- il y a 6 semaines
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans BFM Grand Soir, alors que s'achève ce 71e jour de
00:05guerre
00:06et que l'Iran a décidé de prendre son temps au risque de jouer avec les nerfs des Américains et
00:12de leur président Donald Trump
00:14qui lui réclame une réponse urgente à sa dernière proposition de paix, faute de quoi il promet de relancer son
00:20projet Freedom de libération du détroit d'Hormuz
00:23et même plus encore, dit-il.
00:25Et alors que la réponse de Téhéran se fait désirer et que la tension ne faiblit pas encore aujourd'hui
00:30dans ce fameux détroit d'Hormuz,
00:32les regards se retournent aussi ce soir vers l'île de Diego Garcia, cet atoll de l'océan Indien qui
00:37abrite une base militaire américaine,
00:39principal point d'appui pour toutes les opérations au Moyen-Orient, c'est là que vient accoster un navire secret
00:44chargé des opérations spéciales.
00:46Faut-il y voir un signe d'une reprise imminente de la guerre ? On se posera une fois de
00:49plus ce soir la question.
00:50– Mais pour leur direction, Washington où l'on vous retrouve, Axel Meunier,
00:55les Américains attendaient une réponse de l'Iran à leur dernière proposition.
00:59Hier déjà, elle devait intervenir dans la journée et pourtant rien.
01:02On imagine que la patience de Donald Trump a des limites.
01:05– Oui, surtout qu'il a déjà prévenu, il a déjà réitéré les représailles en cas de non-réponse
01:13ou de réponse négative ou de réponse trop lente de la part des Iraniens.
01:17Il a notamment parlé de cette opération Liberté Plus, c'est-à-dire qu'il serait prêt à relancer cette
01:24opération
01:25avec la marine américaine pour permettre de faciliter le passage des bateaux dans le détroit d'Hormuz.
01:30Plus, on imagine qu'elle serait plus musclée, militarisée, mais il n'en a pas dit plus pour l'heure.
01:36Mais en même temps, Donald Trump aurait aussi pu s'agacer de cette absence de réponse
01:40puisque Marco Rubio avait été très clair.
01:42Hier, ils attendaient une réponse de la part de l'Iran ce vendredi.
01:46Or, il ne semble pas qu'elle soit arrivée.
01:48En tout cas, l'administration n'a pas communiqué, les Iraniens non plus.
01:52Donc il aurait pu s'agacer comme il l'a fait à de nombreuses reprises depuis le début de ce
01:56conflit,
01:57notamment sur son réseau social Truth, mais il ne l'a pas fait.
02:00On sait qu'aussi cette semaine, il aurait pu utiliser de nombreux prétextes pour rompre le cessez-le-feu.
02:05Il en a eu l'occasion à de nombreuses reprises, mais il ne l'a pas fait non plus.
02:09Ça veut dire que désormais, Donald Trump semble avoir acquis un peu plus de patience.
02:13Il a compris que le temps de la diplomatie n'était pas celui des affaires
02:16et qu'il fallait être patient, que des points d'achoppement ne voulaient pas dire
02:20que les négociations étaient en train d'échouer.
02:23Et surtout, ce que cela signifie, c'est que Donald Trump, il veut clairement un accord à tout prix.
02:29Il veut sortir de cette guerre parce que les conséquences économiques ou politiques
02:33sont très importantes pour lui et pour le pays.
02:36Bref, cette patience, elle est peut-être nouvelle,
02:39mais peut-être qu'elle ne durera pas non plus très longtemps.
02:41– Axel Monnier en direct de Washington, merci à vous cher Axel
02:45et vous restez bien avec nous tout au long de cette soirée.
02:48Général Sidos, il y a Donald Trump qui vient de s'exprimer sur son réseau True Social,
02:53on l'attendait, avec toute une série justement de photos et de petites légendes.
02:58Sans en dire plus, on va les découvrir.
03:00Alors il y en a une première qui s'appelle « Drones dropping like a butterfly ».
03:04Donc les drones tombent comme des mouches.
03:07La deuxième, je vous la montre, c'est 159 Iranian ships, Obama-Biden versus Trump.
03:13Et la troisième, parce qu'il y en a une troisième, « Bye-bye drones ».
03:17Comment vous analysez ce que nous dit Donald Trump ce soir ?
03:20Bon, il fait un petit bilan avec Obama-Biden, mais ça veut dire quoi ?
03:23Les États-Unis sont les plus forts ?
03:24– Ah, bien sûr, pour Donald Trump, c'est évident.
03:27Voyons, il a la plus grande marine du monde.
03:30Il ira certainement en parler avec le président chinois,
03:33qui lui aussi construit une très grande flotte de guerres.
03:37Mais là, en fait, ce sont des images pour illustrer tout ce qui s'est passé cette semaine.
03:43Effectivement, le week-end dernier était très tranquille,
03:46comme ce week-end qui commence.
03:48Et puis, il y a eu un long message sur ce projet Freedom.
03:51Pareil, très bien rédigé, différent du ton habituel.
03:55Et puis, ça a tourné un petit peu différemment dans la semaine.
03:57Ça a tourné avec une escorte de deux destroyers américains
04:02qui escortaient donc deux bâtiments en pavillons américains.
04:05Et ça s'est terminé par une attaque d'une quinzaine de missiles.
04:08Et puis, des frappes sur les Émirats arabes unis.
04:10Ce qui les a quand même beaucoup embêtés, j'ai l'impression.
04:13Et puis, après, il y a eu un incident assez bizarre,
04:16mais enfin qui a mis en cause quand même trois destroyers américains.
04:18Et là, effectivement, à la nuit du 7 au 8 mai,
04:20et là, on a parlé, effectivement, de beaucoup de drones,
04:23de beaucoup de missiles qui ont été tirés,
04:24de petits bateaux rapides d'attaque iraniens,
04:27cette fameuse flotte moustique,
04:29qui ont attaqué, effectivement, les trois destroyers.
04:32Alors, la réponse officielle, c'est que les destroyers
04:34ont parfaitement répondu à toutes les menaces.
04:36Ils ont détruit, neutralisé toutes les menaces.
04:38Et quand il parle des drones, est-ce que c'est cela dont il parle
04:41quand il y a eu ces deux pétroliers iraniens
04:43qui ont été aussi neutralisés ?
04:44Non, c'est simple.
04:45C'est un autre incident.
04:47C'est un autre incident qui suit, justement, l'affaire des trois destroyers.
04:50Et en fait, là, ça correspond, quand il a sonné le clap de fin,
04:54le clap de fin, le love clap, ou le love tap, pardon.
04:57Love tap.
04:57Love tap, la nuit du...
04:59La tape amicale.
05:00La tape amicale, il a appris ça, il tape amicale.
05:01Effectivement, la tape amicale, elle s'est quand même traduite
05:02par des échanges de tirs assez violents,
05:05d'après les informations qu'on a,
05:08dans le détroit d'Hormuz, la mer d'Omane, voilà.
05:11Et donc, pour conclure cette mission, cette mission de guerre,
05:14quand même, parce que les équipages qui ont vécu ça,
05:16ça n'a pas dû être une love tap, quand même, je pense.
05:18Quand vous êtes dans un bateau et que vous avez des esseins de missiles
05:21qui vous tombent dessus, bon, vous pouvez être très serein et très patient.
05:25Enfin, vous êtes au poste de combat, c'est comme ça que ça s'appelle,
05:27et puis, vous espérez qu'il n'y en ait pas un qui touche le bateau.
05:30Mais ça, c'est pas grave.
05:31Mais donc, le président a conclu en disant que ça s'était bien passé,
05:34que lui avait coulé 150 petits bateaux iraniens,
05:38et que la marine de guerre américaine était victorieuse.
05:42Ce n'était pas le cas, dit-il, sur Obama et Biden.
05:43On les voit, ça flotte moustique qui continue à...
05:46Oui, Obama a fait une guerre en Afghanistan qui était très dure.
05:49Il a frappé en Afghanistan, c'était très dure.
05:52Donc, bon, là, c'est de la concurrence verbale.
05:55Mais attention à tout ça.
05:57Bon, ça, c'est de la politique.
05:58C'est encore autre chose.
05:59Et puis, donc, la conclusion, ça s'est terminé.
06:01Effectivement, le dernier incident, ce sont deux pétroliers iraniens à vide
06:05qui ont été tirés au F-18.
06:09Alors, le F-18, donc, le Super Hornet, Maverick, le dernier Top Gun avec...
06:13Voilà, pour situer, parce que tout le monde n'est pas au courant, forcément, du F-18 Super Hornet.
06:17Donc, voilà, le dernier.
06:19Il paraît qu'il y en a un troisième qui arrive.
06:20Un Top Gun ou un Maverick ?
06:22Un troisième Top Gun.
06:22Ah, d'accord, OK.
06:23Un troisième Top Gun.
06:24Parait d'un troisième avion ?
06:25Non, non, non, un troisième Top Gun.
06:27Vous voyez, ça, c'est une information.
06:28Et donc, là, ce sont deux pâtiments iraniens.
06:31C'est assez intéressant, parce qu'ils étaient à vide.
06:33Il est certain qu'ils allaient rejoindre le golfe Persique
06:36pour vider les soutes qui sont pleines dans l'île de Cargue.
06:41Pierre Berthelot, le général Sidos vient de nous résumer la semaine.
06:45En gros, on s'est quitté dimanche soir.
06:47Trump s'apprêtait à libérer ce Détroit.
06:49Il appelait ça le Project Freedom.
06:51Ça a vite été abandonné, mardi.
06:53Et puis là, il termine la semaine, en tout cas le week-end,
06:56en publiant ses photos.
06:57On va peut-être les revoir, ses photos, ses tweets,
06:59où ils menacent carrément de frapper, maintenant.
07:02On est passé, c'est la semaine qui a fait basculer, finalement,
07:06et qui a fait prendre à Trump une décision,
07:07peut-être radicale, dans les heures qui viennent ?
07:09J'y crois pas trop, parce que vous avez rappelé
07:11qu'il va bientôt rencontrer le président chinois.
07:14Donc, si jamais ça marche pas,
07:16il va apparaître en position de faiblesse.
07:18Donc, il faut qu'il soit certain
07:20que s'il relance des opérations,
07:21ça va être couronné de succès.
07:23Donc, ça, c'est le premier élément.
07:25Après, effectivement, il a dû annuler, effectivement,
07:30cette opération de départ,
07:33d'où les frappes qui ont eu lieu après,
07:34parce qu'il a fallu, suite à ce semi-échec,
07:37qu'il remonte un petit peu sa situation d'autorité,
07:42d'où cette manœuvre,
07:44mais comme l'a rappelé le général,
07:45qui n'a pas totalement réussi.
07:47Alors, c'est pas totalement un échec non plus,
07:49mais c'est pas forcément le grand succès
07:52qui était espéré.
07:53Après, vous l'avez dit précédemment,
07:55il y a probablement différentes interprétations
07:58qu'on peut donner à cette action,
07:59pour tester les défenses iraniennes, par exemple.
08:02Donc, c'est pas totalement inutile,
08:05mais c'est pas forcément ce qui était souhaité.
08:07Là, on parle des échanges qui ont eu lieu
08:09dans la nuit de jeudi à vendredi.
08:10Tout à fait.
08:11Mais qui était une façon un petit peu
08:13de se relancer par rapport au semi-échec
08:17de l'opération de début de semaine.
08:19Donc voilà, on en est là,
08:20mais je pense que ça va continuer comme ça.
08:21On va alterner le chaud et le froid,
08:23parce que finalement, en coulisses,
08:25il y a quand même des éléments de négociation
08:28qui continuent.
08:29C'est pas une négociation peut-être très approfondie,
08:32mais on essaye de poser les bases,
08:34le cadre, le fameux accord cadre
08:35qu'on espère avoir.
08:36Et donc, chacun a intérêt d'arriver
08:38en position de force.
08:39On attend toujours ce soir,
08:40on le disait, la réponse de l'Iran.
08:42Axel Monnier nous le disait.
08:43Et peut-être que ces tweets de Donald Trump,
08:46c'est aussi une façon de dire...
08:48On se dépêche.
08:49Voilà.
08:50Et après, le problème, ce qui n'est pas dit,
08:52c'est que dans l'offre américaine,
08:54il n'y a pas quelque chose
08:56que les Iraniens, notamment, attendent.
08:57C'est le fait que, pour les Iraniens,
09:00les fronts sont liés,
09:01notamment le Liban et le Hezbollah.
09:03Donc là, on voit très bien
09:03que les Iraniens, récemment, ont dit
09:05oui, mais il faut que les frappes
09:06s'arrêtent sur le Liban.
09:08Ce qui, pour Israël, n'est pas acceptable.
09:11Et donc, c'est aussi un moyen
09:13d'enfoncer un coin entre les Israéliens
09:15et les Américains.
09:16Donc, il y a tous ces éléments-là,
09:17tous ces paramètres,
09:18qui rendent extrêmement complexe, finalement,
09:22une position claire des États-Unis.
09:24Maintenant, encore une fois,
09:25une vague de frappes massives,
09:27je n'y crois pas trop,
09:28par rapport à ce que je viens de dire.
09:30Ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas.
09:31Mais leur ampleur,
09:34je doute, à moins que la rencontre
09:36avec le président chinois
09:38soit au dernier moment reportée ou annulée.
09:40Mais si elle est maintenue,
09:41c'est vraiment très, très bientôt.
09:43C'est la semaine prochaine.
09:43Dans une semaine.
09:44Voilà.
09:44Donc, il ne peut pas se permettre
09:46d'arriver en ayant,
09:47pourquoi pas, un bâtiment endommagé
09:49ou en ayant, pourquoi pas,
09:51lancé des troupes pour s'emparer du Nil.
09:53Je ne sais pas exactement.
09:55Léa Landman,
09:55vous le voyez passer à l'acte
09:56avant cette rencontre
09:57avec Xi Jinping la semaine prochaine,
09:59quand il parle, par exemple,
09:59de projet Freedom Plus aujourd'hui.
10:01Donc, on a du mal à comprendre.
10:02On se dit que ça doit être
10:03ce projet plus une action
10:04à un moment donné.
10:05Est-ce que vous le voyez passer à l'acte ?
10:07Tenter cette carte-là ?
10:08Oui, il peut tout à fait passer à l'acte.
10:10Sauf que je pense qu'il y a aussi
10:11un élément au-delà de la Chine.
10:12C'est-à-dire, évidemment,
10:13il a cette semaine
10:14où il aimerait bien quand même
10:14débloquer la situation.
10:16Je pense que les frappes
10:17de jeudi à vendredi,
10:18c'était effectivement
10:19pour débloquer un peu la situation.
10:21C'est-à-dire que les Iraniens
10:22prenaient leur temps,
10:23puisque c'est leur tactique
10:24de négociation, ça, on le sait.
10:25Et Trump, en fait,
10:27il a un peu tendu la perche.
10:29Et en tendant la perche,
10:30il essaye de débloquer la situation.
10:32L'aspect intéressant
10:33de ce qui s'est passé ce week-end,
10:35ce n'est pas tant
10:36l'attaque américaine,
10:38puisqu'on sait que même
10:39pendant un cessez-le-feu,
10:40il y a un peu des hauts et des bas.
10:41Ce qui était intéressant,
10:43c'est qu'en fait,
10:43il avait prévenu les Émirats
10:44et les Saoudiens
10:46à peu près une demi-journée avant.
10:48Sauf qu'entre-temps,
10:50les Iraniens ont frappé les Émirats
10:52et les Américains ont dit
10:53que c'est une petite frappe
10:54et ils n'ont pas riposté.
10:57Donc, en fait,
10:57les Émirats se retrouvent
10:58et les Saoudiens et les Coétis
11:01se retrouvent dans une situation
11:01où ils se disent
11:02mais une seconde,
11:03nous, on veut bien participer
11:04à tout ce truc-là,
11:04mais on a besoin
11:06qu'on nous protège, en fait.
11:07Donc, d'où un peu
11:08le coup de frein qui a été donné.
11:09Je pense que c'était un peu
11:11pour remettre les choses en place,
11:13pas tant une défaite américaine
11:16autour de cette opération,
11:17mais parce que Trump,
11:19contrairement à ce qu'on peut penser,
11:21il est très sensible
11:21à ce que disent ses partenaires.
11:23On sait qu'au début de la guerre,
11:25les Kurdes devaient envahir
11:26ou en tout cas rentrer en guerre en Iran.
11:28Il y a eu des tentatives ?
11:29Oui, Erdogan a appelé,
11:31c'est les Kurdes quand même,
11:32donc Erdogan appelle Trump
11:33et lui dit aucun rapport.
11:34Et ça s'est arrêté.
11:36Mais donc, c'est intéressant
11:36de voir qu'il est quand même
11:37très sensible
11:38à cette histoire de partenaire.
11:40Et un dernier mot sur le Liban
11:41parce que c'est critique,
11:42j'imagine qu'on va en parler après.
11:43Mais cette façon de lier les fronts,
11:45ce n'est pas seulement un problème
11:46pour Israël.
11:47C'est tout à fait un problème
11:48pour le Liban
11:48qui, depuis le début
11:50des négociations,
11:51donc depuis le 2 mars,
11:52depuis qu'il a appelé Israël
11:53à entrer en négociation,
11:55veut séparer les fronts
11:56pour dire,
11:57entre autres,
11:57on est indépendant de l'Iran.
11:59L'Iran ne va pas décider du tout
12:01de ce qui se passe au Liban.
12:02Et ça, c'est intéressant
12:03parce que tout d'un coup,
12:04Israël et le gouvernement libanais
12:06ont soudain les mêmes intérêts
12:07par rapport à l'Iran,
12:08en tout cas.
12:09– Anthony Dabila,
12:10l'Iran ce soir n'a pas répondu
12:13au plan de Donald Trump,
12:15aux propositions de paix.
12:17L'Iran joue la montre,
12:18l'Iran ne sait pas quoi répondre
12:19ou l'absence de réponse
12:21est aussi finalement
12:22une forme de réponse ?
12:24– Oui, l'absence de réponse
12:25c'est une forme de réponse,
12:26ça c'est sûr,
12:27ça veut dire qu'on ne choisit pas,
12:29on ne veut pas prendre de direction
12:31et l'opinion générale
12:33qui se dégage,
12:34c'est qu'en attendant
12:35la rencontre Trump-Xi Jinping,
12:37il y aura certainement
12:38peu de prise de risque
12:40d'un côté comme de l'autre.
12:42Il y a des négociations
12:44sur les rapports économiques,
12:47commerciaux,
12:47entre les deux superpuissances
12:49qui vont être discutés
12:51et là, la situation est confuse,
12:53donc Trump n'a pas intérêt
12:55à arriver en encore moins bonne.
12:57Je pense que le raisonnement de Pierre
12:59est tout à fait valable
13:01et plausible
13:03et comment dire,
13:04il pourrait y avoir
13:05à la limite une opération
13:06mais vraiment très limitée
13:08qui améliorait un tout petit peu
13:09la position américaine.
13:11– Ça pourrait être une frappe
13:11autour de l'Île-de-Carte par exemple ?
13:12– L'Île-de-Carte,
13:13j'y crois pas vraiment
13:15parce qu'elle est lointaine,
13:17ça serait vraiment,
13:18là c'est le dragon
13:20qui sort du donjon
13:22dans Game of Thrones.
13:24– Beaucoup de références
13:25cinématographiques.
13:26– Oui, parce qu'il y a
13:28vraiment un voyage sans retour
13:31à attaquer les installations pétrolières.
13:33Donc peut-être quelque chose
13:34d'un petit peu plus ciblé,
13:36une liberté plus
13:37avec 5 destroyers,
13:3910 destroyers
13:40et peut-être une frappe
13:42qui montrerait
13:43que les États-Unis
13:44ont quand même
13:44une marge de manœuvre
13:45au niveau tactique également
13:46et se réservent
13:48toutes les options.
13:49Et on n'est pas au bord
13:50d'une résolution de la crise.
13:51Ça, je pense qu'on peut
13:53l'affirmer
13:54sans trop de difficultés.
13:56– Allez, on voulait vous faire écouter
13:57le porte-parole du ministère iranien
13:58des Affaires étrangères
13:59qui résume parfaitement
14:00aujourd'hui la situation
14:01et le point de vue iranien.
14:03– La réponse de l'Iran
14:06à la proposition américaine
14:07est encore en cours d'examen.
14:09Les détails qu'ils nous ont donnés
14:10ne sont pas importants pour nous.
14:12Nous faisons notre travail.
14:13Nous ne prêtons pas
14:14beaucoup d'attention
14:15à leur délai et pression.
14:17– Sergei, le fait que l'Iran
14:18ne réponde pas,
14:19tarde à répondre,
14:20se fasse désirer,
14:21est-ce que c'est de la pure tradition
14:22de la négo persane ?
14:23On prend son temps
14:24ou est-ce que vous y voyez
14:25d'autres choses ?
14:26Moi, je me pose la question
14:27est-ce qu'ils ne se mettent pas
14:29d'accord avec Pékin
14:30peut-être en se disant
14:30bon, on va le faire mariner
14:31peut-être Donald Trump
14:32fais ta petite rencontre
14:33avec lui
14:34et on verra après.
14:35– Voilà, c'est ça.
14:36– Non, je me pose la question,
14:37je ne sais pas.
14:38– Ah non, c'est la question,
14:39c'est la bonne question.
14:40Bravo.
14:41– Non, après on disait
14:42que la Chine aidait aussi
14:43auprès de Donald Trump
14:43pour avancer dans les négociations,
14:45la Chine avec ce double jeu.
14:46– Ça ne vous a pas échappé
14:47quand même
14:48qu'il y a un ministre
14:48des Affaires étrangères
14:49qui est allé en Chine.
14:51Et donc, si l'errant
14:52ne répond pas,
14:53c'est que les Chinois
14:54leur ont dit
14:55écoutez, vous faites
14:55ce que vous voulez.
14:56– C'est une négo à trois.
14:57– Ben oui.
14:59En revanche,
15:00mes chers collègues,
15:03j'ai l'impression
15:04qu'on ne parle pas
15:05du même Trump.
15:06Vous disiez
15:06Trump, il faut arriver
15:07en faiblesse.
15:09Trump,
15:09arrivé en faiblesse,
15:11quelque part,
15:12mais même s'il n'a rien du tout,
15:13il va arriver il y a 10 ans,
15:15j'ai tout gagné,
15:16j'ai…
15:17Non, mais attendez,
15:18on le pratique quand même
15:19depuis suffisamment longtemps
15:21pour douter
15:22que même s'il n'avait rien du tout,
15:25il arriverait en 10 ans
15:26je suis le roi du monde,
15:27j'ai tout gagné,
15:28je les ai exterminés,
15:30j'ai exterminé leur flotte,
15:31etc., etc.
15:32Non, franchement,
15:34je crois que vous vous attochez
15:36trop d'importance
15:37à cette émotionnalité de Trump.
15:41– Et il prépare le terrain
15:41ce soir en tout cas
15:42avec ses petits messages.
15:44– Le problème,
15:45vous avez compris
15:46que les Iraniens en fait
15:47ne veulent pas répondre
15:48parce que le problème,
15:50je crois,
15:50côté Iraniens,
15:51c'est que comme ils n'ont pas
15:52été écrasés
15:53pendant les premiers 40 jours,
15:55ils ont l'impression
15:56d'avoir gagné.
15:57Et donc,
15:58comme ils ont l'impression
16:00dans leur tête
16:01d'avoir gagné,
16:01donc du coup,
16:02ils ne veulent rien négocier du tout.
16:03– Oui, on a vu
16:04ce tombe séquieux,
16:05un peu du porte-parole
16:05du ministère des Affaires étrangères.
16:06– Et donc du coup,
16:07voilà,
16:07s'il y a le porte-parole
16:08du ministère des Affaires étrangères,
16:10mais il n'y a pas que lui,
16:11il y a d'autres qui ont parlé.
16:13Et donc,
16:14malheureusement,
16:14je crois que
16:15la partie militaire,
16:18elle n'est pas finie.
16:19Et en revanche,
16:21à mon avis,
16:21on ne va pas avoir
16:23les frappes massives
16:23parce que,
16:24vous vous souvenez
16:25des trois points
16:26qui étaient donnés,
16:27les frappes chirurgicales
16:31et le détroit.
16:32Et donc,
16:33le détroit et les frappes,
16:34à mon avis,
16:34on vient.
16:35– On a compris en tout cas
16:36que le régime
16:37n'attendait pas
16:37à se faire dicter
16:38son calendrier.
16:39Ce soir,
16:40c'est très clair,
16:40on va y revenir.
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