui sont condamnés
00:07:48à faire des kilomètres
00:07:49au quotidien
00:07:50gagnent en moyenne
00:07:52700 euros par mois.
00:07:54700 euros par mois.
00:07:56Alors,
00:07:56pour les aider,
00:07:57il dit
00:07:57bon,
00:07:58on ne va pas leur donner
00:07:59quoi que ce soit.
00:08:01En revanche,
00:08:02on aura une opération
00:08:04leasing
00:08:04à partir du mois d'octobre.
00:08:06Vous imaginez,
00:08:07d'ici le mois d'octobre,
00:08:08il faut continuer
00:08:09à passer à la pompe
00:08:10et subir l'augmentation.
00:08:12Et cette opération leasing,
00:08:13c'est pour acheter
00:08:14une voiture électrique.
00:08:17Ils auront
00:08:18entre 50 et 100 euros
00:08:21par mois
00:08:22pour rembourser
00:08:23cette voiture
00:08:24sans avoir
00:08:25d'investissement initial.
00:08:28Je fais une petite extrapolation
00:08:29dans mon crâne de piaf.
00:08:31Moi aussi,
00:08:31vous voyez,
00:08:31de temps en temps,
00:08:32je me prends pour un animal.
00:08:34On n'y est pas encore.
00:08:36Non,
00:08:36mais je fais une extrapolation.
00:08:38Vous vous dites,
00:08:39il y a des gens
00:08:39qui gagnent
00:08:40700 euros par mois
00:08:42et soudain,
00:08:43on les encourage
00:08:44à acheter
00:08:45une voiture électrique.
00:08:46Il faudra rembourser
00:08:47entre 50 et 100 euros
00:08:49par mois.
00:08:50Par quel miracle !
00:08:51Alors,
00:08:52lui-même dit,
00:08:53on bute sur des réalités économiques,
00:08:55je voudrais savoir
00:08:56comment ces gens-là
00:08:58arrivent à résoudre
00:08:59cette équation
00:09:00totalement impossible.
00:09:02Il y a,
00:09:03pour ceux
00:09:04qui n'avaient encore
00:09:05rien obtenu,
00:09:07un plus
00:09:07chez ces gens
00:09:08que l'on voit
00:09:09quand on est flâneur
00:09:11sur les bas côtés
00:09:12de fleuves
00:09:12ou de rivières,
00:09:13il y a
00:09:14les péniches,
00:09:15les barges.
00:09:15Jusque-là,
00:09:17ils étaient en dehors
00:09:18de ces octrois
00:09:20gouvernementaux.
00:09:21Eh bien,
00:09:22enfin,
00:09:22ils ont une petite tête.
00:09:24Ce n'est pas ridicule.
00:09:25C'est très important
00:09:26le trafic fluvial
00:09:28qui se déroule
00:09:29dans l'ensemble
00:09:31de notre territoire
00:09:33avec des canaux
00:09:34et qui permettent
00:09:35donc de lutter
00:09:37contre la pollution
00:09:38d'une certaine manière.
00:09:39Il dit aussi
00:09:41que la situation,
00:09:42forcément,
00:09:43elle est due
00:09:44à l'étranger.
00:09:45Mais alors,
00:09:46en filigrane,
00:09:47il explique bien
00:09:48que ce n'est pas
00:09:49uniquement la guerre.
00:09:50C'est la logique
00:09:52de la spéculation,
00:09:53c'est la logique
00:09:54du marché
00:09:55sur lesquels
00:09:56on ne peut pas agir.
00:09:58Donc,
00:09:59on est là
00:09:59dans ces drames
00:10:01des gouvernements
00:10:02d'aujourd'hui
00:10:03qui,
00:10:03face à une économie
00:10:05mondialisée,
00:10:06ont très peu
00:10:07d'éléments
00:10:07pour pouvoir
00:10:08lutter.
00:10:10J'ai noté
00:10:11aussi
00:10:11que la logique
00:10:14de ceux
00:10:15qui ont
00:10:16des diesels,
00:10:17depuis quelques jours,
00:10:18ils ont
00:10:19une ristourne,
00:10:20enfin,
00:10:20quand je dis
00:10:20une ristourne,
00:10:21une augmentation
00:10:22qui a baissé
00:10:23de 15 à 20 centimes.
00:10:24Alors,
00:10:24il a tenté
00:10:25d'expliquer pourquoi.
00:10:27Parce qu'il a demandé
00:10:28aux raffineurs
00:10:28d'agir
00:10:30sur leur stock
00:10:30et de raffiner
00:10:31plus de gasoil.
00:10:33Si on raffine
00:10:33plus de gasoil,
00:10:34il y en a plus
00:10:35de disponibles,
00:10:36comme en plus
00:10:36il y a moins de gens
00:10:37qui circulent,
00:10:38ça fait baisser
00:10:39les prix.
00:10:40En revanche,
00:10:41dans le même temps,
00:10:42on raffine moins
00:10:43d'essence,
00:10:44d'où la montée
00:10:45de l'essence.
00:10:47Mais une montée
00:10:48qui,
00:10:48là encore,
00:10:49est liée
00:10:49à ces logiques
00:10:50d'inflation
00:10:51et du marché
00:10:52et de la spéculation
00:10:53surtout,
00:10:54puisque notre essence,
00:10:56nos carburants,
00:10:57il l'a précisé,
00:10:59viennent avant tout
00:11:00de l'Amérique du Nord,
00:11:02de l'Amérique du Sud
00:11:03et surtout
00:11:03de l'Afrique.
00:11:05Par conséquent,
00:11:06ça ne passe pas
00:11:06par le détroit
00:11:07d'Hormuz.
00:11:08À propos du détroit
00:11:09d'Hormuz,
00:11:10il nous dit,
00:11:11ben voilà,
00:11:11au départ,
00:11:13le président
00:11:14de la République,
00:11:15il y a un mois et demi,
00:11:16a parlé de 6 milliards.
00:11:17Aujourd'hui,
00:11:17on est plus proche
00:11:19de 8 à 10 milliards.
00:11:20La question
00:11:21que personne
00:11:22ne lui a posée,
00:11:23c'est est-ce que
00:11:24véritablement,
00:11:25il est pertinent
00:11:28d'avoir une flotte
00:11:30avec un porte-avions
00:11:31qui attendent
00:11:32que la situation
00:11:33se résolve,
00:11:34alors que lui-même dit
00:11:35ça va durer pendant longtemps
00:11:37et en ayant
00:11:38ces forces mobilisées
00:11:40du côté d'Hormuz
00:11:41sans pouvoir faire
00:11:42quoi que ce soit,
00:11:43est-ce que c'est
00:11:44véritablement
00:11:45une bonne initiative
00:11:46ou pas ?
00:11:47Personne n'a répondu
00:11:47à cette question.
00:11:49Merci beaucoup,
00:11:50Marc Menand,
00:11:51pour cette analyse.
00:11:51Donc, on rappelle,
00:11:52effectivement,
00:11:53l'aide de carburant
00:11:53pour les gros rouleurs
00:11:54passera de 50 à 100 euros.
00:11:56Le gouvernement a annoncé
00:11:57également la prolongation
00:11:58des aides pour le carburant
00:12:00agricole et de pêche
00:12:01pour trois mois.
00:12:03Dans un instant,
00:12:04je rappelle qu'on recevra,
00:12:05pour continuer sur ce thème,
00:12:07le PDG de Averne,
00:12:09Pierre Brousselet,
00:12:11qui milite pour des énergies
00:12:12vertueuses face
00:12:13au réchauffement climatique.
00:12:15Et on parlera
00:12:15souveraineté française
00:12:16avec lui dans un instant.
00:12:19Mathieu Bocoté,
00:12:20on va parler du macronisme.
00:12:22Juste avant,
00:12:23je l'ai annoncé
00:12:23que le Conseil constitutionnel,
00:12:25parce qu'on va parler
00:12:26aussi du CESE avec vous,
00:12:28mais le Conseil constitutionnel...
00:12:29Combien de temps ?
00:12:32Tous ces gens conspirent !
00:12:34Donc, le Conseil constitutionnel,
00:12:36on l'a appris
00:12:36il y a quelques instants,
00:12:38rétabli les aides de feu.
00:12:39On va en parler
00:12:40avec Alexandre Jardin
00:12:42que nous aurons
00:12:43à 19h50 sur CNews.
00:12:46Mathieu Bocoté,
00:12:46le macronisme,
00:12:47c'est une question
00:12:48que tout le monde
00:12:48se pose ce soir.
00:12:49Est-ce qu'il cherche
00:12:50encore à s'accrocher
00:12:52au pouvoir
00:12:52en multipliant les nominations
00:12:54au poste stratégique
00:12:56de la République ?
00:12:56C'est la question
00:12:57que tout le monde se pose
00:12:57suite à la nomination
00:12:58à la Banque de France
00:13:00d'Emmanuel Moulin
00:13:01ou encore de Claire Toury
00:13:02à la tête
00:13:03du Conseil économique
00:13:04et social.
00:13:05Alors, la réponse
00:13:06toute simple,
00:13:07c'est oui,
00:13:08bien que ça ne se réduise
00:13:09pas à cela.
00:13:10La première réponse,
00:13:11c'est qu'Emmanuel Macron
00:13:12est toujours président,
00:13:13il est toujours président en droit,
00:13:14il est en droit
00:13:15de faire des nominations,
00:13:16il n'a pas vocation
00:13:17à devenir un président fantoche
00:13:18ou un président potiche,
00:13:20donc il ne s'agit pas
00:13:21de lui dire
00:13:21« sois impuissant
00:13:22parce que demain
00:13:23tu seras chassé du lit ».
00:13:25Bon, donc personne
00:13:25ne lui dit ça.
00:13:26Il n'en demeure pas moins
00:13:28qu'Emmanuel Macron
00:13:29dans cette stratégie
00:13:31de nomination,
00:13:31et ça dépasse
00:13:32Emmanuel Macron
00:13:32parce qu'on voit ça
00:13:33partout dans le monde occidental,
00:13:34on voit partout
00:13:35les institutions
00:13:37se braquer
00:13:38avec la logique suivante.
00:13:40La connexion
00:13:40avec le peuple
00:13:41n'est plus établie.
00:13:43Autrement dit,
00:13:44la légitimité populaire
00:13:45n'est plus là.
00:13:46Les institutions
00:13:46tiennent par l'habitude,
00:13:48tiennent par la peur,
00:13:49tiennent par le conditionnement
00:13:50psychologique,
00:13:51tiennent par la menace
00:13:52de la force,
00:13:53mais ne tiennent plus
00:13:54par elles-mêmes.
00:13:55Dès lors,
00:13:55qu'est-ce qu'on doit faire,
00:13:56c'est là le fameux
00:13:57réflexe autoritaire
00:13:58dont on parle souvent ici,
00:13:59c'est qu'il faut tout faire
00:14:00pour verrouiller
00:14:00les institutions,
00:14:01pour résister
00:14:02à la vague populaire
00:14:04qui pourrait les balayer.
00:14:06Et, par ailleurs,
00:14:07il y a aussi cette idée
00:14:08que le peuple,
00:14:10en ce moment,
00:14:10est un peu irrationnel.
00:14:11Donc, c'est au nom
00:14:12de la démocratie
00:14:13qu'on verrouillera
00:14:14les institutions
00:14:15contre un peuple
00:14:16devenu irrationnel.
00:14:18Il y a eu plusieurs nominations
00:14:19ces derniers temps
00:14:20qui témoignent justement
00:14:21de cette stratégie
00:14:22de nominer des gens
00:14:22ici et là
00:14:23pour tenir le fort
00:14:24quand la vague viendra.
00:14:26Emmanuel Moulin,
00:14:26vous l'avez dit
00:14:27à la Banque de France.
00:14:28Claire Toury,
00:14:28alors je précise ça,
00:14:29ce n'est pas une nomination
00:14:31macroniste classique,
00:14:31qu'elle s'est fait élire,
00:14:32mais c'est l'incarnation
00:14:33d'une certaine gauche militante
00:14:35qui dit
00:14:36« je veux me camper
00:14:37au Céseu
00:14:37pour être capable
00:14:38de lutter
00:14:38contre l'extrême droite
00:14:40si jamais elle prend le pouvoir. »
00:14:41Mme de Montchalin,
00:14:42bien évidemment,
00:14:43à la Cour des Contes,
00:14:44Richard Ferrand,
00:14:45Marc Guillaume,
00:14:46vice-président
00:14:46au Conseil d'État.
00:14:47Donc, on voit
00:14:48des nominations importantes.
00:14:50Mais ça va au-delà de ça.
00:14:51Moi, il y a plusieurs fois,
00:14:52on m'a fait un écho,
00:14:53mais remonté ces derniers mois,
00:14:55en fait,
00:14:55en fait, depuis 2024.
00:14:56Des hauts fonctionnaires
00:14:57qu'on peut rencontrer
00:14:58lorsqu'on fait des conférences
00:14:59ou lorsqu'ils décident
00:15:00de nous écrire,
00:15:00on les rencontre,
00:15:01nous disent souvent
00:15:02la chose suivante.
00:15:03On nous a dit
00:15:04« si jamais l'extrême droite
00:15:05arrive au pouvoir,
00:15:07n'hésitez pas à faire jouer
00:15:08votre clause de conscience. »
00:15:09N'hésitez pas.
00:15:10Donc, je ne sais quel directeur
00:15:11leur dit,
00:15:11ils ont la politesse
00:15:12de ne pas me dire
00:15:12d'où vient exactement l'info.
00:15:14Mais plusieurs fois,
00:15:14on m'a dit,
00:15:15on nous dit
00:15:15« vous êtes en droit
00:15:17de tenir tête,
00:15:18soit de chercher
00:15:19à contenir la lutte
00:15:20contre l'État de droit
00:15:21qui représenterait
00:15:21l'extrême droite
00:15:22ou le pouvoir,
00:15:23soit de faire jouer
00:15:24votre clause de conscience
00:15:25contre un pouvoir illégitime,
00:15:26soit tout simplement
00:15:28de vous mettre en retrait
00:15:29pour empêcher
00:15:30un gouvernement
00:15:30qui n'agirait pas
00:15:31selon le sens
00:15:32de l'État de droit
00:15:32d'appliquer ses mesures. »
00:15:34Je l'ai entendu assez souvent
00:15:35pour que ça dépasse l'anecdote.
00:15:37Je ne prétends pas,
00:15:38bien évidemment,
00:15:38faire un phénomène massif.
00:15:39Mais j'ai de plusieurs échos,
00:15:41j'ai eu plusieurs fois cet écho.
00:15:43Derrière cela,
00:15:44il y a toujours
00:15:44la même idée.
00:15:45Si le RN
00:15:47ou le camp national
00:15:47plus largement
00:15:48l'emporte en 2027,
00:15:50ce sera l'équivalent
00:15:51à l'échelle de l'histoire,
00:15:52bien que de manière
00:15:52moins dramatique,
00:15:53on l'espère,
00:15:54ce sera l'équivalent
00:15:55de l'arrivée
00:15:56des nazis au pouvoir
00:15:57en 1933
00:15:58ou des fascistes
00:15:59auparavant en Italie,
00:16:00c'est-à-dire
00:16:00un pouvoir illégitime,
00:16:02un pouvoir illégitime
00:16:03qui, s'il appliquait
00:16:04ses politiques,
00:16:05irait contre l'intérêt
00:16:06fondamental de la France,
00:16:07contre les valeurs
00:16:08universelles de la France.
00:16:09Dès lors,
00:16:10dès lors,
00:16:10pour sauver la démocratie,
00:16:12il faut se méfier
00:16:13d'un peuple
00:16:13qui vote mal,
00:16:15porté,
00:16:15qui porte au pouvoir
00:16:16des partis dangereux.
00:16:18C'est la même...
00:16:19Et autrement dit,
00:16:20je le résumerai ici,
00:16:21méfiez-vous du peuple
00:16:22pour sauver la démocratie
00:16:23et dès lors,
00:16:24assurez-vous que l'État
00:16:25soit capable
00:16:26de résister à la vague.
00:16:28On nous dit,
00:16:29je l'ai entendu assez souvent,
00:16:30en fait,
00:16:30Emmanuel Macron
00:16:31voudrait à travers cela
00:16:32préparer surtout
00:16:33son retour en 2032.
00:16:35J'exagérerais pas là-dessus.
00:16:36Moi, je pense
00:16:37qu'il peut penser
00:16:37au retour en 2032
00:16:38et puis je pense
00:16:39que tout homme
00:16:40qui a eu le pouvoir un jour
00:16:41considère qu'il doit
00:16:41lui revenir pour toujours.
00:16:42Ça, je le comprends très bien.
00:16:43Mais cela dit,
00:16:45je crois qu'on est surtout
00:16:46devant une logique institutionnelle
00:16:47de peur-panique
00:16:48devant un mouvement populaire
00:16:49qui nous échappe.
00:16:50On se demande
00:16:51comment tenir 5 ans
00:16:52avec les méchants au pouvoir.
00:16:53Est-ce que ces stratégies
00:16:55de verrouillage institutionnel
00:16:56et aussi nouvelles
00:16:57qu'on le pense,
00:16:58on marque une pause.
00:16:59Mathieu Bocoté,
00:17:00on revient
00:17:00et je retiens votre phrase
00:17:01en attendant,
00:17:02méfiez-vous des peuples
00:17:04pour sauver la démocratie.
00:17:05Je retiens votre phrase aussi,
00:17:07la politique d'échec
00:17:08dans l'échec.
00:17:09À tout de suite,
00:17:09on revient.
00:17:11Au retour sur le plateau
00:17:13de Face à l'Info,
00:17:14dans un instant,
00:17:15on va voir
00:17:16Alexandre Jardin
00:17:17puisque le Conseil constitutionnel
00:17:19rétablit
00:17:19la grande surprise
00:17:21les ZFE.
00:17:22On en parle dans un instant.
00:17:23Mathieu Bocoté,
00:17:24on parle de ces nominations
00:17:26du président de la République.
00:17:27Qu'est-ce que ces stratégies
00:17:28de verrouillage
00:17:29dont vous nous parliez
00:17:30à l'instant,
00:17:31de verrouillage institutionnel
00:17:33est aussi nouvelle
00:17:34qu'on le pense?
00:17:35Ah non, pas du tout.
00:17:36Voilà pourquoi,
00:17:36si cette stratégie est possible,
00:17:38c'est parce que tout
00:17:39le dispositif institutionnel
00:17:41français,
00:17:41mais occidental,
00:17:42est préparé pour l'accueillir.
00:17:43On pourrait raconter
00:17:44l'histoire
00:17:45des 40 dernières années,
00:17:48mais même plus que ça,
00:17:49à la manière
00:17:49d'une histoire
00:17:50de dédémocratisation
00:17:51des sociétés occidentales.
00:17:53C'est-à-dire qu'on a tout fait
00:17:54peu à peu
00:17:54pour verrouiller les institutions,
00:17:56en chasser peu à peu
00:17:57la figure du peuple
00:17:58parce que la figure du peuple
00:18:00est vue comme une figure
00:18:01qui vient troubler
00:18:02le jeu démocratique,
00:18:04le progrès de la raison,
00:18:05le progrès de l'histoire,
00:18:06le progrès
00:18:07d'une société
00:18:08bien administrée.
00:18:10Donc,
00:18:10moins le peuple sera présent
00:18:11et plus on aura
00:18:12une société bien gouvernée.
00:18:13Ça, c'est l'essence
00:18:14de principe
00:18:15qui commande nos sociétés
00:18:16depuis plusieurs décennies.
00:18:17D'ailleurs,
00:18:18soit dit en passant,
00:18:19dès que quelqu'un
00:18:19se fait élire normalement,
00:18:20sur un programme,
00:18:21la première chose
00:18:22qu'il nous dit,
00:18:23c'est quoi?
00:18:23Ah, je ne pourrais pas
00:18:24appliquer tout mon programme,
00:18:24les contraintes
00:18:25font en sorte
00:18:26que je ne peux pas.
00:18:27Mais ils ne parlent pas
00:18:27des contraintes économiques,
00:18:28sur des contraintes objectifs.
00:18:30Ils parlent des contraintes
00:18:31institutionnelles.
00:18:31Ah, le conseil ci,
00:18:32ah, le conseil ça,
00:18:33ah, l'Europe ci,
00:18:34ah, telle convention ne veut pas.
00:18:36Donc, racontons l'histoire
00:18:37brièvement
00:18:37de cette dédémocratisation.
00:18:39Le pouvoir des cours,
00:18:40qui est un pouvoir aujourd'hui
00:18:42qui est fondé
00:18:42sur une prétention
00:18:43à la vertu,
00:18:44une prétention à la morale.
00:18:45Il y a une forme de vérité
00:18:46révélée chez les cours
00:18:47qui consiste à dire
00:18:48nous savons aujourd'hui
00:18:49ce qui est le bon,
00:18:50le vrai pour nos sociétés,
00:18:51nous fixons les paramètres
00:18:52de la société
00:18:53puis ensuite gérer
00:18:54à l'intérieur de ces paramètres
00:18:55vos vulgaires petits politiques.
00:18:57Et ce qui s'est passé
00:18:57aujourd'hui avec les ZFE,
00:18:58c'est ça.
00:18:59Le peuple a beau voter
00:19:00par ses représentants
00:19:01pour en finir
00:19:02avec une mesure
00:19:03de discrimination antipopulaire
00:19:05au nom de l'écologie,
00:19:06en dernière instance,
00:19:07si je comprends bien
00:19:08ce qui s'est passé aujourd'hui,
00:19:09c'est le conseil constitutionnel
00:19:10qui dit on s'en fout.
00:19:11Il y a mille et un arguments
00:19:12qui sont utilisés
00:19:13pour retoquer,
00:19:13mais le peuple
00:19:14n'est plus souverain.
00:19:15De la même manière,
00:19:16les hautes autorités
00:19:17qui viennent fonder
00:19:18l'idée d'une expertise
00:19:19dans le gouvernement
00:19:19des sociétés humaines,
00:19:20donc la science.
00:19:21On nous dit
00:19:21que c'est au nom de la science.
00:19:22Et de ce point de vue,
00:19:23l'écologisme,
00:19:23je précise,
00:19:24on a tous le souci
00:19:25de l'environnement,
00:19:26personne ne veut vivre
00:19:26dans une poubelle.
00:19:28Mais cela dit,
00:19:29l'écologisme prétend remplacer
00:19:31encore une fois
00:19:31la délibération démocratique
00:19:33par la science,
00:19:34entre guillemets.
00:19:35Mais la science,
00:19:36en effet,
00:19:36qu'est-ce que c'est?
00:19:36C'est le pouvoir
00:19:37de quelques-uns éclairés
00:19:38contre ceux
00:19:39qui ne seraient pas scientifiques.
00:19:40Le problème,
00:19:40c'est que le gouvernement
00:19:41par la science,
00:19:41entre guillemets,
00:19:42c'était aussi
00:19:42ce qu'on a connu
00:19:43en Union soviétique
00:19:43au temps de l'URSS
00:19:45au nom du marxisme.
00:19:46Et c'est ce qu'on connaît
00:19:47aussi dans nos sociétés.
00:19:48Le gouvernement,
00:19:49au nom de la science,
00:19:50a engendré plusieurs dérapages
00:19:52massifs dans nos sociétés.
00:19:53De la même manière,
00:19:54l'administration,
00:19:55on veut tout bureaucratiser
00:19:57pour remplacer
00:19:59les comportements
00:19:59relevant du sens commun.
00:20:01Le commun est mortel.
00:20:01On a besoin,
00:20:02quelque part,
00:20:02d'un fonctionnaire
00:20:03pour nous dire
00:20:03n'oublie pas de manger
00:20:04tes légumes.
00:20:05Il y a quand même
00:20:05quelque chose
00:20:06d'un peu étonnant
00:20:06là-dedans.
00:20:07La censure,
00:20:08il y a des autorités
00:20:09fixées qui décident
00:20:12à dire et dès lors
00:20:13qu'on sort un peu
00:20:14de l'orthodoxie,
00:20:15on bascule dans l'hétérodoxie,
00:20:16dans la déviance idéologique,
00:20:18la sanction sera nécessaire.
00:20:19On a aussi remplacé
00:20:20le peuple
00:20:21par les fameuses
00:20:21conventions citoyennes.
00:20:22Ça, c'était une forme
00:20:23d'innovation à la mode
00:20:24chez les macronistes.
00:20:25Donc, le peuple lui-même,
00:20:26c'est vu comme une masse
00:20:27bête et idiote.
00:20:29Mais les conventions citoyennes
00:20:30où on mobilise
00:20:31la société dite civile
00:20:32et tous les technocrates,
00:20:33les experts,
00:20:33les lobbies
00:20:34qui prétendent se substituer
00:20:35au peuple
00:20:36pour constituer un peuple éclairé,
00:20:37ça, on aime
00:20:38parce que c'est un peuple
00:20:38qui répète
00:20:39ce qu'on attend de lui.
00:20:41Donc, si vous avez
00:20:41tout cela à l'espoir,
00:20:43pour ajouter, soit dit en passant,
00:20:44le pouvoir européen,
00:20:45bien évidemment,
00:20:46et aussi la modification
00:20:47du corps électoral
00:20:48par l'immigration.
00:20:49Donc, tout ça pour dire
00:20:50que nous ne vivons plus
00:20:51en démocratie depuis longtemps.
00:20:52Il y a des restes démocratiques,
00:20:53il y a des résidus démocratiques,
00:20:54il y a des ruines démocratiques,
00:20:56il y a des ruines,
00:20:56ça peut être beau,
00:20:57mais en dernière instance,
00:20:58elles ne sont plus habitées
00:20:59spirituellement et politiquement.
00:21:00Le peuple a été chassé
00:21:01depuis longtemps
00:21:02de nos sociétés.
00:21:03Voilà, il n'est pas surprenant
00:21:04qu'on cherche
00:21:05à le chasser aujourd'hui
00:21:06encore plus.
00:21:07Vous semblez déclarer
00:21:08une société, Mathieu,
00:21:10irréformable et cadenassée.
00:21:12C'est bien le cas?
00:21:13Oui, en gros, oui.
00:21:15Soyons honnêtes.
00:21:15C'est-à-dire que...
00:21:16Traduisons ça autrement.
00:21:18Irréformable.
00:21:19Rien n'est irréformable.
00:21:20Rome est tombée,
00:21:21tout tombera.
00:21:22Tenons pour acquis
00:21:23qu'aucune organisation humaine
00:21:24est éternelle.
00:21:25Mais disons que c'est une forme
00:21:26d'optimisme assez light,
00:21:27convenons-en.
00:21:28Donc, si on veut penser
00:21:30une sortie de ce système
00:21:32antidémocratique,
00:21:33eh bien, il faut dire une chose
00:21:33ce qu'on appelle
00:21:34le camp national à droite nationale,
00:21:35le camp populaire,
00:21:36peu importe les étiquettes,
00:21:38doit comprendre
00:21:38qu'il ne peut pas jouer
00:21:39dans un système
00:21:40qui est fait pour l'anéantir.
00:21:41Dès lors que vous acceptez
00:21:43que vous fonctionnez
00:21:43dans un système
00:21:44qui est fondé
00:21:45sur le bannissement juridique
00:21:46et politique du peuple,
00:21:48sur la censure,
00:21:49sur la mise en procès
00:21:50permanente du commun et mortel,
00:21:51vous perdez.
00:21:52Il faut poser la question
00:21:53du régime.
00:21:54La question du régime,
00:21:55ça ne consiste évidemment pas
00:21:56à vouloir s'en prendre
00:21:56à la République,
00:21:57comme on dit.
00:21:58Ça consiste à vouloir
00:21:58réactiver le principe
00:22:00de la souveraineté populaire.
00:22:01Donc ça, c'est le fameux
00:22:02usage du référendum
00:22:03dont on parle beaucoup.
00:22:03Le référendum, pourquoi?
00:22:05Parce qu'il fait ressurgir
00:22:06le peuple.
00:22:07Et alors, expliquez-lui
00:22:07qu'il n'a pas le droit
00:22:08de se manifester.
00:22:09C'est aussi, je crois,
00:22:10et je terminerai là-dessus,
00:22:11c'est la volonté
00:22:12de déconstruire
00:22:12les institutions
00:22:13de la classe bureaucratique.
00:22:15Si vous ne comprenez pas
00:22:15que la classe bureaucratique
00:22:17a un pouvoir immense
00:22:18et vous ne faites pas tomber
00:22:19ces hautes administrations-ci,
00:22:20ces conseils de-ci,
00:22:22ce conseil régional,
00:22:23en fait,
00:22:23toute l'espèce
00:22:24d'appareillage bureaucratique
00:22:25qui écrase
00:22:26la vitalité populaire,
00:22:27confisque l'argent
00:22:28des Français,
00:22:29étouffe leur volonté populaire
00:22:33en est puissant
00:22:34comme les autres.
00:22:35Il ne manque pas.
00:22:37Merci Mathieu
00:22:38pour votre regard
00:22:39ce soir.
00:22:40Dans un instant,
00:22:41on parlera avec vous
00:22:42dans notre deuxième chronique
00:22:44de...
00:22:45de...
00:22:46du parquet national financier
00:22:48et le sujet
00:22:48n'est pas étranger au premier.
00:22:52Très important
00:22:52comme sujet.
00:22:53En parlant politique,
00:22:56on va parler avec vous,
00:22:57Gabriel Cluzel,
00:22:58du Parlement européen
00:22:59qui vient de voter
00:23:00un amendement
00:23:00qui rend hommage
00:23:01aux deux militaires français
00:23:03et on en avait parlé
00:23:04ici à plusieurs reprises,
00:23:06Florian Montorio
00:23:07et Anissé Girardin
00:23:08tués au Liban
00:23:09dans le cadre
00:23:10de la mission
00:23:10de la Finule
00:23:11en avril dernier.
00:23:12Un vote qui pourrait
00:23:13sembler consensuel,
00:23:15surtout pour les élus
00:23:16de notre pays.
00:23:17Il n'en a rien été.
00:23:19Les élus LFI
00:23:20au Parlement de Strasbourg
00:23:21ont voté contre,
00:23:22même sur ce sujet.
00:23:23Il est donc impossible
00:23:24d'être unis,
00:23:25même derrière la France.
00:23:27Oui,
00:23:27on se souvient
00:23:28de la belle chronique
00:23:28de Marc
00:23:29sur Anissé Girardin,
00:23:32notamment.
00:23:33Oui,
00:23:33alors à la demande
00:23:34du groupe
00:23:35ECR,
00:23:36en la personne
00:23:41de Marion Maréchal
00:23:42et Carlo Fidanza
00:23:43qui est l'homme
00:23:44de Mélanie
00:23:44à Strasbourg,
00:23:46le Parlement européen
00:23:47vient de voter
00:23:48un amendement
00:23:49rendant hommage
00:23:50aux deux militaires
00:23:51que vous venez de citer
00:23:53tués au Liban
00:23:54dans le cadre
00:23:55de la mission
00:23:56de la Finule
00:23:56en avril dernier.
00:23:57Alors,
00:23:57quel était
00:23:58le texte précis ?
00:24:00Eh bien,
00:24:01l'amontement
00:24:02souligné
00:24:03que l'objectif
00:24:05était de rendre
00:24:05hommage
00:24:05à l'action
00:24:06courageuse
00:24:07de la force
00:24:07intérimaire
00:24:08des Nations Unies
00:24:08au Liban
00:24:09qui comprend
00:24:09plusieurs contingents
00:24:10européens
00:24:11opérant dans
00:24:11des conditions
00:24:12difficiles
00:24:13et de rendre
00:24:14hommage
00:24:14à la mémoire
00:24:15des soldats
00:24:16du contingent français
00:24:17tués dans le sud
00:24:18du Liban
00:24:18dans une embuscade
00:24:19menée par le
00:24:20Hezbollah,
00:24:21le nom est cité,
00:24:22c'est pas neutre,
00:24:23le 18 avril
00:24:242026.
00:24:25Alors,
00:24:26ce n'est que justice
00:24:27qu'hommage soit rendu
00:24:28à ces deux soldats
00:24:30par l'Europe,
00:24:32hommage a été rendu
00:24:33en France,
00:24:33mais là c'est par l'Europe
00:24:35parce que la France
00:24:36est partie de l'Europe
00:24:37mais aussi parce que
00:24:38si nombre de pays
00:24:39européens aujourd'hui
00:24:40comme l'Allemagne
00:24:41se rendent compte
00:24:42qu'il faut se réarmer,
00:24:43eh bien on peut dire
00:24:44que l'armée européenne
00:24:45pendant longtemps
00:24:46ça a été l'armée française,
00:24:48celle qui allait
00:24:49au Caspip,
00:24:50c'était elle,
00:24:52c'était l'armée européenne
00:24:53presque à elle toute seule.
00:24:54Sauf que,
00:24:55et ça a suscité
00:24:56l'intilination notamment
00:24:57de l'eurodéputé
00:24:58Mathieu Vallée,
00:24:59la France insoumise
00:25:01et notamment
00:25:01Manon Aubry,
00:25:02Rima Hassan
00:25:03ou encore Emma Fourreau
00:25:04ont voté contre.
00:25:05Marie Toussaint
00:25:06chez Les Verts
00:25:07a voté contre.
00:25:08Quant à Raphaël Glucksmann,
00:25:09il était là
00:25:10dans les couloirs
00:25:10mais il ne s'est pas déplacé.
00:25:11Une autre telle que
00:25:12Fabienne Keller
00:25:13s'est abstenue
00:25:14mais on se dit
00:25:16mais que s'est-il passé
00:25:17dans leur tête ?
00:25:18Alors,
00:25:18je note que
00:25:19trois députés
00:25:20d'extrême-gauche
00:25:21et vert
00:25:21d'autres pays,
00:25:22des pays étrangers
00:25:23européens
00:25:24ont été capables
00:25:25de voter pour
00:25:26mais pas les nôtres.
00:25:28Alors,
00:25:28est-ce parce que
00:25:29le groupe à l'initiative
00:25:30de cet amendement
00:25:31est absolument insupportable
00:25:32et détestable
00:25:33à leurs yeux ?
00:25:34Mais pourtant,
00:25:35les soldats morts
00:25:36pour la France
00:25:36devraient être
00:25:37un trait d'union
00:25:38entre tous les partis,
00:25:39dépasser les clivages politiques ?
00:25:40Est-ce la mention explicite
00:25:42du Hezbollah ?
00:25:42J'ai dit que ce n'était pas neutre
00:25:43pour lesquels certains
00:25:44nourrissent quand même
00:25:45des penchants inavouables
00:25:46parce que ça les défrise
00:25:47surtout ne jamais reconnaître
00:25:49les torts
00:25:49de cette organisation terroriste.
00:25:51Quoi qu'il en soit,
00:25:52quelle image désastreuse
00:25:54donner aux autres pays ?
00:25:55Parce que c'est cela aussi
00:25:57par ces députés
00:25:58incapables de rendre hommage
00:26:00à leurs propres soldats.
00:26:01Alors que des députés
00:26:03européens étrangers
00:26:04votent cet hommage,
00:26:06des concitoyens français
00:26:07de ces soldats
00:26:08élus par la nation
00:26:09ne le font pas.
00:26:10Je ne sais pas si vous voyez
00:26:11un petit peu
00:26:13le symbole.
00:26:14C'était presque les mêmes
00:26:15en janvier 2025
00:26:17qui avaient refusé
00:26:18de voter une résolution
00:26:20demandant la libération
00:26:21immédiate de Boilem-Sansal
00:26:22alors encore incarcérés.
00:26:24Oui, quasiment les mêmes.
00:26:26Alors Manon Brie,
00:26:26elle s'était abstenue
00:26:27la différence,
00:26:28mais quel contre-témoignage,
00:26:30quel spectacle désastreux
00:26:31encore offert
00:26:32aux autres pays européens.
00:26:34Mais quel est ce pays
00:26:34où même un otage
00:26:36retenu dans des zones étrangères,
00:26:37même deux soldats
00:26:38tombés au champ d'honneur
00:26:39ne font pas l'unanimité.
00:26:41Alors en 2020,
00:26:42en revanche,
00:26:43la LFI avait unanimement
00:26:45voté dans ce même
00:26:46Parlement européen
00:26:47la résolution
00:26:48Black Lives Matter
00:26:48qui rendait hommage
00:26:49à George Floyd.
00:26:50Manon Brie était même
00:26:51montée au créneau,
00:26:53elle s'était exprimée
00:26:54publiquement en ce sens.
00:26:56Donc elle est capable
00:26:56de rendre hommage
00:26:57au Parlement européen
00:26:58à un mort américain,
00:26:59mais pas à des morts français.
00:27:02Et la vérité
00:27:03avec l'extrême gauche française
00:27:04dans laquelle j'inclus
00:27:05les verts, bien sûr,
00:27:06a quand même
00:27:08une histoire compliquée
00:27:09avec l'armée.
00:27:10Elle n'aime pas
00:27:10beaucoup l'armée.
00:27:11Ce n'était pas le cas
00:27:12jusqu'aux guerres,
00:27:13disons,
00:27:13de décolonisation
00:27:14pendant la Grande Guerre.
00:27:16Je le cite souvent,
00:27:17mais le radical
00:27:18du Cantal Paul Doumer
00:27:19et le très catholique
00:27:20général de l'Aveyron
00:27:21Édouard de Castelnau
00:27:22que tout semblait séparer,
00:27:25partager le même sacrifice
00:27:27de leur fils.
00:27:28Il y avait cette idée
00:27:29d'union nationale.
00:27:31Et puis,
00:27:31ça a commencé
00:27:32avec la guerre d'Adanchine,
00:27:33puis la guerre d'Algérie,
00:27:35soutenue en sous-main
00:27:36par l'Union soviétique.
00:27:38Les communistes
00:27:38dans les usines
00:27:39trafiquaient les grenades
00:27:40livrées à l'armée
00:27:41pour qu'elles explosent
00:27:42dans les mains
00:27:43des soldats français.
00:27:45Les brancards des blessés
00:27:47faisaient l'oblige
00:27:47de crachats,
00:27:48d'insultes,
00:27:48étaient même renversés
00:27:49par les dockers syndiqués,
00:27:51au point qu'on est obligé
00:27:51de les faire débarquer
00:27:52dans le secret.
00:27:54Dans les années 60-70,
00:27:56c'est un peu évolué,
00:27:56mais la détestation est restée.
00:27:58L'extrême-gauche
00:27:58a confondu
00:27:59dans une même haine
00:28:01le flic et le soldat.
00:28:02Vous voyez,
00:28:02le point de jonction
00:28:03étant le gendarme
00:28:04qui était à la fois militaire
00:28:05et force de l'ordre,
00:28:06c'était l'époque
00:28:07« Peace and love »
00:28:08avec les slogans
00:28:08« Faites l'amour,
00:28:09pas la guerre »,
00:28:10CRSSS.
00:28:12Dans la presse de gauche,
00:28:13on caricaturait les soldats
00:28:15réputés avoir des idées
00:28:16aussi courtes
00:28:16que leurs cheveux.
00:28:18Et puis,
00:28:18dans les années 80,
00:28:19on continuait
00:28:20à cultiver le sentiment
00:28:22anti-militariste
00:28:23et pacifique.
00:28:23Je peux donner
00:28:24un petit témoignage personnel.
00:28:25Ma prof de français
00:28:26m'a fait apprendre
00:28:27plutôt que Ronsard
00:28:28« Le désertor »
00:28:29de Boris Vian.
00:28:30On l'a même chanté,
00:28:31je me souviens,
00:28:31que le prof d'allemand
00:28:32tapait contre la cloison
00:28:34parce que ça faisait du bruit.
00:28:35C'était fort et cacophonique.
00:28:37Mais nous sommes en 2026,
00:28:39Gabriel,
00:28:40la gauche a changé.
00:28:41A-t-elle changé sur ce point ?
00:28:43Non,
00:28:43en réalité,
00:28:44elle n'a pas tellement changé
00:28:45parce que la gauche
00:28:45est devenue sans-frontieriste.
00:28:47Par essence,
00:28:48le soldat,
00:28:48c'est celui qui défend
00:28:49nos frontières
00:28:49et nos intérêts
00:28:50à l'extérieur de sa frontière.
00:28:52Impossible toujours
00:28:52d'aimer complètement
00:28:53le soldat.
00:28:55L'armée,
00:28:56c'est aussi au-delà
00:28:56de la frontière,
00:28:57l'autorité,
00:28:58l'ordre,
00:28:58la transmission.
00:28:59Je ne sais pas
00:28:59si vous vous souvenez,
00:29:00mais le député LFI
00:29:01de Saint-Denis,
00:29:02Bastien Lachaud,
00:29:03celui qui était pressenti
00:29:04en 2022 par Jean-Luc Mélenchon
00:29:07pour être ministre des Armées,
00:29:08pour vous dire.
00:29:09Eh bien,
00:29:09il s'inquiétait
00:29:10de l'imprégnation catholique
00:29:12des fêtes traditionnelles
00:29:13dans l'armée.
00:29:14Sainte-Claude-Childe,
00:29:14Sainte-Barre,
00:29:15Saint-Georges,
00:29:15Sainte-Geneviève,
00:29:16Saint-Michel.
00:29:17Alors,
00:29:17la presse de gauche
00:29:18n'est pas en reste,
00:29:19Libération,
00:29:20Mediapart,
00:29:21et même Le Monde.
00:29:22Alors,
00:29:22je vais vous donner
00:29:23là aussi un autre exemple.
00:29:24Un jeudi soir
00:29:25de mars 2018,
00:29:27Libération publie
00:29:27un dossier à charge
00:29:28sur le lycée militaire
00:29:29de Saint-Cyr-Lécole.
00:29:30Alors,
00:29:31il y avait
00:29:31mélancé catholicisme,
00:29:32misogynie,
00:29:33vocation militaire.
00:29:34Et puis,
00:29:34le vendredi matin,
00:29:35dans un supermarché
00:29:36de l'Aude,
00:29:37un gendarme offrait sa vie
00:29:38contre celle d'une femme
00:29:39otage d'un islamiste.
00:29:40Un gendarme passé
00:29:41par Saint-Cyr-Lécole,
00:29:43car en bas,
00:29:43encore raté.
00:29:45Donc,
00:29:45oui,
00:29:45il y a cette méfiance
00:29:46ontologique
00:29:47chez certains
00:29:48envers l'armée,
00:29:48supposée véhiculer
00:29:50des valeurs
00:29:51trop traditionnelles,
00:29:52trop patriotiques,
00:29:53trop de drapeaux,
00:29:54d'uniformes,
00:29:54d'épopées glorieuses.
00:29:56Mais vous savez,
00:29:56c'est pour la gauche
00:29:57une aporie difficile
00:29:58à résoudre.
00:30:00Comment réformer
00:30:01l'armée
00:30:02de façon
00:30:02qu'elle soit
00:30:03moins patriote ?
00:30:04On va nous convenir
00:30:04que ce n'est pas facile
00:30:05parce qu'on ne donne
00:30:06que sa vie
00:30:07que pour ceux qu'on aime.
00:30:08Donc,
00:30:08on ne voit pas bien
00:30:09comment des militaires
00:30:10pourraient consentir
00:30:11un s'engageant
00:30:11le caché en sacrifice
00:30:12suprême.
00:30:14Comment il pourrait
00:30:15ne pas être patriote ?
00:30:16Alors,
00:30:16on entend quand même
00:30:17des exceptions
00:30:17parce que moi,
00:30:18il y a une femme
00:30:18qui m'avait touchée.
00:30:19C'est l'ancienne députée
00:30:20du Nouveau Front Populaire,
00:30:21Caroline Fiat.
00:30:23Vous savez,
00:30:23c'était une députée
00:30:24qui est née à Verdun,
00:30:25dans la Meuse.
00:30:25Verdun,
00:30:26si c'est un endroit
00:30:27de sacrifice militaire,
00:30:28c'est celui-là.
00:30:30Et dans ces régions de l'Est,
00:30:31il y a encore le souvenir
00:30:32de la ligne bleue des Vosges.
00:30:33Il y a beaucoup de régiments
00:30:34qui suscitent
00:30:35par leur simple présence
00:30:36de belles vocations militaires.
00:30:37Eh bien,
00:30:37son fils,
00:30:38je me souviens,
00:30:39il l'avait raconté
00:30:39à l'Assemblée,
00:30:40avait fait une OPEX,
00:30:42comme on dit,
00:30:43au Mali.
00:30:44Alors,
00:30:44Fiat,
00:30:44c'est un peu la parole
00:30:45de toutes les mères
00:30:46dont les soldats
00:30:47sont en opération.
00:30:50Il n'y a plus rien
00:30:51d'autre à faire
00:30:52que prier
00:30:52ou croiser les doigts
00:30:53pour celles qui ne prient pas
00:30:54et dire ainsi soit-il.
00:30:56Mais quoi qu'il en soit,
00:30:57l'histoire retiendra
00:30:59qu'au Parlement européen,
00:31:00des voix françaises
00:31:02ont manqué à l'appel
00:31:03pour rendre hommage
00:31:04à ces valeureux soldats.
00:31:06Ce n'est pas à la gloire
00:31:07de l'extrême-gauche.
00:31:09Merci,
00:31:10Gabriel Cluzel,
00:31:11pour votre regard.
00:31:12J'ai envie de vous entendre
00:31:13peut-être,
00:31:14Charlotte et Gabriel,
00:31:15sur ce qui s'est passé
00:31:16avec Gilles Lelouch.
00:31:17À Cannes,
00:31:18Gilles Lelouch a refusé
00:31:19de transformer
00:31:20la promotion d'un film
00:31:21sur Jean Moulin
00:31:22en meeting politique
00:31:23après une question
00:31:26militante
00:31:26lui demandant
00:31:27de condamner
00:31:28le Rassemblement national
00:31:29et de saluer
00:31:30les filles
00:31:30comme héritières
00:31:31de la résistance.
00:31:32L'acteur a simplement répondu
00:31:34votre question
00:31:35n'est-elle pas
00:31:36un peu déorientée ?
00:31:38Résultat,
00:31:39une partie des réseaux sociaux,
00:31:41la presse,
00:31:42l'a aussitôt traité
00:31:43de lâcher
00:31:44et rebaptiger
00:31:44Gilles Lelouch
00:31:45comme si,
00:31:47désormais,
00:31:47ne pas se soumettre
00:31:48à l'injonction politique
00:31:50suffisait
00:31:50à devenir suspect.
00:31:51Qu'est-ce que ça vous évoque,
00:31:53Charlotte Dornelas ?
00:31:53C'est une belle illustration
00:31:54de ce que nous dit Mathieu
00:31:55en permanence
00:31:56qu'en effet
00:31:56ne pas communier
00:31:58c'est déjà
00:31:59extrêmement suspect
00:32:00ne pas communier
00:32:01à la dénonciation ambiante
00:32:03mais j'aimerais juste
00:32:04poser une question
00:32:05m'adresser
00:32:06à l'intelligence
00:32:07des gens
00:32:08qui le traitent de l'âge
00:32:08qu'ils soient journalistes
00:32:09ou sur les réseaux sociaux
00:32:10est-ce que oui ou non
00:32:11selon la définition
00:32:13du Larousse
00:32:13d'une question orientée
00:32:15cette question était orientée ?
00:32:16La réponse est factuellement oui.
00:32:19Peut-être que Gilles Lelouch
00:32:20avait tout simplement raison
00:32:22de s'extraire de cette question.
00:32:25Même quand on a raison
00:32:26effectivement
00:32:26on se fait critiquer
00:32:27Gabriel Cluzel ?
00:32:29Oui je crois que c'est un peu
00:32:29le même cas
00:32:30qu'avec Antoine Griezmann
00:32:32vous vous souvenez
00:32:32ce footballeur
00:32:33qui lorsqu'on lui avait demandé
00:32:34de se prononcer
00:32:35pour dire qu'il ne fallait pas
00:32:37voter RN
00:32:38je crois que c'était aux législatives
00:32:39il avait du non
00:32:39c'est pas mon boulot
00:32:40de faire de la politique
00:32:41on s'était dit
00:32:41waouh là c'est très très suspect
00:32:43donc de fait se taire
00:32:45c'est déjà être coupable
00:32:46alors ce qui est quand même fou
00:32:47c'est que Gilles Lelouch
00:32:48autant que je me souvienne
00:32:48a déjà pris
00:32:50moult fois position
00:32:51contre le Rassemblement National
00:32:53mais ça ne va pas encore
00:32:55il fallait qu'il fasse
00:32:57une génuflexion supplémentaire
00:32:58et puis peut-être
00:32:59sur le même sujet
00:33:00dernier point
00:33:00parce qu'on parle de Jean Moulin
00:33:01c'est que l'extrême gauche
00:33:02s'est approprié aujourd'hui
00:33:04la résistance
00:33:04et c'est un vrai sujet
00:33:05au plateau des Glières
00:33:06il y avait l'extrême gauche
00:33:09il arrive chaque année
00:33:10Ircidia Soudé etc
00:33:11le plateau des Glières
00:33:12c'est Tom Morel
00:33:13Tom Morel il était catholique
00:33:14il ne s'était pas
00:33:15un homme d'extrême gauche
00:33:16et je ne supporte plus
00:33:17cette réappropriation
00:33:18par l'extrême gauche
00:33:19de toute la résistance
00:33:20Avant la chronique
00:33:21de Charlotte Dornelas
00:33:22sur ces chiffres
00:33:24qui inquiètent
00:33:24sur la santé mentale
00:33:25des jeunes filles
00:33:27en France
00:33:28j'aimerais vous faire réagir
00:33:30Mathieu Bocoté
00:33:31Marc Menon
00:33:32à un phénomène
00:33:33qui peut laisser sourire
00:33:35mais qui est très grave
00:33:36et qui peut arriver
00:33:39en France
00:33:40c'est au Portugal
00:33:41le phénomène
00:33:42des terriens
00:33:43qui prend de l'ampleur
00:33:44des adolescents
00:33:46s'identifient
00:33:47à des animaux
00:33:49marchent à quatre pattes
00:33:50en reproduisant
00:33:52les comportements animaux
00:33:54certains sous l'influence
00:33:55de TikTok
00:33:56le phénomène
00:33:56est devenu si visible
00:33:57que l'ordre
00:33:58des vétérinaires
00:33:59du pays
00:34:00a dû rappeler
00:34:01que les vétérinaires
00:34:02ne soignent pas
00:34:02les humains
00:34:03derrière l'aspect insolite
00:34:05beaucoup s'interrogent
00:34:06simple mode adolescente
00:34:08ou symptôme
00:34:08plus profond
00:34:09d'une crise identitaire
00:34:10chez une jeunesse
00:34:11aujourd'hui
00:34:11en tête d'un repère
00:34:13c'est même encore
00:34:14plus large que ça
00:34:15mais quand vous dites
00:34:16les vétérinaires
00:34:17sont aux abois
00:34:18ils ne veulent pas
00:34:18les recevoir
00:34:20il ne faut pas oublier
00:34:21que les gynécologues
00:34:22sont confrontés
00:34:24à des personnes
00:34:25transgenres
00:34:26et qui viennent
00:34:26en disant
00:34:26ben voilà
00:34:27j'aimerais que vous
00:34:29m'observiez
00:34:29j'ai des couilles
00:34:30c'est pas pareil
00:34:31c'est pas le même niveau
00:34:31non mais c'est pareil
00:34:33c'est à dire que
00:34:33si vous êtes spécialisé
00:34:35dans la gynécologie
00:34:37vous ne risquez pas
00:34:39d'être capable
00:34:41d'observer
00:34:42si la verge
00:34:44fonctionne bien
00:34:45ou pas
00:34:45vous voyez
00:34:45enfin
00:34:45c'est complètement
00:34:46aberrant
00:34:47mais on est dans
00:34:48ce monde
00:34:49d'un égo
00:34:50où les gens
00:34:51ne savent pas
00:34:52qui ils sont
00:34:53mais néanmoins
00:34:54ils veulent s'inventer
00:34:55une personnalité
00:34:57quelle qu'elle soit
00:34:58et de là
00:34:59mon délire
00:35:00est plus important
00:35:01que le reste
00:35:02comme je suis mal
00:35:03dans ma tête
00:35:04j'ai décidé
00:35:05d'être ceci
00:35:06reconnaissez-moi
00:35:07comme ceci
00:35:08et malheureusement
00:35:10souvent la réponse
00:35:11chez ces gens-là
00:35:12c'est de leur donner
00:35:14des médicaments
00:35:15on leur donne
00:35:15des antidépresseurs
00:35:16des antisoci
00:35:17des antisoci
00:35:18ça n'arrange pas
00:35:19leur cas
00:35:19et ça les pousse
00:35:20parfois même
00:35:21à aller beaucoup plus loin
00:35:22et on va en parler
00:35:23justement effectivement
00:35:24avec Charlotte Dornelas
00:35:25la déchéance humaine
00:35:26la décadence
00:35:27de notre adolescence
00:35:28de notre jeunesse
00:35:29je dirais seulement
00:35:29quand on décide
00:35:30d'abolir la nature
00:35:31la nature humaine
00:35:32et de ne tolérer
00:35:33qu'un ressenti
00:35:34et bien c'est la voie
00:35:35ouverte à tous les fantasmes
00:35:37dès lors je peux être
00:35:38ce que je veux être
00:35:39un chien
00:35:40je ne sais pas trop
00:35:40un avion
00:35:42un cerf-volant
00:35:43pourquoi pas
00:35:44c'est mon identité
00:35:45de cerf-volant
00:35:45c'est déjà être animal
00:35:46cerf-volant
00:35:47oui on pourrait
00:35:49être aussi de l'inventer
00:35:50un unicorn
00:35:50donc quoi qu'il en soit
00:35:51puis soyons honnête
00:35:51dans ce cas-là
00:35:52c'est une forme
00:35:53d'effondrement psychiatrique
00:35:55significatif
00:35:56il ne faut pas traiter
00:35:57si quelqu'un se présente
00:35:58à moi en disant
00:35:59je suis un poulet
00:36:00le fou des deux
00:36:01c'est moi
00:36:01si je le prends au sérieux
00:36:02oui
00:36:03non mais incroyable
00:36:04un vétérinaire
00:36:05l'ordre national
00:36:06l'ordre vétérinaire
00:36:07est obligé
00:36:07de monter au créneau
00:36:08pour dire
00:36:08attention les adolescents
00:36:09vous êtes des enfants
00:36:11c'est quand même incroyable
00:36:12merci beaucoup
00:36:13pour votre regard
00:36:14Charlotte Dornelas
00:36:15il n'y a qu'un
00:36:15peut-être qu'un pas
00:36:18avec cette génération
00:36:19en perte de repères
00:36:20de nouveaux chiffres
00:36:22inquiètes
00:36:22sur la santé mentale
00:36:24des jeunes filles
00:36:24en particulier
00:36:25en France
00:36:27puisqu'elles sont
00:36:27de plus en plus nombreuses
00:36:28à être hospitalisées
00:36:30pour des tentatives
00:36:31de suicide
00:36:31et des automutilations
00:36:33scarifications
00:36:34oui en effet
00:36:35il n'y a qu'un pas
00:36:36voire même
00:36:37c'est le même sujet
00:36:37évidemment
00:36:38et nous évoquions
00:36:39hier le vide
00:36:39que venait combler
00:36:40la consommation frénétique
00:36:42de drogue
00:36:42mais la mutilation
00:36:43de son propre corps
00:36:45et a fortiori le suicide
00:36:46c'est-à-dire
00:36:46l'élimination
00:36:47de soi-même
00:36:48sont d'autres faces
00:36:49d'un même malaise
00:36:50objectivement existentiel
00:36:51et objectivement préoccupant
00:36:53à l'échelle
00:36:53de générations entières
00:36:54alors beaucoup
00:36:55de psychologues
00:36:56ou de pédopsychologues
00:36:57parlent d'une forme
00:36:58d'appel au secours
00:36:59évidemment
00:36:59sans que personne
00:37:00à part eux évidemment
00:37:02n'ait trop l'air
00:37:02de se demander
00:37:03au secours de quoi
00:37:04et de qui exactement
00:37:05quand il y a une telle ampleur
00:37:06dans une génération
00:37:07peut-être que ça devient
00:37:08un sujet qui dépasse
00:37:09évidemment les cabinets
00:37:10de psy
00:37:12parce que les chiffres
00:37:13en effet sont inquiétants
00:37:14alors les femmes
00:37:15ont toujours été
00:37:15un peu plus nombreuses
00:37:16que les hommes
00:37:17à être hospitalisés
00:37:18pour les tentatives
00:37:18de suicide
00:37:19ou en particulier
00:37:20les automutilations
00:37:21mais la direction
00:37:22de la recherche
00:37:23des études
00:37:24de l'évaluation
00:37:24et des statistiques
00:37:25qui est un service
00:37:25du ministère de la santé
00:37:27parle d'une dégradation
00:37:28de la santé mentale
00:37:29je cite au sein
00:37:30de cette population
00:37:30depuis le milieu
00:37:32des années 2010
00:37:33accentuée par la crise
00:37:34sanitaire de 2020
00:37:35en 2025
00:37:36le taux de patientes
00:37:38hospitalisées
00:37:38de moins de 30 ans
00:37:39il est de 369 pour 1000
00:37:41et c'est un chiffre
00:37:42qui grimpe à 482
00:37:44pour les 10-19 ans
00:37:45on parle d'automutilation
00:37:47et de tentatives
00:37:48de suicide
00:37:49c'est presque le double
00:37:51en valeur absolue
00:37:51des chiffres
00:37:52des années 2012
00:37:53à 2019
00:37:54qui étaient déjà
00:37:55en augmentation considérable
00:37:56par rapport
00:37:57aux années précédentes
00:37:58il y a donc
00:37:59une intensification
00:38:00qui a été liée
00:38:01à la crise sanitaire
00:38:01qui a accentué
00:38:02un mal-être
00:38:03qui le précédait
00:38:04qui précédait
00:38:05cette crise
00:38:05qui a été accentué
00:38:06évidemment
00:38:07notamment par
00:38:07l'isolement
00:38:10de ces jeunes
00:38:11enfants
00:38:12devenus adolescents
00:38:14certains parents
00:38:15accusent aussi
00:38:15les réseaux sociaux
00:38:16vous l'avez souligné
00:38:17en particulier
00:38:18TikTok
00:38:18d'entretenir
00:38:19ces jeunes
00:38:20ces jeunes filles
00:38:20en particulier
00:38:21dans une sorte
00:38:21d'atmosphère
00:38:23particulièrement morbide
00:38:24de quoi parle-t-on ?
00:38:25il y a quelques jours
00:38:26en effet
00:38:2616 familles
00:38:27ont porté plainte
00:38:28contre le réseau social
00:38:29TikTok
00:38:29donc pour abus
00:38:31de faiblesse
00:38:31TikTok
00:38:31pour le dire
00:38:32très rapidement
00:38:33pour ceux
00:38:33qui ne connaîtraient
00:38:34pas le fonctionnement
00:38:35vous avez des vidéos
00:38:36très courtes
00:38:36qui s'enchaînent
00:38:37à l'infini
00:38:38et vous avez un film
00:38:39qui s'appelle
00:38:40Pour toi
00:38:40et en fonction
00:38:41de ce que vous regardez
00:38:42l'algorithme
00:38:43comprend ce que vous regardez
00:38:45ce sur quoi vous restez
00:38:46et vous alimente
00:38:47en permanence
00:38:48sur le sujet
00:38:49qui vous a intéressé
00:38:50donc parmi ces familles
00:38:525 ont eu à souffrir
00:38:53du suicide
00:38:54de leur enfant
00:38:5410 autres jeunes filles
00:38:56et un jeune garçon
00:38:57souffrent aujourd'hui
00:38:57toujours d'anorexie
00:38:58de dépression
00:38:59ou font état
00:38:59de pensée suicidaire
00:39:00et dans tous les cas
00:39:02le rôle de TikTok
00:39:03dans l'enfermement
00:39:04des enfants
00:39:04dans ce mal
00:39:05a été identifié
00:39:07TikTok le conteste
00:39:08mais il y a en l'occurrence
00:39:08les preuves matérielles
00:39:09qui sont les vidéos
00:39:10que les parents
00:39:12ont découvertes
00:39:13une plainte qui vient s'ajouter
00:39:14d'ailleurs à une enquête pénale
00:39:15qui est en cours
00:39:16depuis octobre dernier
00:39:17pour je cite
00:39:18promotion du suicide
00:39:19à la suite du signalement
00:39:20d'un député
00:39:22constat qui avait été fait
00:39:24également par le ministre
00:39:25de l'éducation
00:39:26en mars dernier
00:39:27cette fois-ci
00:39:28qui transmettait
00:39:29un signalement
00:39:29à la justice
00:39:30lui aussi
00:39:30pour provocation au suicide
00:39:31et transfert de données
00:39:32illicites
00:39:33après
00:39:34en fait
00:39:35ils avaient mis en place
00:39:36dans le ministère
00:39:37des profils
00:39:37de jeunes adolescents
00:39:38en l'occurrence
00:39:38des adolescents de 14 ans
00:39:40et le ministre
00:39:41de l'éducation nationale
00:39:42témoignait
00:39:43je le cite
00:39:43en moins de 20 minutes
00:39:44on s'est retrouvé
00:39:44sur des vidéos dépressives
00:39:46dans une spirale mortifère
00:39:47avec des tutoriels
00:39:48de scarification
00:39:49des vidéos d'incitation
00:39:50au suicide
00:39:51ce n'est pas un accident
00:39:52le fonctionnement
00:39:53de l'algorithme
00:39:54est fait pour enfermer
00:39:55dans cette spirale
00:39:56tous font le même constat
00:39:57que ce soit les parents
00:39:58le ministre
00:39:59le député
00:39:59en l'occurrence
00:40:01qui avait saisi la justice
00:40:03il suffit
00:40:04qu'un jeune
00:40:04aille mal
00:40:05ce qui est à peu près
00:40:06la définition
00:40:06d'un adolescent
00:40:07pour une raison
00:40:08parfois anecdotique
00:40:10ça peut être une recherche
00:40:11par exemple
00:40:11comment perdre du poids
00:40:12ça peut être une recherche
00:40:13par rapport au harcèlement
00:40:14ça peut être une recherche
00:40:15comment me faire des amis
00:40:16à la cour de récré
00:40:17vous voyez
00:40:17aller mal
00:40:18ça va très très vite
00:40:19je veux dire
00:40:19c'est simplement une question
00:40:20qui peut mettre
00:40:21sur une pente
00:40:22de tristesse
00:40:23ou même de mélancolie
00:40:25il y a des exemples
00:40:26franchement
00:40:26où vous partez
00:40:26d'à peu près tout
00:40:27et vous arrivez
00:40:28à ces vidéos
00:40:29pour que l'algorithme
00:40:30propose toujours plus
00:40:31de contenus
00:40:32prônant ouvertement
00:40:33les contenus
00:40:34il faut aller les voir
00:40:35ça prône ouvertement
00:40:36le recours à l'anorexie
00:40:37l'automutilation
00:40:38la scarification
00:40:39l'incitation au suicide
00:40:41je vous donne un exemple
00:40:42il y a un challenge
00:40:43qui s'appelle
00:40:43le labello challenge
00:40:44à chaque fois
00:40:45que vous vous sentez mal
00:40:45ou que vous allez mal
00:40:46vous mettez du labello
00:40:47et quand il n'y a plus
00:40:48de labello
00:40:48c'est le moment de mourir
00:40:50c'est un challenge
00:40:51qui existe
00:40:51qui est promu
00:40:52par exemple sur TikTok
00:40:53et qui a été dénoncé
00:40:54par certains parents
00:40:55et Amnesty International
00:40:57avait fait le test
00:40:58en créant plusieurs comptes
00:41:00d'adolescents
00:41:01et en parlant
00:41:02de santé mentale uniquement
00:41:03donc initialement
00:41:04ça pouvait être
00:41:04par exemple le bien-être
00:41:05comment aller mieux
00:41:07résultat
00:41:07dans tous les cas
00:41:08au bout de trois heures
00:41:10maximum
00:41:10il tombait sur une
00:41:12je cite
00:41:12saturation de contenu
00:41:13glauque et suicidaire
00:41:14donc c'est
00:41:15dans à peu près
00:41:16tous les cas
00:41:16quand vous partez
00:41:17sur le terrain
00:41:19du questionnement
00:41:20on va dire
00:41:20qui est propre
00:41:21évidemment
00:41:22à l'adolescence
00:41:23et évidemment
00:41:24le principe de l'algorithme
00:41:26c'est d'enfermer
00:41:26peu à peu
00:41:27dans une bulle
00:41:27totalement morbide
00:41:29en l'occurrence
00:41:29le tout dans le secret
00:41:30le plus total
00:41:32du téléphone
00:41:32de la tablette
00:41:33ou du téléphone
00:41:34prêté à la cour de récréation
00:41:35parce qu'il y a des parents
00:41:36qui sont tombés des nus
00:41:37évidemment sur l'existence
00:41:38de ces vidéos
00:41:38mais même sur
00:41:40l'existence du portable
00:41:41ou de l'ordinateur
00:41:43dans la vie de leurs enfants
00:41:44n'est-ce pas la raison
00:41:45pour laquelle les réseaux sociaux
00:41:46veulent être interdits
00:41:47au moins de 15 ans ?
00:41:48c'est l'une des raisons
00:41:49invoquées dans un élan
00:41:50que chacun sait
00:41:50évidemment liberticide
00:41:52mais dont on doute
00:41:52par ailleurs de l'efficacité
00:41:53parce qu'il y a un digital act
00:41:55au niveau européen
00:41:56qui a été mis en place
00:41:57notamment pour inciter
00:41:58TikTok
00:41:58à ne plus produire
00:42:00ces contenus
00:42:01et le fait est
00:42:02que ces contenus
00:42:02existent toujours
00:42:03et qui sont proposés
00:42:04on a vu des contenus
00:42:05être supprimés
00:42:05un peu plus rapidement
00:42:06si je puis me permettre
00:42:07donc en l'occurrence
00:42:08c'est l'efficacité
00:42:09qui est évidemment en doute
00:42:11car cette mesure seule
00:42:12est une course
00:42:13contre une conséquence
00:42:14d'adolescents
00:42:16particulièrement fragilisée
00:42:16la question
00:42:17de l'accès
00:42:18on va dire
00:42:19aux portables
00:42:21aux réseaux sociaux
00:42:22de manière générale
00:42:22est évidemment légitime
00:42:23pour les parents
00:42:24c'est une question
00:42:25qu'ils doivent se poser
00:42:26et dans l'accompagnement
00:42:28et dans l'interdiction
00:42:29et dans le suivi
00:42:31on va dire
00:42:31de ce que les enfants
00:42:32voient sur les réseaux sociaux
00:42:33mais ça n'empêche pas
00:42:34de voir que le vertige
00:42:35doit nous emmener plus loin
00:42:36le vertige évidemment
00:42:37de cette réalité
00:42:38d'autant qu'il y a
00:42:39certains parents
00:42:39qui m'ont précisé
00:42:40que c'était bien gentil
00:42:42de remettre la faute
00:42:43sur les parents
00:42:43tout en par exemple
00:42:45transmettant tous les devoirs
00:42:46ou tout ce qui se passe
00:42:47à l'école
00:42:47sur WhatsApp
00:42:48dans un groupe WhatsApp
00:42:49donc comment on fait
00:42:50évidemment avec les enfants
00:42:51je referme la parenthèse
00:42:53et ces enfants basculent
00:42:54je peux vous assurer
00:42:55j'ai eu plusieurs parents
00:42:56au téléphone
00:42:57il y a toutes sortes de familles
00:42:58et parfois des familles
00:42:59très aimantes évidemment
00:43:01mais très soucieuses
00:43:02de l'accompagnement
00:43:03de leurs enfants
00:43:03notamment vis-à-vis
00:43:04des réseaux sociaux
00:43:05la chute est d'autant
00:43:06plus douloureuse
00:43:08il y a évidemment
00:43:09et Marc me suggérait
00:43:10tout à l'heure
00:43:10la question de l'alimentation
00:43:12la question de la médication
00:43:13des jeunes enfants
00:43:14qui doit nous interroger
00:43:15sur leur état mental
00:43:17c'est absolument indiscutable
00:43:18mais il y a aussi
00:43:19une question à se poser
00:43:20sur l'adolescence en particulier
00:43:21et la manière
00:43:21dont ils sont exposés
00:43:22je reprends votre exemple
00:43:23je l'ajoute
00:43:24la question des terrians
00:43:26dont vous venez de vous parler
00:43:27donc ces adolescents
00:43:28qui s'identifient
00:43:28à des animaux
00:43:30les vétérinaires
00:43:31au Portugal
00:43:32ont en effet expliqué
00:43:33au préalable
00:43:34la demande ne leur a pas
00:43:35encore été faite
00:43:36mais ça a été fait
00:43:36à l'étranger
00:43:37donc ils disent
00:43:37on ne soigne que les hommes
00:43:38mais ils ajoutent
00:43:40qu'il faut prendre au sérieux
00:43:42la demande
00:43:42et ne surtout pas la juger
00:43:44et accompagner
00:43:45et retransférer
00:43:46vers la médecine humaine
00:43:47je cite
00:43:47c'est un abandon criminel
00:43:49si l'adulte
00:43:50n'est pas capable
00:43:51de dire à l'enfant
00:43:52qu'il est dans un délire total
00:43:53c'est un abandon
00:43:54parce que comment
00:43:55l'adolescent fait
00:43:56pour s'identifier
00:43:57l'adolescence
00:43:58c'est l'âge
00:43:59à la fois
00:43:59et c'est d'ailleurs paradoxal
00:44:00c'est ce qui résume
00:44:01la crise de l'adolescence
00:44:02c'est l'âge
00:44:03à la fois
00:44:03de la volonté
00:44:04d'identification
00:44:05d'où le fait
00:44:06d'ailleurs
00:44:06du phénomène de bande
00:44:07du phénomène
00:44:08même parfois
00:44:09de l'entrée
00:44:10des adolescents
00:44:10dans le terrorisme
00:44:11il y a besoin
00:44:11de s'identifier
00:44:12à un groupe
00:44:12d'ailleurs
00:44:13ils ne font pas ça
00:44:13tout seuls
00:44:13c'est des groupes
00:44:15c'est des modes
00:44:15c'est ce moment-là
00:44:16et à la fois
00:44:18le moment
00:44:18de la différenciation
00:44:25mais si vous n'avez
00:44:26plus rien
00:44:27de stable
00:44:27dans la vie
00:44:28vous vous identifiez
00:44:29à qui
00:44:30et vous vous différenciez
00:44:31de quoi
00:44:32très exactement
00:44:33donc évidemment
00:44:34il y a un malaise profond
00:44:35l'identité familiale
00:44:36est relativisée
00:44:37par une fracturation
00:44:39factuelle
00:44:39des familles
00:44:40et par une offensive
00:44:41idéologique
00:44:42du refus
00:44:43de la transmission
00:44:43on veut désinscrire
00:44:45de la filiation
00:44:46dans une offensive
00:44:47cette fois-ci
00:44:48idéologique
00:44:48l'identité nationale
00:44:50est carrément niée
00:44:51ou suspectée
00:44:52l'identité sexuelle
00:44:53est désormais remise
00:44:54en cause
00:44:54l'identité
00:44:56spéciste
00:44:57anti-spéciste
00:44:57je ne sais pas
00:44:58c'est le débat de demain
00:44:59on a compris
00:45:00avec le sujet
00:45:01tout à l'heure
00:45:02constat auquel
00:45:03on pourrait ajouter
00:45:04évidemment
00:45:04une instabilité
00:45:05intellectuelle réelle
00:45:06dans un pays
00:45:07qui peine à enrayer
00:45:08le déclin scolaire
00:45:08qui a l'air de pas
00:45:09vraiment le prendre au sérieux
00:45:10quand vous n'êtes pas
00:45:11capable de construire
00:45:12votre intelligence
00:45:13c'est difficile
00:45:13au moment où vous êtes
00:45:15censé trouver
00:45:16qui vous êtes exactement
00:45:17et un éant spirituel
00:45:19considéré comme
00:45:20absolument normal
00:45:21parce que relevant
00:45:21complètement de la sphère privée
00:45:22la question spirituelle
00:45:24elle arrive
00:45:25à un moment dans la vie
00:45:26si personne n'est capable
00:45:27d'y répondre
00:45:28si personne n'est capable
00:45:29de la prendre au sérieux
00:45:30ça devient compliqué
00:45:32et à l'inverse
00:45:32drogue
00:45:33affrontement
00:45:34harcèlement scolaire
00:45:35sexualité ultra trash
00:45:37et consommation de pornographie
00:45:38sont à la merci
00:45:40de tous ces adolescents
00:45:41ainsi que les vidéos
00:45:42qu'ils trouvent sur TikTok
00:45:43ça fait un peu beaucoup
00:45:44pour un adolescent
00:45:45et peut-être encore plus
00:45:46en effet
00:45:47pour une adolescente
00:45:48dont le corps change
00:45:49et toutes les filles
00:45:51qui sont passées
00:45:51par l'adolescence
00:45:52le savent
00:45:52c'est un moment
00:45:53qui n'est pas facile
00:45:54de gérer son corps
00:45:57ça fait un peu beaucoup
00:45:58merci beaucoup
00:45:59Charlotte Donnellas
00:46:00de vous être penchée
00:46:01sur ce sujet
00:46:01parce que tous
00:46:02les établissements scolaires
00:46:04les collèges
00:46:05savent
00:46:05qu'il y a de graves problèmes
00:46:07de scarification
00:46:08et d'identification
00:46:10effectivement
00:46:10chez les jeunes filles
00:46:11Pierre Brousselet
00:46:13installez-vous
00:46:13vous êtes le PDG
00:46:14d'Averne
00:46:15installez-vous en attendant
00:46:16je vous donne la parole
00:46:17dans un instant
00:46:17et on va avoir
00:46:18un petit entretien
00:46:20sur la souveraineté énergétique
00:46:22de la France
00:46:22merci
00:46:22vous êtes le PDG d'Averne
00:46:24ravi de vous accueillir
00:46:25mais d'abord
00:46:26on aura Alexandre Jardin
00:46:28que nous avons en ligne
00:46:28puisqu'on a appris
00:46:29ce soir
00:46:30Alexandre Jardin
00:46:31juste avant
00:46:32le début de l'émission
00:46:33que le Conseil constitutionnel
00:46:36rétablit
00:46:36les aides de feu
00:46:37comment réagissez-vous
00:46:39ce soir ?
00:46:41C'est une crise
00:46:42exceptionnelle
00:46:43de démocratie
00:46:44le Parlement
00:46:46est absolument bafoué
00:46:478 Français sur 10
00:46:49sont désavoués
00:46:51sont bafoués
00:46:51on a un Conseil constitutionnel
00:46:54qui rétablit
00:46:56une rupture d'égalité
00:46:58qui remet en question
00:47:00la liberté de circulation
00:47:03et qui ose faire tout ça
00:47:05en pleine crise sociale
00:47:07au moment où les gens
00:47:08n'ont pas assez d'argent
00:47:09pour payer les 20 centimes
00:47:10en trop
00:47:11il rétablit un système
00:47:13qui leur dit
00:47:14changer de bagnole
00:47:15à 30 000 euros
00:47:15avec des voitures électriques
00:47:16c'est-à-dire qu'on est
00:47:18dans une crise de régime
00:47:19dans une crise de démocratie
00:47:21dans une crise morale
00:47:23morale
00:47:24de mépris
00:47:25alors
00:47:26dans les jours qui viennent
00:47:30je reviendrai
00:47:31on parlera du lancement
00:47:33des référendums citoyens
00:47:34ils ont cru rétablir
00:47:36les ZFE
00:47:37ils vont lancer
00:47:37les référendums citoyens
00:47:38la nation va pouvoir
00:47:41dorénavant
00:47:42s'exprimer en dehors
00:47:43du cadre
00:47:44du cadre habituel
00:47:46et c'est tout ça
00:47:47que l'on va lancer
00:47:48mais
00:47:48dans une ambiance
00:47:50de déshonneur
00:47:51parce que
00:47:52il faut quand même
00:47:53se souvenir
00:47:54que la justice
00:47:54normalement est rendue
00:47:55au nom du peuple français
00:47:56pas contre le peuple français
00:47:58c'est d'une gravité
00:48:00incroyable
00:48:00ces gens ont perdu
00:48:02le sens
00:48:02le sens de l'autre
00:48:04le sens
00:48:05de la mère de famille
00:48:06qui se demande
00:48:07comment elle va faire
00:48:08pour aller bosser
00:48:09dans une ZFE
00:48:11je veux dire
00:48:12le sens
00:48:13des classes moyennes
00:48:16françaises
00:48:16des classes populaires
00:48:17c'est d'une gravité
00:48:19ces gens sont en train
00:48:21de faire
00:48:21n'importe quoi
00:48:22avec la nation
00:48:23merci beaucoup
00:48:24voilà
00:48:25les référendums citoyens
00:48:27seront lancés
00:48:28bientôt
00:48:28Christine
00:48:29je reviendrai
00:48:30merci beaucoup
00:48:31Alexandre Jardin
00:48:32pour cette réaction
00:48:33en direct
00:48:34sur CNews
00:48:35la justice
00:48:35doit être rendue
00:48:37au nom du peuple français
00:48:38nous disait
00:48:39Alexandre Jardin
00:48:39ce qui n'est pas le cas
00:48:40et il va passer
00:48:42à l'étape suivante
00:48:43merci infiniment
00:48:44d'avoir été en direct
00:48:45avec nous
00:48:46sur CNews
00:48:47Alexandre Jardin
00:48:48et on a appris
00:48:49donc je le rappelle
00:48:49que le conseil constitutionnel
00:48:51a décidé ce soir
00:48:52de rétablir
00:48:53les ZFE
00:48:54Pierre Brosselet
00:48:55vous avez écrit ce livre
00:48:57la solution est sous nos pieds
00:48:58nous on aime la souveraineté
00:49:00française
00:49:00nous on aime entendre
00:49:02effectivement
00:49:02que la France
00:49:03peut être souveraine
00:49:04et vous avez peut-être
00:49:05une lueur d'espoir
00:49:06peut-être à partager
00:49:07avec nous
00:49:08la géothermie
00:49:09vous êtes le PDG
00:49:11d'Averne
00:49:11qu'est-ce qu'Averne ?
00:49:14Arverne c'est la solution
00:49:15également
00:49:16non Arverne c'est
00:49:17je pense
00:49:18le groupe
00:49:18qui aujourd'hui a compris
00:49:19que la terre
00:49:20est une boule
00:49:21d'énergie
00:49:22et de ressources
00:49:23que certaines de ces ressources
00:49:24et de ces énergies
00:49:25sont finies
00:49:26physiquement
00:49:27qu'on les a exploitées
00:49:28pendant un certain temps
00:49:29dont l'huile
00:49:30le pétrole
00:49:31et le gaz
00:49:31mais il y a une ressource
00:49:33qui s'appelle la chaleur
00:49:34l'énergie
00:49:35une énergie
00:49:35qui s'appelle la chaleur
00:49:36qui est totalement infinie
00:49:37on a un noyau
00:49:39à 6000 degrés
00:49:39on a de la chaleur
00:49:40partout
00:49:41partout
00:49:42sur la terre entière
00:49:42et on ne l'exploite pas
00:49:44or aujourd'hui
00:49:45et on l'a vu encore
00:49:46dans l'actualité
00:49:47je pense qu'on se trompe
00:49:48de combat
00:49:48s'agissant de l'énergie
00:49:50et de toutes ces crises
00:49:51successives qui arrivent
00:49:51et qui se ressemblent
00:49:52donc il y a beaucoup de choses
00:49:53à dire là-dessus
00:49:54mais on se trompe de combat
00:49:55parce que l'énergie
00:49:56en France
00:49:5750% de cette énergie
00:49:58sert à faire de la chaleur
00:49:59donc on parle beaucoup
00:50:00d'électrification
00:50:01on parle beaucoup
00:50:02de fossiles
00:50:02à juste titre
00:50:0360 ou 70%
00:50:04de la chaleur
00:50:05qu'on utilise
00:50:06elle vient du gaz
00:50:08et donc là
00:50:08on a un problème
00:50:09de dépendance
00:50:09et moi ce qui me frappe
00:50:10ce qui m'a encore frappé
00:50:11dans les déclarations
00:50:12aujourd'hui du Premier ministre
00:50:13qui est assez sûr
00:50:14à l'électrification
00:50:15mais c'est surtout
00:50:16ce sentiment d'impuissance
00:50:18on a perdu le contrôle
00:50:20mais on pose un diagnostic
00:50:21qui n'est pas forcément
00:50:22le bon
00:50:22aujourd'hui
00:50:22on parle d'électrification
00:50:23c'est une très bonne chose
00:50:24on a du nucléaire
00:50:25mais on ne parle pas assez
00:50:26de la chaleur
00:50:2650% de l'énergie
00:50:27est faite pour se chauffer
00:50:29et on a sous nos pieds
00:50:30une chaleur infinie
00:50:31qui n'est pas exploitée
00:50:32qui représente 1% du mix
00:50:33cette énergie est compatible
00:50:34avec le nucléaire
00:50:35l'électron
00:50:36qui est pilotable
00:50:36décarboné souverain
00:50:37on a de la chaleur en France
00:50:40pilotable
00:50:40décarboné souverain
00:50:41qui s'appelle la géothermie
00:50:42qui a un potentiel infini
00:50:44et qu'on n'a jamais su
00:50:45aller chercher
00:50:46exploiter
00:50:47pour nos industries
00:50:48pour nos réseaux de chaleur
00:50:50pour notre pays
00:50:51et pour l'Europe
00:50:52alors ça nous intéresse
00:50:53pour notre pays
00:50:54pour notre souveraineté
00:50:55votre groupe
00:50:56Avernes
00:50:57donc est coté en bourse
00:50:58et développe ce projet
00:50:59souverain français
00:51:00dans le secteur de l'énergie
00:51:02un game changer
00:51:03on peut dire
00:51:04dans les secteurs
00:51:04de la géothermie
00:51:06et du lithium
00:51:06vous nous avez parlé
00:51:07un peu
00:51:07dans votre regard
00:51:08sur les annonces
00:51:09de Sébastien Lecornu
00:51:10mais on parle beaucoup
00:51:11d'électricité
00:51:12de nucléaire
00:51:13mais vous vous insistez
00:51:14sur un angle
00:51:14moins médiatisé
00:51:16justement
00:51:16cet angle de la chaleur
00:51:17on n'entend pas
00:51:18parler effectivement
00:51:19de la chaleur
00:51:19pourquoi
00:51:19vous dites dans votre livre
00:51:21que la bataille
00:51:22de la souveraineté énergétique
00:51:23se joue d'abord
00:51:25sur le chauffage
00:51:26les usages thermiques
00:51:28et en quoi
00:51:28le sous-sol
00:51:29peut nous sortir
00:51:30de la dépendance
00:51:31du gaz importé
00:51:32cette chaleur
00:51:32dont vous parlez
00:51:33comment est-ce que
00:51:34peut-on nous sortir
00:51:35de cette dépendance
00:51:36du gaz
00:51:36aujourd'hui on paye
00:51:3750 à 100 milliards
00:51:39d'euros par an
00:51:40d'achat de gaz
00:51:41en gros à 5 pays
00:51:42la Norvège
00:51:43le Qatar
00:51:43la Russie
00:51:44les Etats-Unis
00:51:45l'Algérie
00:51:46donc ce gaz
00:51:47sert à nous chauffer
00:51:48on pourrait
00:51:49quasiment remplacer
00:51:50l'importation de gaz
00:51:51donc une dépendance
00:51:52donc un contrôle
00:51:52donc revenir sur du circuit court
00:51:54par la géothermie
00:51:55ce qui va nous faire
00:51:56regagner notre dépendance
00:51:58au-delà effectivement
00:51:58du pétrole
00:51:59c'est encore un autre sujet
00:52:00mais les deux sont du fossile
00:52:01et bien c'est
00:52:02le gaz importé
00:52:03qui sert
00:52:04principalement à nous chauffer
00:52:05et donc
00:52:06il faut déplacer
00:52:08le curseur
00:52:08du combat
00:52:09sur l'électricité
00:52:10les ENR
00:52:11et ce débat
00:52:11qu'on a tous eu
00:52:12pour aller également
00:52:13sur le terrain de la chaleur
00:52:14et donc la chaleur décarbonée
00:52:15la chaleur en circuit court
00:52:16la chaleur infinie
00:52:18qui s'appelle la géothermie
00:52:19sauf qu'aujourd'hui
00:52:20cette grande épopée
00:52:21du sous-sol
00:52:21et de la géothermie
00:52:23en l'occurrence
00:52:24on est en train de la perdre
00:52:25parce qu'on n'a pas pris
00:52:26les mesures
00:52:26à la fois dans la formation
00:52:28à la fois dans la construction
00:52:29de machines
00:52:29à la fois dans le
00:52:31dans l'éducation
00:52:33des élus
00:52:33des décideurs
00:52:34etc
00:52:35pour les aider
00:52:36à choisir en partie
00:52:37la géothermie
00:52:38donc c'est pour ça que
00:52:39je pense que la guerre
00:52:40de l'énergie
00:52:41en tout cas
00:52:41la reprise en main
00:52:42de notre destin énergétique
00:52:44passera par le sous-sol
00:52:45d'abord par la géothermie
00:52:46qui est de la chaleur locale
00:52:47mais aussi
00:52:48parce que la terre
00:52:49regorge d'autres richesses
00:52:50les métaux
00:52:52il ne faut pas oublier
00:52:52que l'électrification
00:52:53des usages
00:52:54c'est des métaux et des minerais
00:52:55le stockage etc
00:52:56le lithium
00:52:57on va parler de tout ça
00:52:57mais la géothermie
00:52:59concrètement ça veut dire quoi
00:52:59moi j'ai un téléspectateur
00:53:01qui me dit
00:53:01j'ai pas encore compris
00:53:02ce que c'est que la géothermie
00:53:03la géothermie c'est la chaleur de la terre
00:53:04la chaleur de la terre
00:53:05il y en a partout
00:53:06elle est infinie
00:53:07elle est diffuse
00:53:07elle ne s'arrêtera pas
00:53:09vous la sentez vous
00:53:10la chaleur de la terre
00:53:11je vous vois réagir
00:53:13j'ai compris le principe
00:53:13et de fait
00:53:14votre démonstration est assez lumineuse
00:53:15mais je crois que ce qui arrête les gens
00:53:16en tout cas je parle des particuliers
00:53:18c'est le coût
00:53:18aujourd'hui de la géothermie
00:53:20mais justement
00:53:20ils les arrêtent
00:53:21sinon ils voudraient bien
00:53:22non je crois pas
00:53:23je pense qu'ils n'ont pas compris
00:53:24que ce n'était pas un coût
00:53:25c'était un investissement
00:53:26la géothermie
00:53:27c'est faire des trous
00:53:28sous nos pieds
00:53:29pour y capter la chaleur
00:53:30en France
00:53:31dès qu'on fait 100 mètres
00:53:32on a 3 degrés en plus
00:53:34et en plus on n'a pas forcément besoin d'eau
00:53:35pour faire de la géothermie
00:53:37on va chercher de la chaleur
00:53:38moi je sais par exemple
00:53:39qu'en Guadeloupe
00:53:40ça existe avec la bouillante
00:53:41parce qu'il y a un volcan
00:53:44bien sûr
00:53:45mais par exemple ici
00:53:45non la géothermie
00:53:47le gradient géothermique
00:53:48est le même à Brest
00:53:49à Toulon
00:53:49ou à Francfort
00:53:51ou à Moscou
00:53:52quand on fort à 100 mètres
00:53:53on a 3 degrés
00:53:53donc quand on fort à 3000 mètres
00:53:54on a en gros 80 degrés
00:53:55on peut faire du réseau de chaleur
00:53:56donc la Guadeloupe est en avant
00:53:57quand on fort à côté de sa maison
00:53:58à 200 mètres
00:53:59on a du 15 degrés
00:54:00et par le touchement
00:54:01des pompes à chaleur
00:54:02on peut faire du chaud et du froid gratuit
00:54:03donc c'est ça qui est intéressant
00:54:05mais là où on parle de coût
00:54:06vous parlez de dépense
00:54:07les 100 milliards qu'on dépense dans le gaz
00:54:08c'est de la dépense sèche
00:54:09on le perd
00:54:09alors que la géothermie
00:54:10c'est l'investissement un peu plus massif
00:54:12mais il est là pour 100 ans
00:54:12et toutes les études sérieuses
00:54:14montrent que la géothermie
00:54:15est la moins chère des énergies
00:54:16passé 10 ans
00:54:17donc après on a une question
00:54:19bien sûr
00:54:19c'est toujours pareil
00:54:20est-ce qu'on préfère dépenser
00:54:21ou avoir une vision énergétique
00:54:23à 50 ans
00:54:24vous allez en Chine
00:54:25aujourd'hui
00:54:25quand ils construisent des villes nouvelles
00:54:26ils font des trous partout
00:54:27ils appellent ça la mise à la terre
00:54:29et ensuite ils construisent
00:54:30les maisons et les appartements
00:54:32parce que derrière
00:54:32la chaleur est gratuite
00:54:33la chaleur de la terre est gratuite
00:54:35et c'est pas un intrant
00:54:36comme d'autres énergies
00:54:38donc on a cette énergie
00:54:39sous nos pieds
00:54:40et quelquefois
00:54:40dans certaines régions
00:54:41comme l'Alsace
00:54:42et bien
00:54:42Dame Nature a fait que
00:54:44les eaux chaudes
00:54:45ont en plus du lithium
00:54:46donc on peut aussi extraire le lithium
00:54:47et aller vers les conditions
00:54:48parlez-nous d'un lithium
00:54:49il nous reste deux minutes
00:54:50non mais pourquoi vous seriez
00:54:51non parce que
00:54:53j'aime votre esprit d'à propos
00:54:54votre esprit de rebond
00:54:56non mais c'est vrai
00:54:56il nous reste deux minutes
00:54:57mais j'aimerais comprendre
00:54:58effectivement le lithium
00:54:59le lithium
00:55:00c'est le second étage
00:55:02de la fusée
00:55:02en Alsace
00:55:03puisque quand on fort un trou
00:55:04à 2000-2500 mètres
00:55:05on remonte de l'eau chaude
00:55:06qu'on va mettre
00:55:06dans des réseaux de chaleur
00:55:07pour décarboner
00:55:07et pour remplacer le gaz
00:55:09des industriels
00:55:10ou des réseaux de chaleur
00:55:10et on s'est aperçu
00:55:11que dans les eaux chaudes
00:55:12d'Alsacienne
00:55:12on avait des fortes
00:55:13concentrations de lithium
00:55:14donc on va mettre des filtres
00:55:15comme des filtres à café
00:55:16pour le dire vite
00:55:16et après avoir extrait
00:55:18les calories
00:55:18on va extraire du lithium
00:55:19qu'on transforme
00:55:20dans des raffineries
00:55:20en espérant que la chaîne
00:55:21de valeur soit française
00:55:22parce que là aussi
00:55:23on parle beaucoup
00:55:23d'électrification
00:55:24mais il faut parler
00:55:24de chaîne de valeur
00:55:26et une fois qu'on aura
00:55:27raffiné ce lithium
00:55:28et bien on l'enverra
00:55:28à Renault
00:55:29ou à des constructeurs
00:55:31de cathodes
00:55:31ou des constructeurs
00:55:32de batteries
00:55:33qui espérons
00:55:33seront en Europe
00:55:34voilà donc ce lithium
00:55:35c'est un lithium français
00:55:36un lithium décarboné
00:55:37un lithium souverain
00:55:38et il ne faut pas oublier
00:55:39que le sous-sol
00:55:40ce sera l'objet
00:55:40de notre grand pacte sous-sol
00:55:42pour 2027
00:55:42c'est important de le dire aux Français
00:55:43c'est important de le dire aux Français
00:55:44personne n'en parle
00:55:45et il y a des politiques
00:55:46qui viennent vous voir en douce
00:55:47non mais c'est vrai
00:55:48non mais alors on va les voir
00:55:49ils ne viennent pas nous voir en douce
00:55:51il y a des politiques éclairées
00:55:53alors il n'est plus vraiment
00:55:54comme Jean-Louis Borloo
00:55:54qui lui l'a compris
00:55:55depuis très longtemps
00:55:56il faut réécrire l'épopée
00:55:57le récit autour du sous-sol
00:55:59il faut raconter des histoires
00:56:01il y a toute l'épopée
00:56:01du sous-sol à réécrire
00:56:02c'est ça
00:56:03bien sûr que les politiques
00:56:04l'ont compris
00:56:05je pense que ce qu'il faut comprendre
00:56:07c'est qu'on pourrait résoudre
00:56:08la crise énergétique
00:56:09en France et en Europe
00:56:10avec le nucléaire
00:56:10et la géothermie
00:56:11électricité souveraine
00:56:13chaleur souveraine
00:56:14décarbonée pilotable
00:56:16et dernier mot
00:56:16comment faire en 10 secondes
00:56:19ok merci
00:56:20il faut passer les freins
00:56:22non non
00:56:22les freins qui sont
00:56:23à la fois réglementaires
00:56:24à la fois
00:56:25on voit que les délais d'instruction
00:56:27sont trop longs
00:56:27on voit que les élus
00:56:28ne connaissent pas
00:56:28même le mot géothermie
00:56:30donc il faut évangéliser
00:56:31au bon sens du terme
00:56:32faire en sorte que ça se sache
00:56:33remettre à jour des formations
00:56:35il n'y a plus une formation
00:56:35diplômante de forage en France
00:56:37il faut créer de l'espoir
00:56:39parce que cette crise
00:56:39elle montre aussi
00:56:40qu'il y a un certain nombre
00:56:41de solutions
00:56:42qui ne sont pas exploitées
00:56:43et le sous-sol
00:56:44en fait partie
00:56:45réellement
00:56:45simplement voilà
00:56:46il faut réécrire une histoire
00:56:47qui soit réguible
00:56:48et qui marche
00:56:49réécrire une histoire
00:56:50réapproprier notre sous-sol français
00:56:53géothermiser la France
00:56:54réapproprier
00:56:55aller chercher notre lithium français
00:56:57pour aller vers notre souveraineté
00:56:59et nous on aime ça
00:57:00je sais que des candidats
00:57:02à la présidentielle
00:57:03doivent venir vous voir
00:57:04sur la route de 2027
00:57:06j'espère que vous reviendrez
00:57:07nous voir
00:57:07pour nous dire
00:57:08si vous avez avancé
00:57:09sur ce dossier
00:57:09restez avec nous
00:57:10avec grand plaisir
00:57:11on a plus de temps
00:57:12on a plus de temps
00:57:13on va avoir du lithium
00:57:14à l'étranger
00:57:15mais voilà
00:57:15mais c'est pour ça
00:57:16que c'est intéressant
00:57:17mais même le gaz
00:57:18mais pour tout ça
00:57:19on va tous chercher
00:57:19à l'étranger
00:57:20alors que bon
00:57:21il y a même du gaz
00:57:21de schiste
00:57:22sous nos pieds
00:57:26le gaz de schiste
00:57:27il peut y avoir de la pollution
00:57:28là il n'y a aucune pollution
00:57:29on va faire une heure
00:57:30avec vous la prochaine fois
00:57:31Pierre Brosselet
00:57:32vous voulez rester avec nous
00:57:33dernière partie
00:57:34Edouard Philippe
00:57:35et Dominique de Villepin
00:57:37auront certainement
00:57:38du souci à se faire
00:57:39peut-être qu'ils viendront
00:57:39vous voir
00:57:40Pierre Brosselet
00:57:41d'ici la présidentielle
00:57:42mais en attendant
00:57:43ils ont du souci
00:57:43à se faire avec
00:57:44le parquet national financier
00:57:45puisque ce dernier
00:57:46on le constate
00:57:47est de plus en plus
00:57:48interventionniste
00:57:49ou bien est-ce qu'il cherche
00:57:50sans le dire
00:57:50à peser sur la présidentielle
00:57:52ou bien c'est une coïncidence
00:57:53ah mais c'est sûr
00:57:53il y a des coïncidences
00:57:54vous connaissez la formule
00:57:55de De Gaulle
00:57:56à propos du hasard
00:57:57j'ai l'impression
00:57:57que quelquefois
00:57:58le hasard prend ses ordres
00:57:59à Washington
00:57:59mais j'ai l'impression
00:58:00dans les circonstances
00:58:01que les coïncidences
00:58:02prennent leurs ordres
00:58:03avec l'horizon
00:58:04de la présidentielle 2027
00:58:06le PNF on le sait
00:58:07s'est imposé
00:58:08depuis quelques années
00:58:08comme un acteur politique
00:58:10de premier plan
00:58:11pourquoi ?
00:58:12parce que selon
00:58:12les enquêtes qu'il lance
00:58:13selon la rapidité
00:58:15selon laquelle il lance
00:58:15une enquête
00:58:16selon la médiatisation
00:58:17qu'il donne à une enquête
00:58:18il est capable
00:58:19de transformer
00:58:20un candidat
00:58:21très rapidement
00:58:21en voyou potentiel
00:58:23il suffit de jeter
00:58:24son nom publiquement
00:58:25pour se retrouver
00:58:25quelquefois
00:58:26que des candidats
00:58:26la séquence
00:58:28comment s'appelle-t-il
00:58:28François Fillon
00:58:29est probablement
00:58:30une des plus révélatrices
00:58:31de ce zèle politique
00:58:332017
00:58:33parce que soit désavance
00:58:34d'autres enquêtes
00:58:35ou d'autres personnes
00:58:36ne sont pas nécessairement
00:58:37la cible
00:58:37alors qu'on pourrait avoir
00:58:38de légitimes soupçons
00:58:39que se passe-t-il
00:58:40derrière cela
00:58:41donc Edouard Philippe
00:58:42vous l'avait dit
00:58:42on lui reproche
00:58:44notamment
00:58:44des soupçons
00:58:45de détournement
00:58:46de fonds publics
00:58:46et Dominique de Villepin
00:58:47c'est la question
00:58:47des fameuses statuettes
00:58:48de Napoléon
00:58:49je ne reviendrai pas ici
00:58:51sur le détail
00:58:52des accusations
00:58:52en tant que telle
00:58:53c'est une question
00:58:53qui est légitime
00:58:54ce qui me fascine
00:58:56à travers cela
00:58:57c'est comment l'idée
00:58:58de la transparence absolue
00:58:59de la transparence éthique
00:59:01absolue
00:59:01d'une forme
00:59:02d'intégrisme
00:59:03en quelque sorte
00:59:04non pas de la vertu
00:59:05mais d'ivresse
00:59:06de la vertu
00:59:07c'est-à-dire
00:59:07on s'imagine
00:59:08qu'un candidat
00:59:09qui doit se présenter
00:59:09doit non seulement
00:59:10être vraiment blanc
00:59:11comme neige
00:59:12mais on doit les passer
00:59:13sous le signe
00:59:14d'une nouvelle inquisition éthique
00:59:15pour s'assurer
00:59:16qu'il puisse se présenter
00:59:17un jour à la présidentielle
00:59:19moi j'ai pour mon dire
00:59:20en ce moment
00:59:20que dès lors
00:59:21que vous avez une institution
00:59:22qui prétend incarner
00:59:23la vertu absolument
00:59:23peu importe
00:59:24ce que vous aurez fait
00:59:25dans votre vie
00:59:25elle trouvera
00:59:26quelque chose
00:59:27à vous reprocher
00:59:28on a des institutions
00:59:29qui d'une certaine manière
00:59:30se réclament le droit
00:59:31c'est le PNF
00:59:31de trier parmi les candidats
00:59:34à la présidentielle
00:59:34selon des préférences idéologiques
00:59:36souvent masquées
00:59:36et on va encore une fois
00:59:37masquer ça derrière la vertu
00:59:39je note que dans l'existence
00:59:40dans le monde politique
00:59:41qui est le nôtre aujourd'hui
00:59:42il suffit d'avoir existé
00:59:43un peu pour pêcher
00:59:44fondamentalement
00:59:45quiconque n'est pas absolument
00:59:46en fait quiconque a touché
00:59:48à la politique un jour
00:59:48est soupçonnable
00:59:49d'une manière ou de l'autre
00:59:50et pourra y passer
00:59:51alors officiellement
00:59:52le PNF voulait restaurer
00:59:54la confiance
00:59:54dans les institutions
00:59:56dans les faits
00:59:56il est possible
00:59:57qu'il est jeté
00:59:57au discrédit définitif
00:59:59sur les institutions
00:59:59et se permet finalement
01:00:00sur le mode de l'arbitraire
01:00:01de décider
01:00:02qui ne sera pas président
01:00:03à défaut de décider
01:00:04qui le sera
01:00:06merci Mathieu
01:00:06merci infiniment
01:00:07Pierre Bronsolet
01:00:08d'avoir été avec nous
01:00:08je rappelle
01:00:09votre livre
01:00:10La solution
01:00:10sous nos pieds
01:00:11je rappelle
01:00:12la société
01:00:13Lithium de France
01:00:14créée par votre groupe
01:00:15est unique au monde
01:00:17et vient d'être catégorisée
01:00:19au projet
01:00:20Notre-Dame
01:00:20parallélisée
01:00:21merci encore
01:00:22d'avoir été
01:00:23notre invité
01:00:24vive la France
01:00:25excellente suite de programme
01:00:26l'heure des fraudeux
01:00:27parce qu'il faut
01:00:28demain
01:00:28non à mardi
01:00:29on a mardi
01:00:29on a mardi
01:00:29on a mardi
01:00:30on a mardi
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