- il y a 7 semaines
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:01Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end, 21h sur
00:05CNews, le journal Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:11Bonsoir Olivier, bonsoir à tous. A la une, Donald Trump n'est pas satisfait de la dernière offre de l
00:17'Iran faite au Pakistan pour relancer les négociations de paix avec les Etats-Unis.
00:21En cas d'échec de la diplomatie, le président américain réitère sa menace de pulvériser la République islamique.
00:28Une reprise de la guerre reste à ce stade une option.
00:31Selon lui, les dirigeants iraniens sont incapables de s'entendre sur une stratégie de sortie du conflit.
00:37Un terrain militaire transformé en piste de danse.
00:40Le Technival de Bourges doit réunir 30 000 fêtards ce week-end, selon la préfecture du Cher.
00:45Environ 20 000 participants sont déjà présents sur un lieu décrit comme très dangereux par les autorités.
00:52Des munitions non explosées pourraient se trouver dans le sol.
00:56600 gendarmes sont mobilisés pour cet événement illégal.
00:59Et puis cet accident mortel en Ardèche.
01:01Cinq jeunes ont trouvé la mort dans leur véhicule entre les communes de Saras et Vernos-les-Anonais.
01:07Des victimes originaires du Rhône, âgées de 17 à 20 ans, pour des raisons encore inconnues,
01:13après une sortie de route et une chute dans un ravin.
01:16Leur voiture s'est embrasée.
01:17Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
01:20Une enquête et une cellule d'urgence médico-psychologique ont été ouvertes.
01:25Terrible. Merci Isabelle.
01:27Isabelle Piboulot, que nous retrouverons à 22h.
01:29Michel Coriot pour nous accompagner ce soir.
01:31Délégué national police, Alliance Nationale.
01:34Bonsoir. Merci d'être avec nous.
01:36On va revenir sur cette manifestation du premier.
01:38Et finalement, vous allez nous le dire, ça ne s'est pas si bien passé que cela.
01:41On verra ça tout à l'heure.
01:42A vos côtés, Benoît Grémard.
01:44Bonsoir. Vous êtes ancien officier de marine à l'escadrille des sous-marins nucléaires.
01:49Geoffroy Logène, comme chaque vendredi, mon cher Geoffroy.
01:51Bonsoir. Bonsoir Olivier.
01:52Et Marc Varnot. Bonsoir mon cher Marc, chef d'entreprise.
01:55Bonsoir Olivier.
01:56On va revenir bien sûr dans cette émission sur le 1er mai.
01:58Mais avant, nous tenons une victoire.
02:01Les mots de Donald Trump ce soir.
02:03Pour qui les négociations avec l'Iran tournent en rond ?
02:07Et il affiche deux options.
02:08Un accord ou la destruction de l'Iran.
02:11On va l'écouter.
02:13Nous pouvons faire un accord.
02:16Eh bien, je préférerais ne pas devoir tout détruire.
02:22Soit nous intervenons et détruisons tout.
02:25Nous avons tout explosé.
02:26Ou alors, il y a une autre voie à suivre.
02:30Vous savez, les dirigeants sont fragmentés.
02:35Ils ne s'entendent pas les uns avec les autres.
02:39Vous avez un groupe qui souhaite un accord, un groupe qui en souhaite un autre.
02:46Même les extrémistes veulent un accord.
02:49Benoît Grémard, d'un côté, les signaux américains pour une opération militaire.
02:54De l'autre, l'Iran qui a présenté cet après-midi une nouvelle proposition aux Etats-Unis via le Pakistan.
03:00Donald Trump dit non, je n'en veux pas.
03:02Selon vous, à cette heure, de quel côté penche la balance ?
03:05On se dirige plutôt vers une opération militaire ou, selon vous, il y a encore de la place pour la
03:10diplomatie ?
03:10Pour la diplomatie, elle s'est déjà effectuée avec le cessez-le-feu qui venait après 30 jours de conflit
03:18et 20 000 frappes.
03:19Le temps de la négociation, au niveau des Iraniens, leur a été offert.
03:24Et malgré les différentes propositions, vous allez dire ça, la question nucléaire.
03:27Celle-ci ne sera pas tranchée avec la dernière proposition qui a été présentée au président Trump.
03:34Le président Trump n'aura finalement plus d'autre choix, d'autre solution que de reprendre éventuellement des frappes aériennes
03:40au niveau de l'Iran
03:41pour accentuer un peu plus la pression, pour essayer d'avoir un objectif au moins crédible à atteindre au niveau
03:47de son électorat.
03:48Et des frappes pour faire bouger les choses, en quelque sorte.
03:50Effectivement. Peut-être que l'idée, ce serait de coupler à la fois un blocus économique avec des frappes militaires
03:55pour accentuer la pression au niveau du régime, mais également au niveau de la société iranienne qui va subir les
04:02bombardements,
04:02pour essayer peut-être de forcer le régime de Mullah à lâcher du l'Est au niveau du nucléaire.
04:07Prenons la direction des États-Unis.
04:08Justement, puisque très clairement, le président américain envisage un retour de combat à grande échelle.
04:15Il a reçu un débriefing, d'ailleurs, c'était jeudi dernier, du commandement central des États-Unis.
04:19On va retrouver Ramzi Malouki.
04:22Ramzi, très concrètement, est-ce que Donald Trump, il peut lancer des opérations militaires ?
04:27Parce qu'il y a une question vis-à-vis du congrès, me semble-t-il, sur la table.
04:34Oui, tout à fait, c'est le frein, disons, le plus immédiat.
04:37Vous savez, c'est cette loi sur les pouvoirs de guerre, la fameuse voie de 1973 qui dit qu'après
04:4260 jours,
04:44eh bien, le président des États-Unis doit avoir l'aval du congrès pour continuer les frappes.
04:48Mais Olivier, est-ce qu'on est vraiment à 60 jours ?
04:50En tout cas, ce n'est pas ce que pense Pitek Sec, le secrétaire d'État à la Défense,
04:53parce que pour lui, écoutez bien, pour lui, eh bien, le chrono s'est arrêté au moment où le cessez
04:58-le-feu a commencé.
04:59Donc, on n'est pas du tout dans les 60 jours.
05:01Maintenant, imaginons, imaginons que, effectivement, Donald Trump doit aller demander l'aval du congrès.
05:08D'abord, il peut demander une extension de 30 jours pour un retrait sécurisé.
05:12Bon, ce n'est pas du tout probablement, enfin, certainement, d'ailleurs, ce qui va se passer.
05:17Mais n'oublions pas une chose, c'est que, d'abord, depuis quelque chose, vous avez remarqué,
05:20on a toujours le mot « victoire ».
05:22On a vaincu militairement.
05:24Il n'y a plus personne en Iran.
05:26On a vaincu militairement.
05:27Ce terme « victoire » qui revient même pendant, d'ailleurs, le dîner d'État avec le roi Charles,
05:32ce terme, c'est pour préparer, justement, le terrain.
05:34Et dans ce cas-là, qu'est-ce qu'il fait psychologiquement ?
05:37Il appuie sur le congrès pour dire « Non, non, mais il n'y a plus de guerre, là, c
05:40'est terminé.
05:40Maintenant, imaginons, maintenant, qu'il reprenne les frappes, ce qui est peu probable.
05:45C'est un langage commun, mais c'est peu probable, parce que je pense que c'est la stratégie de
05:48la pression maximale.
05:50Vous le disiez un instant sur le plateau, c'est pour forcer les Iraniens à capituler.
05:54On met la pression, c'est la paix par la force, c'est un peu ça.
05:58Alors, n'oublions pas aussi, donc, qu'il, juridiquement, donc, il serait dans l'inégalité constitutionnelle
06:03si jamais il attaque sans l'aval du congrès.
06:06Et ça, ce sont uniquement les juristes à Washington qui vont décider.
06:12N'oublions pas aussi que le congrès est un majorité républicain.
06:14Et que, rappelons-le, toutes les tentatives jusqu'à présent de la part des démocrates
06:19de justement forcer Donald Trump à demander l'aval du congrès,
06:22toutes ces tentatives ont échoué.
06:24Je rappelle que les démocrates, pour eux, c'est une guerre, je cite, « illégale ».
06:28Donc, a priori, est-ce qu'il y aurait des frappes ?
06:31On ne sait pas, mais c'est peu probable.
06:33Est-ce qu'il y a un canal ouvert ?
06:34Oui, avec le Pakistan.
06:36Et il y a un autre canal qui est ouvert, c'est celui de la Russie.
06:39Puisque Vladimir Poutine a rencontré le ministre des Affaires étrangères du régime iranien,
06:44il a salué l'héroïsme du peuple iranien et il a assuré l'Iran de son soutien.
06:49Et on sait qu'il a parlé à Donald Trump pendant une heure et demie,
06:52que c'était amical mais ferme,
06:54et que le porte-parole du Kremlin dit, lui, qu'il y a une ligne rouge infranchissable
06:59et qu'à partir du moment où il y a des frappes sur le sol iranien,
07:02eh bien, la Russie ne serait plus, je cite, « neutre ».
07:06Donc, voilà un petit peu le contexte.
07:07Merci beaucoup, Ramzi Malouki, pour toutes ces précisions.
07:10Alors, très intéressant, d'ailleurs, Geoffroy Lejeune,
07:12effectivement, la posture de Vladimir Poutine vis-à-vis de Donald Trump.
07:15Jusqu'à quel point Donald Trump, aujourd'hui, écoute Vladimir Poutine,
07:18qui lui a dit, clairement, on l'a compris,
07:20« ne frappe pas le territoire iranien ».
07:21Vous y voyez quoi ?
07:22D'avantage de pression ces dernières heures,
07:24en montrant les muscles du côté américain,
07:26où, effectivement, vous vous dites,
07:28il faut que les choses bougent et Donald Trump pourrait bien frapper.
07:31J'ai énormément de mal, pour tout vous dire,
07:33à lire Donald Trump depuis le début de ce conflit.
07:35Moi, je ne m'attendais pas, je fais partie de ceux
07:36qui ont été très surpris par l'intervention américaine,
07:39par la durée de la première phase, celle des combats,
07:42et qui, aujourd'hui, préfèrent rester très, très prudent
07:44quand à l'issue de ce conflit.
07:46Je pense que, notamment, le fait d'ailleurs d'être imprévisible
07:47fait partie d'une stratégie, en tout cas, qui le sert beaucoup.
07:50Je constate qu'il y a une chose qui fonctionne avec lui,
07:52c'est qu'il a beaucoup d'options sur la table, en réalité.
07:55C'est-à-dire que demain, s'il décide de reprendre les combats
07:58ou s'il décide de continuer dans la voie diplomatique,
08:00aucune des deux options ne sera réellement une surprise.
08:02En tout cas, les deux sont possibles,
08:03et il a parlé des deux, Donald Trump.
08:05Et ensuite, je constate une deuxième chose,
08:06c'est que quand il profère une menace,
08:09on sait qu'il est capable d'aller au bout.
08:10C'est-à-dire qu'il y a presque neuf mois maintenant,
08:14il avait frappé l'Iran déjà sur la question du nucléaire.
08:17Et à l'époque, on ne s'y attendait pas,
08:18c'était une surprise, en tout cas,
08:20ça avait surpris beaucoup de monde,
08:22et ça avait obtenu des résultats,
08:23puisque le régime, à ce moment-là, avait accusé le coup.
08:27Tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui,
08:29je suis absolument incapable de vous dire
08:30ce qui va se passer dans les jours qui viennent,
08:32je suis incapable de vous dire, évidemment,
08:33ce qui se passe dans les négociations.
08:34En revanche, par contre, je constate que sa stratégie,
08:37notamment sur le blocus d'Hormuz, etc.,
08:39lui a permis de se remettre dans une position plus favorable
08:42que celle dans laquelle il était juste avant.
08:44En tout cas, un détroit d'Hormuz,
08:46il va bien falloir, et là, je m'adresse au chef d'entreprise,
08:48que ce détroit, un jour, soit bloqué,
08:49parce qu'on va y revenir tout à l'heure,
08:50mais il y a un impact sur l'économie mondiale
08:52qui n'est pas négligeable.
08:53Il y a un impact qui est colossal.
08:55C'est pour ça que ces négociations qui ont lieu au Pakistan,
08:57sans être un expert, moi, elles me laissent dubitatifs.
09:00Pourquoi ?
09:01Parce qu'à partir du moment où le détroit d'Hormuz
09:03n'est pas réouvert,
09:04à partir du moment où la question du nucléaire
09:07n'est pas solutionnée,
09:08à partir du moment où la libre communication en Iran
09:11n'est pas rétablie,
09:12donc Internet et tout ce qui va avec,
09:14les Américains sortiraient avec une défaite,
09:17plus ou moins grosse, mais avec une défaite.
09:18Comme l'objectif des Iraniens, il est très simple.
09:21Leur objectif, c'est de survivre.
09:23Au régime iranien, son objectif, c'est de survivre
09:24et de survivre à cette guerre.
09:26Donc à partir du moment où les négociations
09:28ne sont pas sur des sujets centraux,
09:30les négociations servent les deux parties
09:33pour gagner du temps.
09:34Moi, je crois impossible aujourd'hui
09:37qu'on ait un statu quo qui continue
09:39pour une raison très simple, elle est économique.
09:41C'est qu'aujourd'hui, le baril est remonté
09:43à 113 dollars, au niveau auquel il était
09:45pendant les combats.
09:46Le détroit d'Hormuz est fermé.
09:49On a un certain nombre de champs de pétroliers
09:51ou gaziers qui ont été abîmés, voire détruits.
09:54Une partie des capacités de raffinage de Total
09:57en Arabie Saoudite qui ont été abîmées.
09:59Aujourd'hui, on est dans une situation
10:01où même si la guerre devait s'arrêter,
10:02l'économie serait atteinte pour longtemps.
10:06Et l'économie est déjà atteinte,
10:07on y reviendra avec vous.
10:08Mais en réalité, c'est aussi une des équations.
10:11C'est-à-dire que la guerre...
10:13Moi, je fais partie des gens qui considèrent
10:14que cette guerre, elle n'a pas encore vraiment commencé.
10:17Pourquoi ? Parce que si on regarde
10:18le nombre de frappes qui ont été faites,
10:20les cibles militaires,
10:22le niveau des pertes de chaque côté,
10:24oublions pas que les Iraniens ont perdu 500 000 hommes
10:26face à l'Irak pendant la guerre Iran-Irak.
10:28Les Américains ont perdu des milliers de soldats
10:30en Irak et en Afghanistan.
10:32Là, on est dans une guerre
10:33qui est une guerre entre guillemets
10:35sans trop de victimes.
10:37Donc, je pense que ce que Trump a dans la tête,
10:40c'est de commencer une vraie guerre.
10:42Et moi, je suis plutôt pessimiste
10:44sur les chances que la paix s'installe
10:47ou qu'un accord s'installe
10:48pour les raisons que je viens de vous évoquer.
10:50Alors, vous êtes, pour vous,
10:52donc effectivement, une opération militaire
10:54est possible dans les heures,
10:56les jours qui viennent.
10:56Pourquoi pas, Benoît Grémard ?
10:58Frappe ciblée, prolongation du blocus,
11:00commando pour récupérer l'uranium.
11:03Quelles sont les options les plus probables ?
11:05Selon vous, quel type d'opération militaire
11:07pourrait être menée
11:08au vu des différentes contraintes sur le terrain ?
11:11Je m'adresse à l'ancien militaire, bien évidemment.
11:13Au niveau des contraintes sur le terrain,
11:15l'Iran est un grand pays,
11:16donc 1,6 million de kilomètres carrés,
11:1990 millions d'habitants.
11:20Donc, ce n'est pas n'importe quel pays
11:22tel que, je ne sais pas, le Nicaragua, par exemple,
11:24pour pouvoir faire une opération militaire d'envergure.
11:27Même s'ils ont l'exemple de l'Irak,
11:31et l'Afghanistan assez récemment.
11:33Le président Trump a plusieurs options sur la table,
11:35mais il vise aussi justement à rassurer son électorat.
11:38Et on l'a vu notamment lorsque vous avez eu l'exfiltration
11:40du pilote américain en territoire au Kouzistan.
11:45Les Américains ont déployé énormément de moyens,
11:49de données, de matériaux et d'hommes
11:51pour récupérer une personne pour qu'elle ne serve pas
11:52comme trophée au niveau des Iraniens dans cette guerre.
11:56Donc, est-ce que le président Trump est prêt
11:58pour faire une attaque frontale,
12:00donc une invasion du territoire avec des troupes,
12:02avec un quadrillage, avec finalement
12:04une invasion terrestre, gérée en bonne et due forme classique,
12:08donc une guerre de haute intensité, telle qu'on l'appelle ?
12:11Je ne le crois pas, dans le sens où
12:13il est aussi pressé, en fait,
12:15d'atteindre d'autres objectifs et d'autres dossiers.
12:19Trump est un homme assez quand même pressé.
12:22Et justement, toute cette phase finalement
12:25de négociation est très longue pour lui,
12:27ce qui fait beaucoup le jeu des Iraniens.
12:29Là, actuellement, et je vous rejoins,
12:30il est en train de faire une guerre balistique.
12:32Ce n'est pas une guerre dans laquelle
12:33il peut sortir assez rapidement,
12:35finalement, du jour au lendemain,
12:36tel qu'il le souhaite,
12:37si le prix, en fait, à payer est beaucoup trop lourd.
12:40Et donc, justement,
12:42et c'est le problème, cette guerre,
12:43c'est l'enjeu, cette guerre préemptive,
12:46en fait, qui était pour les démocrates illégales
12:47et qui est soutenue par les Républicains.
12:50Le problème, c'est quels sont les objectifs de guerre ?
12:52Le changement de régime, il n'a pas fonctionné.
12:53L'uranium iranien est finalement
12:56la dernière chose qui permet de justifier
12:58une guerre qui a coûté un milliard de dollars par jour
13:00au niveau de l'électorat trumpiste.
13:03Donc, il faut bien voir quel est l'intérêt américain
13:06dans cette guerre, et là, il donnera les moyens.
13:08Et quand Donald Trump dit hors de question
13:09que l'Iran accède à la bombe nucléaire
13:13et il dit, je vais aller chercher l'uranium
13:15avec des commandos, ça, c'est quelque chose de plausible.
13:18Envoyer des commandos sur le terrain,
13:20récupérer l'uranium, c'est faisable, militairement ?
13:22C'est une opération militaire extrêmement complexe
13:24dans le sens où il faut d'abord maîtriser
13:25le territoire dans lequel, justement,
13:27bon, déjà identifier où se trouve l'uranium.
13:29Même si, avec les services secrets,
13:30CIA, Mossad, ils ont quand même, effectivement,
13:33quelques idées, peut-être au niveau disparant.
13:34Mais derrière ça, il faudrait aéroporter les troupes,
13:37sécuriser les zones suffisamment longtemps
13:39pour pouvoir permettre aux équipes
13:41d'aller dans les installations en sous-sol,
13:43trouver, justement, les réserves d'uranium,
13:46les remonter à la surface,
13:48et c'est lourd, les exfiltrer
13:49avec les moyens conséquents,
13:50le tout sous le feu des drones
13:53et des bombardements iraniens.
13:54C'est une opération extrêmement complexe
13:56et je ne crois pas que l'État-major américain,
13:59même s'il a des plans pour tout,
14:01l'est envisagé sérieusement.
14:02Autre et peut-être dernière option sur la table,
14:05le Dark Eagle, missile hypersonique,
14:07on va peut-être le voir à l'antenne,
14:08que les Américains menacent d'envoyer,
14:09il n'a jamais été utilisé.
14:11On parle de l'arme fatale,
14:13là, c'est quoi ?
14:14Il montre les muscles,
14:14Donald Trump, davantage.
14:16Là, ce qui est intéressant,
14:17c'est que c'est un miroir
14:18par rapport aussi à ce que fait
14:20Vladimir Poutine en Ukraine
14:21lorsqu'il utilise, en fait,
14:23un autre missile hypersonique
14:25pour, justement, frapper le territoire ukrainien.
14:29À la différence que ce type de missile russe,
14:33lui, peut porter une charge nucléaire.
14:35Ça peut être, justement, un test,
14:37déjà, de fonctionnement technique du matériel.
14:38Ça envoie un signal assez fort,
14:40finalement, vis-à-vis de l'adversaire,
14:41mais les Ukrainiens n'ont pas forcément cédé pour autant
14:43par rapport à l'utilisation de ce type de missile
14:45qui, quand même, va jusqu'à 3 000 km
14:47et coûte 15 millions de pièces.
14:49Donc, il faut, effectivement, voir
14:50ce que ça peut rapporter
14:51en termes, justement, d'efficacité
14:55militaire par rapport aux coûts investis.
14:57Bon, voilà, on a, donc, à l'antenne
14:59une vitesse de plus de 6 000 km heure,
15:00une portée de 2 700 km.
15:03Voilà pour les différentes options militaires.
15:05En tout cas, il y a une conséquence très claire
15:06de cette guerre au Moyen-Orient.
15:08C'est l'impact économique.
15:09Et, bien évidemment, en France,
15:11chers amis téléspectateurs,
15:12vous le constatez tous les jours,
15:14le prix des carburants continue de monter.
15:17Ça se fait profondément sentir.
15:19Mais les carburants augmentent,
15:20mais pas seulement.
15:21Et cela, Marc Varnot,
15:22vous m'avez alerté sur l'explosion,
15:25alors, du prix du bitume,
15:26dans un premier temps,
15:27mais pas seulement.
15:28Il y a le MMA,
15:30métacrylate de méthyl.
15:31Beaucoup comme moi,
15:32j'ai découvert avec vous
15:33ce qu'était le MMA.
15:35Et il y en a partout
15:36dans notre quotidien.
15:38Alors, oui, effectivement,
15:39le MMA, c'est la base
15:41de l'acrylique.
15:43L'acrylique, c'est quoi ?
15:44C'est tout ce qui est écran LED
15:46et lumière LED.
15:48Donc, je vous laisse imaginer le volume.
15:49C'est tout ce qui est optique.
15:51C'est les feux de voiture,
15:51c'est les lunettes.
15:53C'est le plastique le plus transparent.
15:56Il est plus transparent que le verre.
15:57D'où son utilisation.
15:59Or, ce plastique,
16:00il a doublé en l'espace de six semaines.
16:03C'est du jamais vu.
16:04Ce plastique,
16:05il est fabriqué par une entreprise
16:07qui a quasiment un monopole mondial dessus
16:09et qui est en train de doubler les prix.
16:12On voit la courbe, d'ailleurs, justement,
16:13en ce moment même.
16:14Alors, effectivement, là, c'est flagrant.
16:15Regardez, Marc, au mois de mars,
16:17ça a explosé.
16:17Ça a explosé.
16:18Ça a doublé.
16:20Et donc là, on va retrouver ça
16:22dans tous les produits de consommation
16:24que l'on vient de citer.
16:25Alors, c'est un exemple, évidemment,
16:27mais vous allez citer également le bitume
16:28sur lequel je vous avais alerté.
16:30Le bitume, c'est tout ce qui est...
16:32Toutes les routes,
16:33c'est tout ce qui est travaux publics.
16:3530% d'augmentation du bitume,
16:37ça va avoir un impact
16:39sur les finances publiques
16:40et les collectivités publiques colossal.
16:42C'est-à-dire que tout d'un coup,
16:44ça va coûter 30% de plus
16:46au niveau de la matière première
16:47pour bitumer une route ou une rue.
16:49Et vous, concrètement,
16:51en tant que chef d'entreprise,
16:52vous allez être impacté directement.
16:53Ça va vous impacter ces hausses ?
16:56L'impact est colossal.
16:57Mais bon, je crois que ça fait maintenant
16:58un mois et demi que je le dis
16:59que personne ne parle de l'augmentation,
17:01de l'explosion du prix des matières premières
17:02qui a été caché par l'arbre essence.
17:07L'essence, on en parle tout le temps.
17:08Mais derrière,
17:09on a 50% des matières premières
17:10qui sont des dérivés pétroliers.
17:12Et ces dérivés pétroliers,
17:13tous les plastiques
17:14et tous les bitumes,
17:16enfin 50% des matières,
17:17subissent des augmentations
17:18entre 10 et 50%.
17:20Donc oui, forcément,
17:22moi, comme énormément d'entreprises,
17:23on va être obligé
17:24d'augmenter nos prix.
17:25Et on va vers une spirale inflationniste
17:27que M. Lecornu va découvrir
17:29puisque lui nous annonce
17:30qu'on va avoir 5% d'inflation.
17:32Moi, malheureusement,
17:33je prédis qu'on risque
17:33d'avoir beaucoup plus que ça.
17:34Voilà une information
17:36particulièrement intéressante.
17:37C'est vrai que le carburant,
17:38Geoffroy Lejeune,
17:39cachait l'arbre,
17:40l'arbre de ces augmentations multiples
17:42qui risquent d'y avoir.
17:43Marc Varnot nous l'expliquait très bien
17:45avec toutes ces petites composantes
17:46finalement qui sont en train d'exploser.
17:48Le problème dans ce genre de contexte,
17:51on l'a déjà vécu en 2022
17:52avec l'Ukraine,
17:53c'est qu'il y a quelques cassandres
17:55dont Marc Varnot fait partie
17:56qui alertent en disant
17:57attention, c'est terrible,
17:58c'est terrible
17:59et qui sont très minoritaires.
18:00Et le cercle de la raison
18:01qui vous explique
18:02que c'est impossible,
18:03que tout ça est très bien géré,
18:04que sur l'exemple des carburants,
18:06c'est très intéressant
18:07de voir la communication
18:07gouvernementale dès le début.
18:09Il n'y aura pas de pénurie.
18:10Conséquence, il y a des pénuries
18:11parce que les gens font la queue
18:11pour aller se rassurer.
18:13L'augmentation des prix,
18:14on va gérer,
18:15ne vous inquiétez pas.
18:16Et en fait,
18:17à la fin,
18:18quand vous regardez les choses
18:19avec quelques semaines
18:20ou quelques mois de décalage,
18:22vous vous dites
18:22que les cassandres avaient raison.
18:23Je me souviens,
18:24en 2022,
18:26notre ami spécialiste
18:27de l'énergie,
18:28Nicolas Meillant,
18:28était sur ses plateaux,
18:29sur ces news notamment,
18:31un des seuls
18:32à dire exactement
18:33ce qui s'est passé aujourd'hui.
18:34On a le recul pour le dire.
18:35Et le cercle de la raison
18:37vous interdit de voir
18:37ce que vous voyez
18:38ou ce que vous présentez,
18:39surtout quand c'est votre métier.
18:40Donc aujourd'hui,
18:41moi j'ai tendance,
18:42n'étant pas spécialiste
18:43ni de l'augmentation
18:44du prix des matières premières
18:44ni des coûts de l'énergie,
18:46à faire confiance
18:47à ceux qui sont
18:48les plus alarmistes
18:48puisque c'est toujours
18:49le pire qui se produit.
18:50Et je trouve,
18:52c'est intéressant d'ailleurs
18:53de voir que
18:54le gouvernement notamment,
18:55mais même les experts autorisés,
18:56ont une tendance
18:58à répéter régulièrement
19:00qu'il ne faut pas
19:02prendre au sérieux
19:03ceux qui sonnent l'alarme,
19:04etc.
19:05Mais par contre,
19:06les Français, eux,
19:07ont un instinct
19:08qui n'est pas lié
19:09à une connaissance quelconque
19:10de la situation,
19:10mais ont un instinct
19:11presque de survie
19:12comme un instinct animal
19:13qui les pousse
19:14à anticiper,
19:15à faire attention, etc.
19:16Au tout début
19:16de cette opération,
19:18il y a bien maintenant
19:18deux mois
19:19de cette opération
19:22américano-israélienne
19:23en Iran,
19:24j'ai un ami agriculteur
19:25qui m'a téléphoné
19:25en disant
19:25je vais remplir
19:26toutes mes cuves,
19:28je vais faire le plein
19:29de toutes mes machines
19:29en essence
19:30et je vais mettre
19:31du gaz de côté.
19:32Et moi, je me dis
19:32tiens, il est un peu
19:34paranoïaque
19:34ou il est un peu
19:36dans l'anticipation,
19:37etc.
19:37Aujourd'hui,
19:38c'est le roi du pétrole
19:38si je puis dire.
19:39Marc Vardot,
19:40comment on se réinvente
19:40dans cette situation ?
19:41Puisque vous alertez,
19:42vous êtes chef d'entreprise
19:43et vous m'avez dit
19:44voilà ce qui est en train
19:45d'augmenter,
19:46il va y avoir d'autres produits.
19:47Donc effectivement,
19:48vous alertez,
19:49quelle solution ?
19:49Comment se réinventer ?
19:50Est-ce qu'il y a
19:51des mesures à prendre,
19:52des mesures urgentes
19:53aujourd'hui, selon vous,
19:54des mesures de bon sens
19:55pour faire face
19:56à cette situation
19:57ou alors la France
19:58est dans une situation
19:59telle qu'on est obligé
20:00de subir ?
20:01C'est une situation
20:02qui est compliquée
20:03et qui est en réalité
20:05catastrophique
20:05parce qu'on est le dos au mur.
20:07C'est-à-dire que
20:07c'est tout le problème
20:08de la France,
20:09c'est qu'on a tellement
20:10écrasé tout le monde
20:10d'impôts, de taxes,
20:11de charges,
20:12on a tellement rendu
20:13les entreprises vulnérables,
20:14on a tellement fait baisser
20:16le pouvoir d'achat des gens
20:17en ne baissant pas
20:18la fiscalité,
20:19y compris d'ailleurs
20:19sur les hydrocarbures
20:21depuis six semaines,
20:22que tout le monde
20:22est le dos au mur.
20:24Oui, il y avait
20:24des mesures à prendre
20:25mais la mesure à prendre
20:25c'est de baisser la fiscalité
20:27immédiatement
20:28sur les hydrocarbures
20:29pour éviter justement
20:30ces effets-là,
20:30non seulement les effets
20:31du coût des carburants
20:32mais aussi les effets
20:33sur les matières premières.
20:34Le deuxième problème,
20:36c'est que vous savez,
20:37on est tout le temps
20:38en train de bénir
20:39une économie de marché
20:41totalement ouverte
20:41à l'extrême.
20:42Il faut quand même
20:43comprendre qu'après le Covid,
20:45il y a eu énormément
20:46d'effets inflationnistes
20:47qui ont été liés
20:48aux oligopoles
20:49voire aux monopoles.
20:50Moi, la matière
20:51dont je vous parle aujourd'hui,
20:52mais je pourrais vous parler
20:52d'autres matières
20:53comme le PET
20:54qui est le plastique roi
20:55qui sert à souffler les bouteilles.
20:56Le PET a augmenté
20:57de 41%.
20:58Donc ne croyez pas
20:59un instant
20:59que la bouteille d'eau minérale
21:01ou de votre soda favori
21:03ne va pas augmenter.
21:04Ça va augmenter
21:04puisqu'il y a plus de plastique
21:05dans un cas sur deux
21:06que de contenu.
21:07Donc on ne peut aujourd'hui
21:09que constater
21:09mais malheureusement,
21:11je pense que c'est trop tard.
21:12Par contre,
21:13le gouvernement
21:13doit avoir un discours de vérité
21:14voyez-vous
21:15parce que lorsque
21:15les raffineries totales,
21:17celles de Satorc,
21:18notamment en Arabie Saoudite,
21:19aient mis 50%
21:20hors service
21:20par un missile iranien
21:21et que l'on sait
21:22que même si demain
21:23il y avait une paix,
21:24que l'approvisionnement
21:25en pétrole
21:26baisserait de 300
21:27ou de 400 000 barils,
21:29eh bien ça,
21:29c'est la garantie
21:30que la crise dure.
21:31Et là-dessus,
21:32le gouvernement
21:32devrait être honnête,
21:34transparent,
21:35non pas alerter les Français
21:36mais simplement
21:37les informer.
21:37Et Benoît Grémard,
21:38vous ajoutez à cela
21:40l'annonce de Donald Trump
21:41sur son réseau social
21:42Trousse Social.
21:43Il dit vouloir relever
21:45à 25%
21:46les droits de douane
21:46sur les véhicules
21:47importés aux Etats-Unis
21:48depuis l'Union Européenne
21:49et il reproche
21:51au bloc européen
21:51de ne pas respecter
21:52l'accord commercial
21:53qu'ils ont conclu.
21:55On sait que Donald Trump
21:56accuse plusieurs partenaires
21:58européens,
21:58dont la France d'ailleurs,
21:59de refuser
21:59toute contribution militaire
22:01ou logistique
22:01aux opérations
22:02menées par Washington
22:03dans le détroit d'Hormuz,
22:05notamment pour boucler
22:06la boucle,
22:07si je puis dire.
22:08C'est une pression,
22:09on peut le décrypter
22:10comme ça,
22:11une pression sur les Européens
22:12par rapport à cette inaction
22:13dans le détroit d'Hormuz.
22:14Oui, absolument.
22:15Donald Trump est rancunier
22:16et puis il nous a en fait,
22:18surtout au niveau
22:19du deuxième mandat,
22:20habitués à faire ce type
22:21de pression,
22:22de sanctions économiques
22:23même vis-à-vis de ses alliés,
22:24alliés historiques,
22:25que ce soit en temps de paix
22:26ou maintenant en temps de guerre.
22:27Et il voit justement
22:28que le problème
22:29de certains alliés,
22:30c'est qu'ils peuvent être
22:30alliés mais non alignés.
22:31Et c'est le cas de la France
22:33dans le sens où
22:33elle n'a pas décidé
22:34finalement d'intervenir
22:37en Iran
22:37et les Américains
22:38ont pris finalement
22:39cette décision tout seuls
22:41avec leurs alliés américains
22:42pour saisir
22:42cette fenêtre d'opportunité
22:43de liquider le régime
22:45et d'espérer,
22:47chose qui se sont trompée,
22:48espérer trouver en fait
22:49un accord avec une nouvelle équipe
22:50sauf que la même
22:51s'est reproduite
22:51au niveau de l'Iran.
22:53Donc oui,
22:53Donald Trump,
22:54disons qu'on peut se garder
22:56de ses amis,
22:58les ennemis en son charge
22:59mais le problème de Donald Trump
23:00c'est qu'il est souvent imprévisible
23:01notamment en politique internationale.
23:03Et c'est vrai que l'Europe
23:03a joué la mondialisation
23:04et aujourd'hui
23:05nous sommes en train
23:06de le payer.
23:07On va marquer une très courte pause
23:09si vous le voulez bien.
23:10Autre actualité aujourd'hui
23:11le 1er mai.
23:12Alors c'est vrai que
23:13beaucoup se réjouissent
23:15de l'atmosphère
23:16qui a régné
23:17dans les rues de France.
23:18Pas trop de dégâts.
23:20Eh bien non,
23:20nous dit Michel Coriot,
23:22policier,
23:23ça s'est mal passé.
23:24Des collègues,
23:25des policiers,
23:26des forces de l'ordre
23:26ont été blessés
23:27et il ne faut pas
23:28s'y habituer finalement.
23:30On en parle dans un instant.
23:351er mai,
23:36fête du travail.
23:37Mais le mot fête
23:38est-il vraiment adapté ?
23:41En tout cas,
23:43plusieurs cortèges
23:44dans les villes de France.
23:45On va décrypter tout cela.
23:47À Paris,
23:4724 000 personnes.
23:49Assez peu d'ailleurs.
23:50De moins en moins de monde.
23:51Plus les années passent,
23:52plus les cortèges
23:54sont parsemés.
23:56À Saint-Denis,
23:57on va avoir ces images.
23:57Alors des drapeaux palestiniens,
23:59des pancartes
24:00pour la régulation
24:01des sans-papiers
24:02ou alors pour se débarrasser
24:04aussi des milliardaires.
24:05On a pu entendre
24:06des libérés la flottille,
24:08libérés Gaza.
24:09Là,
24:10ça a été entendu
24:10à Montpellier.
24:11Bref,
24:12on voit ces images
24:13de constages
24:14au froid le jeune,
24:15peu de participants.
24:17Et nous sommes
24:18très loin
24:19d'un hommage
24:19aux travailleurs,
24:20à tous les travailleurs.
24:21Ça n'a absolument
24:22plus rien à voir.
24:23Non,
24:23ça n'a plus aucun sens.
24:24C'est un rassemblement
24:25populaire,
24:26sans peuple quand même.
24:27Disons-le.
24:27À part en 2023
24:28où c'était la contestation
24:30contre la réforme des retraites
24:31où il y avait vraiment
24:32du monde dans les rues,
24:33mais là,
24:33ça brassait un peu plus large.
24:34Ça n'est plus du tout
24:35un rassemblement populaire
24:36et ça n'est plus du tout
24:37un rassemblement
24:37qui parle du travail.
24:38C'est absolument incroyable.
24:40Donc aujourd'hui,
24:40à Paris,
24:41c'est quelques milliers
24:43de participants,
24:43il me semble.
24:4424 000.
24:4424 000.
24:4524 000.
24:45C'était 28 000
24:46l'année dernière.
24:47Ça baisse d'année en année.
24:48Et surtout,
24:48au-delà de ça,
24:49il y a évidemment
24:49toutes les antiennes
24:50des rassemblements
24:51de gauche
24:51et d'extrême-gauche
24:53d'aujourd'hui.
24:53Mais moi,
25:00aujourd'hui,
25:00au-delà de ça,
25:01la gauche,
25:01historiquement,
25:02a vraiment eu un discours
25:03sur le travail.
25:03Il y a vraiment une histoire
25:04entre la gauche
25:04et les travailleurs.
25:05Normalement,
25:06en théorie.
25:06Ils les ont perdus
25:08électoralement.
25:08Ça commence à remonter
25:09il y a un petit moment.
25:10La note de Terranova
25:11en 2011
25:12qui théorise le fait
25:12qu'il faut arrêter
25:13de leur parler
25:14parce qu'ils ne votent plus pour eux,
25:15ça remonte maintenant
25:16à une 15.
25:16Ça fait 15 ans.
25:18Et donc,
25:18vous constatez que
25:19même le discours
25:20de la fête du travail
25:21a muté
25:21et qu'aujourd'hui,
25:22on est passé...
25:23En fait,
25:23il y a toute l'histoire
25:23de la gauche française
25:24dans les images
25:24que vous venez de montrer.
25:25Ils ont arrêté
25:26de parler du travail
25:27à des travailleurs
25:27et ils se mettent
25:28à parler à des minorités
25:29qui sont alors
25:29pro-palestiniennes,
25:31qui sont minorités sexuelles,
25:32etc.
25:33Et ça se retrouve
25:34le 1er mai.
25:35Donc,
25:35c'est parfaitement incongru
25:36et vous avez
25:36une bonne carte postale
25:37de ce qui est devenu...
25:37Mais est-ce que cette fête,
25:38elle a encore un sens,
25:39finalement,
25:40fête du travail
25:41ou alors qu'ils appellent ça
25:41autrement,
25:42non ?
25:42Oui,
25:44encore du sens.
25:46Il faut se rappeler
25:46que c'était créé
25:47en 1889
25:48par l'international
25:49des socialistes.
25:50À l'époque,
25:50les conditions de travail
25:51étaient légèrement différentes
25:52et je ne sais pas
25:52mes mots
25:52qu'elles le sont aujourd'hui.
25:54On a 5% de syndiqués
25:55pour qui le 1er mai
25:58est théoriquement
25:59une espèce de grand messe.
26:00Mais enfin,
26:01dans le pays de l'OCDE
26:02où on a le plus jour de congés,
26:04le 1er mai
26:05est quand même
26:05un jour bizarre.
26:06Voyez-vous,
26:07le droit du travail
26:08aujourd'hui en France,
26:09le code du travail
26:10est passé de 5 000
26:11à 11 000 articles
26:12en 20 ans.
26:13Rappelons simplement
26:14qu'en Suisse,
26:15il y a 100 articles
26:16au code du travail
26:17et qu'en Allemagne,
26:18il n'y en a même pas.
26:19Donc,
26:20c'est complètement incongru.
26:21Ça n'a absolument
26:21plus rien à dire,
26:22le 1er mai.
26:23Le 1er mai avait tout son sens
26:24à la fin du 19e
26:25et peut-être jusqu'au milieu
26:26du 20e siècle.
26:27Mais aujourd'hui,
26:27avec 11 jours fériés,
26:2930 jours de congés par an,
26:31fêter le travail
26:32ou plutôt
26:33les avancées sociales
26:35qui sont travaillant
26:35toujours moins
26:36pour être payés
26:37toujours autant,
26:38pour moi,
26:38ça ne fait plus aucun sens.
26:40Ça,
26:40c'est le travailler
26:41toujours moins
26:41pour être payé
26:42toujours autant.
26:43C'est ça,
26:44aujourd'hui,
26:44la gauche.
26:45En tout cas,
26:45une autre image
26:46qu'on va la retenir
26:47aujourd'hui,
26:48c'est celle d'Olivier Faure,
26:49on va le voir,
26:50qui s'est fait enfariné.
26:51Il était dans le cortège
26:52à Amiens
26:53au cri de
26:54« casse-toi,
26:55sale traître ».
26:57Intéressante,
26:57cette division de la gauche,
26:58Geoffroy Lejeune,
26:59l'année dernière,
26:59c'était Jérôme Gage.
27:00On s'en souvient
27:01qu'il y avait pris la partie
27:02division au sein de la gauche.
27:04Jérôme Gage
27:05était un autre sujet.
27:06C'était vraiment
27:06l'expression
27:08de l'antisémitisme
27:08au sein des cortèges
27:09de la gauche.
27:10Olivier Faure,
27:11c'est plus le côté
27:12que tu as voté
27:12le budget du gouvernement.
27:13Donc, à cause de toi,
27:14nous avons des réformes
27:15très libérales,
27:16ce qu'on n'a pas encore vu
27:17beaucoup.
27:20Ce sont les divisions
27:22habituelles
27:22entre la mouvance,
27:25pour résumer très grossièrement,
27:26socialiste
27:26versus la France insoumise.
27:29À part ça,
27:29je voudrais dire une chose,
27:30je ne suis pas un aficionado
27:31d'Olivier Faure,
27:32mais je trouve ça insupportable
27:33comme image en réalité.
27:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
27:37vous avez une frange
27:38pour laquelle
27:39ce type de mode
27:41d'expression est devenu
27:42la norme en réalité.
27:43L'insulte,
27:44le fait d'évacuer
27:45des cortèges,
27:46le fait d'enfariner,
27:47ça a d'ailleurs une conséquence
27:48directe après,
27:49c'est la violence
27:49par rapport aux forces de l'ordre
27:50puisque c'est finalement
27:51le même mode d'expression.
27:52Mais vous vous rendez compte
27:53qu'on vit dans un pays
27:54avec des forces politiques,
27:56ça fait d'ailleurs
27:57le lien avec la dissolution
27:58de la jeune garde
27:58qui est une bonne nouvelle,
27:59mais vous avez des forces politiques
28:00qui n'ont plus que ça
28:01comme mode d'expression.
28:03En théorie,
28:03la manière qu'on avait choisi
28:05pour régler nos différents
28:06politiques dans notre société,
28:07c'était le vote,
28:09la liberté d'expression,
28:11le fait d'avoir
28:11un débat public
28:12qui permette de trancher
28:13certaines questions
28:14et à un moment donné
28:14les citoyens étaient
28:15appelés aux urnes
28:15pour les trancher
28:16et aujourd'hui
28:17on est en train
28:18de se détourner
28:18progressivement de ça
28:19et on a une forme
28:20de deuxième régime parallèle
28:21qui est la violence
28:22et la loi du plus fort.
28:22Et soutien Olivier Faure
28:23dit Jordan Bardella
28:24face à l'agression
28:25dont il a été victime
28:26aujourd'hui à M1,
28:27rien ne justifiera
28:27la violence dans le débat public,
28:29ses comportements sectaires
28:30et brutaux
28:30n'ont pas leur place
28:31dans la République,
28:32la démocratie exige
28:33le respect
28:34même dans le désaccord.
28:35Voilà Jordan Bardella
28:36Je crois qu'à un moment
28:37il faut arrêter de parler
28:38moi franchement
28:39ça fait 60 ans
28:40que j'entends
28:40les hommes politiques parler
28:41il faut qu'ils arrêtent de parler
28:42il faut qu'ils agissent
28:43c'est-à-dire que la violence
28:44contre les élus
28:44on ne l'a pas découverte aujourd'hui
28:46la violence contre les élus
28:47aujourd'hui
28:47elle est systématique
28:48généralisée
28:49et le carburant
28:50c'est l'impunité
28:51donc quand ils seront décidés
28:53à arrêter
28:54cette impunité systématique
28:55et que les délinquants
28:57parce qu'il faut être un délinquant
28:58pour insulter
28:59pour menacer un politique
29:00les délinquants
29:01iront en prison
29:02et qu'on aura des places
29:03de prison pour ces gens-là
29:04et bien je pense
29:05qu'on se portera tous
29:05beaucoup mieux
29:06Violence contre les politiques
29:07violence contre les forces
29:08de l'ordre
29:09également
29:09comme à chaque 1er mai
29:11la présence de groupuscules
29:12d'extrême gauche
29:13alors on les appelle
29:14les antifas
29:15les black blocs
29:16200 black blocs
29:17en tête de cortège à Paris
29:18des dizaines d'antifas
29:19également à Lyon
29:21regardez cette photo
29:22alors Michel Corneau
29:23délégué national
29:24police alliance nationale
29:26c'est vous
29:27qui nous avez fait parvenir
29:29ces photos
29:30et qui les avez
29:31effectivement confirmées
29:32cet après-midi
29:34ou un chariot conçu
29:36équipé d'une arbalète
29:37pour permettre
29:38de tirer des projectiles
29:39et des mortiers
29:40il a été saisi
29:42par vos collègues
29:43ce qu'a dit
29:44un chariot de guerre
29:45finalement
29:45qui faisait office
29:47de bar à réa
29:48aux antifas
29:48une fois de plus
29:50les forces de l'ordre
29:51dans le viseur
29:51c'est ça
29:52évidemment je trouve
29:53ces images insupportables
29:54je pense comme
29:55tous les français
29:57c'est aussi insupportable
29:58la tentation de se dire
29:59que cette journée
29:59elle s'est bien passée
30:00parce que dire
30:01qu'elle s'est bien passée
30:02c'est accepter une normalisation
30:03de la violence
30:03et pour nous
30:05à l'Alliance Pays Nationale
30:06c'est juste impensable
30:08on a eu un collègue blessé
30:09ce matin à Nantes
30:10ça a commencé fort
30:11puisqu'il y a un collègue
30:12de CRS
30:12qui a reçu un projectile
30:14au niveau de la tête
30:16on a eu deux collègues
30:17parisiens
30:17qui sont blessés
30:18on attend le bilan final
30:19de la journée
30:21mais cette violence quotidienne
30:22elle est insupportable
30:23pour tout le monde
30:23elle est insupportable
30:24évidemment pour mes collègues
30:25qui ont été fortement mobilisés
30:26pour cette journée
30:27comme tous les ans
30:28qui ont fait un travail remarquable
30:30avec beaucoup de sang-froid
30:31parce qu'on voit ce genre d'armes
30:32face à eux
30:33je peux vous dire
30:34que tout de suite
30:35on réagit
30:35on a pris évidemment
30:37les bonnes mesures
30:38pour aller saisir
30:38ce matériel tout de suite
30:39mais le danger
30:40il est quotidien
30:41il est quotidien
30:42et malheureusement
30:44quand on voit cette arme
30:46nous on répond par quoi ?
30:47par une réponse pénale
30:48qui n'est absolument pas
30:49à la hauteur de la situation
30:52ces individus
30:53sont toujours les mêmes
30:54c'est le Black Box
30:56ils sont souvent interpellés
30:58par mes collègues
30:59avant que mes collègues
31:00finissent le service
31:01ils sont déjà dehors
31:01enfin bref
31:02on va s'intéresser
31:03à cette galaxie Black Bloc
31:05mais effectivement
31:06tant qu'il n'y a pas
31:07un niveau de violence
31:07comme celui qu'on a pu voir
31:09lors des dernières émeutes
31:10après la mort de Naël
31:11on dit que tout se passe bien
31:12finalement
31:13et là vous nous dites
31:14ce soir non
31:14c'est pas le cas
31:15ça s'est pas bien passé
31:16aujourd'hui
31:17encore une fois
31:18pour nous
31:19Alliance Police Nationale
31:19à partir du moment
31:20où il y a un policier blessé
31:21c'est un policier de trop
31:23et c'est évidemment inacceptable
31:25Black Bloc
31:26groupuscule d'extrême gauche
31:27donc équipé pour le combat
31:28c'est ce qu'on vient de voir
31:29qui sont-ils
31:29quel comportement
31:30ils ont vis-à-vis de vous
31:31puisque leur premier ennemi
31:33puisqu'on peut parler d'ennemis
31:34et non pas d'adversaires
31:35c'est notamment
31:36les forces de l'ordre
31:37c'est ça
31:37alors il faut comprendre
31:38que c'est pas une organisation
31:39on prend pas une carte Black Box
31:41c'est plus une méthode
31:41une méthode de combat
31:43une méthode qui est née
31:44du côté de l'extrême gauche
31:46dans les années 80
31:47en Allemagne
31:48c'est de là que vient ce mouvement
31:50c'est un mouvement
31:51qui est très difficile pour nous
31:52à canaliser
31:53lors des manifestations
31:53parce que
31:54en fait il rentre dans la manifestation
31:56et il s'éparpille un peu partout
31:58et donc la problématique pour nous
31:59c'est d'aller chercher
32:00ces fauteurs de troubles
32:02au milieu de manifestants
32:04lambda entre guillemets
32:05de syndicats historiques
32:06et c'est assez compliqué à gérer
32:09c'est des individus
32:10qui ont des formations
32:11pour vraiment affronter
32:12parce qu'ils sont là
32:12pour blesser
32:14pour mutiler
32:14pour tuer du flic
32:15c'est ça la réalité
32:17et les affrontements
32:18sont souvent très violents
32:19et eux sont très déterminés
32:20On a vu effectivement
32:21des forces de l'ordre
32:22obligées de charger
32:22aujourd'hui
32:23mais visiblement
32:24des forces de l'ordre
32:24qui aussi avaient anticipé
32:26incontestablement
32:27est-ce que la violence
32:27qui vient de l'extrême gauche
32:29aujourd'hui
32:29elle est non seulement reconnue
32:31mais mieux anticipée ?
32:32Oui c'est sûr
32:33alors elle est mieux anticipée
32:34parce qu'aujourd'hui
32:34la question c'est pas de savoir
32:35dans le genre de manifestation
32:37s'il va y avoir des violences
32:38c'est quand est-ce qu'elles vont avoir lieu
32:39et malheureusement
32:40l'expérience d'année en année
32:42nous fait réagir
32:44et évidemment
32:44nos collègues sont très professionnels
32:46ils savent aborder
32:47ce genre d'événements
32:48ils le font avec
32:49évidemment un calme
32:51parce qu'on est préparé pour ça
32:52on sait qu'à un moment donné
32:53ça va dégénérer
32:54et tout
32:55enfin une manifestation
32:56ça se prépare pas
32:58le jour même
32:58évidemment
32:58c'est des semaines
32:59des semaines de préparation
33:00en amont
33:01avec nos collègues du renseignement
33:02aussi qui font
33:03un travail remarquable
33:04pour prévoir
33:05ces débordements
33:06et c'est toute une chaîne
33:07qui se met en route
33:08et c'est vraiment
33:09beaucoup de travail
33:09pour tout le monde
33:10et soulignons
33:11qu'à la fin
33:11de ce type de manifestation
33:12il n'y a pas de blessés
33:15du côté des manifestants
33:16et ça on peut le souligner
33:17ça montre le professionnalisme
33:19du maintien de l'ordre
33:20à la française
33:21présence de ces groupuscules
33:22qui fait écho
33:24à cette information
33:25qui nous est parvenue hier
33:26la dissolution
33:26de la jeune garde
33:27confirmée par le conseil d'état
33:29malgré un recours
33:30de ce groupe antifasciste
33:32et si le conseil d'état
33:34confirme la violence
33:34du groupuscule
33:35Geoffroy Lejeune
33:36il me semble
33:37que c'est vraiment
33:38un signal
33:39sur la violence
33:40la violence politique
33:41qui émane
33:42de toute cette galaxie
33:43d'extrême gauche
33:44elle vient de là
33:45de l'extrême gauche
33:45la violence politique
33:46aujourd'hui
33:47Sincèrement
33:48je pense qu'avec
33:49ces histoires de dissolution
33:50il y a une forme de loterie
33:51pour avoir discuté
33:52avec des ministres
33:54notamment
33:54qui étaient
33:55vous savez
33:55parfois en lien
33:56avec la justice administrative
33:57pour obtenir
33:58ce genre de décisions
33:59vous vous rendez compte
34:00qu'il n'y a pas
34:01une vérité claire
34:02c'est très compliqué
34:02d'ailleurs
34:03il y a du contradictoire
34:04mais c'est très compliqué
34:05de savoir à l'avance
34:06ce qui va se passer
34:07et en l'espèce
34:08je pense que la dissolution
34:08de la jeune carte
34:09qui était décidée avant
34:10et qui avait été portée
34:11par Bruno Retailleau
34:12à mon avis
34:12aurait pu être invalidée
34:14parce qu'il y avait
34:15juridiquement
34:15ils ont tenté la chose
34:17aurait pu être invalidée
34:18s'il n'y avait pas eu
34:19la mort de Quentin de Ranck
34:20et cette prise de conscience
34:21à l'échelle nationale
34:22du fait que
34:23ces gens
34:24en fait
34:24s'entraînent à tuer
34:25puisqu'à la fin
34:26ils finissent par donner la mort
34:28et sincèrement
34:29je pense que
34:31malheureusement
34:31ça ne lui rendra pas la vie
34:32mais au moins
34:32grâce à lui
34:33il y aura eu cette dissolution
34:33ce qui ne veut pas dire
34:34qu'ils ne vont pas se reconstituer
34:35ce qui ne veut pas dire
34:36qu'ils ne continueront pas
34:37d'agir dans les rues de Lyon
34:38et partout ailleurs
34:40ce qui ne veut pas dire non plus
34:41qu'il n'y a pas une forme
34:41d'impunité
34:41parce qu'il y a juste
34:42un député à l'Assemblée Nationale
34:43qui est le fondateur
34:44de ce groupe
34:44et qui a des liens
34:46qui avaient des assistance parlementaires
34:48qui étaient mis en cause
34:48dans la mort de Quentin de Ranck
34:49mais en attendant
34:50il y a eu une confirmation
34:51par la justice française
34:54que ce groupe de VL dissous
34:55est un bon signal
34:56et encore une fois
34:57moi j'ai eu des sueurs froides
34:59parce que je pense
35:00que dans la situation
35:01d'avant la mort de Quentin
35:03sincèrement
35:03il y aurait eu match
35:04sur le plan judiciaire
35:05Michel Coriot
35:06peut-être vous qui êtes
35:07policier de terrain
35:07peut-être un regard aussi
35:08sur cette dissolution
35:09un tournant
35:10la mort de Quentin
35:11puisqu'on imagine
35:12que les services de renseignement
35:14les forces de l'ordre
35:15alertent depuis des années
35:16sur la dangerosité
35:17de ces groupuscules
35:18et notamment de la jeune garde
35:20à Lyon
35:20plus précisément
35:21je dirais qu'il était temps
35:23tant mieux que l'Etat
35:24prenne ses responsabilités
35:25parce que ces groupuscules
35:26évidemment
35:27ils ne datent pas d'aujourd'hui
35:28ils sont identifiés
35:29comme ultra violents
35:30depuis des années
35:31par les services de renseignement
35:32et je crois qu'à un moment donné
35:33l'Etat doit prendre
35:34ses responsabilités
35:34ses chaussettes aujourd'hui
35:35et on ne peut que saluer
35:36cette décision
35:37bon le 1er mai
35:39symbole de la violence
35:41des antifas
35:42encore une fois
35:43mais c'est aussi symbole
35:43de la cacophonie
35:45jusqu'au bout
35:45avec un cas d'école
35:47de blocage
35:48la question du travail
35:49des boulangers
35:50et des fleuristes
35:50voilà plusieurs semaines
35:52que nous en parlons
35:52et ce matin
35:53alors aucun boulanger
35:55ni fleuriste
35:56ne savait
35:56s'il avait le droit
35:57ou non d'ouvrir
35:59et figurez-vous
35:59qu'un boulanger
36:00a été verbalisé
36:01par des inspecteurs du travail
36:03pour avoir ouvert
36:04donc ce matin
36:05et ce malgré
36:06les promesses
36:07du Premier ministre
36:08alors Sébastien Lecornu
36:09a fini par rappeler
36:09l'artisan
36:10pour lui annoncer
36:11que l'amende
36:12qu'il a reçue
36:13sera supprimée
36:14et il l'a félicité
36:15d'avoir ouvert
36:16sa boulangerie
36:17le témoignage du boulanger
36:18il était
36:19vous l'avez peut-être
36:19entendu
36:20chez Eliott Deval
36:21tout à l'heure
36:22ce matin
36:23moi j'ai ouvert
36:24à 7h
36:24et à 8h15
36:25j'ai deux inspecteurs
36:26du travail
36:27qui sont vendus
36:29qui ont demandé
36:31à mes vendeuses
36:32de me parler
36:33et puis ils m'ont dit
36:34que j'avais pas le droit
36:35d'ouvrir
36:35je lui ai dit
36:36que j'avais fait signer
36:38c'était sur la base
36:39du volontariat
36:39alors mes salariés
36:40m'avaient signé
36:41une décharge
36:42l'inspectrice
36:43m'a dit
36:43que c'était pas valable
36:44parce que la loi
36:45dit qu'on n'a pas le droit
36:46de les faire travailler
36:47l'amende
36:48je sais pas si j'aurais
36:49une amende
36:50mais de toute façon
36:52c'était 750 euros
36:53par salarié
36:55multiplié par 7 salariés
36:56ça fait 5 250 euros
36:57il vient d'avoir
36:58le premier ministre
36:58au téléphone
36:59il vient de m'appeler
37:02il m'a dit
37:02que de toute façon
37:03les amendes
37:05il n'y aurait pas de suite
37:06il m'a remercié
37:06d'être ouvert
37:07d'avoir joué le jeu
37:08d'avoir ouvert
37:08et que j'avais pas
37:11à m'en faire
37:11que s'il y aurait
37:13des poursuites
37:14comme il l'avait
37:15annoncé
37:16il y a 15 jours
37:19le vendredi
37:20quand il nous a
37:21donné l'autorisation
37:22d'ouvrir
37:23qu'il n'y aurait pas
37:23de sanctions
37:24derrière
37:25alors il risque
37:265 250 euros
37:27d'amende
37:28alors visiblement
37:29l'intelligence collective
37:30pour reprendre
37:31l'expression
37:32de Sébastien Lecornu
37:33n'a pas fonctionné
37:34rien
37:34absolument rien ne va
37:35dans cette séquence
37:36Marc Bernon
37:37rien ne va
37:38d'abord la première question
37:38que vous pourriez se poser
37:39c'est
37:40qui dirige
37:41le premier ministre
37:42monsieur Lecornu
37:43ou l'inspection du travail
37:44et je dis ça
37:45sans ironie
37:45c'est à dire que
37:46à partir du moment
37:47où il y avait des instructions
37:48gouvernementales
37:49qui avaient été données
37:49on se rend compte
37:50quand même
37:51de l'autonomie
37:52et de l'indépendance
37:54de nos bénéficiaires
37:55et des inspecteurs du travail
37:56c'est à dire que
37:56c'est quelque chose
37:57qui est proprement scandaleux
37:58les inspecteurs du travail
38:00ne dirigent pas
38:01la France
38:01ils sont là pour
38:02entre guillemets
38:03obéir
38:04quand la loi n'est pas claire
38:05et malheureusement
38:06c'est souvent le cas
38:07je vais vous donner
38:08le chiffre tout à l'heure
38:0911 500 articles
38:11du code du travail
38:12je mets au défi
38:14une entreprise
38:14un artisan
38:15qui vous voulez
38:16d'avoir la visite
38:17d'un inspecteur du travail
38:18qui ne trouve pas
38:19au moins une
38:20ou plusieurs infractions
38:21cette espèce
38:21de terrorisme du travail
38:23qui est créé
38:24par l'inspection du travail
38:25est proprement scandaleuse
38:27moi ce qui m'a
38:28le plus choqué
38:29c'est ça
38:29c'est que voilà
38:30en plus de surcroît
38:31alors juste
38:31mais ça on l'a dit dix fois
38:32c'est quand même
38:33des gens
38:34à qui on interdit
38:35de travailler
38:35on est quand même
38:37un pays de dingue
38:38en France
38:38on interdit
38:39par la loi
38:40de travailler
38:40et l'inspecteur du travail
38:42vient pour verbaliser
38:43celui qui sur la base
38:44du volontariat
38:45fait travailler ses salariés
38:47avec
38:47en suivant les recommandations
38:48du premier ministre
38:49on est vraiment
38:50dans un pays de fous
38:51mais on marche
38:52complètement sur la tête
38:52je reprends cette expression
38:54de Gauthier Lebray
38:55mais là
38:56nous marchons totalement
38:57sur la tête
38:57c'est incompréhensible
38:58cette séquence
38:59du boulanger
39:00un boulanger
39:01qui ne cherche qu'à travailler
39:02il ne peut pas
39:04et le pire c'est que
39:05moi sincèrement
39:06si j'étais Sébastien Lecornu
39:07je l'aurais appelé aussi
39:08et je lui aurais dit
39:09je vais payer de ma poche
39:12pour montrer en tant
39:13que premier ministre
39:13que symboliquement
39:14je suis en désaccord
39:15complet avec ce système
39:16je ne peux malheureusement
39:17pas le réformer
39:18mais par contre
39:18je vais donner
39:19de ma personne
39:21pour prouver
39:22à quel point
39:22je suis scandalisé
39:23par ce qui se passe
39:23parce que là
39:24il y a une suite
39:24c'est que
39:26si j'ai bien compris
39:26la France insoumise
39:27je crois Manuel Bompard
39:29c'est ce que vous alliez dire
39:29pardon
39:30c'est hallucinant
39:30mais accrochez-vous
39:31on va voir
39:32effectivement
39:32la France insoumise
39:33qui annonce
39:34saisir le procureur
39:35de la République
39:35car elle considère
39:36que Sébastien Lecornu
39:38s'oppose à faire appliquer
39:39la loi
39:40c'est absolument lunaire
39:41elle valide la sanction
39:42pour ce boulanger
39:43qui a travaillé
39:44et moi c'est ça
39:45qui m'a le plus choqué
39:46parce qu'on vit dans
39:46un système complètement fou
39:47ça on le savait
39:48on n'est pas en train
39:49de le découvrir
39:49on est incapable
39:50de le réformer
39:51malheureusement
39:51on le savait aussi
39:52et on est en train
39:52de le constater
39:53de jour en jour
39:54il y a quand même
39:55des gens qui sont
39:55des petits ayatollahs
39:56pardon de le dire
39:57mais les inspecteurs
39:57du travail
39:58qui vont traquer
39:58la personne
39:59qui a décidé d'ouvrir
40:00laisser les tranquilles
40:01c'est épouvantable
40:02les boulangers
40:03par ailleurs
40:03sont ultra impactés
40:05aussi par l'énergie
40:05en ce moment
40:06quand le prix
40:07de l'électricité
40:08ou du gaz
40:08augmente
40:09c'est pour eux
40:10donc leurs marges
40:10réduisent etc
40:11donc c'est quand même
40:12des gens courageux
40:12il faut un minimum
40:13les aider
40:13le gouvernement
40:14a appelé toute la semaine
40:15à l'intelligence collective
40:16au bon sens
40:16on en est absolument
40:17incapable
40:18c'est à dire que
40:18ça n'existe pas
40:19dans ce pays
40:20à l'échelle
40:21dans le cerveau
40:22de ces gens
40:22et ensuite pour terminer
40:24vous avez une formation politique
40:25qui décide d'aller faire
40:26appliquer une sanction
40:27on parle toujours
40:29de la gauche et du travail
40:29une formation politique
40:30de gauche
40:31qui va aller décider
40:32qui va saisir la justice
40:34pour essayer de
40:35absolument faire payer
40:36cette amende
40:36de 5250 euros
40:37à un boulanger
40:38qui fait travailler
40:407 personnes
40:41qui vont être payées double
40:42parce que c'est le 1er mai
40:43enfin
40:43c'est absolument hallucinant
40:46et la même
40:46la même extrême gauche
40:48qui dit
40:48la police tue
40:49je me tourne vers vous
40:50Michel Coriot
40:51puisque cette semaine
40:51vous avez eu
40:52le cas
40:52de ces gendarmes
40:54ces gendarmes
40:54qui ont été
40:56percutés
40:56par un individu
40:58et le suspect
40:58pas de prison
40:59il ressort
41:00tranquillement
41:01pas de prison
41:01et dans le même temps
41:02la France insoumise
41:03demande à ce qu'un boulanger
41:04qui travaille
41:05un honnête travailleur
41:06et bien
41:07paye cette amende
41:08c'est hallucinant
41:10mais c'est le monde
41:10totalement à l'envers
41:11je crois que ils choisissent
41:12leur combat
41:12ça paraît assez clair
41:14quand on est gendarme
41:15et policier
41:16on n'attend rien d'eux
41:17donc on n'est jamais déçu
41:18mais en tout cas
41:18c'est vrai que c'est lunaire
41:20comme séquence
41:21alors nous en tant que policier
41:22le 1er mai
41:23on ne se pose pas trop de questions
41:24parce qu'on sait qu'on va travailler
41:25et on travaille tous les jours
41:26365 jours dans l'année
41:27mais c'est vrai que c'est bizarre
41:30à voir que des gens
41:31comme des boulangers
41:32ne peuvent pas travailler
41:33ce jour-là
41:34on a une réglementation
41:35totalement absurde
41:36aujourd'hui
41:36Marc Varnot
41:36voilà ce qu'on peut dire
41:39une insécurité juridique
41:40en plus
41:41c'est ce qu'on constate
41:42avec ce boulanger
41:43bref
41:44plus de liberté
41:44pour le travailleur
41:45mais toujours plus de liberté
41:47pour les délinquants
41:47je crois que si on voulait
41:48ouvrir la voie
41:49à un milleil français
41:50on ne s'y prendrait pas autrement
41:52vous êtes pour vous
41:53la tronçonneuse alors
41:54je ne suis pas pour la tronçonneuse
41:55mais je suis pour le parler vrai
41:57et pour les vrais remèdes
41:59face aux vrais problèmes
42:00je suis pour ouvrir les yeux
42:02sur les vrais constats
42:03et ne pas continuer
42:04à se mentir indéfiniment
42:05je veux dire
42:06aujourd'hui il y a deux Frances
42:07il y a la France qui travaille
42:09qui paye des impôts
42:10et qui en a ras-le-bol
42:11d'une autre France
42:12qui travaille beaucoup moins
42:13qui paye souvent pas du tout d'impôts
42:15mais qui par contre
42:16profite du système
42:17et je crois qu'il faut le dire
42:18haut et fort
42:19il y en a ras-le-bol
42:20dans ce pays
42:21on a les impôts
42:22les plus forts
42:23qui existent
42:24on a les taxes
42:25les plus élevées
42:25on a un pouvoir d'achat
42:27qui est très bas
42:27on a une rentabilité
42:29d'entreprise
42:29qui est très basse
42:30et pendant ce temps-là
42:31on a tous les records
42:33des gens qui ne travaillent pas
42:34arrivé à un moment
42:35il va quand même falloir
42:36se poser des vraies questions
42:37remettre la France au travail
42:39c'est un faux problème
42:40il y a la moitié de la France
42:41qui travaille
42:41et qui travaille beaucoup
42:42moi je fréquence cette France-là
42:44mais il y a aussi une France
42:45qui ne fout rien
42:45il faut le dire
42:46alors ces deux Frances
42:47on a pu les voir
42:48je trouve intéressant
42:49cette image
42:49que vous allez voir
42:50apparaître à l'écran
42:51c'est-à-dire
42:51c'est d'un côté
42:52la France qui était à Mâcon
42:54puisque le Rassemblement National
42:56a proposé un meeting
42:58aussi
42:58ils étaient réunis à Mâcon
43:00autour de Jordan Bardella
43:01et Marine Le Pen
43:02un grand meeting
43:03baptisé
43:03la fête de la nation
43:04vous le voyez sur votre écran
43:06et puis à côté
43:07vous avez
43:08l'autre France
43:09qui était dans la rue
43:10alors beaucoup moins
43:10déjà de drapeaux français
43:12mais ces deux images
43:13c'est vrai
43:16on a cette France
43:18silencieuse
43:19cette France qui travaille
43:19et de l'autre
43:20cette France
43:21que Marc Varnot
43:23définit
43:23comme celle
43:24qui veut travailler moins
43:25pour gagner autant
43:27en fait
43:28moi je reviens
43:29sur l'image
43:30parce que vous avez raison
43:31il y a deux Frances
43:31évidemment
43:31et je suis d'accord
43:32avec Marc
43:32il faut quand même
43:33rappeler quelque chose
43:34il y a souvent
43:34des discours un peu maladroits
43:36sur le travail en France
43:37en disant qu'en gros
43:38les Français sont des feignants
43:39etc.
43:39notamment quand on parle
43:40de réformer par exemple
43:41les retraites
43:41oui les Français
43:42ne veulent pas travailler
43:42plus longtemps
43:43il y a des gens
43:43qui travaillent dur
43:44longtemps
43:45très longtemps
43:45et pour qui repousser
43:47l'âge de départ
43:47à la retraite
43:48c'est une catastrophe
43:49ou en tout cas
43:49c'est un coup dur
43:50ils le feront par ailleurs
43:51parce que ce ne sont pas
43:52le genre de gens
43:53qui risquient
43:53quand on leur demande
43:54des efforts
43:54mais pour qui c'est très dur
43:56il y a des gens
43:56qui ont des métiers
43:57qui sont durs
43:59qui sont fatigants
43:59etc.
44:00et par contre
44:00ces gens-là payent
44:01pour des gens
44:01qui manifestaient aujourd'hui
44:03pour demander la liberté
44:04pour la Palestine
44:05etc.
44:07et vous avez parlé
44:08tout à l'heure
44:08de tronçonneuses
44:09la question n'est pas
44:10de savoir si on est
44:11pour ou contre
44:11on sera obligé
44:12de tronçonner
44:12à un moment donné
44:13ça va arriver
44:13et si vous ne voulez pas
44:15tronçonner
44:15vous aurez des augmentations
44:17d'impôts encore plus
44:18qui décourageront
44:19encore plus
44:19les gens qui travaillent
44:20donc moi ce qui m'intéresse
44:22c'est de savoir
44:22qui sera le tronçonneur
44:23est-ce que c'est quelqu'un
44:24qui a réfléchi à la chose
44:25qui sera coupé
44:26dans les mauvaises dépenses
44:27tout en gardant
44:28les bonnes dépenses
44:28parce qu'il ne faut pas
44:29non plus dire
44:29que toutes les dépenses
44:30sont mauvaises
44:30et qui saura faire
44:32que le travail paye
44:33pour le coup
44:33et sincèrement
44:35cette journée aujourd'hui
44:35elle est un peu angoissante
44:37en réalité
44:38sur le rapport
44:39de beaucoup de français
44:41de beaucoup de français
44:41au travail
44:42et notamment
44:42de toute la gauche
44:43au travail
44:45et pardon
44:45et sur l'incapacité
44:46que les politiques ont
44:47parce que la cacophonie
44:48dont on vient de parler
44:49elle montre qu'en fait
44:50ils ne savent pas
44:50ce qu'il faut faire
44:51ils ne savent pas
44:51dans quelle direction
44:52il faut aller
44:52en tout cas
44:53deux parties
44:54dans les starting blocks
44:54pour 2027
44:55la France Insoumise
44:56et le Rassemblement National
44:58c'est aussi
44:59l'un des enseignements
45:00aujourd'hui
45:00de cette journée
45:01me semble-t-il
45:02on arrive au terme
45:03de cette émission
45:03mais Mickaël Lorient
45:04est avec nous
45:04parce que l'actualité
45:06ne s'arrête jamais
45:06sur CNews
45:07comment allez-vous
45:07cher Miguel
45:08au programme
45:09du meilleur de l'invaux
45:10on va revenir évidemment
45:11sur ce 1er mai
45:12on fera le point
45:13sur la mobilisation
45:14sur les effectifs
45:16de police
45:16les interpellations
45:17on va revenir évidemment
45:18sur cette journée
45:20de fête du travail
45:20et puis l'actualité internationale
45:2263ème jour de guerre
45:23contre la république islamique
45:25d'Iran
45:25le président américain
45:26Donald Trump
45:27devrait s'exprimer
45:28d'une minute à l'autre
45:28on suivra ça en direct
45:29avec nos correspondants
45:31nos envoyés spéciaux
45:32également en Israël
45:34à la frontière libanaise
45:35et puis nos spécialistes
45:36en plateau
45:36c'est tout de suite
45:37sur CNews
45:39et Michel Coriot
45:39nous le disait
45:40ce soir
45:41non la manifestation
45:42ne s'est pas bien passée
45:43des policiers blessés
45:44merci à tous
45:45de nous avoir suivis
45:46merci à Julien Duroux
45:48Sébastien Caquineau
45:49de m'avoir aidé
45:49à préparer cette émission
45:51à la réalisation
45:52Henri de Mérindol
45:52je vous retrouve demain
45:54dans 100% politique
45:55Mickaël Lorient
45:56c'est à vous
45:57excellente soirée
45:58sur notre antenne
45:59merci
45:59bonne soirée à vous
46:00merci à vous
46:01merci à vous
46:01merci à vous
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