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Sébastien Chenu : «On nous noie sous les chiffres pour ne rien faire», dans #LeGrandRDV

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Transcription
00:00L'énergie, les énergies, c'est un bien de première nécessité.
00:02Vous ne pouvez pas vivre sans vous déplacer, sans vous chauffer, sans électricité.
00:07Donc nous, on a considéré qu'effectivement, il fallait des mesures pérennes.
00:09Ça ne date pas d'aujourd'hui.
00:11La proposition qu'on fait de baisse de la TVA sur les carburants,
00:14elle était déjà portée par Marine Le Pen en 2022.
00:16Donc ce n'est pas une mesure, j'allais dire, d'opportunité.
00:19Nous, on considère qu'effectivement, il faut aider les Français dans le temps long
00:22et leur rendre du pouvoir d'achat.
00:25On a fait, depuis tout à l'heure, je vous ai parlé des 20 milliards d'euros d'économies
00:29qu'on pouvait faire sur les aides sociales aux étrangers.
00:32Je peux vous dire qu'entre les éoliennes, les subventions aux éoliennes,
00:35les agences, la contribution sociale, la contribution à l'Union européenne.
00:38Enfin, je veux dire, on en a des sources.
00:40C'est 45 milliards le carburant chaque année.
00:43Donc si vous trouvez 45 milliards ailleurs, très bien.
00:45Pendant la guerre en URM, c'était près de 10 milliards.
00:48Ce qu'on a versé pour soutenir le prix de la vassalade.
00:52J'entends qu'on nous noie sous les chiffres pour ne rien faire, surtout.
00:55Moi, je ne vous donne pas, je vous donne un chiffre qui est 45 milliards
00:57sur les contributions sur le carburant chaque année pour l'État.
01:00Est-ce que, par exemple, taxer les super-profits des entreprises comme Total ?
01:03Je sais que le RN y est plutôt favorable.
01:05Vous disiez qu'il faut plus de croissance.
01:07Est-ce que ce n'est pas un peu antinomique, ces deux propositions ?
01:09Bien entendu qu'il faut une contribution des entreprises
01:12parce qu'elles ont aussi un rôle social dans le pays.
01:14Moi, je ne veux pas tuer nos champions.
01:15Total, c'est un champion français.
01:17Il ne faut pas tuer nos champions.
01:18Mais en revanche, sur des sur-profits,
01:20c'est-à-dire des profits qui ont été faits en dehors de la stratégie d'entreprise,
01:24par un environnement qu'ils ne maîtrisent pas eux-mêmes.
01:28C'était le cas pendant le Covid.
01:30Pour certains, ils ont fait des sur-profits.
01:32Il faut leur demander un geste.
01:33Ce geste, ça peut être un plafonnement des prix.
01:35C'est ce qu'ils font.
01:36C'est ce qui se fait.
01:37Donc, très bien, Total contribue par ce plafonnement des prix
01:42à un geste de solidarité.
01:44Je pense qu'ils pourraient...
01:45Sinon, c'est une surtaxe.
01:46Parce qu'ils sont déjà surtaxés sur l'impôt sur les sociétés
01:48comme toutes les grandes entreprises en France.
01:50Je viens de vous expliquer qu'il y avait sur les sur-profits quelque chose à faire,
01:54qu'aujourd'hui, ça pouvait prendre la forme du plafonnement des prix.
01:58Très bien.
01:58Mais je ne vois pas en quoi, d'ailleurs,
02:01une taxe sur les sur-profits peut à la fois handicaper le monde économique,
02:07puisque ce sont des sur-profits,
02:09et peut gêner qui que ce soit.
02:11Moi, je crois beaucoup au rôle social des entreprises dans notre pays.
02:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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