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  • il y a 6 semaines
Édouard Philippe, président du parti “Horizons” et candidat à la présidentielle, réunit son parti en conseil national à Reims ce dimanche 10 mai.

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Transcription
00:00Les premiers, c'est ce que signifie le terme de REM, qui désigne le peuple gaulois qui a donné son
00:09nom à Reims, cher Arnaud.
00:11Et chez Horizon, ces premiers, non REM à nous si j'ose dire, c'est vous.
00:17Les cadres de notre parti, ceux qui très tôt, dès 2021 pour certains d'entre vous, dès cette réunion fondatrice
00:24au Havre qu'évoquait Christophe,
00:25se sont engagés dans une aventure commune que, je dois dire, je suis extrêmement fier et heureux de partager avec
00:35vous.
00:35Et parmi vous, les premiers des premiers, ce sont les maires.
00:41Cher Arnaud, nous te confions ces premiers qui savent changer la vie de leurs concitoyens,
00:47qui ont pris l'excellente habitude de dire la vérité à leurs électeurs parce qu'on ne peut pas tricher
00:53dans un hôtel de ville,
00:54qui ont appris à fixer des priorités parce qu'on ne peut pas tout faire durant les six ans d
01:00'un mandat et qu'il faut choisir,
01:03qui savent conjuguer autorité et empathie, stratégie et proximité, qui sont à la fois des capitaines et des confidents,
01:12qui savent aussi, et c'est rassurant et c'est important, changer d'avis, reconnaître humblement quand ils ont tort
01:22et qu'il faut l'assumer.
01:24Et qui savent se faire engueuler. Parce que oui, quand on est maire, on sait se faire engueuler.
01:29On n'aime pas forcément ça, c'est pas totalement intuitif, on n'a pas forcément été élu pour ça,
01:33mais ça va avec le job.
01:35Ça va avec le mandat. Quand on prend une décision de maire, il y a toujours quelqu'un concerné directement
01:42pour vous en parler.
01:43Toujours, quelle que soit la décision. Qu'elle est un objet qui durera 30 ans ou une espérance de vue
01:49qui dure une journée.
01:52Qu'elle implique 30 millions de dépenses ou 5 euros.
01:56Il y a toujours quelqu'un qui vous dira, les yeux dans les yeux, et avec son cœur, ce que
02:01cette décision implique pour lui.
02:03Les maires, mesdames et messieurs, sont ces manches retroussées.
02:08Ces manches...
02:11Voilà, c'est bien.
02:13Je me demandais où vous étiez.
02:14Ces manches retroussées.
02:17Et Horizon est un parti de manches retroussées au service de leurs concitoyens.
02:22Et tout le monde ici se réjouit, avec moi, qu'il te revienne à toi, cher Arnaud, de présider cette
02:29Assemblée des maires et de devenir ainsi vice-président d'Horizon.
02:33Car tout le monde sait le travail remarquable que tu fais à Reims.
02:36Et tous ceux qui sont présents ici se joignent à moi pour te féliciter et pour te remercier pour ton
02:42accueil formidable dans cette ville des premiers.
02:46Applaudissements
02:55Ces élections municipales, mes amis, étaient un test pour nous.
03:00Un test opérationnel, un test organisationnel, un test politique.
03:05Pour chaque candidat, se présenter, c'est un défi.
03:09On dit souvent que les femmes et les hommes politiques, on dit d'eux qu'ils sont portés par une
03:15ambition dévorante,
03:17qu'ils ne pensent qu'à ça, être candidat à chaque élection qui se présente.
03:21Et je reconnais qu'en ce moment, entre ceux qui se préparent, ceux qui réfléchissent, ceux qui expliquent que leurs
03:28amis les y invitent,
03:29ceux qui ne disent rien mais qui attendent l'automne, il y a plutôt pléthore de candidats.
03:35Mais se présenter à une élection, à une élection municipale ou à une autre, n'a absolument rien d'évident.
03:43C'est le fruit d'une réflexion intime.
03:45C'est le fruit d'une démarche qui prend du temps, d'une forme de méditation,
03:50dans laquelle on voit se confronter ce qui est souhaitable et ce qui est possible.
03:58C'est savoir qu'il va falloir s'exposer pour s'imposer.
04:02C'est expliquer pourquoi avec vous, ça va aller mieux, tout en conservant l'humilité de savoir que pour tout
04:07le monde, y compris pour vous, ça va être difficile.
04:10On ne devrait jamais être candidat à la légère.
04:13Et on ne s'engage jamais dans une élection municipale à la légère.
04:16Alors tout le monde ici a fait campagne au municipal d'une manière qui lui était propre.
04:21Et il y a bien des manières de faire campagne.
04:24Mais il y a eu, et c'est important politiquement, quelques constantes pendant ces élections municipales.
04:33D'abord, bien sûr, nous avons fait l'union.
04:36Et je dirais même que nous n'avons pas eu l'union honteuse.
04:40Nous, nous avons clairement dit qui étaient nos alliés.
04:44Et clairement, qui étaient nos adversaires.
04:47Sans hésitation, sans compromission, sans tentation curieuse.
04:53Et puis nous nous sommes parlé, beaucoup, entre responsables locaux, bien sûr, parce que les élections municipales, c'est d
05:01'abord local, c'est une alchimie locale.
05:04Mais entre responsables politiques nationales aussi.
05:09Pour la première fois, en préparation de ces municipales, ont eu lieu des discussions entre des responsables politiques qui ne
05:17se parlaient jamais tous entre eux.
05:21Probablement était-ce plus facile, parce que depuis 2024, les Républicains, Renaissance, le Modem, l'UDI, le Parti radical, et
05:31nous-mêmes, nous participons à des gouvernements ensemble.
05:35Probablement aussi parce que nous sentons au fond de nous qu'il y a bien plus de convergence dans ce
05:44vaste socle commun qu'il y a de divergence.
05:47Bref, nous nous sommes parlé.
05:51Bruno Retailleau, Gabriel Attal, François Bayrou, Hervé Marseille, moi-même.
05:59Cela a parfois été rapeux, mais pas souvent.
06:04Et cela a toujours été respectueux.
06:07Nous ne sommes pas parvenus à nous entendre partout, mais les points de crispation et les points de désaccord ont
06:14été finalement très, très peu nombreux.
06:17Et puis, chez Horizon, nous avons tenu nos engagements.
06:20Et je le dis parce qu'il a pu arriver que d'autres soient moins clairs sur la tenue de
06:26leur engagement et sur la clarté de leurs alliances.
06:28Ils ont eu tort.
06:29Nous, nous n'avons pas eu l'union honteuse.
06:32Lorsque nous étions d'accord, nous l'avons dit, nous l'avons même revendiqué.
06:35Et dans les rares cas où il n'avait pas été possible de se mettre d'accord, nous avons tenu
06:40la ligne de l'union au second tour avec des positions nettes formulées par la Commission nationale d'investiture que
06:47préside Christelle Morancet et que je veux remercier pour le travail qu'elle a fourni dans le cadre de ces
06:51municipales.
06:59Et ces alliances et cette clarté ont été efficaces.
07:04Efficaces pour les candidats qui n'étaient pas de notre parti et que nous avons soutenus, comme à Bordeaux, à
07:10Annecy, à Toulouse, à Cholet, à Calais, à Versailles, à Besançon, à Brest.
07:17Leur victoire leur appartient, bien entendu.
07:19Et il ne s'agit pas de la revendiquer à leur place.
07:22Mais elle est aussi un peu la nôtre, en tout cas celle des candidats à Horizon qui ont été élus
07:26sur leur liste.
07:27Et puis ces alliances ont été efficaces pour nous, chez Horizon, avec de nombreuses réélections.
07:33Au Havre, à Angers, à Reims, bien sûr, à Pessac, à Angoulême, à Vesoul, à Vannes, cher David, à Rieux
07:44-la-Pape, et c'était pas facile,
07:46à Ajaccio, à Arles, cher Patrick, à Olivier ou à Hasbrook.
07:53Ces victoires, ces réélections, je crois pouvoir vous dire que je suis bien placé pour savoir qu'elles n'avaient
08:01rien de facile
08:02et qu'elles nous font honneur et qu'elles nous rendent joyeux et que nous disons bravo à celles et
08:08ceux qui les ont portés.
08:21Et puis je voudrais saluer nos 150 nouveaux maires.
08:24Je pense à Anne-Florence Bourrat, à Châtellerault. Formidable victoire à Châtellerault.
08:30Je pense à Victor Bonneau.
08:34Victor Bonneau, à Saint-Brieuc.
08:37Je pense à Michel Cadet, à Périgueux.
08:41À Gilles Hagège, à Nogent-sur-Marne.
08:44Ou à Gabriel Doublé, qui a gagné à Anne-Masse, ville qui, je crois, était à gauche depuis plus de
08:4930 ans.
08:50Et puis je voudrais saluer un de ces nouveaux maires qui sont présents ici.
08:54Je voudrais souhaiter la bienvenue à Philippe Perche, le nouveau maire de Montluçon.
08:57Il doit être quelque part par là. Tout à l'heure, il était là-bas.
08:59On le salue. Il est juste devant moi. On le salue. On est très contents.
09:03Et tous les autres. Et tous les autres. Et tous les autres.
09:07Et puis je voudrais saluer les candidats qui ont perdu, sans se perdre.
09:13La victoire à son père. La défaite est toujours orpheline.
09:17Mais la politique, c'est aussi affaire de constance et d'endurance, d'enracinement et d'obstination.
09:26C'est affaire d'amitié.
09:28Et même après une défaite, surtout quand elle est honorable, on prépare les victoires de demain.
09:36On pense à eux. On compte sur eux.
09:39Il y en a ici, tous ceux qui sont présents, dont nous aurons besoin dans les combats à venir,
09:47sur qui nous comptons, qui continueront à exercer des responsabilités au sein d'Horizon,
09:51parce que ce combat, il est commun et nous allons tous le mener ensemble.
10:06Une des choses que je retiens de cette campagne, c'est l'importance de la clarté.
10:12Clarté sur son programme, clarté sur ses alliances, je l'ai dit,
10:16mais aussi clarté sur son positionnement politique.
10:20C'est toujours assez instructif, ces discussions sur le positionnement politique.
10:24Là, j'ai une bouteille.
10:28Pardon ?
10:29Parce que vous savez, certains qui se réclament de la droite, d'autres de la gauche,
10:34d'autres disent qu'ils sont du centre, il y en a même certains qui prétendent être d'ailleurs.
10:38Certains disent qu'ils sont la vraie droite, d'autres prétendent être la vraie gauche.
10:44Cela, en général, d'ailleurs, lance assez vite des procès en excommunication
10:47sur ceux qui ne sont pas, à leurs yeux, de la vraie droite ou de la vraie gauche.
10:50La vérité, c'est que plus les candidats sont légers sur l'idéologie
10:53et limités en matière de nouvelles idées, plus ils revendiquent la pureté de leur camp.
10:59Et bien souvent, les commentateurs de la vie politique,
11:01parce qu'ils cherchent à rendre les choses plus simples
11:03ou parce qu'ils veulent mettre les gens dans des cases,
11:08assignent à des candidats un espace politique.
11:11Lui, c'est la droite.
11:13Elle, c'est la gauche.
11:15Lui, c'est le centre-gauche.
11:16Lui, on ne sait pas où il est.
11:17Et en fonction des espaces politiques où l'on vous assigne,
11:20vous avez tant ou tant de chances de gagner.
11:26C'est totalement absurde.
11:28Ça ne fonctionne pas comme cela.
11:30Un maire, comme un président de la République,
11:32ne s'inscrit pas, ne s'inscrit jamais
11:35dans un espace politique défini par les autres.
11:38La politique n'est ni statistique, ni topographique, ni arithmétique.
11:44La politique, c'est d'abord et avant tout une dynamique.
11:49Parce qu'elle est profondément humaine.
11:51Nous sortons tous de ces élections municipales
11:54avec cette certitude, cette sensation
11:56qui est glorieuse, qui est extraordinaire,
11:59qu'une campagne, c'est profondément humain.
12:01C'est tactile, c'est sentimental, c'est viscéral.
12:06C'est quelque chose qui ne se réduit pas
12:09aux frontières ou à la délimitation artificielle
12:13que l'on peut parfois faire.
12:15Les frontières partisanes ne résistent
12:16ni à la complexité des sujets,
12:18ni à la diversité des opinions,
12:20ni au parcours des uns et des autres.
12:22Et tous les sondages, tous les algorithmes,
12:24toutes les analyses du monde
12:25ne changent rien à cela.
12:27Une élection, c'est de l'humain,
12:29c'est de l'incarnation, c'est de la confiance.
12:33Et donc chaque candidat construit son propre espace.
12:37Un espace qui lui ressemble
12:40et un espace qui rassemble.
12:44Et il se construit en partant de ce qu'il est,
12:47de son histoire, de ses convictions,
12:50de ses réalisations,
12:52sans se renier ni s'excuser.
12:55Moi, mes amis, je sais assez bien d'où je viens.
12:59Je viens de la droite.
13:00J'ai été le premier directeur général
13:03du plus grand parti que la droite et le centre
13:06aient constitué en France, l'UMP.
13:09Je l'ai monté, ce parti,
13:10pour le compte de responsables politiques
13:12qui pensaient, à juste titre,
13:14qu'en rassemblant la droite et le centre,
13:17il serait possible de gagner l'élection présidentielle
13:19et de s'assurer une majorité à l'Assemblée nationale
13:22pour gouverner le pays.
13:24Avec Jean-Pierre Raffarin, ici présent,
13:26et que je salue avec amitié et reconnaissance.
13:38Avec Jean-Pierre Raffarin,
13:40nous avons œuvré, lui à Matignon, dans la lumière,
13:43moi rue de la Boétie, dans l'ombre,
13:45pour faire de cette grande idée que portait Jacques Chirac
13:48une réalité, une réalité politique
13:51qui a créé un espace politique.
13:53J'ai été pendant 5 ans ensuite,
13:55un peu plus tard, député,
13:57siégeant au sein du groupe UMP,
13:59puis LR, avec quelques-uns ici,
14:01Arnaud déjà, Alain aussi,
14:04pour défendre les idées sur lesquelles
14:06nous nous étions engagés
14:08au moment des élections législatives.
14:10Je viens de la droite.
14:11Je l'ai dit sur le perron de Matignon,
14:14le jour de ma prise de fonction.
14:16Et croyez-moi, à l'époque,
14:20ça en a surpris.
14:22Quelques-uns qui ne s'y attendaient pas.
14:25À l'époque, on disait que tout ça n'avait plus de sens.
14:28Je sais d'où je viens.
14:30Et je ne vais pas m'en excuser,
14:31de la même façon que je ne vais pas m'excuser
14:33d'avoir été le premier Premier ministre
14:36d'Emmanuel Macron.
14:37Et je suis assez fier d'avoir été
14:39le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron.
14:41C'est-à-dire le premier Premier ministre
14:43d'un quinquennat où réformer la France
14:47était encore un mot qui avait un sens.
14:50Je suis fier d'avoir été, au fond,
14:53le seul Premier ministre de ces dix dernières années,
14:55à avoir réduit en même temps,
14:57si vous me passez l'expression,
14:58le chômage, les impôts et le déficit.
15:00Je suis fier d'avoir doublé
15:02le nombre d'apprentis dans ce pays.
15:04Depuis des années, Jean-Pierre,
15:06on savait, et toi mieux que beaucoup d'autres,
15:10que derrière cette question-là de l'apprentissage,
15:13il y avait la meilleure façon
15:15pour des jeunes gens d'accéder à l'emploi,
15:18le meilleur système de formation
15:20leur permettant d'accéder à l'emploi.
15:22Et pendant des années,
15:24on se désolait de ce qu'en France,
15:26à la différence de ce qui se passe
15:28en Suisse ou en Allemagne,
15:30l'apprentissage ne prenait pas.
15:32Nous avons, avec une grande réforme de l'apprentissage,
15:37doublé le nombre d'apprentis en France,
15:39fait en sorte que cette voie extraordinaire
15:42devienne la voie royale pour accéder à l'emploi.
15:45Et croyez-moi,
15:46les difficultés que nous allons constater
15:48sur l'emploi des jeunes,
15:49celles qui existent déjà,
15:50qui sont liées à la fois à la récession économique
15:52et à l'intervention de l'intelligence artificielle,
15:55ne se régleront pas autrement
15:57que par la découverte d'un métier,
15:59par la capacité à apprendre sur place,
16:02par la richesse inouïe de l'apprentissage.
16:04Eh bien moi, je suis fier d'avoir fait
16:06cette réforme avec d'autres,
16:08de l'apprentissage,
16:09lorsque j'étais Premier ministre.
16:16Et je suis fier d'avoir dédoublé
16:18les classes de CP et de CE1
16:19dans les zones d'éducation prioritaire.
16:21Et je suis fier d'avoir commencé
16:22à recruter plus de 10 000 policiers
16:25et gendarmes
16:25parce qu'il y avait urgence
16:27et parce qu'il y avait nécessité.
16:29Alors évidemment,
16:30je n'ai pas fait tout ça tout seul.
16:32Et évidemment,
16:33je suis loin d'avoir tout réussi.
16:35Mais je suis fier de l'avoir fait.
16:36Je suis fier d'avoir osé ce mouvement,
16:39d'avoir tenté et initié ce mouvement.
16:42Et je sais d'où je viens,
16:44mais je sais également où je suis.
16:46Je suis à la tête d'un parti politique
16:48de droite
16:49et élue au Havre,
16:51dans une ville populaire
16:52au sens le plus noble du terme,
16:54une ville ouvrière
16:55et fière de l'être,
16:57une ville dans laquelle,
16:58avec mon équipe,
16:59cher Agnès,
17:00nous avons su construire
17:02une dynamique de rassemblement
17:04fondée sur le sérieux,
17:05sur l'écoute,
17:06sur la capacité
17:07à tracer des perspectives.
17:09Une ville où nous avons montré
17:11que les idées de liberté
17:12et de responsabilité
17:13ne se réduisaient pas
17:15à l'électorat de droite,
17:16bien sûr.
17:17Une ville où nous avons montré
17:18que l'empathie
17:20et la solidarité
17:21n'étaient pas l'apanage
17:22de la gauche,
17:22évidemment.
17:24Une ville
17:24où l'exigence républicaine
17:26et l'ambition collective
17:29rassemblent.
17:30Je sais qui je suis
17:32et je sais où nous allons.
17:34Un espace politique,
17:36on n'en hérite pas,
17:37on le construit.
17:39Et donc, ensemble,
17:40nous allons construire
17:40notre espace politique.
17:42Avec des femmes et des hommes
17:44attachés aux libertés
17:45publiques et individuelles,
17:47aux entreprises
17:48et à l'économie de marché,
17:50sans renoncer
17:51à la protection
17:52et aux solidarités.
17:53Des femmes et des hommes
17:54qui veulent de l'autorité
17:56pour protéger
17:57efficacement les Français.
17:58Les femmes menacées
18:00ou agressées,
18:00les familles confrontées
18:01au trafic,
18:02les jeunes exposées
18:03de plus en plus tôt
18:04à l'extrême violence,
18:05qu'elles soient virtuelles
18:06sur les écrans
18:06ou bien réelles
18:07dans nos rues.
18:09Des femmes et des hommes
18:10qui ont le sens de l'État,
18:11un État qui investit,
18:13qui organise,
18:14qui planifie le cas échéant,
18:15qui garantit l'ordre,
18:17qui protège les frontières
18:18et qui protège
18:18les intérêts vitaux
18:19exprimés par le gouvernement
18:21et par le chef de l'État
18:22sans se mêler de tout
18:23au risque de tout emmêler.
18:25Des femmes et des hommes
18:27qui aiment leur pays,
18:29son identité,
18:30ses traditions,
18:30ses racines,
18:31sans haïr
18:32celles des autres.
18:34Des femmes et des hommes
18:35qui savent que notre prospérité
18:37ne peut être durable
18:38si nous ne prenons pas soin
18:40de notre environnement
18:41et de notre impact
18:42sur les ressources.
18:43Des femmes et des hommes
18:44qui veulent une France libre,
18:46dans une Europe forte,
18:48une France au cœur de l'Europe,
18:49pas à côté,
18:50pas loin,
18:51au cœur.
18:54Et ce rassemblement
18:55de femmes et d'hommes,
18:56nous allons le poursuivre.
18:57Parce que l'objectif
18:58d'une présidentielle,
18:59ce n'est pas d'atteindre
19:01je ne sais quelle pureté
19:02de la droite ou de la gauche,
19:03à supposer que ça existe,
19:04à supposer que ce soit possible.
19:06Parce que mon objectif,
19:07ce n'est pas de faire gagner la droite
19:09ou de faire perdre la gauche.
19:10mon objectif,
19:11c'est de faire avancer la France
19:12et de servir les Français.
19:26Et de le faire exactement
19:28comme je l'ai fait au Havre,
19:29où les gens ne m'ont pas dit
19:30qu'ils voulaient un maire de droite
19:31ou un maire de gauche.
19:32Ils m'ont dit qu'ils voulaient
19:33des solutions pour accéder
19:34à un médecin.
19:36Ils m'ont dit que le vieillissement
19:38de notre société
19:40devait être mieux pris en compte
19:42et que, compte tenu de l'explosion
19:44du nombre des aidants,
19:45il fallait aider les aidants.
19:47Ils m'ont dit qu'ils voulaient
19:48bien croire à l'école publique,
19:50mais qu'ils étaient inquiets
19:51de son fonctionnement.
19:52Très inquiets de son fonctionnement.
19:54Ils m'ont fait part de leurs attentes
19:56dans la vraie vie,
19:58pas dans le monde des idées.
20:00Ils m'ont dit combien,
20:01lorsque les infrastructures de transport
20:03ne fonctionnent pas,
20:03c'est leur vie qui en est empêchée.
20:07Si vous voulez voir à Avre
20:09énervé, parlez-lui du train.
20:12Et d'ailleurs, il aura probablement
20:14la même réaction que quelqu'un
20:15qui habite à Clermont-Ferrand,
20:17cher Hervé,
20:18ou parce qu'il y a de fait,
20:20dans notre pays,
20:21des villes qui s'éloignent
20:23de la centralité,
20:24parce que la desserte ferroviaire
20:26diminue.
20:27Alors bien sûr,
20:28on peut considérer
20:29que c'est qu'un sujet régional.
20:30Mais qu'est-ce qui se passe
20:31derrière cet éloignement ?
20:32Qu'est-ce qui se passe
20:33derrière cette insatisfaction
20:35face à des infrastructures
20:36qui vieillissent
20:37et qui ne sont pas satisfaisantes ?
20:39Il se passe une frustration considérable.
20:41Il se passe une perte
20:42de chance considérable.
20:43Il se passe une perte
20:45de compétitivité considérable.
20:48Comment espérer faire du Havre
20:49le premier port d'Europe
20:51alors que 5% des containers
20:53qui arrivent ou qui partent du Havre
20:54sont seulement transportés
20:56par le train ?
20:57Là où à Anvers,
20:58au Rotterdam,
20:58on est à 30, 40, 50%.
21:00C'est un sujet de confort
21:02mais c'est un sujet
21:03de compétitivité
21:04et nous sommes loin
21:05en matière d'infrastructures publiques.
21:07Très loin en matière
21:08d'infrastructures publiques.
21:09Voilà ce dont les Havreys
21:11et les Havreys m'ont parlé.
21:12Voilà, j'en suis sûr,
21:13ce dont tout le monde
21:14vous a parlé
21:15pendant les élections municipales.
21:16Voilà ce qui intéressait
21:17mes électeurs.
21:18Voilà ce qui intéresse
21:19nos compatriotes.
21:20Voilà ce dont je leur parlerai
21:22et non de savoir
21:23si nous devrions dessiner
21:25quelqu'un qui est plus à droite
21:26ou moins à gauche
21:27que quelqu'un d'autre.
21:28Ça, c'est du commentaire.
21:30Ça n'est pas ce qui intéresse
21:31les Français.
21:32Je vais donc proposer,
21:33proposer pour rassembler,
21:35proposer un programme clair,
21:36ambitieux, précis
21:37et réalisable.
21:39Massif, mes amis,
21:41massif.
21:48Massif dans son soutien
21:49à la politique de l'offre.
21:51Parce que des entreprises
21:52puissantes et en bonne santé
21:54font un pays puissant
21:55et en bonne santé.
22:02Si nous voulons être libres
22:04en tant qu'individus,
22:06en tant que nation,
22:07nous devons être prospères.
22:10Je n'ai aucun problème
22:11avec l'idée de redistribution
22:12des richesses,
22:13ni avec l'idée
22:14de justice sociale.
22:15La République ne serait pas
22:16la République
22:16si elle n'était pas sociale.
22:18Et elle ne sera jamais forte
22:19si elle n'est pas juste.
22:21Mais pour redistribuer
22:22quelque chose,
22:23il faut l'avoir créée.
22:24Nous devons produire,
22:26croître, innover.
22:27Nous avons besoin
22:28de prospérité
22:30et pas de décroissance.
22:32Nous devons donc
22:32nous lancer résolument
22:34dans une politique
22:34de l'offre
22:35qui fonctionne,
22:36qui marche.
22:38Nous l'avons démontré
22:39de 2017 à 2020.
22:41Quand nous créons
22:42des richesses,
22:42le chômage diminue.
22:44Quand le chômage diminue,
22:46nous créons des richesses.
22:48Ce cercle vertueux,
22:49il existe.
22:50C'est à nous
22:51de le réenclencher.
22:52car pour des raisons
22:53que j'ignore,
22:54il est aujourd'hui
22:54totalement débranché.
22:56Et notre prograsse,
22:57il sera massif
22:59pour garantir
23:00le rétablissement
23:01de l'ordre
23:02parce que,
23:03de fait,
23:04nous le savons,
23:05dans un certain nombre
23:06de quartiers,
23:07dans un certain nombre
23:08de rues,
23:09nous voyons
23:10des territoires
23:11perdus
23:12ou en tout cas
23:13beaucoup plus tenus
23:14par les dealers
23:15que par la République.
23:16et aucun centimètre carré
23:18du territoire
23:19de notre pays,
23:20que ce soit en métropole
23:21ou dans les Outre-mer,
23:22aucun centimètre carré
23:23de notre territoire
23:24de notre pays
23:25ne doit être soustrait
23:26à l'autorité
23:27de l'État.
23:28Cela passe par des changements
23:29radicaux
23:30en matière de justice.
23:32Je le crois.
23:32Nous aurons l'occasion
23:33d'en parler.
23:35Notre programme,
23:39il sera massif
23:40dans son investissement
23:42en faveur de l'école.
23:44une école
23:45où le mot
23:47d'effort
23:47intellectuel
23:48ne sera pas
23:49un gros mot
23:50ou le mot
23:51d'exigence
23:51pour tous
23:52ne sera pas
23:53un gros mot
23:53ou l'objectif
23:56d'accomplissement
23:56pour tous
23:57sera une réalité.
23:59Une école
24:00qui réhabilite
24:01le mérite
24:01et l'excellence
24:03et tant pis
24:03pour les idéologues
24:04qui ont expliqué
24:05que la méritocratie
24:06était une ruse
24:06de la bourgeoisie.
24:08Mes amis,
24:10mon grand-père
24:11n'avait que le certif.
24:13Mon père a été
24:14le premier, Philippe,
24:15à avoir son bac.
24:16Et je suis fier
24:18par mon travail
24:19et ça n'a pas été facile
24:20d'avoir réussi
24:22tous les concours
24:22que j'ai passés.
24:23Moi, je dois tout
24:24à l'école publique.
24:26Tout.
24:27Et parce que
24:28j'aime l'école publique,
24:29parce que mes enfants
24:30sont à l'école publique,
24:32je veux qu'elle redevienne
24:33l'école de la réussite
24:35et du mérite.
24:36Et je veux que le métier
24:37de professeur
24:38redevienne ce métier
24:39envié,
24:41honoré,
24:42respecté,
24:42qui était celui
24:43de mes parents.
24:45Applaudissements
24:55Et comme pour l'école,
24:57nous devrons investir
24:58massivement
24:59dans notre système
25:00de santé
25:00pour garantir
25:01son accès à tous.
25:02Nous aurons l'occasion
25:04d'en reparler,
25:04cher Arnaud,
25:07mais nous allons devoir
25:09intervenir en matière
25:10de formation des médecins,
25:12en matière de prévention.
25:13Le grand retard français
25:14en matière de médecine,
25:15c'est la prévention.
25:16En matière d'introduction
25:17de l'intelligence artificielle
25:18dans la médecine,
25:20il y a des technologies
25:21incroyables qui sont
25:22à l'oeuvre aujourd'hui.
25:22Elles posent plein de questions.
25:23Elles sont susceptibles
25:24de causer beaucoup de polémiques,
25:26mais elles nous permettent
25:27d'avancer.
25:28Elles vont nous permettre
25:28de transformer
25:29l'accès aux soins.
25:30Nous avons besoin
25:31de les intégrer.
25:31Ne les regardons pas de loin
25:32avec méfiance.
25:34Maîtrisons-les
25:34pour les mettre au service
25:36de l'ensemble
25:36de nos concitoyens.
25:39Produire, protéger,
25:41éduquer, soigner,
25:43voilà les points cardinaux,
25:45l'ADN de notre projet.
25:47J'en ajouterai un cinquième.
25:48Choisir.
25:49Parce que l'argent public
25:50qu'on investira massivement
25:52dans ses priorités,
25:53il devra être économisé ailleurs,
25:55massivement aussi.
25:56Mes amis, je suis convaincu
25:58que si on s'attaque franchement
25:59aux quatre ou cinq
26:02grands blocages
26:03sur lesquels nous butons
26:04depuis des décennies,
26:05on peut très vite remettre
26:07notre pays
26:07sur la bonne trajectoire.
26:09Une trajectoire de puissance,
26:11de prospérité
26:12et de progrès.
26:14Une trajectoire
26:15qui permettra
26:16aux Français
26:17d'imaginer la vie
26:18qui va avec.
26:19Nous ne devons pas
26:21promettre aux Français
26:22de régler tous les problèmes.
26:23Nous ne pouvons pas
26:23régler tous les problèmes.
26:26Et essayer de régler
26:27tous les problèmes
26:28prétendent régler
26:28tous les problèmes,
26:29prétendent avoir une solution
26:30pour tous les sujets
26:31de blocage
26:32qui existent en France,
26:33c'est au fond,
26:35explicitement,
26:36consciemment ou inconsciemment,
26:38se priver de la capacité
26:39de régler ceux
26:39qui sont véritablement
26:41les problèmes.
26:41Nous devons
26:42et nous allons devoir
26:43nous consacrer
26:43aux sujets les plus délicats,
26:46aux plus centraux,
26:47à ceux dont la résolution
26:49aura le plus d'impact
26:50pour les Français
26:51et qui permettront
26:52par la suite
26:53à chacun
26:56de s'épanouir,
26:58d'inventer,
26:59en faisant usage
27:00de sa liberté,
27:01de son talent,
27:02de ses compétences,
27:02de ses aspirations,
27:04la vie qui va avec.
27:05Nous devons faire
27:06confiance aux Français,
27:08régler les problèmes
27:08qui dépendent de l'État
27:10et laisser les Français
27:11construire leur vie
27:13le plus librement possible
27:14une fois que ces problèmes
27:15auront été réglés.
27:17Ce projet,
27:18mesdames et messieurs,
27:18il sera massif,
27:19mais il sera d'abord
27:20et avant tout
27:21massivement optimiste.
27:32Il sera optimiste
27:33parce que la France
27:34n'est pas condamnée,
27:35parce que les Français
27:36ne sont pas résignés,
27:38parce que nous sommes
27:39un grand peuple,
27:41peut-être jamais aussi grand
27:42que lorsque nous donnons
27:44le sentiment
27:44de nous être assoupis
27:45dans nos conforts
27:46et dans nos contradictions.
27:48Mais je vous le dis,
27:49ne vous laissez pas abrutir
27:50par les déclinistes,
27:52par les pessimistes,
27:53par les ratiocineurs
27:54professionnels.
27:55Le destin de la France
27:56est dans les mains
27:57des Français.
27:58Il dépend de nos efforts,
28:00de notre résolution,
28:01de notre cœur,
28:03de notre constance,
28:04de notre imagination,
28:06de notre espoir.
28:07Il dépend de nous.
28:24Un an.
28:26Un an, c'est la durée
28:27qui nous sépare
28:27des élections présidentielles
28:28et un an,
28:29c'est à la fois
28:30très court
28:30et très long.
28:32Un an
28:33pour exposer un programme,
28:34pour préparer des équipes,
28:36pour écouter,
28:37pour convaincre.
28:39Un an, c'est court
28:40et c'est ce qui explique
28:41sans doute
28:42pourquoi certains
28:43sont pressés.
28:45Pressés de parler
28:45aux Français,
28:46pressés de leur écrire,
28:48les deux vont souvent ensemble.
28:49C'est d'ailleurs
28:50pas une critique.
28:50j'ai moi-même
28:51pas mal écrit
28:52au cours des cinq
28:52dernières années
28:53et c'est un exercice
28:54extrêmement utile
28:55et sain
28:56que de poser sur le papier
28:57ce que l'on pense,
28:58ce que l'on croit
28:59et ce sur quoi
28:59on veut s'engager.
29:01Mais,
29:02je l'ai dit
29:03sur tous les tons,
29:04du plus poli
29:04au plus fleuri,
29:06je ne pense pas
29:08que les Français
29:09soient en ce moment
29:11réceptifs,
29:13voire même intéressés
29:14à la course de sondage
29:16alors que nous sommes
29:17en fin d'année scolaire
29:18au milieu d'une crise
29:19des carburants
29:20qui frappent durement
29:20leur quotidien.
29:22J'ai l'impression
29:23qu'ils ne sont pas encore
29:26non pas du tout
29:27intéressés
29:27par les décisions publiques,
29:30non pas parfois
29:31exaspérés
29:31ou désespérés,
29:33mais pas encore
29:34dans l'élection présidentielle
29:35proprement dite.
29:36Et,
29:37je les comprends.
29:39Un an,
29:40c'est court
29:41et c'est précisément
29:43pour cette raison
29:45que ma candidature,
29:47elle,
29:47elle vient de loin.
29:50elle vient d'octobre 2021
29:52quand nous avons créé
29:53ce parti.
29:55Elle vient de loin
29:56car une candidature
29:57à l'élection présidentielle,
29:59ça ne s'improvise pas
29:59et que,
30:01contrairement à d'autres,
30:02être candidat
30:02à la présidentielle
30:03n'est pas ma profession.
30:05et puis,
30:08bah oui,
30:14depuis,
30:15depuis 5 ans,
30:16j'ai réfléchi,
30:18j'ai écrit,
30:18j'ai proposé
30:19et j'ai déjà proposé
30:20des idées massives.
30:22En juin 2023,
30:24j'étais le premier responsable
30:25politique à dénoncer
30:26l'accord franco-algérien
30:27de 1968
30:28et à m'interroger
30:30sur le bien-fondé
30:30du maintien
30:32d'un régime
30:33qui prévoit
30:33en matière d'entrée
30:34et de séjour
30:35pour les ressortissants
30:36algériens
30:36un droit particulier.
30:39Je l'ai fait
30:40parce que les raisons
30:41historiques
30:41qui avaient conduit
30:42à sa conclusion
30:42ne me semblaient plus
30:44d'actualité.
30:45Je l'ai fait
30:46parce que le pouvoir
30:46algérien
30:47ne se montrait pas
30:48particulièrement coopératif
30:49pour reprendre
30:50ses ressortissants
30:51sous OQTF
30:52ni dans l'ensemble
30:53bien disposé
30:54à l'égard
30:54de la France.
30:56Cette proposition
30:57a été accueillie
30:58froidement.
30:59On ne m'a pas
30:59traité de ma boule
31:00mais je me suis senti
31:02un peu seul.
31:03Je le suis moins.
31:05Je n'ai aucune
31:06querelle
31:06avec le peuple algérien.
31:08Aucune.
31:08Je ne désire
31:09rien tant
31:10que la normalisation
31:12de nos relations
31:13avec un pays
31:13avec lequel nous
31:15partageons une histoire
31:15dure,
31:16une histoire complexe,
31:18une histoire traversée
31:19elle aussi
31:20de rayons
31:20et d'ombres.
31:22Mais la pénitence
31:23ou la repentance
31:24ce n'est pas pour moi
31:25et je le dis
31:26avec force,
31:27avec calme
31:28car dans ces domaines
31:29il faut être calme
31:30mais avec force
31:31je n'accepterai pas
31:33que la France
31:34offre encore
31:35des avantages
31:35à un pays
31:36qui n'a que
31:37la critique
31:37de la France
31:38à la bouche.
31:40Applaudissements
31:51J'ai également
31:52fait des propositions
31:53pour renouer
31:53avec une véritable
31:54politique de l'offre
31:55une politique de l'offre
31:56qui ne soit pas
31:56une politique d'échec
31:58le 6 novembre 2025
31:59j'ai proposé
32:00aux entreprises
32:01un deal fiscal
32:02très simple
32:0350 milliards
32:04de baisse
32:04d'impôt de production
32:05contre 50 milliards
32:07d'euros
32:07de baisse
32:08d'aide publique
32:08c'est neutre
32:09pour les finances publiques
32:10c'est beaucoup plus simple
32:11à gérer pour tout le monde
32:12c'est valable 5 ans
32:13et c'est massif
32:15il faut savoir
32:16mesdames et messieurs
32:16il faut se souvenir
32:17de ce que sont
32:18les impôts de production
32:20les impôts de production
32:21c'est des impôts
32:21que les entreprises payent
32:23même quand elles n'ont pas
32:24encore gagné 1 euro
32:25et parfois même
32:26avant d'avoir commencé
32:27à produire
32:29imaginez
32:29vous commencez
32:30à payer des impôts
32:31vous n'avez pas encore
32:31gagné d'argent
32:32mais vous n'avez même
32:33parfois pas encore
32:34commencé à produire
32:35mais déjà
32:36vous payez des impôts
32:37il faut reconnaître
32:38que dans ces conditions
32:39percées en France
32:40c'est vraiment l'apanage
32:41des gens déterminés
32:42des gens débrouillards
32:45dégourdis
32:46des gens
32:46qui sont capables
32:48de se frotter
32:49à un système
32:50qui objectivement
32:52desserre la compétitivité
32:53des entreprises françaises
32:54et parmi toutes
32:55les entreprises françaises
32:56des entreprises industrielles
33:00moi je crois que les entrepreneurs
33:03français n'ont pas besoin
33:04d'aide publique
33:05ils ont besoin
33:06de moins d'impôts
33:07de moins de taxes
33:08de plus de visibilité
33:10et de plus de stabilité
33:12et c'est ce que nous allons
33:13leur offrir
33:15vous verrez
33:16que ce simple changement
33:19leur permettra
33:20d'être infiniment plus compétitifs
33:22vis-à-vis de nos partenaires
33:23européens
33:24troisième sujet
33:25parce que je suis le maire
33:26d'une grande ville portuaire
33:27j'ai vu
33:28comme vous tous
33:29mais peut-être moi
33:31avec plus d'acuité
33:32j'ai vu
33:33l'explosion
33:34du trafic de drogue
33:35j'ai vu le
33:36tsunami
33:37de produits stupéfiants
33:38qui entre
33:39sur l'ensemble
33:40du continent européen
33:41et notamment en France
33:43à travers les grandes
33:44portes d'entrée
33:45que sont les aéroports
33:46et les ports
33:47je l'ai vu débarquer
33:49par tonnes entières
33:50j'ai vu des douaniers
33:51et des dockers
33:52se faire menacer
33:53deux morts
33:53eux et leurs familles
33:55j'ai vu ce trafic
33:56gangrédé
33:56nos quartiers
33:57et nos campagnes
33:59et personne ici
34:00ne peut imaginer
34:01que ce fléau
34:02est un fléau
34:03qui concernerait
34:04simplement
34:04les grandes agglomérations
34:05ou les quartiers
34:06des grandes agglomérations
34:07pas du tout
34:07partout en France
34:09partout en France
34:10ce tsunami
34:10est en train
34:11de ronger
34:13la cohésion sociale
34:14de ruiner
34:15la santé publique
34:16de corroder
34:17l'autorité
34:19de l'Etat
34:21j'ai vu la corruption
34:22commencer à se glisser
34:23dans notre pays
34:24lié à ces trafics
34:25on estime
34:27que 30%
34:28du prix
34:28d'un kilo
34:29de produits stupéfiants
34:30est lié
34:31à la corruption
34:31ou à la logistique
34:33au minimum
34:36alors qu'est-ce que j'ai fait
34:37j'ai proposé
34:38le 8 décembre
34:392025
34:40d'instaurer
34:41ce que j'ai appelé
34:43un état d'urgence
34:44narcotrafic
34:46conçu
34:46sur le modèle
34:47de ce que nous avons fait
34:48pour lutter
34:49contre le terrorisme
34:49applicable
34:50à certains endroits
34:51dans certaines conditions
34:52et évidemment
34:53sous contrôle
34:54mais face à la menace terroriste
34:56nous avons réussi
34:57en France
34:58à réorganiser
34:59notre action
35:00administrative
35:00et judiciaire
35:02et à créer
35:03un droit
35:04qui permettait
35:04d'intervenir lourdement
35:05et nous avons obtenu
35:06des résultats
35:07pas parfaits
35:08il n'y a pas de perfection
35:09en la matière
35:10pas d'assurance totale
35:11que nous réussirions
35:13à empêcher
35:13de nouveaux actes terroristes
35:14c'est vrai
35:15mais des résultats
35:16qui ont conduit
35:17les forces de l'ordre
35:18depuis maintenant
35:1910 ans
35:20à empêcher
35:22la commission
35:22sur notre sol
35:23d'actes terroristes
35:25et bien
35:25cette réorganisation
35:26administrative et judiciaire
35:27et ces moyens juridiques
35:29nouveaux
35:29ces moyens financiers
35:30aussi nouveaux
35:31nous devons les mettre
35:32au service
35:32d'un combat
35:33qui me paraît
35:34au moins aussi important
35:35que le combat
35:36contre le terrorisme
35:37parce qu'il est une menace
35:38aussi importante
35:39sur notre république
35:40sur l'autorité de l'état
35:41et sur le tissu social
35:44de la nation
35:45nous devons créer
35:47cet instrument
35:48d'état d'urgence
35:49narcotrafic
35:50je l'ai proposé
35:51je me réjouis de savoir
35:52que certains
35:53continuent
35:54ou plus exactement
35:55ont décidé
35:56de faire
35:57leur
35:58cette idée
35:59que j'ai formulée
36:00cet état d'urgence
36:01il doit nous permettre
36:02de mener des perquisitions
36:03administratives
36:04de confisquer massivement
36:05l'argent de la drogue
36:06les trafiquants
36:07ruinent nos quartiers
36:09nous allons
36:10nous
36:10les ruiner
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:11merci
36:12merci
36:13merci
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