- il y a 6 semaines
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Dans un monde où les identités se croisent et se confrontent, jusqu'où vont les divisions basées sur l'origine ? Cette discussion explore les complexités de l'identité noire et maghrébine, et comment elle peut parfois mener à des ostracismes, même au sein de communautés qui devraient s'unir.
Plongez au cœur de sujets souvent tabous, là où l'appartenance est remise en question. Nous abordons le sentiment de discrimination, d'exotisation, et le besoin universel d'acceptation. Découvrez pourquoi ces conversations, bien que délicates, sont cruciales pour construire une meilleure cohésion sociale.
Au-delà des stéréotypes, cette émission invite à une réflexion profonde sur ce que signifie être africain, belge, maghrébin ou noir. Comment ces identités se nourrissent-elles, et comment peuvent-elles être des ponts plutôt que des murs ?
#IdentitéDivisée #NoirMaghrebin #CohésionSociale #DiasporaAfricaine
Plongez au cœur de sujets souvent tabous, là où l'appartenance est remise en question. Nous abordons le sentiment de discrimination, d'exotisation, et le besoin universel d'acceptation. Découvrez pourquoi ces conversations, bien que délicates, sont cruciales pour construire une meilleure cohésion sociale.
Au-delà des stéréotypes, cette émission invite à une réflexion profonde sur ce que signifie être africain, belge, maghrébin ou noir. Comment ces identités se nourrissent-elles, et comment peuvent-elles être des ponts plutôt que des murs ?
#IdentitéDivisée #NoirMaghrebin #CohésionSociale #DiasporaAfricaine
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00:11C'est une facette qu'on ne montre pas, même les Marocains, noirs aussi, d'origine.
00:25Ce sont des choses dont on ne parle pas et alors ça crée des divisions et c'est pour ça
00:30que moi en fait je ne rentre pas trop dans les débats de division parce que moi quand quelqu'un
00:36me dit oui mais toi t'es ici, t'es soif, etc, même l'Egypte qui est tout à fait
00:40blanche aujourd'hui, enfin j'espère qu'on sait tous que de base l'Egypte n'est pas blanche.
00:46C'est un thème qui depuis la Cannes surtout, c'est quelque chose qu'on en parle beaucoup, déjà à
00:51l'époque on en parlait déjà mais depuis la Coupe d'Afrique, il y a eu plein de choses et
00:58de polémiques et de situations qui font que finalement en fait c'est un sujet qu'on essaye d'éviter
01:04mais il faudrait quand même échanger et en parler quoi.
01:07Moi je trouvais le thème intéressant, après j'attendais à voir des personnes maghrédiées mais peut-être que ça ne
01:15va pas être parce que vivant en Belgique depuis depuis c'est quand même une question qui est fort intéressante.
01:24Donc je voulais voir comment vous allez la travailler aujourd'hui et comment vraiment vous allez mener la réflexion autour
01:30de cette thématique là qui est une thématique que les gens n'osent peu, n'osent peu parler en tout
01:35cas.
01:35Je voulais juste rajouter qu'il y a une personne sur les réseaux qui m'a demandé s'il y
01:40aura une deuxième émission parce qu'elle ne pourrait pas être là.
01:43Donc il y a un intérêt qui est suscité quand même à travers ce sujet qui peut être très tricky
01:49comme on dit en anglais.
01:50Madame TV !
01:53Mesdames et Messieurs, bonsoir.
01:56Bienvenue, comme je le disais tout à l'heure, à cette troisième séance autour de la cohésion sociale.
02:03Le premier thème, pour ceux qui le savent, était autour de la femme.
02:09Le deuxième, autour des héritages socio-culturels.
02:16Et ici, on parle un peu de pan-africanisme, un peu de ce qui nous concerne.
02:24Dont le terme, ce soir, est noir, maghrébin, quand l'identité divise.
02:32Est-ce que vous vous êtes déjà senti discriminé, insulté ou bien ravissé par quelqu'un qui vous ressemblait ?
02:41Dans un monde où on se trouve, où on se dit être minorisé ou minoritaire ?
02:49Ma question est-elle claire ?
02:51Exactement.
02:52Alors, vous me voyez, je m'appelle Aziza.
02:54Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis de quelle origine ?
02:58Marocaine.
02:59Marocaine.
03:01Métis.
03:02Métis.
03:05Asiènes.
03:07Marocaine-Congolaise.
03:09Autre chose ?
03:16Paraziza, oui, si on veut.
03:20Voilà, je suis métissée belgo-congolaise, fille de la colonisation belge, donc je vais vers mes 50 ans.
03:28Toute ma vie, on m'a catégorisée parmi, finalement, les blancs, parce qu'elle est trop claire.
03:35C'est vrai, j'ai déjà bronzé.
03:37Parce que j'ai les traits, le comportement plutôt occidentalisé, parce que je viens de la Flandre,
03:44donc du côté congolais ou africain, c'est ce type de métis-là.
03:49Quant à l'heure du côté belge, ce n'est pas une question d'être discriminé, c'est une question
03:55d'être exotisé.
03:57Pour moi, c'est une forme de discrimination aussi, de me mettre dans une case de « ah, le produit
04:02en miam miam »,
04:04pour ne pas traduire différemment.
04:06Donc, moi, enfant issu de la diaspora, il est vrai que je suis venu ici en Belgique très tôt,
04:14à mes trois ans, et j'étais en internat à partir du âge de mes 12 ans jusqu'à mes
04:2118 ans.
04:22C'est un âge où on se cherche généralement qui nous sommes, pourquoi on est là, on se cherche en
04:28tant qu'adolescent.
04:30Maintenant, il est vrai qu'au nom de la Wallonie, il y avait très peu de personnes africaines.
04:37Il y avait aussi vu le thème « noirs maghrébins », il y a aussi des personnes d'origine maghrébine.
04:43Et la question que je voulais soulever, mais est-ce que ces gens-là se sentent africains eux-mêmes ?
04:48Pour eux-mêmes venir toujours dire « mais vous, les noirs », en citant toujours l'Afrique noire,
04:53est-ce qu'eux-mêmes savent d'où ils viennent ?
04:56Est-ce qu'ils savent eux-mêmes que ce sont nos frères et qu'on pourrait tirer l'Afrique vers
05:01le haut,
05:01au lieu de créer des divisions ?
05:03C'est vraiment des questions que parfois je ne pouvais me poser en étant plus jeune.
05:08Et avoir toujours ce besoin d'acceptation, parce que malheureusement,
05:12les maghrébins sont plus présents à Bruxelles.
05:15En tout cas, à mon époque, ils étaient beaucoup plus présents en Wallonie.
05:18Et avoir toujours ce besoin-là d'acceptation, et parfois, on passe même outre certaines choses
05:23où ils nous appellent « aisé », des trucs comme ça, où on a toujours besoin de prendre leurs coutumes,
05:31leur argot à eux, mais eux, ils ne prennent rien de nous.
05:34Et c'est ça que je voudrais souligner vraiment certaines questions.
05:37Est-ce qu'eux-mêmes se sentent africains ? Est-ce que nous-mêmes, en étant africains,
05:41est-ce qu'on se valorise ? Est-ce que parfois, est-ce qu'on se tient à des coudes
05:44?
05:45Peu importe, on va dire, les Rwandais, peu importe qui nous sommes, d'où on vient,
05:50on reste quand même le continent africain.
05:53La question qui vient d'être posée avec notamment les Congolais et les Rwandais,
05:58donc voilà, c'est juste peut-être pour contextualiser et comprendre ce qui se joue,
06:04des choses politiques qui arrivent à Matongé, par exemple,
06:09et tu prends le cas d'un jeune ou d'une jeune qui…
06:13Par exemple, moi, je suis Burundaise, je ne suis pas Burundaise,
06:15mais peut-être que, via mon faciès, je vais être connotée d'une telle ou telle origine,
06:23et du coup, ça peut avoir des impacts, et je trouve que, ok, c'est à vous,
06:27mais c'est quand même important d'en parler, et voilà.
06:31Ok, dans ce cas, je vais chercher la compréhension d'abord du mot racisme,
06:36parce que pour moi, historiquement parlant, c'est un mot qui a été institué par les personnes
06:42qui voulaient avoir un ascendant sur les autres.
06:47Donc, on va dire, voilà, moi, je me sens supérieure à toi,
06:51et donc là, on va te traiter comme inférieure,
06:54et donc, on parle à ce moment-là du racisme.
06:57Mais entre les personnes de même race, ce qui se passe,
07:01c'est peut-être juste de la haine contre soi-même,
07:05et qu'on projette sur l'autre.
07:08Je ne parlerai pas, pour moi, dans mon cas précisément, de racisme.
07:12Donc, je sais que généralement, les noirs ont connu énormément de situations
07:18qui poussent les gens déjà à ne pas se reconnaître,
07:22donc il y a une grosse souffrance intérieure
07:24qui va faire qu'en fait, s'aimer soi-même, c'est tout un problème déjà,
07:30un gros problème.
07:32Donc, les gens se rejettent déjà dans leur propre chair,
07:36ils se rejettent, ils ne se reconnaissent pas, ils vivent l'enfer.
07:40Eh bien, en fait, l'autre qui me ressemble,
07:43je lui projette ce que j'ai à l'intérieur de moi.
07:46On n'offre que ce qu'on a.
07:49Ce que je voulais dire, c'est...
07:51On a parlé du racisme entre nous, les noirs,
07:54et certains disaient que ça n'existait pas
07:56parce qu'on se ressemble au niveau de la peau.
07:59Mais vous avez dit que, même parmi nous,
08:02il y a différents types de peaux.
08:04Je suis d'accord, si on parle du racisme,
08:06par exemple, dans le pays où j'ai vécu,
08:08il y a beaucoup de...
08:10Il y a des personnes qui sont albinos,
08:12et il y a du racisme avec eux.
08:14Clairement, j'en ai entendu, j'en ai vu,
08:16des gens qui disaient qu'ils ne veulent pas ça,
08:18ils ne veulent pas de ça chez eux,
08:20à part des albinos.
08:23Ou...
08:25Je sais que certaines...
08:26Certaines personnes ont des...
08:28pensent que si on prend des parties
08:30du corps des albinos,
08:32ça permet de faire, je ne sais pas quoi,
08:33ils font des pratiques avec ça.
08:34Donc, ça existe.
08:36Et même parmi nous,
08:38entre les gens noirs, français,
08:40comme moi,
08:41et les gens clairs,
08:42il y a ce racisme qui existe.
08:46Ça reste des racistes pour moi.
08:47C'est une discrimination sur la peau.
08:49C'est des racistes pour moi.
08:53Je peux comprendre.
08:55Je peux comprendre.
08:56Maintenant,
08:58entre pays africains,
09:01il y a des stéréotypes
09:02qui sont tellement forts
09:03que ça crée des inimitiés.
09:06Je ne dirais pas que c'est du racisme,
09:08mais ça crée des rancunes
09:10ou des peurs,
09:11des divisions.
09:12Nous sommes un.
09:14Et si on ne fait pas attention,
09:17surtout nous,
09:18les noirs,
09:19on va se paître.
09:20Parce que je trouve que nous,
09:21on se retrouve déjà
09:22en train de réclamer des choses
09:23qu'il ne faut même pas réclamer des choses.
09:26Il y a certaines choses,
09:28par exemple,
09:28moi,
09:29je suis ici en Belgique,
09:31je ne veux pas traiter.
09:32Je ne veux pas traîner
09:33avec les Camerounais.
09:34Et je vais expliquer le pourquoi.
09:37Ce n'est pas du racisme.
09:39Très honnêtement,
09:41ce n'est pas du racisme.
09:42Mais j'ai mon expérience.
09:46J'ai mon expérience
09:47que j'ai déjà eue
09:48avec les Camerounais,
09:49que ce soit dans mon port,
09:50que ce soit ici.
09:52Mais je ne veux pas traîner avec.
09:54Parce que c'est comme ça.
09:57Il y a ceux qui sont très bien.
09:59Il y a des Camerounais
10:00qui sont gentils.
10:01Il y a des Camerounais
10:02qui veulent voir l'œuf réévoluer.
10:03Il y a des Ivoirains
10:05qui veulent voir l'œuf réévoluer.
10:06Il y a des Congolais
10:07qui veulent voir l'œuf réévoluer.
10:09Mais il ne faut pas qu'on se mente.
10:11Si on reste avec les personnes
10:13qui ne veulent pas évoluer,
10:15on ne va jamais changer
10:16nos habitudes nous-mêmes.
10:18On se retrouve souvent
10:19en train de pleurer
10:20du racisme à gauche et à droite
10:21parce que l'autre
10:23qui est à côté là-bas
10:23s'est plaint du fait
10:24que lui,
10:25il voulait faire pipi.
10:27Tu veux faire pipi,
10:28mais tu veux rentrer
10:29dans le magasin
10:31de quelqu'un
10:32pour aller faire pipi
10:33et te dire non,
10:33tu vas te plaindre
10:34sur les réseaux sociaux.
10:35Ouais,
10:35il m'a refusé,
10:36c'est du racisme et tout et tout.
10:37Mais il suffit juste
10:38que ton frère soit là,
10:39tu vas l'accompagner.
10:41Et quand tu l'accompagnes,
10:42tu l'accompagnes à l'appétit.
10:43Des fois,
10:44si on se retrouve
10:44souvent en train de défendre,
10:46des choses
10:46qui ne sont pas du tout défendables.
10:48Mais quand tu as dit
10:51qu'il y a des races,
10:52en fait,
10:53il n'y a qu'une seule race.
10:54Ce qui s'est passé historiquement,
10:56c'est que le racisme
10:57est apparu.
10:58Pourquoi ?
10:59Parce que tel,
11:00dans l'histoire,
11:01a cru qu'il était supérieur
11:03à d'autres communautés,
11:05à d'autres populations
11:06qui font que
11:07on pense que
11:09je suis supérieur,
11:10donc la race noire
11:12est inférieure
11:13à la race blanche.
11:14Et donc,
11:15il y a eu dans l'imaginaire afro
11:18de se dire que
11:20finalement,
11:20en fait,
11:21je suis inférieur,
11:22je suis ceci.
11:23Et donc,
11:24on a ce qu'on appelle
11:25le syndrome du sauveur,
11:27de ceci, cela.
11:28C'est d'où vient
11:29le mot racine.
11:31Dans l'histoire,
11:32un chinois,
11:33il ne parle dans l'histoire
11:34où on parle
11:36de la race noire
11:38ou du peuple noir
11:39qui a pris le pouvoir
11:42ou a esclavisé
11:44le peuple asiatique
11:46ou le peuple caucasien
11:49ou autre.
11:50Donc,
11:50c'est là où
11:51il faut faire attention
11:52quand on parle
11:53de racisme.
11:54Le racisme,
11:55déjà,
11:55le mot,
11:56la race n'existe pas.
11:58Quand on va chercher
11:59dans les études,
12:00etc.,
12:00la race n'existe pas.
12:02C'est la race humaine.
12:04C'est une idéologie,
12:06en fait.
12:06C'est une idéologie
12:07et un concept.
12:08C'est un concept.
12:10Je vais juste
12:11enregistrer un mot
12:12parce que
12:13quand on regarde
12:13la salle,
12:14il y a 99%
12:16de colorisme foncé.
12:19Donc,
12:20dans ce contexte,
12:20c'est un peu difficile
12:22des fois
12:22de parler de racisme.
12:25Moi,
12:25j'irais plutôt
12:26discrimination
12:27parce qu'il y a
12:27discrimination entre nous,
12:29discrimination entre les tribus,
12:31discrimination du colorisme,
12:34déjà entre nous,
12:35africains.
12:36Je ne pense pas
12:37que c'est du racisme,
12:37c'est de la discrimination.
12:38Tu es d'une tribu,
12:39tu ne peux pas marier
12:39une certaine personne
12:40parce que c'est
12:41d'une autre tribu.
12:41et je pense aussi
12:43que c'est aussi
12:44la façon
12:44dont ça a été
12:47la propagande
12:48autour de certaines
12:49lignances
12:50suivant les générations.
12:51Nous,
12:52on vient d'une génération
12:53où,
12:54je ne sais pas,
12:55il n'y avait pas
12:56autant de couleurs
12:59médiatisées.
12:59Maintenant,
13:00c'est tellement à la mode
13:01que je pense
13:01que le mot raciste
13:02commence quand même
13:03à perdre
13:05de sa raison.
13:06pourquoi ?
13:07Parce que vous n'avez
13:07qu'à arrumer la télé
13:08et regarder la musique,
13:10tout le monde veut manger
13:11afro,
13:12maintenant,
13:13Paris-Doup-Pour-Dous
13:13est devenu à la mode.
13:15Tout le monde veut...
13:16Et en fait,
13:17c'est comment nous-mêmes
13:20on...
13:21comment ça a été vendu,
13:22hein,
13:23qu'il y ait des histoires
13:24en fait dans l'histoire
13:24politique aussi,
13:25il ne faut pas l'oublier.
13:27C'est pour ça
13:28que le thème
13:28sur les Maghrébins
13:29et les Noirs,
13:31il faut comprendre
13:31politiquement
13:32qu'est-ce qui s'est passé
13:32en Belgique.
13:33Parce que si on ne prend pas
13:34la base,
13:35on pourra difficilement
13:36comprendre ce qui s'est passé.
13:37On perd les histoires
13:38pour les étudiants.
13:39Les Maghrébins
13:40sont venus ici
13:40pour être des ouvriers
13:43de la main d'oeuvre
13:44et avaient plus d'avantages
13:45que les...
13:46par exemple,
13:46les Congolais.
13:48Donc,
13:48historiquement,
13:49ça crée déjà...
13:50Ils ont déjà
13:51installé
13:53un...
13:53Je pense que psychologiquement,
13:56quelque chose
13:57où,
13:59puisqu'ils avaient
14:00ces avantages-là
14:00et toi,
14:01Noir déjà,
14:02africains,
14:03tu ne les avais pas,
14:04tu te sentais
14:05déjà inférieur.
14:07Autre réflexion
14:08que je me suis faite,
14:09on est bien
14:09dans mon dialogue
14:11du racisme
14:12intra-africain.
14:14OK ?
14:14Vous avez dit
14:15qu'il n'y a pas
14:16une population blanche
14:17qui existe
14:17qui a été discriminée.
14:19Et pourtant,
14:19récemment,
14:20il y a moins de 5 ans,
14:22on m'a fait des suites
14:23des Africains blancs,
14:26on m'a bien dit
14:26intra-africains.
14:28Exactement !
14:29Et il y a beaucoup
14:29qui ne me reconnaissent pas.
14:30Attention !
14:31Attention !
14:32Attention !
14:33En lumière,
14:34oui,
14:35les sud-africains blancs
14:36qui sont africains.
14:37Ah !
14:38Ah !
14:39On parle bien,
14:40hein,
14:40c'est africain.
14:41Aujourd'hui,
14:41vous avez un débat.
14:42C'est global.
14:43Oui,
14:43c'est global.
14:44Ah !
14:44Ils sont africains.
14:46Ah !
14:47Ah !
14:48J'adore !
14:49Ah !
14:49Il y a des générations
14:50et des générations
14:51de blancs africains
14:53qui s'identifient
14:54à la culture
14:55qui danse,
14:55qui danse zulu,
14:56etc.
14:56Vous allez nous exprimer.
14:58Ils sont africains.
14:59Vous allez nous exprimer.
15:00Ils vont dire
15:00quand ils arrivent au nord.
15:01Ah, mais non !
15:02Mais ça ne va pas aller.
15:03Je reviens sur les termes
15:05de vie.
15:05Oui,
15:05si on le prend du côté
15:08de chez moi,
15:09Kisanyali,
15:10on dit au reste
15:11quand même
15:11la référence
15:12vers l'arabe esclavage.
15:16Oui, historique.
15:18Donc, on va tout remettre.
15:20Être insulté.
15:21Et là,
15:21je reviens sur ma première intervention.
15:23Moi, je vais vous parler
15:24de la discrimination
15:24entre camboules
15:25puisque je suis camboulese.
15:26Même si ma couleur
15:27est trop claire,
15:28etc.
15:29Et donc, du coup,
15:29si on m'insulte
15:30en tant que Didou,
15:32bon, moi,
15:32je ne me sens pas insultée
15:33puisque je le suis aussi.
15:35Mais en fin,
15:35n'oublions pas
15:36que l'histoire
15:36de la traite arabo-swaïlie
15:37a bien précédé les blancs,
15:39a bien imprégné nos cultures
15:41et notamment
15:42en convo centrale
15:42parce que type au type
15:43avait élargi
15:44les éléments-là.
15:45Mais je pense
15:46qu'il est important
15:47de mettre les fesses
15:49comme on le définit
15:51au jour d'aujourd'hui.
15:52Et je rejoins
15:53dans l'idée
15:54que le racisme
15:54est une construction sociale
15:56avec son bien
15:59dans l'histoire
16:00de la colonisation
16:01et que finalement
16:02toutes ces mots-mêmes
16:03à « azé »
16:05qui découlent
16:05du mot en arabe
16:06« esclave »
16:08ne se dit pas.
16:09Autant Didou
16:10ne se dit pas au convo,
16:11autant à « azé »
16:12ne se dit pas
16:12dans un contexte ici.
16:14Ça reste
16:15une finie,
16:15une forme d'agression,
16:17une forme de discrimination.
16:19Si on remet toujours
16:20la phrase
16:21comme on dit
16:21« n'oubliez pas
16:21de revenir. »
16:23Ça, c'était la gifle
16:24quand on faisait des bêtises.
16:25ça, n'oubliez pas
16:26que tu viens.
16:27Maintenant,
16:28avec l'ouverture,
16:29il y a de certaines situations
16:30où on se dit
16:30« bon,
16:31chez le Congolais
16:31quand je suis là,
16:32c'est toujours des problèmes,
16:33je préfère aller
16:34pour telle histoire
16:35chez les caméronnés »
16:36et tout ça.
16:37Donc,
16:37c'est quelque chose
16:37déjà qui vient
16:39déjà de l'Afrique.
16:41On a grandi comme ça.
16:43Donc,
16:43les parents qui te disent
16:44« on n'est pas
16:45de la même tribu,
16:47leur mentalité
16:48je n'aime pas ça »
16:49et ça reste.
16:50Et quand on vient ici,
16:51chacun veut rester
16:52dans sa...
16:53Là où il y a
16:54comment ça s'appelle
16:56les gens
16:56qui viennent
16:57de son pays.
16:59C'est ce qui fait
16:59qu'on n'est plus dur.
17:01Et puis bon,
17:02on a ces certains...
17:04On est dur aussi
17:04en commençant
17:05déjà au niveau
17:06de la famille.
17:07On a vu des oncles,
17:08des tantines,
17:09des tantes,
17:10des tatas
17:10qui ont déconné,
17:12qui ont été restés
17:12avec à la maison,
17:13qui ont volé,
17:14qui ont fait du mal
17:15à nos parents.
17:16Et quand on vient ici,
17:17on a cette mentalité,
17:18en disant
17:18« ah non,
17:19moi quand je suis au boulot,
17:20là où je travaille,
17:21je n'aime pas
17:22qu'une Congolaise
17:23ou bien un Africain
17:24vienne là-bas
17:25parce qu'il va commencer
17:26à parler de mes affaires
17:27et puis ils en a créé
17:27des problèmes. »
17:28C'est ça où se vient
17:29de cette dureté-là.
17:30Voilà,
17:31c'est ça.
17:32Mais oui,
17:33voilà,
17:33c'est ça.
17:34C'est là,
17:35c'est là quoi.
17:36On s'est dit
17:36« non, non,
17:37moi,
17:39je préfère
17:39là où je trouve
17:40du boulot
17:41que je trouve,
17:42des Camerounais,
17:42des gens
17:43qui ne sont pas
17:43des Congolaises,
17:45je serai mieux,
17:46tranquille. »
17:47quand je sais que
17:48j'ai des Congolaises,
17:49dans le boulot,
17:49je vais dire
17:50« ouais,
17:50va les raconter,
17:51va les parler des mots
17:52et tout. »
17:52C'est ça qui fait
17:53qu'il y a la dureté
17:54et tu retours ça
17:55dans presque
17:57toutes les nationalités
18:01africaines.
18:01Donc,
18:02« ah non,
18:02moi,
18:02je n'aime pas
18:03être avec ma communauté,
18:04je préfère pour autre chose
18:06quand c'est le deuil,
18:06peut-être le fait,
18:07mais en tout cas,
18:08dans le boulot,
18:08je n'aime pas les voir
18:09parce qu'ils vont
18:09beaucoup parler
18:10pour raconter. »
18:11C'est là la dureté.
18:12Voilà.
18:13Merci beaucoup.
18:14Alors,
18:15moi,
18:15je faisais partie
18:16de celle qui disait
18:16que la diaspora
18:17amplifie les divisions.
18:19Je trouve que oui,
18:21parce que là,
18:22on ne parle que de la Belgique,
18:23mais la diaspora
18:23se trouve en Amérique latine,
18:26en Amérique,
18:28se trouve dans les Caraïbes
18:30et il y a énormément
18:32de différences.
18:34Il y a même
18:35une différence de mentalité.
18:37Ils ne se considèrent aussi
18:39pour beaucoup
18:39pas africain,
18:41même si moi,
18:43je trouve que oui,
18:45mais non.
18:47Enfin,
18:48pas tous,
18:48mais certains.
18:51Pour moi,
18:52il y a des grandes différences
18:53entre la culture caribienne
18:55et la culture...
18:59Africaine.
19:01Africaine,
19:01même si je trouve
19:02que les deux sont africains,
19:03mais bon,
19:03ils ont une autre culture
19:05qui s'est développée,
19:06même les Sud-Américains,
19:08même si on va en Suriname,
19:09ils peuvent être plus noirs
19:11de peau ou quoi que ce soit,
19:13même si même dans leur tradition,
19:14on retrouve des similitudes,
19:16mais ils vont se trouver...
19:18Moi, je suis Latino,
19:19moi, je suis ici.
19:20C'est comme s'il y a un déni de soi
19:22qui fait en sorte
19:23qu'on veut quand même
19:23se mettre dans autre chose.
19:25Je suis afro-américain.
19:28Bon.
19:29Et après aussi,
19:30je trouve que dans l'histoire,
19:31on a beaucoup parlé
19:33de...
19:34origines de l'Amérique,
19:36etc.
19:36Mais pour moi,
19:37déjà,
19:37il y a des Américains
19:39noirs de souche.
19:40Tous les Américains...
19:42Les Américains ne sont pas
19:43de base blanc.
19:44Ils sont noirs.
19:46Et donc,
19:47quand on parle d'afro-américains,
19:48c'est déjà une mauvaise terminologie
19:49qu'on donne
19:50parce qu'il y en a
19:51qui sont venus
19:52de l'Afrique,
19:53mais il y en a
19:53qui sont autochtones
19:55de l'Amérique.
19:57Et ça,
19:58il y a ça...
19:58C'est pour ça qu'elles connaissent
19:59son histoire
20:00et aussi très important
20:01parce que ce n'est pas
20:02tous les Noirs d'Amérique
20:03qui viennent
20:04de l'Afrique.
20:06Je m'appelle Rayanne.
20:09J'ai
20:10beaucoup aimé
20:12cette...
20:12cette conférence
20:15sur la diversité
20:16et notre rapport
20:17au racisme.
20:20J'ai beaucoup appris,
20:21surtout par...
20:22la naturologue
20:24qui a été...
20:26qui m'a secoué
20:27dans mes...
20:28dans ma pensée même
20:30de...
20:31de l'impact
20:32que pouvait avoir
20:33le fait d'être
20:34immigré dans un pays.
20:36Ça faisait un peu peur,
20:37mais...
20:38en tout cas,
20:39c'est...
20:39c'était enrichissant.
20:40Le fait de communier
20:42comme ça,
20:43de parler,
20:43comme on échange.
20:45C'était vraiment
20:45une conférence
20:45très interactive.
20:47Du coup,
20:48on a beaucoup échangé,
20:49on a beaucoup discuté.
20:50Je n'étais pas seulement
20:51spectateur,
20:51j'étais aussi un peu acteur,
20:53du coup,
20:53ça fait plaisir
20:54de savoir
20:55qu'on peut être écouté,
20:56on peut être entendu.
20:57Et par la suite,
20:58j'ai découvert
20:59de magnifiques personnes,
21:01de personnes
21:02très talentueuses
21:03qui me présentent
21:04sur le stand
21:05des produits
21:05qu'ils font.
21:06et ça fait plaisir
21:09de se retrouver
21:09et d'échanger,
21:10en tout cas.
21:11Je serai là
21:12aux prochaines éditions,
21:14c'était très enrichissant.
21:16Je m'appelle Fatmata,
21:17je suis la fondatrice
21:19et la créatrice
21:19de Nayan Collection,
21:20qui est une marque
21:21de vêtements
21:22spécialisée
21:23dans les créations
21:24africaines.
21:25Et tous mes vêtements
21:26sont confectionnés
21:26au Nigeria.
21:27Donc,
21:28je valorise
21:28l'artisanat africain,
21:29le savoir-faire africain.
21:31et mon but
21:32est de redonner
21:34une certaine confiance
21:35aux femmes,
21:36un certain bien-être
21:37à travers l'habillement.
21:39Et donc,
21:39la journée d'aujourd'hui
21:40était une journée
21:41assez spéciale,
21:42on va dire,
21:43parce que
21:43je n'étais pas censée
21:44être là,
21:45mais finalement,
21:45j'ai pu me libérer
21:46et j'ai trouvé
21:48le débat assez intéressant
21:49et assez chouette.
21:50Donc, voilà.
21:51Merci beaucoup !
21:53Alors, moi,
21:54c'est Nina Donauti Pencil.
21:56Donc,
21:56j'ai participé
21:58aujourd'hui
21:58à la conférence
21:59donc,
22:00moire
22:01maghrébin
22:01et africain.
22:03Donc,
22:03qu'est-ce qui nous divise ?
22:04Ce qui était dommage,
22:05c'est qu'on n'a pas eu
22:06le côté maghrébin.
22:08On aurait voulu
22:09avoir plus de personnes
22:10dans cette communauté
22:11pour pouvoir vraiment
22:12échanger.
22:13Mais,
22:13ça a été quand même
22:15une conférence riche,
22:16des échanges riches également.
22:18Et la naturologue,
22:20maman Adèle,
22:21franchement,
22:21elle nous a ouvert les yeux
22:22sur plusieurs choses,
22:24l'environnement,
22:25à quel point l'environnement
22:25était important
22:26et également,
22:28comment l'environnement
22:29est connecté également
22:29à notre esprit
22:30et ça nous ouvre
22:31d'autres perspectives
22:32et d'autres,
22:34une autre façon
22:37de voir les choses,
22:38de voir notre environnement
22:39et notre identité
22:40en tant qu'Africains,
22:41en tant qu'Afro-descendants
22:42et en tant que Noirs.
22:44Donc,
22:44franchement,
22:45j'ai hâte
22:45pour la prochaine conférence.
22:48Moi,
22:48je m'appelle Aser,
22:49mon entreprise à moi
22:50s'appelle Mille Délice.
22:51Vous pouvez me retrouver
22:52notamment sur les réseaux
22:53sous le même nom.
22:54Aujourd'hui,
22:55j'ai été accueilli
22:56par BAM TV,
22:58Belle Africa,
22:59pour cet événement,
23:00Noirs,
23:01Maghrébins,
23:02Africains,
23:02ce qui nous divise.
23:03Donc,
23:03pourquoi pas se retrouver
23:04autour d'un repas
23:05et du coup,
23:07pour pouvoir parler
23:07de ce qui nous divise,
23:09ce qui nous rassemble aussi,
23:10tous ensemble,
23:11et vraiment développer
23:12cette thématique-là.
23:13Je m'appelle Bélina,
23:15je suis la fondatrice
23:16de Maïssa Création.
23:18Donc,
23:18en soi,
23:18c'est une collaboration
23:20entre plusieurs créateurs
23:21parce que je crois réellement
23:23en la force de la création.
23:25Et comment est-ce que
23:26j'ai entendu parler
23:27de cet événement ?
23:28Par le biais d'un incubateur,
23:30donc une personne
23:31qui m'a transmis l'information.
23:33J'ai vraiment été intéressée
23:34par le fait
23:35de rencontrer
23:36d'autres personnes
23:37qui étaient intéressées
23:39par la question
23:39de l'Afrique
23:40et ici du Maghreb,
23:42mais voilà,
23:42c'est comme ça
23:43que j'ai connu
23:44et l'événement
23:44était vraiment super.
23:45J'ai découvert
23:46beaucoup de choses,
23:47des intervenants incroyables
23:48et vraiment,
23:50à la prochaine édition.
23:52Mon nom,
23:52c'est Marie-Laure,
23:53je suis naturopaïde du féminin
23:55et je suis ici
23:55avec ma boutique
23:56de Lotus Shop.
23:58J'offre aux femmes
23:59des accompagnements
24:00en naturopathie féminine,
24:02celles qui ont besoin
24:03d'aide à régler
24:04tout ce qui est
24:04déséquilibre hormonal
24:06de manière naturelle.
24:08Je suis là
24:08pour éduquer,
24:10pour transmettre,
24:11pour aider à la guérison,
24:13et aussi à vous offrir
24:14des alternatives naturelles
24:16qui viennent
24:16de la pharmacopée afro,
24:18peu connue au monde,
24:20mais qui sont très efficaces
24:21et utilisées depuis
24:22des siècles,
24:24si je peux dire.
24:25Donc voilà,
24:26aujourd'hui,
24:26je suis venue à l'événement.
24:27J'ai trouvé ça très,
24:28une conférence
24:28très, très, très intéressante.
24:30On a pu échanger
24:31sur diverses choses
24:32qui nous touchent
24:33de loin et de près
24:34en tant qu'Africains.
24:35et on était en petit comité,
24:37mais vraiment très qualitatifs.
24:40Et donc,
24:40je suis très heureuse
24:41de l'invitation de BAM
24:42à cet événement-ci.
24:44Je suis Stéphanie,
24:46fondatrice de la marque
24:47Stéphysan.
24:48Aujourd'hui,
24:49je suis à un talk show
24:51organisé par Ben Africa
24:53sur la thématique
24:54« Noir et malgré bien
24:56quand l'identité divise ».
24:58Donc,
24:59j'ai eu l'opportunité
25:00d'avoir un stand
25:01pour pouvoir mettre
25:02en avant ce que je fais,
25:03donc, d'un côté,
25:04la vente d'événements
25:05hommes et femmes
25:06et de l'autre côté,
25:07les services à travers
25:08les événements
25:09que je trouve
25:09avec un stand
25:10et de manière
25:10à ce que je fais.
25:11Donc,
25:11c'était vraiment
25:12une soirée très riche
25:14avec des débats,
25:16des interventions.
25:17On a pu apprendre
25:18encore de nouvelles choses
25:19à travers l'intervention
25:20de tout un chacun.
25:22Donc,
25:22je vous invite encore
25:23massivement
25:24à d'autres conférences
25:26qui seront lues
25:26à partir du mois de septembre
25:27parce qu'on prend une pause.
25:29Merci !
25:36Bambdeby !
25:37Bambdeby !
25:39Bambdeby !