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  • il y a 7 semaines
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:00Il est 19h, on est encore en train de rigoler de moi, en train de passer inaperçue avec une robe
00:00:07jeune entre les chronicières hier soir.
00:00:09C'est vrai que ça s'est passé comme ça ?
00:00:13Si vous avez suivi l'émission hier soir, j'avoue, je suis partie un instant, mais je suis vite revenue.
00:00:18Bonsoir à tous. 19h, le sommaire ce soir, nous recevons à David Lissna, candidat à la présidentielle 2027.
00:00:26Il a quitté les Républicains, le président de Nouvelle-Énergie, réélu maire de Cannes dès le premier tour avec plus
00:00:32de 81% des voix, s'est imposé sur la scène nationale.
00:00:36Le libéral assumé sort son livre noir sur la bureaucratie, alors que le libéralisme à le vent en poupe pour
00:00:44la présidentielle, David Lissna, président de Nouvelle-Énergie, est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:00:49En traitant de maboule ses opposants, Emmanuel Macron déplace-t-il le débat ?
00:00:55Derrière la polémique ne révèle-t-il pas, surtout sa vision d'une immigration nécessaire et ne ménémétise pas des
00:01:03tensions réelles avec l'Algérie ?
00:01:05L'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
00:01:08Sandrine Rousseau qualifie le catholicisme de religion, je cite, la plus misogyne.
00:01:14Une déclaration qui compare les religions mais n'occulte-t-elle pas des réalités complexes, des enjeux actuels sur les
00:01:23droits des femmes ?
00:01:24L'analyse de Gabrielle Cluzel.
00:01:26La visite du roi Charles III aux Etats-Unis et son discours historique devant le Congrès à 21h ce soir.
00:01:33Geste diplomatique pour afficher l'unité entre Londres et Washington, malgré des tensions réelles.
00:01:39Derrière le symbole rare et solennel se joue une tentative de maintenir une alliance fragilisée.
00:01:44Dans un contexte international instable, le regard de Marc Menon.
00:01:50La justice annule une subvention de la mairie de Lyon à l'ONG très controversée SOS Méditerranée.
00:01:57Une somme de 12 000 euros qui a été attaquée par une candidate reconquête.
00:02:02Sa remarque a été suivie par la justice administrative sur la forme, mais sur le fond, un flou juridique persiste.
00:02:09On en parle avec le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:02:13Le blocus américain étouffe l'Iran privé d'exportation.
00:02:17Le pétrole s'accumule, les capacités de stockage arrivent à saturation en quelques semaines.
00:02:23Combien de temps l'économie iranienne peut-elle réellement encore tenir ?
00:02:27Le point international avec Michel Fayad.
00:02:30Et puis si la gauche se divise sur Master Poulet, elle suit, elle suit, elle s'unit en tout cas
00:02:37face au canon français.
00:02:39Derrière les accusations de dérive extrême, la critique vise surtout l'affirmation d'une culture française traditionnelle
00:02:47devenue suspecte par une partie de la gauche, Bédito de Mathieu Bocoté.
00:02:52Une heure pour tout se dire et sans tabou et c'est parti.
00:03:08Bonsoir à tous, Emmanuel Macron s'est permis hier une déclaration étonnante en dénonçant les maboules qui veulent un conflit
00:03:16avec l'Algérie.
00:03:18Depuis la polémique s'étend, Mathieu Bocoté, elle se radicalise même et permet de mieux comprendre les tensions françaises à
00:03:26propos de l'Algérie.
00:03:27Que s'est-il passé concrètement ?
00:03:29Je pense que nous devons, à propos de cette déclaration d'Emmanuel Macron qui dit qui sont les maboules qui
00:03:34veulent rouvrir un conflit avec l'Algérie,
00:03:36on doit comprendre que nous sommes dans une pièce de théâtre dont l'auteur est Emmanuel Macron et où il
00:03:41veut le rôle principal à son avantage.
00:03:43Ça, on doit garder cela à l'esprit pour la suite du raisonnement.
00:03:46Donc, le point de départ, il est de passage dans une région en mariage, oui, je crois que c'est
00:03:51ça, et on lui fait remarquer que dans un hôpital,
00:03:55il y a une surreprésentation de médecins qui n'ont pas été formés sous l'Union européenne et parmi ceux
00:04:01-là, de très nombreux Algériens.
00:04:04Très bien.
00:04:04Donc, il dit, ces gens-là, nous en avons besoin et il faut leur faciliter la vie, il ne faut
00:04:09pas leur faire des complications administratives et jusque-là, on est dans le simple bon sens.
00:04:13Si on a des médecins qui ont fait des tests d'équivalence, donc ils ont été formés en Algérie ou
00:04:16au Sénégal ou au Canada ou en Norvège, que sais-je,
00:04:20ils veulent travailler en France, ils font les tests d'équivalence nécessaires, pourquoi leur compliquerait-on la vie ? Très
00:04:26bien.
00:04:27Mais partant de cela, il va beaucoup plus loin. Il prend prétexte de cette remarque finalement banale pour dire, il
00:04:34relance le débat,
00:04:36il dit, parce qu'il y a beaucoup d'Algériens dans le corps médical, il dit, allez en parler donc
00:04:40à ceux qui veulent ouvrir un conflit avec l'Algérie,
00:04:44donc qui veulent un conflit avec l'Algérie, mais traite de maboules, les maboules.
00:04:48C'est une expression, en plus, c'est très Emmanuel Macron, c'est poudre de perlimpinpin, c'est Gérard Majax,
00:04:55c'est sapristi,
00:04:56il aime utiliser des formules quelquefois sorties d'un peu nulle part.
00:04:59C'est un peu plus familier, maboules.
00:05:01Oui, oui, mais ce n'est pas le terme qu'on utilise spontanément quand on est président de la République.
00:05:04Donc on comprend qu'il veut frapper l'imaginaire.
00:05:06Et que fait-il dès lors ? Il nous dit, il y a aujourd'hui un problème avec l'Algérie
00:05:12en France,
00:05:12mais ce problème ne trouve pas son origine en Algérie, avec le régime Théboune,
00:05:16il ne trouve pas son origine dans la difficile intégration des populations algériennes en France,
00:05:23il ne trouve pas son origine dans la difficile intégration de l'islam en France,
00:05:27il ne trouve pas son origine, autrement dit, devant cette pression extérieure qui vient dérégler la société française.
00:05:34Non, s'il y a un problème avec l'Algérie, c'est qu'il y a en France le parti
00:05:38maboule,
00:05:39le parti maboule qui cherche le conflit avec l'Algérie.
00:05:44Alors le point de départ, on doit comprendre, c'est que pour lui, si je comprends bien son arrière-pensée,
00:05:48son cadre d'analyse, la relation avec l'Algérie était jusqu'à tout récemment neutre, apaisée, calme,
00:05:53ça se passait bien avec l'Algérie.
00:05:55Et là, tout simplement, les maboules sortis de nulle part ont déréglé cette relation,
00:05:59donc si ça va mal avec l'Algérie, c'est pas du tout la faute à l'Algérie, c'est
00:06:03la faute aux maboules.
00:06:04Alors là, vous me posez la question, je le devine, mais qui sont les maboules ?
00:06:08Parce qu'il y en a quand même plusieurs, ils l'utilisent au pluriel.
00:06:11Immédiatement, on se dit, est-ce qu'il vise en fait Bruno Retailleau ?
00:06:15Bruno Retailleau, qui est dans son passage au ministère de l'Intérieur,
00:06:18a marqué son désir d'assumer, pas de provoquer, d'assumer la dimension conflictuelle de la relation avec l'Algérie,
00:06:25parce que pour l'instant, la relation avec l'Algérie est un peu la suivante.
00:06:27La France jouait le rôle du tapis, l'Algérie pilait sur le tapis,
00:06:31puis à la fin, on nous expliquait que c'était une relation sous le signe de l'honneur et du
00:06:33respect.
00:06:34Donc, Bruno Retailleau dit que la France va cesser de jouer, de faire le tapis.
00:06:38Elle va cesser de s'aplatir devant ceux qui veulent l'humilier.
00:06:42On pourrait dire que le deuil politique, la tristesse politique de Bruno Retailleau,
00:06:46c'est qu'il n'a pas su quitter ses fonctions autour de la question algérienne.
00:06:50Il est décampé, je pense, autour de Bruno Le Maire, c'est déjà oublié.
00:06:53On se demande pourquoi il a quitté, alors que sur la question algérienne,
00:06:56il incarnait une position qui était très probablement majoritaire en France,
00:07:00et même très majoritaire.
00:07:02Donc, Emmanuel Macron décide d'attaquer Retailleau.
00:07:05On peut penser qu'il y a un calcul politique là-dedans.
00:07:07Remettre Retailleau dans le jeu politique,
00:07:09faire en sorte qu'on suppose qu'il va prendre quelques points ORN potentiellement,
00:07:13être capable de mettre de l'avant un acteur de plus dans la présidentielle
00:07:15à l'avantage du Bloc central, on peut supposer que c'est ça.
00:07:18On peut penser aussi, soit dit en passant,
00:07:20que Bruno Retailleau pourrait profiter de cette attaque,
00:07:22parce qu'ensuite, quand on demande à Emmanuel Macron,
00:07:24vous visiez Retailleau, il fait non, non, non,
00:07:26avec un sourire qui dit oui, la tête qui dit non.
00:07:29Non, non, c'est un peu compliqué.
00:07:31On peut penser que Bruno Retailleau pourrait prendre prétexte de cela
00:07:34pour se relancer en disant, la question algérienne, c'est moi.
00:07:37L'enjeu algérien, c'est moi.
00:07:39Donc, il y a une espèce de sous-texte politique qui s'écrit là-dedans.
00:07:43On peut aller encore un peu plus loin.
00:07:45Si on veut parler de folie, parce que Maboul,
00:07:47pour ceux qui ont oublié le sens de la formule,
00:07:48c'est un fou, c'est un dingo.
00:07:50Eh bien, quelle est la plus grande folie?
00:07:53Nommer le fait que l'Algérie est dans un rapport d'hostilité systématique
00:07:57avec la France depuis plusieurs décennies,
00:07:59est-ce que c'est ça qui est Maboul?
00:08:00Ou est-ce que c'est consentir à l'arrivée chaque année
00:08:02de milliers, de dizaines de milliers d'Algériens en France
00:08:04qui, à ce qu'on en sait, à moins que je ne me trompe,
00:08:07ne s'intègrent pas parfaitement?
00:08:08Qu'est-ce qui est Maboul là-dedans?
00:08:09C'est le consentement.
00:08:11Évidemment, vous avez tout à fait raison, pas tous,
00:08:12mais un nombre significatif.
00:08:14Donc, qu'est-ce qui est Maboul là-dedans?
00:08:16Non, c'est le consentement à la submersion migratoire
00:08:18ou c'est le fait de nommer le fait que ça ne va pas bien?
00:08:21Ensuite, on peut se demander, à très courte séquence,
00:08:24c'est-à-dire tout récemment,
00:08:25je ne parle même pas de l'histoire trouble de l'indépendance,
00:08:28de mon point de vue, la relation France-Algérie
00:08:30ne s'est jamais si bien passée que ça.
00:08:32Je n'ai pas souvenir, ayant étudié cette histoire,
00:08:34du moment où ça se passait tellement bien entre les deux pays.
00:08:38Mais dans la séquence présente,
00:08:39j'essaie de voir où sont les sources de tensions.
00:08:43Les influenceurs algériens en France,
00:08:44qui sont véritablement des agitateurs
00:08:46qui cherchent à utiliser politiquement la diaspora
00:08:48au service du régime d'Alger.
00:08:50Est-ce que c'est un problème qui est causé par la France
00:08:52et ses Maboul ou par l'Algérie?
00:08:55L'instrumentalisation dans cet esprit de la diaspora,
00:08:57rappelez-vous, cette idée que la diaspora
00:08:58doit voter en algérien, dans un réflexe algérien,
00:09:01plutôt qu'un réflexe français.
00:09:03C'est contre la logique de l'intégration et de l'assimilation.
00:09:05Qui est Maboul?
00:09:06Celui qui s'en inquiète ou celui qui dit,
00:09:08encore une fois, il y a cette réalité?
00:09:10On peut aller plus loin.
00:09:11La question des OQTF, les discours anti-français
00:09:13qui dominent la vie publique algérienne,
00:09:16Christophe Gleize, Boilem Sansal.
00:09:19Quand on a tout cela à l'esprit, on peut se dire,
00:09:21mais qu'est-ce que cherche à nous dire
00:09:23le président de la République?
00:09:24Est-ce que véritablement se dire agresseur
00:09:26quand on est agressé?
00:09:28Est-ce que se dire, c'est ma faute
00:09:29quand ce n'est pas ma faute?
00:09:30De quel trait psychologique est-ce le témoignage?
00:09:33Jordan Bardella a dit, soit dit en passant,
00:09:35c'est sa réponse à Emmanuel Macron,
00:09:36vous ne critiquez pas que la classe politique.
00:09:38Ici, vous critiquez les Français dans leur majorité,
00:09:40je vais le citer, « en traitant de maboule
00:09:42tous ceux qui exigent la fin des provocations algériennes,
00:09:45le président de la République ne s'en prend pas
00:09:46seulement à des représentants politiques
00:09:48avec un vocabulaire ingérieux,
00:09:50il insulte une immense majorité de Français,
00:09:52lassés que leur pays soit l'objet d'humiliation permanente,
00:09:55vivement que l'on tourne la page. »
00:09:56Parce qu'effectivement, est-ce que c'est seulement
00:09:58Retailleau qui était visé avec cela,
00:09:59ou tous les Français qui n'aiment pas particulièrement
00:10:01qu'on leur pile dessus,
00:10:02et qu'on a peut-être déjà nommé autrement
00:10:04gaulois réfractaires?
00:10:06Allons plus loin, est-ce qu'Emmanuel Macron
00:10:08ne vient pas légitimer ici
00:10:10que la France aurait besoin de l'Algérie
00:10:12pour fonctionner au quotidien?
00:10:14C'est un peu ce qui m'a frappé.
00:10:15Autrement dit, il ressort la thèse,
00:10:17à mon avis, usée et disqualifiée,
00:10:20de la nécessité au quotidien d'une présence algérienne
00:10:22ou plus largement migratoire massive
00:10:24pour que la France fonctionne.
00:10:25Alors, on connaît l'argument,
00:10:26il y a des métiers sous tension.
00:10:28Donc là, pour faire vivre l'économie Hubert,
00:10:30par exemple, il faut aujourd'hui des immigrants.
00:10:32Il faut les migrants, ce sont les seuls à accepter
00:10:34de faire ce travail qui relève d'un esclavage nouveau.
00:10:37On nous dit dans les restaurants, dans les cuisines,
00:10:40dans les métiers, de l'entretien.
00:10:41Encore une fois, on a besoin d'immigrants.
00:10:42Bon, OK, on connaît l'argument.
00:10:44Là, c'est rendu les médecins.
00:10:46Donc là, maintenant, il n'y a aucun domaine
00:10:47de l'activité professionnelle en France
00:10:49où, finalement, la présence migratoire
00:10:51n'est pas utile et absolument indispensable.
00:10:53Et qu'on se comprenne bien,
00:10:54chaque médecin qui fait son travail
00:10:56dans un hôpital ou ailleurs en France,
00:10:57qu'il soit d'origine algérienne, serbe, norvégienne,
00:11:00qu'importe, ou français même, est absolument essentiel.
00:11:03Personne ne dira le contraire.
00:11:05Mais est-ce qu'il n'y a pas un phénomène de masse
00:11:07qui existe ici quand, fondamentalement,
00:11:09vous expliquez à tous que, sans cette présence,
00:11:11vous seriez une société desséchée, déréglée, dérégulée,
00:11:16incapable de répondre à ses propres besoins?
00:11:18Et en dernière instance, est-ce qu'on doit vraiment dire
00:11:20que c'est la France qui a besoin de l'Algérie
00:11:21ou ce ne sont pas plutôt l'Algérie
00:11:23qui a besoin de la France?
00:11:24Est-ce que ce ne sont pas les Algériens
00:11:26qui s'installent en France qui ont besoin de la France?
00:11:27Est-ce que ce ne sont pas ceux qui décident de vivre ici
00:11:30plutôt que chez eux?
00:11:31C'est un phénomène de masse,
00:11:32on ne parle pas de quelques individus
00:11:34qui décident de vivre ici plutôt que chez eux.
00:11:36Est-ce que le témoin ne manque pas d'un besoin de la France?
00:11:38Est-ce que, de ce point de vue,
00:11:38on ne devrait pas plutôt leur dire,
00:11:40non pas je m'excuse, mais n'hésitez pas à dire merci?
00:11:43Emmanuel Macron, ici, n'en dit-il pas beaucoup
00:11:46sur sa vision du monde,
00:11:48sur la philosophie qui commande peut-être ses actions même?
00:11:51Je crois qu'Emmanuel Macron est un homme plutôt jeune,
00:11:54mais qui appartient au monde d'avant.
00:11:55C'est-à-dire que c'est l'homme qui croit encore
00:11:57que l'immigration est une chance pour la France,
00:11:59que l'immigration massive n'est pas un problème,
00:12:01qui croit que l'immigration va régler les métiers sous tension,
00:12:04il croit que la diversité est une richesse en toutes circonstances,
00:12:07il croit qu'il n'y a pas vraiment de culture française,
00:12:08on le disait autrefois.
00:12:09C'est une forme de mélange entre SOS racisme
00:12:11et la mondialisation heureuse d'Alain Minck.
00:12:14C'est un peu de Jacques Attali, un peu de Patrick Boucheron,
00:12:17beaucoup de Mme von der Leyen.
00:12:19Autrement dit, c'est le dernier gardien
00:12:20du consensus diversitaire des années 90 et surtout des années 2000.
00:12:25Et mon hypothèse, c'est qu'il ne voit pas le malaise des Français.
00:12:28Ce n'est pas quelqu'un de méchant, je ne pense pas que c'est un homme méchant.
00:12:30Je pense qu'il considère que les doléances des Français
00:12:32qui se sentent aujourd'hui dépossédés chez eux,
00:12:35qui se sentent déculturés chez eux,
00:12:37qui se sentent mis en minorité chez eux,
00:12:38qui font l'expérience de l'insécurité,
00:12:40tout cela, pour lui, j'ai l'impression, ce n'est qu'une impression,
00:12:43il y voit une forme de colère, d'humeur inévitable,
00:12:46un changement d'époque.
00:12:47Les grands changements d'époque impliquent toujours les doléances d'un peuple.
00:12:49On doit feindre d'écouter, mais certainement pas se laisser guider par lui
00:12:53parce que le peuple est guidé par ses préjugés.
00:12:56J'y vois par ailleurs cette étrange idée
00:12:57que je comprends qu'un des Français
00:12:58voudrait demeurer Français, demeurer maître chez eux
00:13:01et ne plus subir les humiliations algériennes à répétition.
00:13:04J'ai compris qu'on l'immabolisait.
00:13:05N'est-ce pas une forme différente d'extrême-droitisation ?
00:13:10Merci pour votre regard, Mathieu Bocoté.
00:13:12Marc Menon, on va faire un saut à l'international
00:13:16puisqu'on a déjà un petit pied en Algérie.
00:13:18Cette fois-ci, ce sera avec la visite de Charles III aux Etats-Unis.
00:13:22Son discours historique attendu ce soir au Congrès à 21h.
00:13:27Un geste diplomatique, cette visite pour afficher l'unité entre Londres et Washington
00:13:32malgré des tensions réelles.
00:13:35D'ailleurs, si on fonde la guerre en Iran, on en parlera avec Michel Fayad dans un instant.
00:13:39Derrière, sur le symbole rare et solennel,
00:13:41se joue donc une tentative de maintenir une alliance,
00:13:44une alliance fragilisée.
00:13:46C'est un mec super.
00:13:48C'est un mec super qui représente son pays comme personne ne sait le faire.
00:13:53Voilà ce qu'a dit le président Trump à l'égard du roi Charles III.
00:14:02Alors, n'oubliez pas, cette année, ce sont les 250 ans de l'indépendance des Etats-Unis.
00:14:09Cette indépendance, elle naît de quoi ?
00:14:11Elle naît d'une révolte des Anglais et des émigrés qui, à l'époque, sont sur 13 colonies.
00:14:18Et c'est à Boston, à Boston, où on a un bateau qui arrive avec les cales pleines de thé
00:14:26et on veut imposer des taxes.
00:14:28Ah, les impôts ! Forcément, il y avait l'ancêtre de Bocoté qui était là-bas.
00:14:32Et ça n'a pas du tout plu aux uns et aux autres.
00:14:36Ils se sont inspirés de quoi ?
00:14:38Eh bien, de 1668.
00:14:411668, c'est la révolution anglaise qui fait tomber la tête du roi Charles Ier.
00:14:49Il n'y a eu que trois Charles.
00:14:51Charles Ier, son fils Charles II, son pouvoir a été très contesté,
00:14:58et puis maintenant Charles III.
00:15:00Et c'est la deuxième fois qu'un roi, en l'occurrence, c'était la reine d'Angleterre, va s
00:15:09'adresser au Congrès.
00:15:11Et là encore, il y a une petite, je dirais, une petite, un écho de l'histoire.
00:15:21C'était en 1991.
00:15:231991, c'est quoi 1991 ?
00:15:26Eh bien, c'est la guerre du Golfe.
00:15:28Et là, on est dans cette guerre.
00:15:32Mais à l'époque, les Anglais avaient accepté de rallier cette force d'invasion des États-Unis.
00:15:44Et la reine d'Angleterre, dans son discours, il y avait des petites subtilités d'ailleurs,
00:15:50qui devraient nous interroger sur ce qui se passe dans notre monde aujourd'hui.
00:15:54J'ai noté, grâce à Florian qui m'a ressorti le discours,
00:15:59certaines personnes croient que le pouvoir naît du canon du fusil.
00:16:05C'est possible.
00:16:06Mais l'histoire montre qu'il ne s'épanouit jamais bien, ni très longtemps.
00:16:12La force, en fin de compte, est stérile.
00:16:15Voilà ce que disait, en pleine guerre du Golfe, la reine d'Angleterre, donc devant ses élus du peuple américain.
00:16:25Alors, que va dire ce soir le roi d'Angleterre ?
00:16:29Le service de presse, comme toujours, on laisse perler quelques petites informations.
00:16:33Voilà les éléments qui vont faire en sorte de susciter l'enthousiasme des uns et des autres.
00:16:41Alors, il va apparemment dire, l'une des plus grandes alliances de l'histoire humaine,
00:16:47c'est l'alliance Angleterre-États-Unis.
00:16:50Ça commence quand même par une révolte contre les Anglais.
00:16:53C'est quand même amusant qu'il y ait ça comme référence.
00:16:55Et nos pays ont toujours trouvé le moyen de se rassembler.
00:17:00Il faut qu'ils trouvent véritablement le moyen de se rassembler,
00:17:03puisqu'il y a l'hostilité du premier ministre anglais,
00:17:06qui n'a pas voulu que les avions se posent en relais à Londres pour gagner l'Iran.
00:17:12Et puis, imaginez ce qui se passera ce soir,
00:17:15dans le tête-à-tête, après ce discours au Congrès,
00:17:19entre le roi Charles III et le président Trump.
00:17:24Bon, ils se connaissent un peu l'année dernière.
00:17:26Vous vous souvenez, dans le carrosse,
00:17:29le président de la République américaine qui était là.
00:17:32Il connaissait sans doute l'un de ses instants de grands frissons,
00:17:36être dans un carrosse alors qu'on est républicain.
00:17:40Et c'est la mentalité du roi Charles III qui interroge.
00:17:45S'il y a un personnage qui, aujourd'hui, est représentatif du wokisme,
00:17:51c'est bien Charles III.
00:17:53Charles III qui ne cesse de se réjouir du multiculturalisme.
00:17:58Charles III qui dit, je suis autant le patron de l'église anglicane
00:18:04que le représentant des musulmans.
00:18:08C'est le roi Charles III qui, donc, à chaque instant,
00:18:14montre que le monde tel qu'il se développe aujourd'hui
00:18:17et que combat le président des États-Unis est totalement à l'opposé.
00:18:25J'imagine difficilement comment ces deux hommes,
00:18:28à part de se raconter quelques coquineries, tiens,
00:18:31coquineries, ça fait penser à quoi ?
00:18:33À l'affaire Einstein.
00:18:34Et qui y avait-il dans les dossiers ?
00:18:36Il y avait le prince Andrew qui n'est plus prince aujourd'hui.
00:18:39Alors c'est encore un dossier qu'il ne faudra surtout pas aborder
00:18:42parce que sinon ça risque de faire grincer des dents.
00:18:45Donc, ce tête-à-tête s'annonce bien périlleux.
00:18:50Notons que demain, il sera sans doute plus à l'aise
00:18:52puisqu'il se rendra sur le lieu de commémoration de ce drame épouvantable,
00:18:59les attentats du 11 septembre.
00:19:01Et là, il sera avec le maire, le nouveau maire de New York,
00:19:06Zoran Mandani, qui est un maire musulman.
00:19:09À nouveau, il pourra afficher ses convictions profondes.
00:19:15Merci Marc Menand.
00:19:17Le blocus américain est en vigueur dans le détroit d'Hormuz depuis le 13 avril.
00:19:22En deux semaines, les exportations iraniennes de pétrole
00:19:24se sont effondrées de 2 millions de barils par jour à 567 000.
00:19:31Soit une contraction de 80% Michel Fayad.
00:19:35Les réservoirs terrestres se remplissent,
00:19:37les pétroliers s'accumulent au large de cargues,
00:19:41faute de pouvoir déchargé.
00:19:43Et Téhéran improvise dans l'urgence.
00:19:46Cube abandonnée, réactivée, conteneur de fortune, acheminement pareil.
00:19:52Question, Michel Fayad,
00:19:54combien de temps l'économie iranienne,
00:19:57qui repose quasiment exclusivement sur le pétrole,
00:20:02peut-elle encore tenir ?
00:20:03Déjà, les réservoirs terrestres, c'est-à-dire les capacités de stockage iraniens,
00:20:10absorbent déjà 49 millions de barils sur un total de 86 millions de barils.
00:20:14Donc, d'après les analystes, il ne resterait plus que 12 à 22 jours
00:20:18avant que ces capacités soient complètement remplies.
00:20:22Ensuite, l'Iran n'aura plus que deux choix.
00:20:25Soit réduire sa production, soit vendre à perte ce pétrole.
00:20:30Et justement, vous parliez des cuves abandonnées.
00:20:32Les cuves abandonnées, elles étaient justement abandonnées
00:20:34parce qu'elles n'étaient pas tellement utilisables.
00:20:36Et là, donc, ils essayent de les utiliser,
00:20:39mais ce n'est pas vraiment une solution.
00:20:41Il y a également, ils ont sorti un vieux super tanker
00:20:44qui a plus de 30 ans
00:20:45et qu'ils avaient mis justement, entre guillemets, au grenier
00:20:47parce que justement, ils ne servaient plus à rien.
00:20:49Donc là aussi, c'est une solution qui n'en est pas vraiment une.
00:20:52On a parlé, enfin, les dirigeants iraniens ont parlé
00:20:55de la solution vers la Chine via les rails,
00:20:58mais on n'a jamais transporté du pétrole brut par rail.
00:21:02Il n'y a même pas les installations nécessaires
00:21:04pour mettre en vrac le brut dans leurs intrants qui iraient en Chine.
00:21:10Et en fait, il y a une autre chose, un autre problème qui se pose,
00:21:14c'est l'essence en Iran.
00:21:16Parce que non seulement le brut est coincé,
00:21:18mais du coup, il n'y a même plus de capacité
00:21:21à transmettre dans l'ensemble du pays
00:21:23pour produire de l'essence.
00:21:24Et donc, ça pourrait conduire à de nouvelles manifestations
00:21:26du peuple iranien qui seraient privées d'essence.
00:21:31Ensuite, s'ils venaient à réduire la production pétrolière,
00:21:34c'est-à-dire en réduisant les capacités de leurs champs pétroliers,
00:21:37ça mettrait à mal l'économie iranienne,
00:21:39pas pour quelques mois ou quelques semaines,
00:21:41mais vraiment pour plusieurs décennies.
00:21:43Parce qu'il y a une pression telle sur les champs pétroliers iraniens
00:21:47qu'un arrêt coûterait énormément d'années
00:21:49pour cette production iranienne.
00:21:52Donc, il y a également l'histoire, vous savez,
00:21:55on en parle souvent de la flottie,
00:21:58comment dire,
00:22:01Oui, la flotte fantôme, en fait.
00:22:03Mais elle aussi, elle a 166 millions de barils,
00:22:05elle est déjà saturée.
00:22:07En réalité, cette situation est en train même de profiter à l'Irak,
00:22:12qui est censé être l'allié de l'Iran,
00:22:14puisque l'Irak est en train de redévelopper l'idée qui est,
00:22:17en fait, ça s'appelle le Development Road,
00:22:19donc la route de développement,
00:22:21pour transporter via la voie terrestre
00:22:23du pétrole vers l'Europe à partir de la Turquie.
00:22:28Question, Donald Trump a publié cet après-midi
00:22:32sur son rousse social
00:22:35que l'Iran aurait informé
00:22:38se trouver dans un étage site d'effondrement
00:22:41et lui demande, lui supplie même,
00:22:44j'ai entendu, d'ouvrir le détroit d'Hormuz
00:22:46le plus vite possible,
00:22:46autant de régler sa situation de leadership.
00:22:49Alors Michel, est-ce que c'est ce compte à rebours du stockage
00:22:52qui va finalement forcer l'Iran à plier,
00:22:55ou bien est-ce qu'il choisira d'endommager ses champs
00:22:58plutôt que de concéder ?
00:23:00Là, on sent qu'il y a quand même une certaine pression
00:23:02et un compte à rebours.
00:23:03Bien sûr, il y a une guerre à la fois physique
00:23:04et du coup calendaire,
00:23:06parce que plus les jours vont passer,
00:23:08plus il y aura une pression sur les Iraniens,
00:23:11et donc les Iraniens n'auront plus de choix
00:23:12que de négocier.
00:23:14Et donc, en fait, plus tard ils vont négocier,
00:23:17plus il y aura de dommages pour l'économie iranienne,
00:23:19et plus de risques de chute pour le régime.
00:23:22Et en réalité,
00:23:23les Téhérans effectivement ont proposé
00:23:25la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:23:27Le prix actuellement,
00:23:29qui est à 108 dollars le baril,
00:23:30est en train davantage de profiter à Moscou
00:23:32ou à Caracas,
00:23:33plutôt qu'à Téhérans,
00:23:34qui n'arrivent pas à les exporter.
00:23:36En réalité, donc,
00:23:37les containers de fortune,
00:23:39les cuves de ruines,
00:23:40en ruines,
00:23:40le supertanker sorti de la casse,
00:23:42le rail fantasmé vers la Chine,
00:23:44ce ne sont pas des stratégies,
00:23:45ce sont les derniers signaux d'un système
00:23:48qui a atteint ses limites physiques.
00:23:49Et les limites physiques,
00:23:51contrairement aux positions politiques,
00:23:52ne se négocient pas.
00:23:54Merci beaucoup, Michel Fayad.
00:23:56Les Émirats arabes unis quittent l'OPEP.
00:23:58On l'a appris aujourd'hui.
00:23:59L'OPEP dont la production a chuté
00:24:01de 27% depuis le début de la guerre.
00:24:0359 ans d'adhésion,
00:24:05balayés en une journée,
00:24:06sans même prévenir l'Arabie saoudite.
00:24:08C'était une surprise,
00:24:09Michel Fayad, quand même.
00:24:10Derrière ce retrait,
00:24:11des années de guerre froide
00:24:12entre Abu Dhabi,
00:24:14entre Riyad,
00:24:15des camps opposés au Yémen,
00:24:16au Soudan,
00:24:17au Libye,
00:24:17jusqu'au premier tir de l'aviation saoudienne
00:24:20sur des positions émiraties au Yémen.
00:24:21En janvier dernier,
00:24:23l'Iran a bombardé les Émirats
00:24:24avec 500 missiles,
00:24:262200 drones
00:24:27et le Conseil de coopération
00:24:29des États arabes du Golfe
00:24:30n'a rien fait pour les défendre.
00:24:32Alors Abu Dhabi s'est tourné vers Israël
00:24:34qui a déployé un dôme de fer
00:24:37avec ses propres soldats
00:24:38sur le sol émirati.
00:24:40Une première histoire.
00:24:41Ce soir,
00:24:42les Émirats produiront leur pétrole librement.
00:24:45Ils veulent produire 5 millions de barils par jour
00:24:47contre 3,4 millions de barils par jour aujourd'hui.
00:24:50Ça vous étonne, Michel Fayad ?
00:24:52Non, c'est l'aboutissement, en fait,
00:24:54de ce bras de fer,
00:24:55de cette guerre froide
00:24:56qu'il y a entre MBS, le Saoudien,
00:24:58et MBZ, l'Émirati.
00:25:00Donc Mohamed Ben Salman,
00:25:01Mohamed Ben Zayed.
00:25:03Les deux princes.
00:25:05Merci beaucoup.
00:25:05À suivre, en tout cas.
00:25:07Aujourd'hui,
00:25:07nous avons eu un hommage national
00:25:10qui a été rendu au sergent
00:25:11à Nyssa Girardin,
00:25:13132e régiment d'infanterie
00:25:15cinotechnique de suite dans la Marne,
00:25:17blessé le 18 avril.
00:25:19Nous en avions parlé.
00:25:20Marc Benon,
00:25:20vous avez fait un poignant portrait.
00:25:23Il avait été blessé
00:25:24lors d'une mission de reconnaissance au Liban
00:25:26dans le cadre d'une opération de la Finule.
00:25:28Ce militaire de 31 ans,
00:25:29maître chien,
00:25:31spécialisé dans la détection d'explosifs,
00:25:33est décédé.
00:25:34Des suites de ces blessures,
00:25:36un hommage lui a été rendu.
00:25:38Nous voulions absolument,
00:25:39nous aussi,
00:25:40lui rendre un nouvel hommage ce soir.
00:25:43Gabriel Cluzel,
00:25:45voilà qui a beaucoup fait parler aujourd'hui
00:25:48lors d'un débat sur Sud Radio
00:25:51entre Julien Audoul et Sandrine Rousseau.
00:25:54Celle-ci a déclaré que la religion catholique
00:25:58était la plus misogyne de toutes.
00:26:02Pourquoi cette déclaration
00:26:04et pourquoi est-elle inquiétante,
00:26:06selon vous ?
00:26:07Oui, alors il faut savoir
00:26:08que pour Sandrine Rousseau,
00:26:09la religion catholique est le plus grand,
00:26:11je cite,
00:26:12« boys band »,
00:26:13parce qu'il n'existe pas d'évêques,
00:26:16pas de femmes prêtres,
00:26:17je la cite encore,
00:26:17pas le droit d'entrer dans la hiérarchie de l'Église,
00:26:20alors que, dit-elle aussitôt,
00:26:22dans l'islam,
00:26:22il y a des femmes imams.
00:26:25Alors, vous savez,
00:26:25Sandrine Rousseau,
00:26:26elle nous avait quand même habitués
00:26:26à tout un tas de sorties.
00:26:28Depuis qu'elle a quitté X,
00:26:29nous sommes un petit peu orphelins,
00:26:30du reste, si j'ose dire.
00:26:31Il y avait les hommes déconstruits,
00:26:33les barbecues virilistes,
00:26:35les voiles islamiques,
00:26:36potentiel embellissement pour les femmes.
00:26:38On comprend pourquoi elle s'est fait siffler
00:26:39à une manifestation d'Iranien.
00:26:42Il y a aussi des déclarations
00:26:43vraiment très, très baroques.
00:26:44Je peux en citer deux.
00:26:45La première fois,
00:26:46c'était des potentiels terroristes,
00:26:47vous savez, afghans,
00:26:48qu'ils vaudraient mieux avoir en France
00:26:50pour les surveiller.
00:26:51C'était vraiment une merveilleuse idée.
00:26:53Et la deuxième aussi,
00:26:55qui est assez surprenante,
00:26:56c'est qu'elle a dit il y a quelque temps
00:26:57que l'OAS l'aurait menacée.
00:27:00Sachant qu'elle est née en 1972
00:27:02et que l'OAS a été dissous 10 ans avant.
00:27:04Je connais des gens
00:27:05qui se font conspuer 10 ans
00:27:07après leur mort,
00:27:08mais conspuer 10 ans avant leur naissance,
00:27:10ça, je ne connaissais pas.
00:27:11Je pense que bientôt,
00:27:12elle va nous dire
00:27:13qu'elle a été attaquée
00:27:13par les croisades.
00:27:14Elle a souffert de la Saint-Barthélemy.
00:27:17Depuis quelque temps,
00:27:18elle innove.
00:27:19Elle fait dans la comparaison.
00:27:20Vous voyez,
00:27:21dans la comparaison
00:27:21assez stratosphérique.
00:27:23Il y a quelques semaines,
00:27:25elle a comparé
00:27:26les rêves partis
00:27:27aux rallies.
00:27:28Vous savez,
00:27:29les rallies,
00:27:29c'est ces petites soirées
00:27:30bon chic, bon genre,
00:27:31dans lesquelles se retrouvent
00:27:32des adolescents
00:27:33plutôt bourgeois.
00:27:35Alors,
00:27:35elle a dit
00:27:36j'aimerais beaucoup
00:27:37être une petite souris
00:27:38pour arriver dans les rallies
00:27:39dans lesquelles on danse le rock
00:27:40avec des mocassins à glands
00:27:41pour voir s'il n'y a pas
00:27:43des substances illicites.
00:27:45Alors,
00:27:46le premier qui voit un rallye
00:27:47investir illégalement
00:27:49un terrain privé
00:27:50et le dévaster
00:27:50me prévient
00:27:51parce que ça m'intéresse.
00:27:53Et aujourd'hui,
00:27:55elle entreprend
00:27:56de montrer,
00:27:56c'est quand même
00:27:57assez périlleux,
00:27:58que la religion catholique
00:27:59est plus misogyne
00:28:01que l'islam.
00:28:02Alors,
00:28:02c'est vrai que
00:28:02c'est une déclaration
00:28:03tellement énorme
00:28:04qu'on n'a même pas envie
00:28:05d'y répondre.
00:28:06Mais on peut quand même
00:28:07dire quelques éléments
00:28:08à Sandrine Rousseau
00:28:10pour lui donner
00:28:11quelques repères.
00:28:12C'est vrai que
00:28:12c'est notre civilisation
00:28:13qui a permis
00:28:13comme aucune autre
00:28:14aux femmes
00:28:15de relever la tête
00:28:16par le mariage monogame,
00:28:17par consentement mutuel.
00:28:19Donc,
00:28:19ça veut dire mécaniquement aussi
00:28:20pour que le consentement
00:28:21soit réel,
00:28:22que l'âge du mariage
00:28:23est plus tardif
00:28:24et donc la possibilité
00:28:26mécanique aussi
00:28:27de faire auparavant
00:28:28des études.
00:28:29C'est par ailleurs
00:28:30ce que raconte
00:28:31Régine Perdoux
00:28:32dans son livre
00:28:33La femme au temps
00:28:33des cathédrales.
00:28:34Elle dit,
00:28:34ça m'a beaucoup frappée,
00:28:36ce n'est pas hasard
00:28:37si en Europe
00:28:37tous les pays
00:28:38ont été convertis
00:28:38par des reines
00:28:39ou en tout cas
00:28:39par des rois
00:28:41à travers les reines.
00:28:42Enfin,
00:28:44chaque reine
00:28:45ayant influencé
00:28:46son roi.
00:28:48Et on peut le dire
00:28:49de, par exemple,
00:28:51Théodélinde en Italie,
00:28:52Théodosia en Espagne,
00:28:54Berthe en Angleterre,
00:28:55Edwige en Pologne
00:28:55et en France,
00:28:56Clotilde.
00:28:57Et pourquoi
00:28:57elles l'ont fait ?
00:28:58Alors, sans doute
00:28:58avait-elle une foi sincère,
00:28:59mais aussi,
00:29:00elle y trouvait
00:29:01leur intérêt
00:29:02en tant que femme.
00:29:03Vous savez,
00:29:03vous vous souvenez
00:29:03de ce film chinois,
00:29:04Adieu ma concubine ?
00:29:05Eh bien,
00:29:06c'était le cas
00:29:07pour ces rois.
00:29:09Alors,
00:29:09Madame de Stal
00:29:10a écrit
00:29:11« Le christianisme
00:29:12a tiré les femmes
00:29:13d'un État
00:29:14qui ressemblait
00:29:14à l'esclavage ».
00:29:16Plus près de nous,
00:29:17en 2000,
00:29:18Jacques Le Goff
00:29:18a écrit
00:29:19« Le christianisme
00:29:19a libéré les femmes ».
00:29:21André Malraux
00:29:22a écrit
00:29:23« En pays chrétien,
00:29:24la femme a été glorifiée
00:29:25dans la Vierge ».
00:29:26J'entends parfois dire
00:29:27que la religion catholique
00:29:28est misogyne,
00:29:29ce n'est pas sérieux.
00:29:30Une religion
00:29:31qui agenouille
00:29:32les hommes
00:29:33devant une femme couronnée
00:29:34manifeste
00:29:35une misogynie
00:29:36plus que suspecte ».
00:29:37Et puis aussi,
00:29:38j'ai relevé,
00:29:39parce que c'est un auteur
00:29:40que nous avons reçu,
00:29:41vous vous souvenez
00:29:41de ce livre d'Islam
00:29:43contre la modernité
00:29:44de Fergan Asiyari,
00:29:45et il raconte,
00:29:47il cite l'exemple
00:29:48d'un ottoman
00:29:48sous la Régence
00:29:49qui,
00:29:49dans ses notes de voyage,
00:29:51s'étonne de voir
00:29:52des grands seigneurs
00:29:53faire des civilités
00:29:54à des femmes
00:29:55de basse extraction
00:29:56et que celles-ci
00:29:57puissent faire
00:29:58ce qu'elles veulent
00:29:59où elles veulent.
00:30:00Et pareil,
00:30:00il cite aussi
00:30:01un Égyptien
00:30:02sous la restauration
00:30:03qui s'indigne
00:30:04même
00:30:04de voir des hommes
00:30:05transformés
00:30:06en esclaves
00:30:07de femmes
00:30:07qui leur font faire
00:30:08leur cas de volonté.
00:30:10Alors vous savez,
00:30:11coïncidence de date,
00:30:12demain c'est
00:30:12le 81e anniversaire
00:30:14du premier vote
00:30:15des femmes en France.
00:30:17Et vous savez quoi ?
00:30:18Vous savez pourquoi
00:30:19le vote a été
00:30:20si tardif ?
00:30:21Eh bien je vais vous le dire
00:30:22parce que les élus
00:30:23de gauche le redoutaient,
00:30:24ils avaient peur
00:30:25que les femmes
00:30:25votent comme leur curé.
00:30:27et dès 1919,
00:30:29le pape Benoît XV
00:30:30lui ouvrait au contraire
00:30:31en sa faveur.
00:30:32Le discours féministe
00:30:34officiel,
00:30:34pourtant,
00:30:35n'a pas toujours
00:30:36été celui-là.
00:30:37Oui,
00:30:37il y a quand même
00:30:38une révolution copernicienne
00:30:39du féminisme
00:30:40et Sandrine Rousseau
00:30:41en est l'exemple
00:30:42patent.
00:30:44Je vais vous citer
00:30:44Benoît de Groulx.
00:30:45Benoît de Groulx,
00:30:45c'est une grande personnalité
00:30:46féministe.
00:30:47En 73,
00:30:48je crois,
00:30:48elle a écrit
00:30:48« Ainsi soit-elle ».
00:30:50C'est un peu
00:30:50la Bible féministe.
00:30:51Et s'agissant
00:30:53du féminisme précisément
00:30:55et de la condition des femmes,
00:30:56elle reprend à son compte
00:30:57cette phrase d'Ernest Renan
00:30:58assez dure
00:30:59« L'islam est le boulet
00:31:00de l'humanité ».
00:31:01Alors,
00:31:02même si Simone de Beauvoir
00:31:03était antichée,
00:31:04vous savez,
00:31:05de la révolution iranienne
00:31:06comme toute la gauche
00:31:06et comme Jean-Paul Sartre
00:31:07et donc avait des positions
00:31:08assez ambiguës sur le sujet,
00:31:10il y avait globalement
00:31:11une ligne ferme
00:31:12attachée à la condition féminine
00:31:14et puis au fil des années,
00:31:15la digue a cédé
00:31:16jusqu'à se retourner
00:31:17complètement.
00:31:18Et celles qui avaient
00:31:20brûlé leur soutien-gorge
00:31:21ont été incapables
00:31:22d'en faire autant
00:31:22avec le hijab.
00:31:23Il faut croire
00:31:23qu'il était
00:31:24inifugé.
00:31:26Dans les années
00:31:2780-90,
00:31:28je ne sais pas
00:31:28si vous vous souvenez
00:31:30pour les plus anciens
00:31:31qui nous regardent,
00:31:32le collectif
00:31:32« Ni pute ni soumise »
00:31:34qui au départ
00:31:35était affilié
00:31:35à SOS Racisme
00:31:36a été complètement
00:31:36mis de côté.
00:31:38Il entendait défendre
00:31:38les femmes des quartiers
00:31:39et on a dit
00:31:40qu'en défendant
00:31:41les femmes des quartiers,
00:31:43ce collectif
00:31:43stigmatisait
00:31:44les garçons des quartiers.
00:31:46Alors,
00:31:46tant pis pour les filles,
00:31:47on les a laissées tomber.
00:31:50Cet aveuglement
00:31:50ne nuit-t-il pas
00:31:51aujourd'hui
00:31:52en premier lieu
00:31:52aux femmes
00:31:53issues de l'immigration ?
00:31:55Oui,
00:31:55mais il nuira bientôt
00:31:56à toutes les femmes
00:31:57en réalité
00:31:57parce que refuser
00:31:59de voir le danger
00:32:00que fait peser
00:32:00la charia
00:32:01sur le féminisme,
00:32:02c'est abandonner
00:32:03les femmes
00:32:04à leur sort.
00:32:05Je ne vous parle pas
00:32:06de l'Afghanistan,
00:32:07même dans les pays
00:32:08du Maghreb,
00:32:08vous savez que
00:32:10le fait qu'une femme
00:32:11puisse hériter
00:32:12autant qu'un homme,
00:32:13certains ont essayé
00:32:14de le faire passer,
00:32:15eh bien non,
00:32:15ça ne passe pas.
00:32:17Aujourd'hui en France,
00:32:18selon un sondage
00:32:19IFOP fin 2025,
00:32:2033% des musulmans
00:32:22estiment que la charia
00:32:23a vocation
00:32:23à s'appliquer
00:32:24partout dans le monde,
00:32:25donc aussi en France.
00:32:27Alors visiblement,
00:32:27Sandrine Roussel
00:32:27n'a jamais entendu
00:32:28parler de la charia,
00:32:29en tout cas,
00:32:29elle n'en a pas parlé
00:32:30sur Sud Radio.
00:32:32Évidemment,
00:32:32Julien Oudoul a beau jeu
00:32:33de lui rétorquer un mot
00:32:34sur les mariages forcés,
00:32:35peut-être,
00:32:36l'excision,
00:32:36le voile imposé
00:32:37aux fillettes.
00:32:39Il aurait pu aussi
00:32:40parler de la polygamie.
00:32:42Vous savez,
00:32:42il y avait une jeune femme,
00:32:43je ne sais pas si vous avez
00:32:43vu passer cette vidéo,
00:32:44elle m'a marquée aussi,
00:32:45pendant la fête de l'Huma,
00:32:47au cours d'une table ronde,
00:32:48une jeune femme des quartiers,
00:32:49comme on dit,
00:32:50qui s'était élevé en disant
00:32:50c'est bizarre,
00:32:51on ne parle jamais de la polygamie,
00:32:52pourtant c'est un phénomène
00:32:53prégnant dans les quartiers,
00:32:56donc comme on dit.
00:32:57Sandrine Rousseau,
00:32:58toujours à cette fête de l'Huma,
00:32:59alors ce n'était pas celle
00:32:59de cette année,
00:33:00mais c'était une précédente,
00:33:01elle avait posé avec Assa Traoré,
00:33:04qui a dit par exemple
00:33:06que la polygamie de ses parents
00:33:08était une expérience formidable.
00:33:10Alors ce n'est pas à ce qu'en disent
00:33:12la sénégalaise Maria Maba,
00:33:14vous savez,
00:33:14qui a écrit une si longue lettre,
00:33:16le sénégalais Bigarro Diop,
00:33:18qui a écrit les contes d'Amadou Koumba
00:33:20dans la première nouvelle,
00:33:21une épouse de suicide,
00:33:22la première nouvelle
00:33:23qui s'appelle Les Mamelles,
00:33:24ou plus récemment,
00:33:26les impatientes de la camerounaise
00:33:28Zahili Amadou Amal,
00:33:29mais peut-être Sandrine Rousseau
00:33:31ne lit-elle pas la littérature
00:33:34africaine.
00:33:35Alors il n'y a pas de femmes évêques,
00:33:37prêtres, certes,
00:33:38encore que l'assertion
00:33:39de Sandrine Rousseau
00:33:40sur leur place
00:33:41dans la hiérarchie de l'Église
00:33:42n'est pas totalement vraie,
00:33:43puisqu'on sait que déjà
00:33:44au XIIe siècle,
00:33:45la baisse de Fontevraud
00:33:46avait autorité sur des femmes,
00:33:47mais aussi sur des hommes.
00:33:49Mais il n'y a pas beaucoup
00:33:50de filles qui se lèvent le matin,
00:33:51en tout cas moi je n'en connais pas,
00:33:53en pleurant parce qu'elles ne sont pas évêques.
00:33:54Enfin moi ça ne m'est jamais arrivé
00:33:55à titre personnel.
00:33:57Beaucoup, en revanche,
00:33:58pleurent parce qu'elles ont été
00:33:59mariées de force ou excisées.
00:34:01Si j'en crois le site gouvernemental
00:34:04égalité femmes-hommes,
00:34:05on estime en France,
00:34:06aujourd'hui,
00:34:07à 139 000 le nombre
00:34:09de femmes excisées.
00:34:12Alors d'autant aussi,
00:34:14pour finir,
00:34:14parce que c'est un lieu commun ça aussi,
00:34:15qu'il est connu,
00:34:16munément admis,
00:34:17de dire que l'Afghanistan
00:34:19c'est le Moyen-Âge.
00:34:20Avec cette idée
00:34:21qu'il faudrait juste
00:34:23un peu de temps
00:34:24pour que l'islam
00:34:25sorte de ce christianisme adolescent
00:34:27et rentre dans le rang.
00:34:28C'est faux, non.
00:34:29La femme en Afghanistan
00:34:31c'est pas la femme
00:34:32au temps du Moyen-Âge.
00:34:33L'historien
00:34:34Loris Chevalier,
00:34:35auteur de La femme au Moyen-Âge,
00:34:37démontre que celle-ci
00:34:38avait une place privilégiée.
00:34:39Je crois que même
00:34:40une Sandrine Rousseau
00:34:41qui ose tout
00:34:41n'oserait pas dire
00:34:42qu'en Afghanistan
00:34:43la femme
00:34:44a une place privilégiée.
00:34:47Incroyable.
00:34:47Merci Gabriel Cluzel.
00:34:49Dans un instant
00:34:50on recevra
00:34:50David Lister.
00:34:51On lui posera
00:34:52beaucoup de questions,
00:34:53notamment cette dernière sortie,
00:34:56réaction de Marine Le Pen
00:34:57qui a déclaré aujourd'hui
00:34:59qu'en cas de second tour
00:35:01face au bloc central,
00:35:02qu'elle souhaite un second tour
00:35:03face au bloc central
00:35:04plutôt qu'une élection
00:35:05de rejet
00:35:06en cas de duel
00:35:07face à Jean-Luc Mélenchon.
00:35:08On parlera de la présidentielle
00:35:09avec lui,
00:35:11notamment dans un instant.
00:35:13Charlotte Dornelas,
00:35:14on parlera de ce revers incroyable
00:35:16qui s'est passé à Lyon
00:35:17suite à l'intervention
00:35:19d'une candidate reconquête.
00:35:21Mais d'abord,
00:35:22Mathieu Bocoté,
00:35:23question.
00:35:23Vous sortez un livre
00:35:25que vous avez publié
00:35:27là ces jours-ci,
00:35:27je l'ai sorti
00:35:28la semaine dernière.
00:35:29Chez Fayard.
00:35:29Voilà,
00:35:30Le Pessimiste Joyeux,
00:35:31on vous voit ici
00:35:32très souriant.
00:35:33Non, je rigole.
00:35:35Chez Fayard.
00:35:36Un livre d'entretien
00:35:38avec Laurent Dandrieux
00:35:39où 5 ans après
00:35:41votre installation en France,
00:35:43vous revenez
00:35:43sur votre parcours
00:35:44et plusieurs l'ont noté
00:35:45sur le rapport
00:35:46entre le Québec
00:35:48et la France.
00:35:49Valeurs actuelles
00:35:50de celui qui écrit
00:35:51avec vous.
00:35:52Valeurs actuelles.
00:35:53d'ailleurs,
00:35:53vous consacrent
00:35:54ça une cette semaine.
00:35:56Si vous devriez dire
00:35:57un mot peut-être
00:35:57sur ce livre
00:35:58que tout le monde
00:35:59a lu ici,
00:36:00surtout Marc Menon.
00:36:00Non, mais c'est jubilatoire.
00:36:02Ah, c'est extraordinaire.
00:36:04C'est-à-dire
00:36:04quand l'on découvre
00:36:05le Mathieu Bocoté
00:36:07comme il existe
00:36:09en dehors
00:36:10de l'antenne.
00:36:10Déjà,
00:36:11il a ce côté
00:36:12extravagant
00:36:13dans l'expression,
00:36:13mais il y a
00:36:15la gaieté.
00:36:16Et sans la gaieté,
00:36:17un être humain
00:36:17n'a pas de cœur.
00:36:19Et cet homme-là,
00:36:19ce bougre-là,
00:36:21donne envie
00:36:21d'être en compagnonnage.
00:36:23Et puis après,
00:36:24il développe ses idées
00:36:25et tout ça
00:36:26est véritablement
00:36:27une prospérité
00:36:28de l'esprit
00:36:28et du cœur.
00:36:30Merci, tout simplement.
00:36:31Ça, c'était Marc Menon.
00:36:32Ah, mais j'en suis très heureux.
00:36:33Merci beaucoup.
00:36:35Oui, oui, oui.
00:36:35C'est rare, ça.
00:36:37Non, non, mais un mot,
00:36:37je dirais souvent,
00:36:38après cinq ans,
00:36:39en fait,
00:36:39ça fait des années,
00:36:40des années,
00:36:40des années que j'ai en France,
00:36:41mais après cinq ans
00:36:41d'installation en France,
00:36:43l'émerveillement demeure intact
00:36:44et est encore plus grand
00:36:45au contact du peuple français.
00:36:46C'est tout ce que j'ai dit.
00:36:47J'en parle un peu dans le livre
00:36:48du rapport à la France.
00:36:48Je ne dirais pas davantage,
00:36:49mais sinon qu'après cinq ans
00:36:51en France, franchement,
00:36:51ça donne envie d'y passer,
00:36:52et revenir souvent,
00:36:54enfin,
00:36:55de s'y attacher vraiment
00:36:56à la manière d'une mère patrie.
00:36:57On peut revoir
00:36:58la couverture de votre livre
00:37:00chez Fayard,
00:37:02le pessimiste joyeux.
00:37:03C'est bien ça,
00:37:04le pessimisme joyeux
00:37:05chez Fayard.
00:37:07Dès qu'on demande
00:37:07à Mathieu Bocoté
00:37:08comment il va,
00:37:09il répond...
00:37:10Poulons bien !
00:37:12Ça fait cinq ans
00:37:13qu'il dit la même chose.
00:37:14Le deuxième version,
00:37:15c'est j'ai faim.
00:37:17Dans un instant,
00:37:18nous accueillerons
00:37:19David Lissnard.
00:37:20On lui posera des questions
00:37:21sur le rapport à l'oncle.
00:37:23On lui posera des questions
00:37:24sur l'actualité.
00:37:25On lui posera des questions
00:37:26sur l'expression maboule
00:37:28du chef de l'État.
00:37:29David Lissnard
00:37:30nous rejoint
00:37:30dans un instant.
00:37:31D'abord,
00:37:32Charlotte Dornelas,
00:37:33le tribunal administratif
00:37:34de Lyon
00:37:35vient d'exiger
00:37:36le remboursement
00:37:37d'une subvention
00:37:37de 12 000 euros
00:37:39accordée par la ville
00:37:40de Lyon
00:37:40à l'association
00:37:42SOS Méditerranée.
00:37:43Que retenir
00:37:44de cette décision ?
00:37:45Alors, en effet,
00:37:46c'est en 2023.
00:37:47La ville avait attribué
00:37:48cette subvention
00:37:49à l'ONG SOS Méditerranée.
00:37:51Souvenez-vous,
00:37:52c'était ce qui ne l'avait
00:37:53pas encore fait,
00:37:54l'ont fait
00:37:55quand les premières affaires,
00:37:57notamment judiciaires,
00:37:59s'étaient posées
00:38:00sur cette question
00:38:01des subventions.
00:38:02Et en effet,
00:38:03la subvention a été
00:38:04attaquée
00:38:04par une candidate
00:38:05aux élections métropolitaines
00:38:07qui est par ailleurs
00:38:07membre du pôle juridique
00:38:09de Reconquête,
00:38:09vous le disiez.
00:38:10C'est donc une bataille politique
00:38:12qui se poursuit
00:38:13autour des subventions
00:38:14de manière générale
00:38:15qui sont accordées
00:38:15par les villes
00:38:16et à des associations
00:38:19jugées militantes
00:38:21en particulier.
00:38:21Alors, la question
00:38:22des subventions
00:38:22dépasse celle
00:38:24des associations,
00:38:25mais celle des associations
00:38:26en particulier.
00:38:26SOS Méditerranée
00:38:27était devenue
00:38:29évidemment une figure.
00:38:31Et ça n'est pas rien
00:38:32en l'occurrence
00:38:32parce que SOS Méditerranée
00:38:34est soutenue aujourd'hui
00:38:35par 116 collectivités
00:38:36territoriales en France
00:38:38et le tout représente
00:38:399% de son budget
00:38:40aujourd'hui.
00:38:40Donc, c'est une question
00:38:41qui est légitime.
00:38:43Il est important
00:38:44de noter que
00:38:45dans son jugement,
00:38:46on vous disait
00:38:47qu'est-ce qu'il faut
00:38:47en retenir finalement.
00:38:49Le jugement a été rendu
00:38:49la semaine dernière
00:38:50par le tribunal
00:38:51administratif de Lyon
00:38:52et dans la décision,
00:38:54on comprend qu'il annule
00:38:54la subvention
00:38:55sans trancher
00:38:56ce débat politique
00:38:58en l'occurrence.
00:38:59Vous allez voir
00:38:59pourquoi c'est important
00:39:00mais le tribunal
00:39:01précise simplement
00:39:02que cet argent
00:39:03a été cédé
00:39:04alors que la délibération,
00:39:05je cite,
00:39:06ne pose aucune exigence
00:39:08relative aux modalités
00:39:09d'utilisation.
00:39:10Donc, le tribunal dit
00:39:11vous n'avez pas précisé
00:39:12à quoi devait
00:39:13servir cet argent
00:39:14au sein de l'association
00:39:16et la délibération
00:39:17ne prévoit aucun contrôle
00:39:20spécifique
00:39:20permettant de s'assurer
00:39:22que la subvention
00:39:23sera utilisée
00:39:24exclusivement
00:39:25pour son action
00:39:26internationale
00:39:27à caractère humanitaire
00:39:28de sauvetage en mer.
00:39:30Fermez les guillemets.
00:39:31Donc, le tribunal
00:39:32reproche à la mairie
00:39:33de ne pas avoir précisé
00:39:34dans sa délibération
00:39:35à quoi devait servir
00:39:36l'argent
00:39:36et plus précisément
00:39:37qu'il ne devait servir
00:39:38qu'au sauvetage en mer.
00:39:40Vous allez voir
00:39:41pourquoi c'est important aussi.
00:39:42Donc, c'est ce manque
00:39:43de précision
00:39:44que relève
00:39:44le tribunal administratif.
00:39:46Il a donc enjoint
00:39:47le maire
00:39:47d'ordonner le remboursement
00:39:49de la somme
00:39:4912 000 euros
00:39:50par l'ONG
00:39:51à la ville de Lyon
00:39:52et le maire
00:39:53Grégory Doucet
00:39:54a immédiatement affirmé
00:39:55qu'il allait appliquer
00:39:56ce jugement
00:39:57précisant toutefois
00:39:58qu'il allait faire
00:39:59appel du jugement
00:40:00et il a cité
00:40:01un arrêt du Conseil d'État
00:40:02cette fois-ci.
00:40:03Donc, on est au-dessus.
00:40:04Vous avez dans l'ordre
00:40:06du pouvoir.
00:40:07Du millefeuille administratif.
00:40:08Voilà, exactement.
00:40:09Et l'arrêt du Conseil d'État
00:40:11lui date de 2024
00:40:12et qui,
00:40:13je cite Grégory Doucet,
00:40:14maintient la possibilité
00:40:15pour une commune
00:40:16de soutenir
00:40:17l'action humanitaire
00:40:18de SOS Méditerranée.
00:40:19L'histoire n'est donc
00:40:20pas finie.
00:40:21Alors, on se souvient,
00:40:22Charlotte Dornelas,
00:40:23pour temps de subvention
00:40:24déjà annulée,
00:40:25que comprendre alors
00:40:26du droit
00:40:27et des règles
00:40:28en la matière
00:40:29si Grégory Doucet
00:40:31dit vrai ?
00:40:32Et il dit absolument vrai.
00:40:34Il se base
00:40:34sur un arrêt
00:40:35du Conseil d'État
00:40:36qui dit,
00:40:37enfin,
00:40:37qui autorise
00:40:38les subventions.
00:40:39Alors, pourquoi ?
00:40:40C'est un arrêt
00:40:40du Conseil d'État
00:40:41qui venait déjà
00:40:42contredire
00:40:42des décisions administratives
00:40:44qui étaient du même ordre
00:40:45que celles
00:40:46qui nous occupent aujourd'hui.
00:40:47Alors, que dit la loi ?
00:40:48Elle permet aux collectivités
00:40:50territoriales,
00:40:50de manière générale,
00:40:51de soutenir
00:40:52toute action internationale
00:40:53d'aide humanitaire
00:40:54qui respecte
00:40:56les engagements internationaux
00:40:57de la France
00:40:58et n'interfère pas
00:40:59avec la politique internationale
00:41:01conduite par l'État
00:41:02en clair,
00:41:02vous pouvez subventionner
00:41:05l'engagement humanitaire
00:41:06mais ça ne doit pas
00:41:07intervenir dans le champ politique
00:41:08ni interférer
00:41:09avec les engagements
00:41:10de la France à l'étranger.
00:41:12La loi n'exige pas
00:41:13d'intérêt public local
00:41:14parce que le simple bon sens
00:41:16se dit
00:41:16qu'est-ce que la ville de Lyon
00:41:17va subventionner
00:41:19à SOS Méditerranée
00:41:20alors que la ville de Lyon
00:41:20a besoin d'argent
00:41:21comme toutes les villes de France
00:41:22à peu près.
00:41:23Bon, ça, la loi ne le dit pas
00:41:24mais elle fixe donc une limite.
00:41:26Il ne doit pas y avoir
00:41:27de parti pris
00:41:28dans un conflit
00:41:29de nature politique.
00:41:31Et alors là,
00:41:32avec toute la bonne volonté
00:41:33du monde,
00:41:33on se dit
00:41:33SOS Méditerranée
00:41:34assume un discours politique
00:41:36qu'on soit d'accord ou pas
00:41:36de manière évidente
00:41:38et même un discours critique
00:41:40sur les politiques migratoires
00:41:41mises en place
00:41:42par la France en particulier,
00:41:43par l'Europe en général.
00:41:44On se souvient
00:41:45du bras de fer
00:41:46entre SOS Méditerranée
00:41:47et l'Italie
00:41:47qui avait d'ailleurs
00:41:48placé la France
00:41:49dans une situation
00:41:51délicate.
00:41:51Oui, mais le Conseil d'État
00:41:53précisait dans son arrêt
00:41:54qu'une organisation
00:41:55peut prendre des positions
00:41:56dans le débat public.
00:41:56Alors, on n'a pas vu encore
00:41:59l'arrêt du Conseil d'État
00:42:00sur d'autres positions
00:42:00dans le débat public,
00:42:01ça m'intéresserait beaucoup.
00:42:02Mais à l'époque,
00:42:03sur SOS Méditerranée,
00:42:05le Conseil d'État dit
00:42:06« L'organisation peut prendre
00:42:07des positions dans le débat public
00:42:08et obtenir malgré tout
00:42:10le soutien d'une mairie
00:42:11à condition que l'argent
00:42:13soit fléché
00:42:14sur le seul sujet humanitaire. »
00:42:16Donc, quand le tribunal
00:42:17administratif explique
00:42:19que rien ne précise
00:42:19dans la délibération
00:42:20que la subvention
00:42:22doit être utilisée
00:42:23à des fins humanitaires,
00:42:24il a bien les arrêts
00:42:25du Conseil d'État en tête.
00:42:27Qu'est-ce que le politique
00:42:29peut donc retenir
00:42:30de ces décisions, Charlotte ?
00:42:32Il faut garder à l'esprit
00:42:34que la Cour administrative
00:42:35d'appel de Paris...
00:42:36Alors, à Paris,
00:42:37la question s'était posée
00:42:38parce que la mairie
00:42:39avait attribué une subvention
00:42:40à SOS Méditerranée.
00:42:41Vous aviez un administré
00:42:42qui avait saisi
00:42:44le tribunal administratif.
00:42:45Il avait été débouté.
00:42:46Il ne s'était pas lassé.
00:42:47Il avait saisi la Cour d'appel
00:42:49qui, elle, avait répondu.
00:42:50Et elle avait répondu
00:42:50sur le fond.
00:42:51La Cour d'appel
00:42:52avant d'être désavouée
00:42:54à son tour
00:42:55par le Conseil d'État
00:42:56que l'on vient de voir.
00:42:57Mais la Cour d'appel,
00:42:58à l'époque,
00:42:59avait expliqué
00:43:00que les prises d'opposition
00:43:01de l'association
00:43:02visaient parfois
00:43:02à contrecarrer
00:43:03la politique française
00:43:04ou européenne
00:43:05en matière migratoire
00:43:06et que son opposition
00:43:07à certains gouvernements
00:43:08européens
00:43:09était politique
00:43:10et de nature
00:43:11a engendré
00:43:12des différends diplomatiques
00:43:13et donc bien
00:43:14à s'engager
00:43:15sur le terrain international.
00:43:17Elle ajoutait
00:43:18que lorsque le Conseil de Paris
00:43:19juge qu'il faut voter
00:43:20une subvention
00:43:21en urgence,
00:43:22c'était le terme à l'époque
00:43:23en raison de l'opposition
00:43:24de l'Italie,
00:43:25c'était une manière
00:43:26de s'approprier
00:43:27les critiques
00:43:27de l'association
00:43:28et donc
00:43:29de voter une subvention politique.
00:43:31Mais elle a été contredite
00:43:32par le Conseil d'État.
00:43:33Voyez comme le droit
00:43:34et souple.
00:43:35C'est la première chose,
00:43:36évidemment,
00:43:37l'interprétation du droit
00:43:38et matière,
00:43:39évidemment,
00:43:39interprétation potentiellement
00:43:41politique.
00:43:42Et la leçon,
00:43:43à mon avis,
00:43:43est assez simple.
00:43:44La lecture jurisprudentielle
00:43:46des cours suprêmes
00:43:46est un sujet majeur,
00:43:48notamment en matière
00:43:49d'immigration.
00:43:50Refuser de les interroger
00:43:51en affirmant lutter
00:43:52contre l'immigration,
00:43:53en l'occurrence illégale,
00:43:54est un pieux mensonge
00:43:56puisque le Conseil d'État
00:43:56disait simplement
00:43:57que par le biais humanitaire
00:43:59qui sert
00:44:00à contrecarrer
00:44:01les discours,
00:44:02juste d'une phrase.
00:44:03Ce qui est reproché
00:44:04à SOS Méditerranée,
00:44:05c'est certainement pas
00:44:05d'aller sauver
00:44:06les personnes en mer.
00:44:07Ça,
00:44:07c'est la manière
00:44:08pour eux de dire
00:44:09on fait de l'humanitaire
00:44:10et ensuite on les débarque
00:44:11en France
00:44:12ou en Italie
00:44:13ou sur les côtes européennes
00:44:14quitte à s'opposer
00:44:15aux politiques
00:44:17des pays concernés.
00:44:18Le Conseil d'État
00:44:19a donné raison
00:44:19à l'association,
00:44:20c'est-à-dire
00:44:20a donné tort
00:44:22au gouvernement
00:44:23qui voudrait
00:44:24interdire le débarquement
00:44:25sur les côtes
00:44:26tout en gardant
00:44:28le sauvetage en mer.
00:44:29C'est clairement
00:44:30de la politique
00:44:30mais c'est le Conseil d'État
00:44:31qui l'a fait
00:44:31cette fois-ci.
00:44:33À analyser,
00:44:34très intéressant.
00:44:34Merci beaucoup
00:44:36Charlotte Dornelas.
00:44:36Dans un instant,
00:44:37on parlera
00:44:38du canon français.
00:44:40Pourquoi est-ce qu'il est
00:44:41le symbole même ?
00:44:42Pourquoi est-ce qu'il
00:44:43cristallise autant
00:44:46la controverse
00:44:47de la gauche
00:44:47pour en dire
00:44:48des mots sympas ?
00:44:49On en parle avec vous
00:44:50dans un instant.
00:44:51D'abord,
00:44:51David Lissnard,
00:44:52l'invité de Face à l'Info.
00:44:53Merci infiniment
00:44:54de nous rejoindre.
00:44:55Vous êtes candidat
00:44:56à la présidentielle.
00:44:57Vous avez quitté
00:44:57Les Républicains
00:44:58il y a quelque temps.
00:44:59Vous êtes patron
00:45:00de Nouvelle Énergie.
00:45:01Vous avez été réélu
00:45:02maire de Cannes
00:45:03à plus de 81%
00:45:04dès le premier tour.
00:45:06Vous êtes parti
00:45:07de ceux qui se sont
00:45:08fait une place
00:45:08sur la scène nationale.
00:45:10Certains disent même
00:45:11sans même avoir
00:45:12occupé un poste ministériel
00:45:14un peu comme
00:45:14Sarah Knafou.
00:45:15C'est plutôt rare
00:45:16de se faire une place
00:45:18ainsi au niveau national.
00:45:20Trois questions.
00:45:21D'abord,
00:45:22David Lissnard,
00:45:23sur l'actualité.
00:45:23La première question,
00:45:25si je vous dis Maboule,
00:45:26vous me répondez quoi ?
00:45:28C'est pour vous faire sourire,
00:45:30mais celui qui dit qu'il y a.
00:45:32Celui qui dit qu'il y a.
00:45:34Docteur Maboule.
00:45:34Non, non,
00:45:35c'est inconvenant,
00:45:36mais ce qui est,
00:45:37pour utiliser un terme
00:45:38un peu moins années 60,
00:45:40fou,
00:45:40et un peu plus intemporel,
00:45:42ce qui est fou,
00:45:42c'est d'avoir dit
00:45:43il y a quelques années
00:45:44que la France avait remis
00:45:44un crime contre l'humanité,
00:45:47ce qui était imprescriptible en plus,
00:45:48donc ce qui est extrêmement grave
00:45:50sur le plan juridique.
00:45:51Ce qui est fou,
00:45:52c'est de ne pas dire un mot
00:45:53sur Christophe Gleize,
00:45:55qui est un Français
00:45:57pris en otage en Algérie
00:45:59parce qu'il n'épousait pas
00:46:02la doctrine du régime.
00:46:04Ce qui est fou,
00:46:05c'est de dénigrer Boalem Sansal,
00:46:07ce qui est fou,
00:46:07c'est de ne pas avoir
00:46:08un seul mot de soutien
00:46:10à l'égard de Kamel de Laoud,
00:46:12condamné pour son œuvre.
00:46:14Ce qui est fou,
00:46:15finalement,
00:46:15c'est de ne pas distinguer
00:46:18le régime algérien
00:46:20du peuple algérien,
00:46:22qui est un peuple jeune,
00:46:23dynamique,
00:46:23plein de créativité.
00:46:25Ce qui est fou,
00:46:25c'est de ne pas faire
00:46:26des intérêts de la France
00:46:28la matrice de la politique
00:46:30qui est menée.
00:46:31Donc face à ce qui est fou,
00:46:32c'est tout simplement
00:46:34de ne pas porter la voix du pays
00:46:37et de faire respecter notre pays.
00:46:40Les relations internationales,
00:46:42la vie en général,
00:46:43c'est d'essayer toujours
00:46:44de chercher la paix,
00:46:45de chercher les échanges,
00:46:46de chercher tout simplement
00:46:48la prospérité aussi,
00:46:50mais de nous faire respecter.
00:46:52Et on voit bien aujourd'hui
00:46:53qu'une vérité,
00:46:55peut-être hélas intemporelle,
00:46:56mais que la relation internationale,
00:46:58la diplomatie,
00:46:59c'est un rapport de force
00:47:00et que la France
00:47:01pourrait très bien,
00:47:02sereinement,
00:47:03vivre ce rapport de force.
00:47:04Ce qui est fou,
00:47:05encore,
00:47:06c'est de délivrer
00:47:07200 000 visas,
00:47:09à des ressortissants algériens
00:47:11et de ne pas exiger
00:47:12un seul retour
00:47:14d'OQTF,
00:47:15c'est-à-dire
00:47:15de ressortissants algériens
00:47:17qui ont commis
00:47:18des crimes ou des délits
00:47:19en France.
00:47:19Ça, c'est fou.
00:47:20C'est ma boule.
00:47:21Et je voudrais que la France
00:47:22soit du côté de la raison.
00:47:24David Lesnar,
00:47:26autre actualité du jour,
00:47:28le rapport Charles Aloncle,
00:47:29qui était notre invité hier soir,
00:47:31il fait beaucoup parler.
00:47:32Il surprend.
00:47:33Il surprend par sa ténacité.
00:47:35Il surprend aussi
00:47:36par la controverse
00:47:38dont il a été victime.
00:47:40Et sur le fond,
00:47:41en fait,
00:47:42au bout du bout,
00:47:43qu'est-ce que vous retenez,
00:47:44vous,
00:47:44de ce rapport,
00:47:46qui n'a pas encore été rendu public,
00:47:47mais de ces six mois d'enquête,
00:47:49de ces six mois d'enquête,
00:47:52de cette controverse incroyable
00:47:54qui a lieu autour de quoi ?
00:47:56La recherche de la neutralité,
00:47:58du financement
00:47:59de l'audiovisuel public.
00:48:00Oui,
00:48:01tout est dans votre question.
00:48:02Moi,
00:48:02je ne suis ni parlementaire,
00:48:06j'ai vu les bribes de ce rapport,
00:48:08j'ai vu tout ce qui l'a accompagné.
00:48:10Ce que je sais,
00:48:11c'est que dans ma vie,
00:48:12quand j'étais dans le privé,
00:48:13dans le commerce,
00:48:14et encore plus depuis que je suis maire,
00:48:15je suis tout le temps contrôlé.
00:48:17Alors,
00:48:18c'est normal d'être contrôlé
00:48:18quand le contrôleur lui-même
00:48:20est compétent et impartial,
00:48:21ça,
00:48:21c'est une évidence,
00:48:22mais il est normal d'être contrôlé
00:48:23quand on,
00:48:24de surcroît,
00:48:25lorsqu'on utilise de l'argent public.
00:48:27C'est une telle évidence.
00:48:28Donc,
00:48:29le service public,
00:48:30l'audiovisuel public,
00:48:31qui était l'objet de ce rapport,
00:48:32doit être contrôlé.
00:48:34Lorsque plusieurs milliards d'argent
00:48:36des contribuables français
00:48:37sont utilisés,
00:48:38il est normal de vérifier
00:48:39qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêts.
00:48:41Si vous saviez,
00:48:42dans un conseil municipal,
00:48:43le nombre de précautions
00:48:44que vous devez prendre,
00:48:45parfois un peu stupides,
00:48:47parce que vous pourriez avoir
00:48:48un lien très indirect et moral
00:48:50sur une décision,
00:48:52etc.,
00:48:52c'est très contrôlé.
00:48:53Et là,
00:48:54on se rend compte
00:48:54qu'il y a une alliance
00:48:56du privé et du public,
00:48:57quelque part,
00:48:57avec des intérêts privés
00:48:59qui sont alimentés
00:49:02par de l'argent public.
00:49:03Donc,
00:49:03le service public audiovisuel
00:49:05doit être contrôlé.
00:49:07Il l'aime bien,
00:49:07d'ailleurs,
00:49:08par certaines émissions,
00:49:09donner des sentences morales.
00:49:11Je ne vais pas citer de nom,
00:49:12parce que ça pourrait me porter
00:49:13malheur prochainement.
00:49:14Il suffit de me lire
00:49:15sur les réseaux
00:49:16pour voir qui je peux viser.
00:49:18Et donc,
00:49:19la suite,
00:49:19c'est qu'est-ce que l'on en fait ?
00:49:21C'est ça.
00:49:21Qu'est-ce que l'on en fait ?
00:49:22Et comment on retrouve
00:49:24une ambition
00:49:25d'un audiovisuel public
00:49:26et d'un audiovisuel
00:49:27au sens large ?
00:49:28Donc,
00:49:29premier élément,
00:49:30il faut du pluralisme.
00:49:31Vous en êtes une expression.
00:49:33Je peux ne pas être d'accord
00:49:34avec votre ligne éditoriale.
00:49:35Je ne suis pas forcément
00:49:36la première cible
00:49:37à ne pas être d'accord,
00:49:38mais en tout cas,
00:49:40vous devez pouvoir le dire,
00:49:41à partir du moment
00:49:41où il y a du pluralisme,
00:49:42c'est de l'argent privé,
00:49:43c'est la responsabilité
00:49:45de ceux qui financent,
00:49:46de ceux qui regardent,
00:49:46etc.,
00:49:47de ceux qui parlent.
00:49:48Donc,
00:49:48il faut du pluralisme.
00:49:49Il n'y a pas une vérité révélée.
00:49:51La seule façon
00:49:52d'assurer une société démocratique
00:49:54et la plus saine possible,
00:49:57c'est le pluralisme.
00:49:58Deuxièmement,
00:49:58un service public
00:49:59peut avoir sa place.
00:50:00Mais,
00:50:01aujourd'hui,
00:50:02il est évident
00:50:02qu'il consomme
00:50:03trop d'argent public
00:50:04et parallèlement,
00:50:05beaucoup d'équipes
00:50:06du service public,
00:50:06que je connais bien,
00:50:07manquent de moyens
00:50:08sur le terrain.
00:50:08C'est à l'image
00:50:09du reste du pays.
00:50:10On dépense plus qu'ailleurs,
00:50:11mais on ne met pas
00:50:12les moyens où il faut.
00:50:13Donc,
00:50:13il y a peut-être
00:50:14des chaînes
00:50:15qui ont une valeur commerciale
00:50:16et qui ne font
00:50:17que du paracommercialisme.
00:50:18Je pense à France 2,
00:50:19par exemple,
00:50:20qui pourraient être privatisées.
00:50:22Garder une ou deux chaînes publiques
00:50:24concentrées
00:50:24sur une offre culturelle,
00:50:27artistique,
00:50:28neutre.
00:50:29Il y a une nécessité
00:50:31de neutralité
00:50:31dans le service public.
00:50:33C'est une évidence.
00:50:35Donc,
00:50:36ce qui sera
00:50:36le plus important derrière,
00:50:38c'est qu'on retrouve
00:50:38une ambition.
00:50:39Comment on crée
00:50:40un service public
00:50:41de proximité,
00:50:42local,
00:50:43je crois que c'est important.
00:50:44Comment on montre
00:50:45les belles œuvres de l'esprit.
00:50:46Comment on essaie
00:50:49non pas
00:50:49de vouloir
00:50:50être des agents
00:50:51d'une transformation
00:50:52fantasmée
00:50:52de la France,
00:50:53mais de montrer
00:50:55une France plus apaisée.
00:50:56C'est ça peut-être
00:50:57la mission du service public.
00:50:59Je pense qu'il ne faut pas
00:51:00voir ça comme une attaque
00:51:01contre le service public,
00:51:02mais comme la nécessité
00:51:03pour le contribuable
00:51:04de contrôler
00:51:05où va son argent
00:51:06et ensuite,
00:51:07politiquement,
00:51:08de se dire
00:51:08qu'on peut peut-être
00:51:09dépenser un ou deux milliards
00:51:10de moins,
00:51:11avoir beaucoup moins.
00:51:12Il y a des chaînes
00:51:12qui doivent fermer.
00:51:13Il y en a qui peuvent
00:51:14être privatisées
00:51:15et de mettre
00:51:15les moyens
00:51:16là où le marché
00:51:17n'est pas
00:51:18et où on a besoin
00:51:18d'un service public.
00:51:19J'aime bien
00:51:20parce que vous dites
00:51:20qu'il ne faut pas
00:51:21voir ça comme une attaque
00:51:22contre le service public.
00:51:24Écoutez juste 30 secondes
00:51:25de quelqu'un
00:51:25qui voit ça
00:51:26peut-être comme une attaque
00:51:27contre le service public.
00:51:32Je vous avoue
00:51:34que ça me fait beaucoup rire.
00:51:35Selon la présente
00:51:36de l'Assemblée nationale,
00:51:37il faudrait enquêter
00:51:38mais surtout pas trop enquêter
00:51:39parce que ça risquerait
00:51:40de mettre en difficulté
00:51:42certains intérêts,
00:51:43certains copains.
00:51:44Il faudrait faire la lumière
00:51:45et la transparence
00:51:46mais pas trop
00:51:46parce qu'il ne faudrait surtout pas
00:51:47que ça dérange certains.
00:51:49Donc on a envie
00:51:50de rappeler
00:51:51l'article 24
00:51:52de la Constitution
00:51:53à Mme Yelbrun-Pivet
00:51:54qui est la présente
00:51:55de l'Assemblée nationale.
00:51:56Les parlementaires votent la loi,
00:51:57ils contrôlent aussi
00:51:58l'action du gouvernement
00:51:59et ils évaluent
00:52:00les politiques publiques.
00:52:01Donc je ne comprends pas
00:52:02ces rappels incessants
00:52:04à l'ordre
00:52:05de Mme Yelbrun-Pivet.
00:52:06Voilà.
00:52:07En tout cas,
00:52:07il y a certains
00:52:08qui ne voient pas forcément ça
00:52:10d'un bon oeil.
00:52:12David Nyssa,
00:52:13allons plus loin
00:52:13parce que j'ai beaucoup
00:52:14de questions à vous poser.
00:52:15Je lisais un article
00:52:16dans Le Figaro
00:52:17qui montrait qu'après,
00:52:19je cite,
00:52:19des années de revers,
00:52:20les libéraux français
00:52:21retrouvent de l'élan
00:52:22en vue de 2027.
00:52:24Est-ce que selon vous
00:52:25le libéralisme
00:52:26peut vraiment sauver
00:52:27la France ?
00:52:28Vous me direz,
00:52:28oui,
00:52:28mais pourquoi ?
00:52:29Parce que là,
00:52:30on voit effectivement
00:52:30une petite envie,
00:52:32soif de liberté.
00:52:33Je ne vais pas vous dire
00:52:34tout à fait oui.
00:52:35Je vais vous dire
00:52:35que la liberté,
00:52:38la responsabilité,
00:52:39la propriété,
00:52:40la dignité
00:52:41vont sauver la France.
00:52:42D'une part.
00:52:43D'autre part,
00:52:43je me réjouis de voir
00:52:44parce que moi,
00:52:45ça fait des années
00:52:45que j'ai un discours constant,
00:52:47y compris quand c'était
00:52:48considéré comme un gros mot.
00:52:49Lorsque vous disiez
00:52:50que vous étiez libéraux,
00:52:51on a l'impression
00:52:51que vous mangez
00:52:51les enfants
00:52:52et les enfants pauvres,
00:52:53évidemment.
00:52:54Or,
00:52:54je pense que
00:52:56le fait dans une société
00:52:57qui est beaucoup
00:52:58trop collectivisée,
00:53:00qui est beaucoup
00:53:00trop socialiste,
00:53:01disons les mots,
00:53:02qui est beaucoup
00:53:03trop étatiste,
00:53:04de redonner
00:53:05de l'oxygène
00:53:06au pays réel,
00:53:08à la société civile,
00:53:10aux gens qui travaillent,
00:53:11aux gens qui investissent,
00:53:12aux gens qui ont des projets,
00:53:13aux associations,
00:53:14etc.,
00:53:14aux retraités
00:53:15qui veulent parrainer
00:53:16des jeunes,
00:53:16bref,
00:53:16d'enlever tout le carcan
00:53:18de l'excès d'impôts,
00:53:19de l'excès de charges,
00:53:20de l'excès de normes,
00:53:21peut faire de nous
00:53:23un pays de la qualité
00:53:24de la vie,
00:53:25au service des libertés
00:53:27individuelles
00:53:27et au service de l'ordre.
00:53:29Donc,
00:53:29j'y crois profondément
00:53:30et de voir qu'effectivement
00:53:31il y a une sorte
00:53:33d'épiphanie libérale
00:53:35modérée quand même.
00:53:36Oui,
00:53:36modérée.
00:53:36Il faut relativiser quand même.
00:53:39Mais quand même,
00:53:39un petit vent,
00:53:39le libéralisme souffle
00:53:41sur la présidence.
00:53:42Donc,
00:53:42je pense que c'est positif.
00:53:44Ça a marché
00:53:44dans le passé en France,
00:53:45avec le général de Gaulle
00:53:47avec le plan RUEF
00:53:47en 58,
00:53:48avec Poincaré,
00:53:49de 86 à 88.
00:53:51La France a été très bien
00:53:51gouvernée
00:53:52et on retrouvait
00:53:52de la prospérité.
00:53:53C'est aussi,
00:53:54je voudrais le dire,
00:53:55une source de justice
00:53:56pour les plus modestes.
00:53:58Libérer des carcans,
00:53:59c'est ce qui permet
00:54:00aux pauvres
00:54:01de ne pas rester pauvres.
00:54:02C'est ce qui permet
00:54:03aux gamins de l'immigration
00:54:05ou des milieux,
00:54:05les classes défavorisées,
00:54:07comme on dit
00:54:07de l'autre côté,
00:54:09d'avoir une éducation
00:54:10de qualité.
00:54:11Aujourd'hui,
00:54:11l'égalitarisme
00:54:12est en train
00:54:13de figer le pays
00:54:15et il y a une caste,
00:54:16pour reprendre un terme
00:54:17aussi à la mode,
00:54:18qui est pleine de principes,
00:54:20progressistes, etc.,
00:54:21qui vit très bien matériellement
00:54:23et qui, en fait,
00:54:24a trahi le peuple.
00:54:25Et maintenant,
00:54:26ils trahissent même
00:54:27leurs principes
00:54:27avec le wokisme.
00:54:28Donc oui,
00:54:30moi, je ne veux pas...
00:54:30Mon ambition,
00:54:31si vous voulez,
00:54:32ce n'est pas d'être
00:54:33le promoteur
00:54:33d'une idéologie.
00:54:34Mon ambition,
00:54:35c'est la grandeur
00:54:36de la France
00:54:37et de redonner
00:54:38la prospérité au pays
00:54:39en faisant valoir
00:54:40les idées que je crois
00:54:41bonnes pour notre pays
00:54:42et qui sont des idées
00:54:43qui vont rétablir
00:54:44la liberté,
00:54:45l'ordre,
00:54:46l'éducation,
00:54:46une ambition scientifique,
00:54:48etc.
00:54:48On ira plus loin
00:54:49dans un instant
00:54:49sur la présidentielle,
00:54:50mais certains,
00:54:51j'ai l'impression,
00:54:52veulent vous enfermer
00:54:52dans une certaine...
00:54:53Bien sûr.
00:54:54Oui, c'est-à-dire
00:54:55le libéralisme
00:54:56et la ligne politique
00:54:57de ceux qui veulent
00:54:58être propriétaires
00:54:58de leur vie.
00:54:59C'est ce que je dis, oui.
00:55:00C'est ce que vous dites,
00:55:00mais j'ai l'impression
00:55:01que certains veulent
00:55:01vous enfermer aussi
00:55:03dans ce contexte
00:55:05de propriétaires
00:55:06de leur vie.
00:55:07Qu'est-ce que vous répondez
00:55:07à ceux qui veulent...
00:55:08Vous avez tout à fait raison.
00:55:10C'est-à-dire que certains
00:55:10vous qualifient de libéral
00:55:12et vous portez ça
00:55:14tel que c'est le chemin
00:55:15de la masse perpétuelle.
00:55:17Mais ils ont tort.
00:55:19Mais parce que moi,
00:55:20je ne veux pas me laisser
00:55:21enfermer dans un tiroir.
00:55:22Évidemment,
00:55:22c'est ce que je viens de dire.
00:55:23C'est le pragmatisme
00:55:24et ce que je propose,
00:55:25c'est plutôt une révolution
00:55:26du bon sens.
00:55:27Le deuxième élément,
00:55:29propriétaire de sa vie,
00:55:30c'est souvent ce que j'utilise
00:55:31et je trouve que c'est
00:55:32ce qui permet
00:55:33de faire comprendre
00:55:33que le libéralisme,
00:55:34ce n'est pas du tout
00:55:35le bourrage de crâne
00:55:36qu'on nous a infligé
00:55:37depuis notre enfance
00:55:38très souvent en France.
00:55:40C'est au contraire
00:55:41ce qui a permis
00:55:42à notre société
00:55:42de créer de la valeur,
00:55:44de créer de la richesse.
00:55:45Ça a marché à l'étranger.
00:55:46Ça a marché en France.
00:55:47C'est le moins pire des systèmes,
00:55:49comme disait Churchill.
00:55:51Le pire des systèmes
00:55:52après tous les autres.
00:55:53C'est-à-dire que
00:55:53la liberté individuelle
00:55:55est la source de la prospérité.
00:55:57C'est la source vive,
00:55:58comme aurait dit Enrand,
00:55:59de la prospérité.
00:56:01Et en cela,
00:56:02voir que ces idées
00:56:04prospèrent aujourd'hui,
00:56:05c'est une bonne chose.
00:56:06Mais moi,
00:56:07avant tout,
00:56:08je suis un praticien,
00:56:08vous savez,
00:56:09du quotidien.
00:56:09Moi, je viens du commerce.
00:56:11Je dirige une mairie.
00:56:13Tous les jours,
00:56:13on règle des problèmes
00:56:14avec pragmatisme.
00:56:15Mais être pragmatique,
00:56:16ça ne veut pas dire
00:56:17ne pas avoir une vision
00:56:18des choses.
00:56:18Et ça ne veut pas dire
00:56:19ne pas avoir des principes.
00:56:20Et je pense qu'il faut
00:56:21être très solide
00:56:22sur ces principes.
00:56:23Et qu'il faut être
00:56:24très souple
00:56:25dans les modalités
00:56:25d'application.
00:56:27Être pragmatique,
00:56:28est-ce que c'est ce que
00:56:28vous avez voulu faire
00:56:29lorsque vous sortez
00:56:30le livre noir
00:56:31de la bureaucratie ?
00:56:32Qu'est-ce que c'est ?
00:56:33À quoi ça sert concrètement ?
00:56:36Je l'ai là.
00:56:37Ah, magnifique.
00:56:38On le montre
00:56:40à l'antenne.
00:56:40Mais ce qui est formidable,
00:56:41c'est que de l'autre côté,
00:56:42il y a le livre bleu,
00:56:43c'est-à-dire les solutions.
00:56:44Pourquoi j'ai commencé
00:56:45dans...
00:56:46J'ai une quinzaine
00:56:46de rendez-vous programmatiques
00:56:48sur la bureaucratie
00:56:48parce que la France
00:56:50s'est faite avec son État.
00:56:51La nation française
00:56:52s'est faite aussi par l'État.
00:56:53Et donc l'État
00:56:53est très important
00:56:54dans notre pays.
00:56:55Et on voit bien
00:56:56que plus l'État
00:56:57consomme d'argent public,
00:56:59plus il dépense
00:56:59d'argent public,
00:57:0057%,
00:57:01moins il est performant
00:57:02sur ces missions
00:57:03pour lesquelles
00:57:04il a été inventé.
00:57:05Les prisons françaises
00:57:07sont une indignité nationale.
00:57:08C'est-à-dire qu'elles ne protègent
00:57:09pas la société des voyous,
00:57:10mais en plus,
00:57:11elles ont des conditions
00:57:12d'incarcération
00:57:13qui sont vraiment ignobles.
00:57:14On manque de greffiers,
00:57:16on manque de 40 000 places de prison,
00:57:18on manque de policiers la nuit,
00:57:20on manque de soignants bien payés,
00:57:22on manque d'enseignants, etc.
00:57:23Donc,
00:57:24et pourtant,
00:57:25on dépense plus qu'ailleurs.
00:57:26Et une des grosses raisons
00:57:28de l'échec français,
00:57:30c'est ça,
00:57:31c'est la bureaucratie.
00:57:32C'est le fait que
00:57:33quand vous êtes austréiculteur
00:57:35depuis juillet dernier,
00:57:36donc vous avez une barge
00:57:37pour aller pêcher les huitres,
00:57:38vous êtes obligé
00:57:39d'installer des toilettes
00:57:40sur la barge d'austréiculteur.
00:57:42C'est le fait que
00:57:43lorsque vous êtes détenu
00:57:44en otage en Iran,
00:57:46comme Benjamin Brillère,
00:57:48quand vous revenez,
00:57:49la première relation
00:57:51que vous avez avec l'État,
00:57:52c'est de vous demander
00:57:52pourquoi vous n'avez pas
00:57:53déclaré vos impôts
00:57:53pendant que vous étiez
00:57:54en prison en Iran.
00:57:55Ce n'est pas moi qui l'invente,
00:57:56c'est une réalité.
00:57:57C'est le fait que,
00:57:59comme un maire
00:58:00d'une commune de montagne,
00:58:03m'expliquait que
00:58:03l'État l'enjoignait
00:58:05de refaire le départ
00:58:07d'une remontée mécanique,
00:58:09de station de ski,
00:58:10donc il ne peut le faire
00:58:11que l'été,
00:58:11mais que le même État
00:58:12l'a empêché de lancer
00:58:13le chantier
00:58:14parce qu'il peut y avoir
00:58:15une reproduction de vipères.
00:58:17C'est le fait que,
00:58:18pour faire un bassin
00:58:19de protection des populations
00:58:21à Mandelule-Anapoule
00:58:22et à Cannes,
00:58:23il nous faut 10 ans
00:58:24de procédure,
00:58:25alors qu'on ne perd pas
00:58:26une seconde,
00:58:26pour protéger
00:58:27des inondations
00:58:28sur un projet
00:58:28qui n'a aucune incidence
00:58:29négative sur l'environnement.
00:58:31Tout porteur de projet,
00:58:32tout salarié,
00:58:33tout chef d'entreprise,
00:58:34tout élu local
00:58:35est entravé
00:58:36par des règles absurdes
00:58:37qui coûtent cher.
00:58:39L'IFRAP les évalue
00:58:40à 3 points de PIB,
00:58:42c'est-à-dire
00:58:42à une perte de richesse
00:58:43pour le pays
00:58:44de quasiment 100 milliards,
00:58:4590 milliards,
00:58:46mais qui en plus
00:58:47sont liberticides
00:58:47parce que les grands groupes,
00:58:50les gens qui sont structurés,
00:58:51ils ont des cabinets,
00:58:52ils peuvent, eux,
00:58:53gérer la bureaucratie.
00:58:55On a dépensé,
00:58:56rapport parlementaire,
00:58:572 milliards par an
00:58:57grâce à M. Macron
00:58:59en cabinet de conseil,
00:59:01les copains des mêmes
00:59:02que ceux qui prennent
00:59:02les règles.
00:59:03Donc vous comprenez
00:59:04que cet État bureaucratique,
00:59:06je disais tout à l'heure
00:59:06qu'on voulait être
00:59:07propriétaire de notre vie,
00:59:08c'est ça moi l'ambition
00:59:09que je porte.
00:59:09Ça peut aider les Français,
00:59:11c'est à dire au-delà
00:59:12des grandes entreprises
00:59:12parce que les grandes entreprises
00:59:14disent aidez-nous,
00:59:15on a trop de normes,
00:59:16on n'en peut plus.
00:59:16Mais les grandes entreprises
00:59:17parfois elles sont
00:59:18produites de normes
00:59:19parce que ça empêche
00:59:20les petites entreprises
00:59:20de rentrer sur le marché.
00:59:21Les agriculteurs,
00:59:21moi je suis pour la liberté,
00:59:23on dit libéral,
00:59:24donc je suis contre
00:59:26le capitalisme de connivence.
00:59:28Mais David Lysnard,
00:59:29ça peut sauver la France,
00:59:31libérer la France
00:59:31de la bureaucratie.
00:59:32C'est ce qui va nous permettre,
00:59:33vous voulez plus de professeurs
00:59:35mieux payés,
00:59:35il faut qu'il y ait
00:59:36moins de bureaucrates.
00:59:36Pour qu'il y ait moins de bureaucrates,
00:59:37il faut déréguler,
00:59:39il y a trop de règles,
00:59:40il faut retrouver
00:59:40les principes généraux du droit.
00:59:42Vous voulez plus de policiers
00:59:43la nuit,
00:59:44ou la journée d'ailleurs,
00:59:45vous voulez plus de policiers,
00:59:45il faut qu'il y ait moins de bureaucrates.
00:59:46Vous voulez que les policiers
00:59:47soient sur le terrain,
00:59:48aujourd'hui passent 40%
00:59:50de leur temps au moins
00:59:50en procédure administrative stupide.
00:59:53Donc on est au XXIème siècle,
00:59:54on doit utiliser
00:59:55les moyens du numérique,
00:59:56mais on doit avoir le courage
00:59:57de déréguler
00:59:58pour libérer la France
01:00:00et libérer la création de valeurs,
01:00:02la création de richesses,
01:00:03et libérer l'État
01:00:04des règles qu'ils s'imposent.
01:00:05Vous êtes candidat
01:00:06à la présidentielle,
01:00:06j'ai tellement une question
01:00:07à vous poser,
01:00:08je ne sais pas laquelle choisir
01:00:08pour terminer.
01:00:09Mais juste pour la bureaucratie,
01:00:10pardon, vous savez que je...
01:00:1210 secondes, après j'ai une question.
01:00:13Non mais tout nous donne raison.
01:00:15Les mêmes qui critiquaient
01:00:16en disant
01:00:16ce sont des populistes, etc.
01:00:18Sur la bureaucratie,
01:00:18c'est les mêmes qui vous disent
01:00:20je vais faire un Notre-Dame de ci,
01:00:21un Notre-Dame de là.
01:00:22Vous n'avez pas entendu
01:00:22le président de la République ?
01:00:23Maintenant, c'est bien,
01:00:24il a eu la divine révélation.
01:00:27Et jusqu'à...
01:00:29C'est l'État en France
01:00:30qui dit
01:00:30voilà 150 projets
01:00:32choisis par l'État
01:00:33qui vont être exonérés
01:00:35des règles,
01:00:36exemptés des règles
01:00:37que l'État impose
01:00:38à tous les autres Français.
01:00:39Donc moi, pour faire une école,
01:00:41je serais obligé
01:00:41de suivre
01:00:43une notice thermique
01:00:44thermique de 3800 pages
01:00:46mais l'État, lui,
01:00:48décidera
01:00:48qui peut s'en exonérer.
01:00:49Donc ça tombe toujours
01:00:50à l'arbitraire.
01:00:51C'est liberticide
01:00:52la bureaucratie.
01:00:53La technocratie est liberticide.
01:00:55Elle n'est pas que
01:00:55des industries de richesse.
01:00:56Vous êtes candidat
01:00:57à la présidentielle.
01:00:58Là, j'ai vu tout à l'heure
01:00:59que Marine Le Pen
01:01:00souhaite un second tour
01:01:02face au bloc central
01:01:03plutôt qu'une élection
01:01:05de rejet
01:01:05en cas de duel
01:01:06face à Jean-Luc Mélenchon.
01:01:09Est-ce que vous pensez
01:01:10exactement à l'État ?
01:01:11Écoutez-moi,
01:01:12que j'affronte Marine Le Pen
01:01:13au second tour
01:01:15ou quelqu'un du centre
01:01:16ou quelqu'un de gauche,
01:01:18je ne vois pas
01:01:19de grande différence
01:01:19parce que je les trouve
01:01:20tous très étatistes
01:01:21et tous très conformistes.
01:01:22Ils veulent vous faire croire,
01:01:23ils veulent nous faire croire
01:01:24que nous pouvons revenir
01:01:25aux Trente Glorieuses.
01:01:26Et vous voulez nous faire croire
01:01:27comme maire
01:01:27peut changer la France ?
01:01:28Oui, je pense qu'un élan civique
01:01:32ancré dans le pays réel,
01:01:33dans la France des réalités,
01:01:35parce que ce n'est pas
01:01:36un maire tout seul,
01:01:36il n'y a pas une femme
01:01:37ou un homme providentiel,
01:01:38c'est véritablement,
01:01:39je pense que c'est chaque Français
01:01:40qui peut être providentiel
01:01:41pour maîtriser
01:01:43les flux migratoires,
01:01:44pour retrouver
01:01:45l'autorité régalienne,
01:01:46pour retrouver
01:01:47la prospérité économique.
01:01:48Ce que je sais,
01:01:49c'est que les technocrates,
01:01:50eux, ne sauveront pas la France.
01:01:51Ils sont en train
01:01:52de l'enfoncer
01:01:52et que les démagogues,
01:01:54en fait, nous planteront.
01:01:55Donc oui,
01:01:56portons la voie du terrain
01:01:57et c'est ce que je vais essayer
01:01:58de faire et un peu plus
01:01:59ce soir grâce à vous.
01:02:00David Lissnard.
01:02:01Et ma conclusion,
01:02:01c'était bien ça.
01:02:04Aux téléspectateurs de JG,
01:02:05achetez une face à l'info,
01:02:06ou est-ce que c'était bien
01:02:06resté avec nous ?
01:02:07D'accord.
01:02:08Pour le coup de point final
01:02:08de Mathieu Bocoté,
01:02:09David Lissnard.
01:02:10Le canon français,
01:02:11vous connaissez cette entreprise
01:02:13occupée à remettre en valeur
01:02:15le banquet à la française
01:02:16et les traditions
01:02:17qui l'accompagnent
01:02:18et aujourd'hui ciblée
01:02:19par la gauche
01:02:20qui voit une manifestation,
01:02:21je cite,
01:02:22d'extrême droite
01:02:23avec des dérapages nazis.
01:02:25Comment sommes-nous arrivés là ?
01:02:26C'est exceptionnel.
01:02:28Voilà une entreprise
01:02:29qui veut fondamentalement festive,
01:02:31qui veut mettre de l'avant
01:02:32le banquet à la française,
01:02:33qui veut mettre de l'avant
01:02:34les différentes traditions
01:02:35gastronomiques françaises
01:02:36sur le mode populaire
01:02:38dans une société
01:02:39où il y a tant de solitude,
01:02:40la possibilité de se rassembler
01:02:42pour manger ensemble,
01:02:43pour boire,
01:02:43pour chanter,
01:02:44pour danser.
01:02:45Théoriquement,
01:02:46on est assez loin
01:02:46du troisième Reich.
01:02:48Mais non,
01:02:48pas selon Mme Emma Fourreau,
01:02:50qui est eurodéputée LFI,
01:02:51qui nous dit,
01:02:52je regarde
01:02:53les différentes soirées
01:02:55du canon français
01:02:57et que vois-je
01:02:58dans ces banquets ?
01:02:59Je vois du fascisme,
01:03:00je vois du nazisme,
01:03:01je vois de l'extrême droite.
01:03:03Et là,
01:03:03qu'est-ce qu'on voit ?
01:03:03Et Libération,
01:03:04Libération prend le relais
01:03:05et dit,
01:03:06nous sommes devant
01:03:07des banquets problématiques.
01:03:08Alors,
01:03:09quels sont leurs arguments ?
01:03:09On peut dire
01:03:10que c'est sur trois registres.
01:03:11Un,
01:03:12il y a des vidéos trafiquées
01:03:13selon plusieurs,
01:03:14des gens du canon français,
01:03:15un instant.
01:03:15Donc là,
01:03:16apparemment,
01:03:16on verrait des bras dans les airs.
01:03:18Vous savez,
01:03:18quand il y a des fêtes,
01:03:19quand les gens dansent,
01:03:19ça arrive souvent
01:03:20qu'il y a des bras dans les airs.
01:03:21Et encore une fois,
01:03:22ce n'est pas le troisième Reich.
01:03:23Deuxième élément,
01:03:24on nous dit,
01:03:24oui,
01:03:25mais Pierre-Édouard Sterrain
01:03:25n'est pas très loin de tout cela.
01:03:26Pierre-Édouard Sterrain,
01:03:28ça,
01:03:28c'est l'autre nom
01:03:29aujourd'hui du diable.
01:03:30Il y en a un autre.
01:03:30Là,
01:03:31ils sont deux,
01:03:31en fait.
01:03:32Ce milliardaire inquiétant,
01:03:33s'il touche à quelque chose,
01:03:34c'est donc que c'est puant.
01:03:36Mais le troisième élément,
01:03:37l'argument central,
01:03:38comprenons-le,
01:03:38et ça remonte,
01:03:39en fait,
01:03:39aux années 80,
01:03:402000,
01:03:412010.
01:03:41Rappelez-vous,
01:03:42en 1985,
01:03:43le magazine Globe
01:03:43qui disait,
01:03:45bien sûr,
01:03:45nous sommes résolument cosmopolites.
01:03:47Tout ce qui est terroir,
01:03:48béret,
01:03:48bourré,
01:03:49bignou,
01:03:50bref,
01:03:50franchouillard au cocardier,
01:03:52nous est étranger,
01:03:52voire odieux.
01:03:53Rappelez-vous,
01:03:54dans les années 2000,
01:03:55quand on diabolisait la soupe aux cochons.
01:03:56Rappelez-vous,
01:03:57dans les années 2010,
01:03:58quand on diabolisait l'apéro
01:04:00saucisson-pinard.
01:04:00Qu'est-ce que je vois
01:04:01à travers tout ça,
01:04:02en fait,
01:04:02ce qu'on cherche à diaboliser,
01:04:03à assimiler au racisme,
01:04:04c'est simplement
01:04:05l'expression décomplexée
01:04:06du bonheur d'être français,
01:04:08de la fierté d'être française.
01:04:10Donc,
01:04:10si finalement,
01:04:10on arrive à un point de vérité,
01:04:11la gauche ne tolère pas
01:04:12l'expression
01:04:13d'une fierté française,
01:04:14elle nomme cela
01:04:15racisme,
01:04:15fascisme et nazisme.
01:04:16De ce point de vue,
01:04:17les Français auront probablement
01:04:18à choisir en ceux
01:04:19qui les insultent
01:04:19et le banquin.
01:04:21La fierté,
01:04:22la joie,
01:04:23le bonheur.
01:04:24Le saucisson.
01:04:25Le pilard.
01:04:26Merci beaucoup,
01:04:27David Lissner.
01:04:27Oui, vive la France.
01:04:28Merci, David Lissner,
01:04:29d'avoir été notre invité.
01:04:31Excellent titre de programme
01:04:32L'Hardé pour deux.
01:04:32Pascal Proulx,
01:04:33merci encore.
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