Passer au playerPasser au contenu principal
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Il est 11h, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous retrouver, c'est votre midi news du
00:00:04week-end, votre midi news du dimanche.
00:00:06Je vous présente notre équipe du dimanche dans quelques instants, mais tout de suite vous connaissez la règle, le sommaire
00:00:11de nos deux heures.
00:00:12A la une, c'est le titre de nos confrères du journal du dimanche, Quentin, l'hommage, une marche dans
00:00:17le calme et la dignité.
00:00:19Retour sur cette marche à Lyon que vous avez pu suivre en direct sur notre antenne hier, 3200 personnes mobilisées,
00:00:24les témoignages, les réactions dans notre émission évidemment.
00:00:27Nous sommes dimanche, on va parler politique avec Éludi Huchard et les réactions sur le lâchage de Quentin.
00:00:33Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les insoumis, qui avons tué un jeune dans la rue.
00:00:38Ce n'est pas crédible, dit-il, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:00:42A lire aussi dans le journal du dimanche, la longue interview de Laurent Wauquiez, LFI est toxique pour notre vie
00:00:48démocratique, selon le président du groupe des Républicains à l'Assemblée nationale.
00:00:52Et puis dans notre deuxième heure de Midi News, on reviendra aussi sur cette information révélée par nos confrères du
00:00:57Figaro.
00:00:58Information paru hier, le jour même, oui, le jour même de cette marche en hommage à Quentin.
00:01:02Dans une boucle WhatsApp, deux professeurs de Sciences Po ont carrément justifié le lâchage de Quentin.
00:01:08On en est là en 2026.
00:01:09Et puis on aura aussi, aussi, un oeil sur le salon de l'agriculture.
00:01:14Il ne faut pas oublier nos amis agriculteurs avec le traditionnel ballet des politiques à peu près Emmanuel Macron hier
00:01:22pour l'inauguration.
00:01:23Vous le voyez sur ces images, c'est au tour de Gawiyata.
00:01:26Les deux, Valérie Pécresse, de découvrir ce salon un peu particulier car un salon sans vaches.
00:01:31On vous l'a déjà dit, mais tout de suite, on fait un tour complet de l'information.
00:01:34Et en ce dimanche, c'est Audrey Bertheau qui nous accompagne.
00:01:37Bonjour Audrey.
00:01:37Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:01:39Le remaniement gouvernemental devrait avoir lieu au plus tôt, en milieu de semaine prochaine.
00:01:44Sébastien Lecornu, le Premier ministre, attend de savoir quand sera discutée l'éventuelle motion de censure du Rassemblement national.
00:01:51Cette motion porterait sur la feuille de route énergétique du pays.
00:01:54L'ERN pourrait déposer son texte ce lundi.
00:01:58Trois départements sont en vigilance rouge ce dimanche.
00:02:01Vous voyez la carte.
00:02:02Météo France a prolongé pour aujourd'hui et demain.
00:02:04Les vigilances crues pour la Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire,
00:02:09huit au département de l'Ouest, ont été placées en vigilance orange.
00:02:13L'actualité internationale, Emmanuel Macron a récemment écrit à Donald Trump pour plaider la levée des sanctions
00:02:19à l'encontre de plusieurs citoyens européens, dont l'ancien commissaire européen Thierry Breton.
00:02:24Pour rappel, Thierry Breton, accusé de censure au détriment des intérêts américains, est interdit depuis décembre 2025 de séjour aux
00:02:33Etats-Unis.
00:02:34A deux jours du quatrième anniversaire de l'invasion russe en Ukraine, une série d'explosions a secoué Kiev ce
00:02:39matin.
00:02:40Les autorités ukrainiennes ont fait état d'une attaque aux missiles balistiques et aux drones sur des habitations civiles et
00:02:46des infrastructures critiques de la région.
00:02:48Le Pakistan a annoncé avoir mené des frappes contre sept camps qualifiés de terroristes à la frontière afghane.
00:02:54Cette opération intervient après plusieurs attentats suicides commis sur son territoire par des groupes armés.
00:02:59Les autorités ont également indiqué avoir ciblé un groupe lié à l'Etat islamique.
00:03:04Et enfin, assise en Italie, pour la première fois, les reliques de Saint-François sont exposées au public à l
00:03:10'occasion du 800e anniversaire de la mort du Saint.
00:03:13A partir de ce dimanche et jusqu'au 22 mars, pèlerins et visiteurs pourront se recueillir devant les ossements de
00:03:19Saint-François, décédés le 3 octobre 1226.
00:03:22Les réservations s'élèvent déjà à presque 400 000 personnes venant de toutes les parties du monde.
00:03:27Merci beaucoup, André. Et à tout à l'heure dans une heure pour un nouveau tour de l'info.
00:03:30Allez, Midi News du dimanche, c'est parti. Présentation de notre équipe.
00:03:34Karima Wey qui est avec nous. Bonjour Karima.
00:03:36Bonjour Kevin.
00:03:36Kevin Bossuet nous accompagne aussi. Bonjour Kevin.
00:03:39Olivier Vial, directeur du CRU. On rappelle ce qu'est le CRU, c'est important.
00:03:42Le laboratoire d'idées, universitaires spécialisés sur les radicalités.
00:03:45Exactement. Yves Toledano, avocat, est avec nous. Bonjour Yves.
00:03:49Et le Duchar nous rejoindra dans le courant de cette émission pour parler politique comme tous les dimanches, évidemment.
00:03:56Et la page politique est liée à Quentin.
00:03:59Et on va commencer donc avec cette une du journal du dimanche qu'on va vous remontrer.
00:04:04Quentin, l'hommage à Lyon, une marche dans le calme et la dignité ultra gauche, la honte.
00:04:09Je voudrais effectivement commencer notre émission par cette marche que vous avez pu suivre hier sur notre antenne, sur CNews.
00:04:15Malgré les craintes de tensions, entre 1200 personnes ont défilé dans le calme.
00:04:20Et c'est important de le rappeler.
00:04:21Certes, il y a eu quelques tentatives d'intimidation.
00:04:24On va y revenir dans le courant de cette émission.
00:04:27Vous le verrez avec quelques séquences que vous ne verrez, je pense, que sur notre antenne.
00:04:31Mais retour sur cette marche avec Anaïs Bauché.
00:04:37Ils sont près de 3200 à s'être rassemblés pour rendre un hommage à Quentin de Ranque.
00:04:42Un étudiant de 23 ans lynché à mort par des personnes encagoulées le 12 février dernier.
00:04:46Peu avant la marche, certains amis de l'étudiant ont tenu à prendre la parole.
00:04:50Ils vous remercient d'être là, ils vous encouragent à rester dans le calme et la dignité.
00:04:55Le ton est donné pour cette marche blanche débutée à 16h à Lyon.
00:04:58Un important dispositif de sécurité a été déployé avec des renforts de CRS, gendarmes mobiles, ainsi que deux drones.
00:05:05Munis de larges portraits de Quentin et du drapeau français, la foule s'est avancée calmement en scandant plusieurs messages.
00:05:11Justice pour Quentin ! Justice pour Quentin !
00:05:14Notamment à l'encontre de l'extrême gauche, jugé responsable de la mort de Quentin.
00:05:21Quelques minutes après le début du cortège, des bouteilles de plastique ont été lancées sur la foule par des habitants
00:05:26postés en haut d'un immeuble.
00:05:27Plus loin, des insultes ont retenti contre la marche blanche, sans violence physique.
00:05:31Des débordements vides contenus par les forces de l'ordre.
00:05:34La Marseillaise a retenti plusieurs fois au sein du cortège.
00:05:41Partie de la place Jean Jaurès, la marche s'est achevée sur les lieux de l'agression de Quentin.
00:05:45Sur place, des gerbes de fleurs ont été déposées et une large banderole a été déployée.
00:05:49La foule est ensuite venue se recueillir en masse, en entonant le chant « La Ligue Noire » qui commémore
00:05:55le massacre des contre-révolutionnaires lyonnais en 1793.
00:05:59Et avant de faire réagir nos invités du jour, quelques réactions recueillies par nos équipes qui étaient sur place hier.
00:06:06Pour moi, triste, très triste, parce que ça peut être mon enfant.
00:06:11Ça peut être mon enfant et puis être massacré de cette façon, d'être poursuivi.
00:06:17J'ai un âge, j'ai plus de 70 ans, jamais ça n'aura pu exister dans notre jeunesse.
00:06:23Et j'espère que ces individus vont être vraiment, vraiment sanctionnés et que la politique, franchement, aujourd'hui, il n
00:06:31'y a plus de politique en France.
00:06:32Je l'ai vécu comme je m'y attendais.
00:06:34Un rassemblement, je ne sais pas combien on était, mais il me semble qu'on était assez nombreux.
00:06:40Et c'est réconfortant parce qu'il y avait presque des incitations à ne pas s'y rendre.
00:06:45Écoutez, c'était plutôt calme.
00:06:48On a vraiment tous été là pour Quentin.
00:06:50Il y a eu des tentatives de débordement.
00:06:54Ça a essayé un petit peu d'appâter le cortège, mais non, ça s'est vraiment bien passé.
00:07:00Tout a été assisé, tout a été contenu.
00:07:02Je pense qu'aucun hommage ne suffira à rendre hommage, du coup, à une personne décédée dans les conditions dans
00:07:09lesquelles il est mort.
00:07:11Mais c'était beau, c'était beau.
00:07:13On a chanté en son honneur et c'était bien.
00:07:17Et pour être totalement complet, évidemment, sur cette marche, je voudrais noter que la préfecture du Rhône a noté que
00:07:25deux personnes au moins ont été vues en train de faire des saluts nazis lors de cette marche.
00:07:29Les insultes racistes et homophobes ont également été entendus.
00:07:31Je vous lis le communiqué de la préfète.
00:07:33Conformément aux instructions données par le ministre de l'Intérieur, la préfète signale immédiatement au procureur de la République tous
00:07:39les gestes et propos répréhensibles qui sont détectés actuellement sur les réseaux sociaux.
00:07:43Plusieurs journalistes ont également signalé le comportement inadapté du service d'ordre de la manifestation.
00:07:47Les autorités sont intervenues à chaque fois auprès des organisateurs.
00:07:52Et justement, l'organisatrice est Aliette Espieux.
00:07:54Elle était invitée chez Eliott Deval tout à l'heure et elle a répondu justement à ces accusations.
00:08:02Je crois qu'il y en a eu, il y a deux personnes qui ont, je crois bien sur une
00:08:07vidéo que l'on voit tenir des propos indécents, et une personne, alors on n'est pas sûr, moi les
00:08:14forces de l'ordre m'ont contredit le fait qu'il y aurait eu des saluts, en fait il s
00:08:17'agissait d'un clapping, et il y a une personne que le service d'ordre a repris parce qu'on
00:08:21pensait qu'il en effectuait un, la personne n'a dit que c'était absolument pas le cas.
00:08:27Donc écoutez, la justice fera son travail.
00:08:30La justice fera son travail, déclare Aliette Espieux.
00:08:33Voilà, je pense qu'on a été complets, on vous a tout dit, on vous a tout montré.
00:08:38Vous étiez à mes côtés, Kevin Bossuet, hier, nous étions en direct.
00:08:42Et quand on fait référence à toutes les déclarations de certains politiques très ancrées à gauche, disant qu'il devait
00:08:50y avoir le feu, qu'il devait y avoir une bande de néo-nazis qui devaient débarquer à Lyon, rien
00:08:56de tout ça, en fait.
00:08:57L'extrême-gauche politique et l'extrême-gauche médiatique n'ont pas eu ce qu'elles voulaient, tout simplement parce
00:09:05que ça s'est majoritairement bien passé.
00:09:07Il y a eu, certes, quelques éléments perturbateurs qui ont sans doute fait des choses innomanes, mais ça reste extrêmement
00:09:14minoritaire.
00:09:15Moi, j'ai suivi cette marche.
00:09:17J'ai vu des gens sincères, authentiques, qui rendaient hommage à un jeune homme de 23 ans qui est mort
00:09:24pour ses idées politiques,
00:09:26qui a été lynché par ce qu'on peut appeler une milice d'extrême-gauche.
00:09:31Et j'ai regardé également sur le traitement, j'ai regardé le traitement médiatique dans certains médias de cette affaire.
00:09:39J'ai été effaré.
00:09:40Regardez la séquence depuis une semaine.
00:09:43On est passé de l'indifférence, où finalement c'était un fait marginal qui ne méritait pas d'être traité,
00:09:50à la justification où vous avez certains invités sur les plateaux de télévision,
00:09:55je ne remettrai pas en avant l'historien M. Boulouk, qui a raconté n'importe quoi,
00:10:01mais qui justifiait finalement le fait que Quentin se soit fait agresser, entre guillemets,
00:10:08à un retournement des choses, à une diabolisation finalement de Quentin.
00:10:13Et l'inculture journalistique.
00:10:15Hier, on a vu un symbole chrétien qui a été transformé par certains journalistes en symbole d'extrême-droite.
00:10:21On a vu un champ scout transformé en champ d'extrême-droite.
00:10:25Il y avait dans la manifestation des drapeaux français, ou encore on chantait la marseillaise.
00:10:30Alors pour certains, Zulu Berlus d'extrême-gauche, c'est associé à l'extrême-droite.
00:10:33Mais c'est un naufrage journalistique, cette affaire.
00:10:37Et dernière chose que j'aimerais quand même ajouter, c'est qu'à un moment donné, ça commence à se
00:10:43voir.
00:10:44Parce que quand vous avez un jeune homme de 23 ans mort,
00:10:48et que vous avez certains journalistes ou certains hommes politiques qui crachent sur un cadavre encore chaud,
00:10:55on sent bien que finalement, tous ces gens n'ont qu'une visée,
00:11:01c'est finalement de préparer la présidentielle,
00:11:05de diaboliser tout ce qu'ils peuvent diaboliser,
00:11:07de déshumaniser ce qu'ils considèrent comme étant un adversaire politique.
00:11:10Moi je suis désolé, Quentin a le droit à un hommage,
00:11:13les amis de Quentin ont le droit de rendre hommage à son ami,
00:11:17la famille de Quentin a le droit de rendre hommage à Quentin.
00:11:20Et si j'étais à la place de la famille,
00:11:21je porterais plainte contre tous ceux qui ont assimilé Quentin à un nazi ou à un fasciste.
00:11:27Là on est sorti du cadre républicain, on est sorti du cadre de l'humanité,
00:11:32on a atteint l'ignominie pure.
00:11:35Allez, je poursuis ce tour de table, c'est important de vous entendre le jour d'après, Karima.
00:11:40Oui, bien en fait moi, quand je pense à cette marche comme telle,
00:11:44je me dis, malheureusement quelque part,
00:11:47Quentin n'a pas pu avoir l'hommage qu'il aurait probablement mérité,
00:11:51c'est-à-dire que sa famille n'a pas pu être là,
00:11:53sa famille avait décidé de ne pas aller.
00:11:55Je rappelle que les partis politiques ne se sont pas rendus.
00:11:59Pourquoi? Parce que justement on avait un peu préparé les esprits
00:12:03en disant ça va être la marche terrible.
00:12:05Je voyais le tweet de Manuel Bompard qui disait
00:12:08il y aura possiblement 1000 néo-nazis venus de partout à travers l'Europe
00:12:14qui vont se rendre à cette marche.
00:12:16Et ce n'est pas du tout ce qui s'est passé.
00:12:18Il y a eu évidemment quelques exceptions qui ont été,
00:12:22on parle de propos racistes homophobes,
00:12:25et oui, il faut condamner ça.
00:12:26Et je me réjouis que la justice se saisisse de ces personnes,
00:12:30mais ça ne représentait pas finalement le cœur de cette marche.
00:12:34La plupart qu'on a vu hier, c'est quoi?
00:12:36Ce sont des gens qui sont venus de tous les âges.
00:12:39On a vu des amis qui voulaient justement rendre hommage à leurs amis.
00:12:44On a vu à quel point la réputation,
00:12:47on a vu à quel point on a voulu salir la mémoire de Quentin.
00:12:51On a voulu cracher finalement justement sur sa mémoire
00:12:54en disant que c'était le néo-nazi, le nazillon,
00:12:58tout ce qu'on a pu entendre d'absolument odieux.
00:13:00Ce n'est pas ce qui s'est passé justement quand on regarde plus globalement cette marche.
00:13:05Et je suis d'accord avec vous, j'ai l'impression qu'il y a une partie,
00:13:08notamment à l'extrême-gauche, qui souhaitait qu'on soit en train par cet affrontement.
00:13:11Évidemment, il fallait souffler sur les braises.
00:13:13Voilà. Mais vous comprendrez que quand il y a 3000 personnes comme ça,
00:13:16moi je rappelle que c'est la violence politique,
00:13:19la violence politique qui a tué aujourd'hui en France un jeune homme de 23 ans.
00:13:24Donc peu importe nos opinions politiques, il n'y a personne qui devrait se satisfaire,
00:13:30qui devrait regarder la situation et rester les bras croisés.
00:13:34C'est-à-dire qu'on ne peut pas accepter en 2026 en France
00:13:37qu'un jeune de 23 ans ou peu importe l'âge de quelqu'un meure à cause de ses idées.
00:13:43Et c'est ce qui s'est passé.
00:13:44Et je le redis, je pense qu'il n'a pas eu véritablement cette fameuse marche blanche
00:13:49comme elle aurait dû se dérouler.
00:13:51C'est-à-dire quiconque qui avait envie de venir aurait pu venir.
00:13:54Ce n'est pas ce qui s'est passé parce qu'on craignait le pire.
00:13:57Et finalement, il y a quelques personnes, 3000 personnes qui se sont rendues.
00:14:00Mais je pense que tous les partis politiques auraient dû s'unir pour dire
00:14:04la violence politique, stop, ça suffit.
00:14:07Il faut rétablir un climat d'apaisement.
00:14:10Et malheureusement, ce n'est pas ce qui s'est passé.
00:14:13Et il n'y a pas eu de cas, s'imaginer à l'inverse, une manifestation de gauche,
00:14:163200 personnes en train de défiler dans les rues.
00:14:19Je pense que le scénario aurait été tout autre.
00:14:21Avant de vous faire réagir, Olivier et Yves, quelques séquences quand même.
00:14:25Parce qu'il y a eu des tentatives d'intimidation.
00:14:27Je vous propose d'en voir deux.
00:14:29Regardez celle-ci.
00:14:31On va voir des tentatives d'intimidation des Antifa, évidemment.
00:14:34On va vous la montrer.
00:14:37On va voir des tentatives d'intimidation des Antifa.
00:15:09Et parce que sur notre chaîne, on vous dit tout, on vous montre tout, on vous cache rien.
00:15:14Autre séquence également, c'est tentative de jets de projectiles.
00:15:19Depuis les immeubles, petite séquence rapide, mais qui est importante à montrer dans le contexte d'hier.
00:15:25Regardez.
00:15:36Madame Olivier, on peut dire que les choses se sont passées dans le calme,
00:15:40alors que tout le monde prédisait le pire.
00:15:44Oui, effectivement.
00:15:44Et notamment à gauche.
00:15:45Il faut effectivement saluer à la fois le très bon dispositif des forces de l'ordre
00:15:49qui a permis d'encadrer et d'éviter que les provocations puissent perturber l'événement.
00:15:58Il faut aussi les organisateurs qui ont malgré tout,
00:16:00parce que c'est compliqué d'organiser ce genre de manifestation.
00:16:05Il y avait des éléments extrêmement radicaux dans la manifestation, c'est exact,
00:16:09mais ils ont été contrôlés et ils ont été encadrés correctement par les organisateurs.
00:16:13Et ça, effectivement, il faut le saluer.
00:16:16Où je suis moins optimiste que ce qu'a dit Kevin, par exemple,
00:16:22c'est que je crois que malheureusement, ce n'est pas parce que ça s'est, entre guillemets, bien passé,
00:16:27que ça change le narratif.
00:16:28Le narratif, il avait déjà commencé.
00:16:30En fait, Jean-Luc Mélenchon, quand il décide de ne pas condamner la jeune garde,
00:16:36quand il décide de continuer à assumer ses liens avec les mouvements antifascistes,
00:16:41il donne le là.
00:16:42Et on a vu, effectivement, qu'avant même l'organisation de la manifestation,
00:16:46c'était devenu le point d'ordre.
00:16:48La manifestation, aujourd'hui, sert à l'extrême gauche à deux choses.
00:16:51Un, à une diversion par rapport au sujet central,
00:16:55parce qu'au-delà de la manifestation, le vrai sujet,
00:16:57c'est l'enquête et les liens entre LFI et ces mouvements-là.
00:17:02Donc ça, c'est vraiment le sujet central.
00:17:03– Et on parlera des liens avec la mairie de Lyon.
00:17:06– Avec la mairie tout à l'heure, en deuxième partie.
00:17:08– Et la deuxième chose, c'est cette volonté de redonner de la cohésion à son électorat.
00:17:15Et là, on voit bien que depuis mercredi,
00:17:18tout ce qui existe de petits comptes Instagram, de médias d'ultra-gauche,
00:17:25se sont tous unis pour condamner la manifestation,
00:17:30pour condamner le fait qu'on puisse se poser la question.
00:17:32Et c'est allé jusqu'à des chasses aux sorcières.
00:17:35On a le cas d'Hugo Clément, qui est quand même un militant historique de l'écologie,
00:17:40qui a été un compagnon de route des mouvements écologistes.
00:17:43Il a eu le malheur de s'émouvoir de la mort de Quentin
00:17:46et de regretter la violence des antifas.
00:17:48Depuis, il est traité de militant d'extrême droite.
00:17:51Et il est attaqué par tous les scènes, par tous les comptes écologistes
00:17:55qui jusqu'à présent faisaient sa promotion.
00:17:57Donc on est vraiment dans une volonté de faire taire
00:18:00tous ceux qui pourraient avoir une émotion légitime pour Quentin
00:18:02parce qu'il y a un discours à tenir, une ligne à tenir.
00:18:05C'est Quentin est mort parce qu'il était nazi et que ça, c'est justifiable.
00:18:09Et vous verrez tout à l'heure, après la pause pub,
00:18:11on verra et on décryptera les propos de M. Mélenchon
00:18:15chez nos confrères de la tribune.
00:18:17Parce qu'il reste sur... Il est dans le délit.
00:18:20C'est la ligne et ça ne bouge pas.
00:18:22Le récit remplace la vérité.
00:18:23Et attention à l'enquête, on verra.
00:18:25Et le récit va remplacer la vérité jusqu'à ce que l'enquête...
00:18:27Malheureusement, l'enquête risque d'être longue
00:18:28et jusqu'à ce que l'enquête amène vraiment la vérité.
00:18:31Léonard, juste avant de vous faire agir,
00:18:33autre séquence, on va prendre la direction de Rennes aussi
00:18:35parce qu'il y a eu des rassemblements dans plusieurs villes.
00:18:38Mais à Rennes, là, c'est assez révélateur
00:18:40et ça fait sens après vos propos, mon cher Olivier.
00:18:43Il y avait donc une mobilisation pour Quentin.
00:18:46Et puis l'ultra-gauche a fait une contre-manifestation
00:18:49avec, vous allez le voir et vous allez l'entendre,
00:18:51et puis des panneaux.
00:18:54Des panneaux, ici, on ne pleure pas les nazis.
00:18:57C'est clairement écrit en gros.
00:18:59Regardez, regardez, je vous propose de regarder.
00:19:15Bon, sans aucune ambiguïté, on est toujours sur le même discours,
00:19:19la même philosophie, Yves.
00:19:20Oui, c'est vrai, les provocations que l'on voit là,
00:19:23c'est ce qui explique qu'il n'y a eu que 3200 personnes.
00:19:25C'est beaucoup et c'est peu.
00:19:27Pour un hommage, on aurait dû s'attendre à avoir vraiment une vague humaine
00:19:31pour dénoncer ce crime odieux.
00:19:34Pourtant, cette manifestation, on l'a vue,
00:19:35ce n'est pas une manif de néo-nazis comme certains veulent nous l'annoncer.
00:19:39D'abord, elle a été autorisée par la préfecture.
00:19:41C'est que donc, il n'y a pas d'ordre de trouble à l'ordre public.
00:19:43D'ailleurs, il n'y en a pas eu.
00:19:44Il n'y a pas eu de policiers blessés, il n'y a pas eu de dégradation.
00:19:46Deuxièmement, il faut rappeler que les organisateurs ont bien précisé
00:19:49qu'ils ne voulaient pas de messages politiques,
00:19:51il ne fallait pas qu'il y ait de cagoules.
00:19:52Donc, ils ont mis un message pacifique, vraiment uniquement dommage.
00:19:56Et puis, j'ai regardé hier CNews.
00:19:58CNews a fait le choix éditorial de montrer la manifestation du début à la fin.
00:20:01On a tout montré.
00:20:02Avec plusieurs journalistes, comme si on y était.
00:20:04Alors, on n'a pas vu les 3200 manifestants.
00:20:06Les étions au cœur, c'est vrai.
00:20:07Au cœur.
00:20:08Et on a vu qui étaient les personnes qui étaient sur place.
00:20:11Beaucoup de familles, beaucoup de personnes qui étaient venues pour se recueillir.
00:20:13Évidemment, cela n'enlève pas les personnes qui sont venues pour créer des troubles.
00:20:18Mais on le dit aussi, on est très honnête sur la chaîne.
00:20:21On montre tout, on dit tout.
00:20:22Il faut le faire parce que c'est vrai que si on ne le fait pas,
00:20:25on va faire le jeu de ceux qui accusent.
00:20:27Donc, il faut montrer, il faut condamner.
00:20:29J'espère qu'ils seront lourdement poursuivis et condamnés.
00:20:32Ensuite, on nous dit, parce que c'est le narratif,
00:20:34c'est ce qu'on a vu ici à Rennes,
00:20:35c'est ce qu'on voit dans le tweet de Sélène Royal ou d'autres,
00:20:38parce que Sélène Royal, ce qu'elle écrit, c'est quand même très grave,
00:20:40que Quentin était un néo-nazi antisémite.
00:20:44Moi, personnellement, je ne connais pas Quentin.
00:20:46Et je pense que 80% des personnes ou pratiquement tous qui parlent de lui ne le connaissent pas.
00:20:51Simplement, je regarde des faits.
00:20:52Qu'est-ce qu'il y a comme fait ?
00:20:53On nous dit que Quentin a un casier vierge.
00:20:57Alors, si c'est un homme d'ultra droite ultra-violent,
00:20:59généralement, on n'a pas un casier vierge.
00:21:01En tout cas, on est connu de la police.
00:21:02Ce n'est pas le cas.
00:21:03Ensuite, on nous explique que c'était quelqu'un de pratiquant, de croyant, de religieux,
00:21:06qui va à l'église toutes les semaines.
00:21:08Ça ne colle pas avec quelqu'un de très violent.
00:21:09Il faisait des maraudes.
00:21:10C'est-à-dire qu'il allait voir des personnes isolées pour les aider.
00:21:13Et puis, on nous explique aussi que Quentin, ce n'est pas un mastoc qui va les barres.
00:21:16C'est ce que disait l'avocat.
00:21:17Il ne mesurait pas 25-95 kg de muses.
00:21:19Ce n'était pas le cas.
00:21:20En tout cas, tout ça, ce n'est pas le portrait de quelqu'un qui serait ultra-violent.
00:21:24Je ne le connais pas encore une fois.
00:21:25Je ne sais pas.
00:21:26Qu'on m'apporte la preuve que c'était un néo-nazi antisémite.
00:21:30Et là, je dirais, comme Céline Royal, que je ne versais pas une lame pour lui.
00:21:33Simplement, elle l'accuse à tort.
00:21:35Elle l'accuse en tout cas sans preuve.
00:21:36Et moi, si j'étais la famille et son avocat, je m'interrogerais à déposer une plainte pour diffamation.
00:21:41Et au-delà du côté juridique, c'est humainement juste honteux de salir comme ça l'image de quelqu'un
00:21:46qui vient de décéder il y a moins de 10 jours dans ces circonstances
00:21:49et dont on n'apporte pas la preuve de ce que l'on dit des accusations très graves.
00:21:52Et le problème est là parce que c'est tout narratif qui entraîne ce problème aujourd'hui.
00:21:55Et c'est un avocat qui parle en plus, de se croire.
00:21:58Kevin ?
00:21:58J'ai vu ce qu'a dit Mme Royal, mais elle représente qui aujourd'hui Mme Royal ?
00:22:02Elle ne représente plus rien et plus personne.
00:22:04Depuis qu'elle a perdu à la présidentielle, elle essaye des petits buzz médiatiques
00:22:08parce qu'elle n'existe plus politiquement.
00:22:10C'est la même chose pour M. Villepin.
00:22:11Cette espèce de dandy, mélenchonneux, assano, chiraciste
00:22:18qui se voit un destin présidentiel alors qu'il a...
00:22:20Ça vous engage vos propos, évidemment.
00:22:22Je le dis, je le dis, je l'ai envie de dire ce que je suis.
00:22:25Non mais je veux dire, à un moment, on s'arrête aussi sur des gens
00:22:28qui n'ont plus aucun intérêt pour les Français.
00:22:31Et dernière chose aussi que j'aimerais dire, regardez, dans la manifestation,
00:22:34il y a des gens qui avaient des masques chirurgicaux
00:22:37parce qu'ils avaient peur d'être connus, parce qu'ils ont peur de la violence antifa.
00:22:40On en est à un moment, au moment du deuil, au moment d'une marche
00:22:44qui rend hommage à quelqu'un qui est décenné,
00:22:47on est obligé de se cacher parce que vous avez une extrême-gauche politique
00:22:51qui repère, qui fiche et qui ensuite qui frappe.
00:22:54Moi, ça m'alerte sur l'état de notre pays.
00:22:57Merci. On marque une première pause dans ce Midi News week-end du dimanche.
00:23:01On se retrouve dans quelques instants.
00:23:02Eléody Dichard sera avec nous parce qu'évidemment, on va voir, on va déclipter.
00:23:06C'est le moment où on aborde l'aspect politique de cette émission
00:23:09avec les propos de M. Mélenchon.
00:23:10Et puis, la longue interview de Laurent Wauquiez chez nos confrères du journal du dimanche.
00:23:15A tout de suite.
00:23:21Il est 11h30. Merci de nous accueillir.
00:23:23Nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
00:23:25Et le dimanche, nous accueillons Eléody Dichard.
00:23:27Évidemment, nous allons aborder l'aspect politique des choses.
00:23:33Et notamment, Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé chez nos confrères de la tribune.
00:23:39Et il soutient toujours, Raphaël Arnaud, il soutient toujours, plus que jamais, la jeune garde, Eléody Dichard.
00:23:45Oui, exactement. Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, d'ailleurs, plus largement, qui persistent et signe.
00:23:49On a vu la logique aussi et comment les choses ont évolué au cours de la semaine.
00:23:53Dans un premier temps, les membres de la France Insoumise ont tenté de dire qu'évidemment,
00:23:57Raphaël Arnaud et ses collaborateurs n'y étaient pour rien.
00:24:01Et que la France Insoumise n'était évidemment pas impliquée, ni de près, ni de loin.
00:24:04Il se trouve que l'enquête a dévoilé toute autre chose.
00:24:07Et on a bien vu à quel point les Insoumis étaient un peu coincés, notamment mardi à l'Assemblée nationale.
00:24:11Il y a eu un grand nombre de questions au gouvernement.
00:24:13Et donc, Gérald Darmanin comme Sébastien Lecornu ont accusé très directement la France Insoumise,
00:24:19ont accusé Mathilde Panot.
00:24:20On sait qu'en général, les Insoumis à l'Assemblée font beaucoup de bruit.
00:24:23Je peux vous dire qu'ils étaient tous assis et que personne ne bronchait.
00:24:26Signe, effectivement, qu'il y avait une sorte de gêne.
00:24:29Parmi, justement, les citations de Jean-Luc Mélenchon adressées à la tribune,
00:24:33je peux vous en citer deux.
00:24:33D'abord, cette première.
00:24:34Les gens ne peuvent pas croire que ce sont nous, les Insoumis, qui avons tué un jeune dans la rue.
00:24:38Ce n'est pas crédible.
00:24:39Le problème, c'est qu'on sait que depuis, d'ailleurs, ce qui s'est passé pour Quentin,
00:24:44Jean-Luc Mélenchon a de nouveau valorisé la jeune garde,
00:24:47qu'on découvre aussi dans cet article, qu'on découvre ou qu'on redécouvre dans cet article,
00:24:51que la jeune garde est parfois utilisée pour assurer une sorte de service de protection bis de la France Insoumise
00:24:57et que donc le lien entre la jeune garde et la France Insoumise,
00:24:59aujourd'hui, évidemment, personne ne peut le nier.
00:25:02Autre citation de Jean-Luc Mélenchon, qui se souviendra d'ici 2027
00:25:06de ce qu'il qualifie comme une bataille de rue qui aurait mal tourné.
00:25:10On voit aussi le cynisme signe que Jean-Luc Mélenchon se dit qu'aujourd'hui,
00:25:13il peut ne pas assumer, ils peuvent être dans l'obscène sans que derrière, on leur en tienne rigueur.
00:25:20Deux mots quand même intéressants, une bataille de rue.
00:25:22Une fois de plus, la France Insoumise continue de dire que c'était une rixe
00:25:25et que donc quelque part, Quentin l'aurait bien cherché
00:25:28et non pas qu'il est une vraie victime, ce qu'il est bien évidemment.
00:25:31Et quand il dit que c'est une bataille qui a mal tourné,
00:25:33donc pour lui, mal tourné, c'est la mort d'un homme.
00:25:36En tout cas, voilà, ce sont des mots évidemment qui peuvent surprendre.
00:25:39Maintenant, ce qui serait intéressant, évidemment,
00:25:40que Raphaël Arnaud ne démissionnera pas de son poste,
00:25:42évidemment qu'il ne sera pas non plus exclu de la France Insoumise.
00:25:45En revanche, son retour à l'Assemblée sera intéressant à regarder
00:25:48puisque cette semaine, nous ne l'avons pas vu.
00:25:49Oui, on ne l'a pas entendu, on ne l'a pas vu.
00:25:51Il a juste réagi sur les réseaux sociaux, mais pas de prise de parole.
00:25:53Non.
00:25:54Et quand on est élu député, le moins qu'on puisse dire,
00:25:56c'est qu'on a une responsabilité vis-à-vis des gens qui vous élisent.
00:25:59Et il lui était intéressant de l'entendre.
00:26:01Olivier, vous vouliez réagir ?
00:26:02Oui, juste parce que quand il ose dire une bataille de rue qui a mal tourné,
00:26:06il faut se rappeler, je pense qu'en fait,
00:26:07toute la bataille des narratifs, c'est pour nous faire oublier les images.
00:26:12Les images, elles sont très claires,
00:26:13ce n'est pas Quentin n'est pas mort accidentellement,
00:26:16ce n'est pas un mauvais coup qu'il l'a tué.
00:26:17C'est plusieurs personnes qui lui ont mis des coups de pied dans la tête
00:26:21alors qu'il était à terre.
00:26:23Donc ça, c'est un acharnement qui est criminel,
00:26:25et d'ailleurs le procureur, par le domicile volontaire.
00:26:28Donc nous expliquer que c'est une bataille de rue qui aurait mal tourné,
00:26:31c'est quand même extrêmement scandaleux.
00:26:33Ça montre effectivement le degré de violence qu'a Jean-Luc Mélenchon
00:26:37et qui est capable de tout assumer,
00:26:40jusqu'à être dans l'ignominie totale
00:26:42et de réécrire l'histoire telle qu'elle s'est passée.
00:26:44Donc je pense que toute la séquence qu'on a vécue depuis mercredi
00:26:47ne doit surtout pas nous faire oublier les images
00:26:50qu'on a vues en début de semaine,
00:26:52parce que ce sont les images qui sont la réalité
00:26:53et pas le narratif qui est en train d'être créé.
00:26:56Kevin ?
00:26:57Moi j'aimerais interroger quand même l'humanité de M. Mélenchon.
00:27:00On a quand même un homme qui est mort
00:27:03sous les coups de gens
00:27:06qui l'ont frappé de manière violente
00:27:10et il n'a aucune émotion.
00:27:12Et cet homme veut devenir président de la République.
00:27:15Mais c'est affreux.
00:27:17Et moi ce qui me choque aussi,
00:27:18c'est ce que vous avez dit Olivier,
00:27:19il est dans le négationnisme.
00:27:21À partir du moment où vous transformez les faits
00:27:25à des fins politiques et idéologiques,
00:27:27vous êtes dans le négationnisme.
00:27:29Et le fait que finalement,
00:27:31il ne trouve pas que cette affaire soit importante,
00:27:35parce qu'il la lit,
00:27:37évidemment il prend du recul, etc.
00:27:39et qu'il considère finalement que c'est un point de détail.
00:27:43Moi je trouve ça extrêmement grave.
00:27:45On voit le visage de M. Mélenchon.
00:27:48La vérité c'est que M. Mélenchon c'est un gourou
00:27:50au sein d'une secte qui s'appelle la France Insoumise.
00:27:54À partir du moment où vous tenez la ligne du patron,
00:27:58à partir du moment où vous êtes d'accord avec lui,
00:28:00il vous couvrira.
00:28:02On l'a vu avec M. Quatennens
00:28:03qui a été condamné au niveau des violences faites à sa femme.
00:28:08Il a été couvert parce qu'il a suivi la ligne de M. Mélenchon.
00:28:11C'est pareil pour M. Arnaud.
00:28:13Il a été couvert parce que c'est un mélenchoniste pur sucre.
00:28:16Et quand vous êtes un Alexis Corbière,
00:28:18une Raquel Garrido et que vous avez un peu d'esprit critique,
00:28:21tout de suite, on vous met à la porte.
00:28:23Et dernière chose aussi rapidement,
00:28:24c'est la conflictualisation.
00:28:26M. Mélenchon est là-dedans.
00:28:28Il a été chercher M. Arnaud,
00:28:30en sachant qu'il était triple fiché S.
00:28:33Donc il veut ce conflit,
00:28:35il veut la bordélisation de notre société,
00:28:37il veut ces violences physiques
00:28:39et le fait que cet homme, finalement,
00:28:42puisse se présenter à l'élection présidentielle.
00:28:44D'accord, c'est la démocratie.
00:28:46Mais vraiment, je m'interroge sur qui est cette personne
00:28:48et s'il veut le bien de la France
00:28:50ou s'il veut finalement la domination d'une idéologie
00:28:52qui serait mortifère pour la démocratie,
00:28:54pour la République et pour notre pays.
00:28:56Très rapidement, Karima,
00:28:57parce que je voudrais vous faire écouter Jérôme Guedj.
00:29:00Je suppose que vous avez hâte de l'écouter.
00:29:01Il est interrogé chez nos confrères de LCI
00:29:05et vous verrez ce qu'il dit
00:29:06parce qu'on s'attend à tout avec Jérôme Guedj parfois.
00:29:09Alors lui, alors lui.
00:29:10Et surtout en ce moment.
00:29:11Karima.
00:29:12Non, mais sur l'attitude
00:29:13et les propos de Jean-Luc Mélenchon,
00:29:16en fait, depuis le début,
00:29:17il soutient la jeune garde,
00:29:19il parle de la jeune garde
00:29:20comme étant, bon, les camarades.
00:29:23Et il soutient aussi leur méthode.
00:29:26Et au fond, quand on regarde la mort de Quentin,
00:29:30ce qui s'est passé,
00:29:31c'est comme si pour des membres de l'FI,
00:29:33pour Jean-Luc Mélenchon à tout le moins,
00:29:35c'est comme si quelque part,
00:29:36c'est un dommage collatéral.
00:29:38C'est arrivé.
00:29:40Il banalise un peu la façon dont ça s'est passé.
00:29:43Finalement, ça a mal tourné.
00:29:45Ça a mal tourné tout simplement.
00:29:47Et juste dire aussi, sur les méthodes,
00:29:50c'est qu'il y a aussi cette espèce de...
00:29:52C'est comme si la désobéissance civile,
00:29:55cette violence,
00:29:56eh bien, elle est encouragée quelque part.
00:29:58Elle est même applaudie.
00:30:00On dit finalement,
00:30:01il y a une partie de cette jeunesse
00:30:03qui s'engage,
00:30:04au nom de la cause juste,
00:30:05tout serait permis.
00:30:07Et s'il y a des dommages collatéraux,
00:30:08eh bien, basta.
00:30:09Puis peut-être en terminant,
00:30:10moi, je m'interroge aussi sur la pression,
00:30:13le deux poids, deux mesures.
00:30:14Imaginez que dans un autre parti politique,
00:30:17que ce soit le RN ou un autre,
00:30:18on tolérait des accointances
00:30:20et même des alliés de groupuscules violents.
00:30:24La pression des autres partis politiques,
00:30:27on ne les lâcherait pas.
00:30:28On dirait, mais il faut aller...
00:30:29Et même chose, la pression médiatique.
00:30:31Donc, encore une fois,
00:30:32malgré ce drame,
00:30:34malgré le fait qu'il y ait un jeune homme
00:30:35de 23 ans qui a été lynché à mort,
00:30:37il y a encore cette complaisance.
00:30:39Il y a encore deux poids, deux mesures.
00:30:41Allez, je vous propose d'écouter Jérôme Gage.
00:30:43Vous savez qu'il avait traité de salopard,
00:30:44Jean-Luc Mélenchon.
00:30:45Il est revenu, on a beaucoup commenté,
00:30:46évidemment, puisqu'il a annoncé
00:30:48qu'il apporterait potentiellement,
00:30:50qu'il y aurait des accords avec l'EFI.
00:30:52Donc, on a du mal à le suivre.
00:30:53Alors, comment a-t-il réagi
00:30:55par rapport à ce qui se passe
00:30:57autour des défis ?
00:30:59Écoutez-le chez nos confrères de LCI.
00:31:02Quand on est un décideur et un responsable politique,
00:31:07chaque geste, chaque acte, chaque parole
00:31:10a des conséquences.
00:31:11Et donc, quand on s'acoquine,
00:31:13quand on adoube,
00:31:14quand on noue un partenariat,
00:31:16quand on dit que sont des alliés
00:31:18un groupe d'autodéfense,
00:31:20je mets beaucoup de guillemets,
00:31:21populaire, ainsi autoproclamé,
00:31:23eh bien, on prend le risque
00:31:25que ceux qu'on a validés
00:31:27se trouvent exposés à des situations
00:31:30comme celles que nous avons vécues.
00:31:32Donc, oui, il y a une responsabilité morale
00:31:34et il ne faut pas l'évincer,
00:31:37il ne faut pas l'évacuer.
00:31:39Il dénonce une responsabilité morale de l'EFI,
00:31:41mais ça n'empêche pas de dire
00:31:42que finalement, en cas d'accord
00:31:44pour les prochaines élections,
00:31:46il n'y aura pas de soucis.
00:31:47Il choisira plutôt l'EFI que le RN.
00:31:48Oui, alors ce n'est pas étonnant
00:31:49de la part de la gauche.
00:31:50En général, ça peut être plus étonnant
00:31:51de la part de Jérôme Guelge,
00:31:52qui lui-même d'ailleurs était parti
00:31:54et aurait pu ne pas avoir de nouveau
00:31:56son poste aux dernières élections législatives.
00:31:58En revanche, c'est la gauche.
00:31:59C'est-à-dire qu'en fait,
00:32:00la gauche est capable tout le temps
00:32:01de se déchirer,
00:32:02mais toujours de se retrouver.
00:32:04La droite, c'est un peu plus compliqué.
00:32:06Et Jérôme Guelge,
00:32:07vous ne l'entendrez jamais dire,
00:32:08qu'entre Jean-Luc Mélenchon
00:32:10et Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
00:32:11il ne choisira pas.
00:32:12La gauche vous dira toujours
00:32:13que de toute façon,
00:32:14ils choisiront le candidat de gauche.
00:32:16Et le problème, c'est que
00:32:17quand il explique là
00:32:18que LFI a une responsabilité morale,
00:32:21il a raison.
00:32:22En revanche, est-ce qu'on doit
00:32:23le croire sincère quand il dit ça
00:32:25ou quand il dit que
00:32:26d'ici à peine un mois
00:32:27aux élections municipales,
00:32:28il peut y avoir des accords ?
00:32:29Ce deux poids, deux mesures,
00:32:30pour le coup, on ne l'avait pas trop
00:32:31chez Jérôme Guelge,
00:32:32qui véritablement depuis le 7 octobre
00:32:34a dénoncé beaucoup d'agissements
00:32:35de la France insoumise.
00:32:36C'est assez étonnant
00:32:37que lui-même, entre guillemets,
00:32:39rentre dans le rang.
00:32:40Parce que s'il a été réélu aussi
00:32:42en 2024,
00:32:42c'est sans doute parce que
00:32:43ses électeurs lui font confiance
00:32:44et qu'ils ont sans doute
00:32:45apprécié aussi cette prise de distance.
00:32:47Donc à voir si ça sera payant
00:32:49pour lui à l'avenir
00:32:50lors des prochaines échéances.
00:32:51Mais c'est vrai qu'on a du mal
00:32:52à le suivre.
00:32:53Autant on comprenait
00:32:54ses prises de position
00:32:55après le 7 octobre,
00:32:56vous l'avez très justement dit.
00:32:57Mais là, sincèrement,
00:32:58on a du mal.
00:32:59C'est compliqué.
00:33:00Je voudrais vous faire écouter
00:33:00Mathilde Depanneau
00:33:01et je poursuis le tour de table.
00:33:02Mathilde Depanneau, évidemment.
00:33:03Écoutez.
00:33:05Les antifascistes,
00:33:06car les antifascistes,
00:33:07et nous en sommes,
00:33:08nous, la France Insoumise,
00:33:09nous sommes antifascistes.
00:33:10L'antifascisme,
00:33:11c'est d'abord
00:33:12la résistance au fascisme
00:33:13et de dire
00:33:14que nous n'accepterons jamais
00:33:15dans notre pays
00:33:16que le fascisme
00:33:17prenne le pouvoir
00:33:19légalement par les urnes,
00:33:20ce que veut faire
00:33:21Marine Le Pen
00:33:22entourée de tous ces groupuscules
00:33:23d'extrême droite
00:33:24qui pullulent autour d'elle.
00:33:26Yves, voilà.
00:33:27C'est clair, c'est net,
00:33:28c'est précis,
00:33:29c'est du Mathilde Depanneau
00:33:30dans le texte.
00:33:30Et on ne bouge pas.
00:33:32On ne bouge pas.
00:33:32On ne bouge pas.
00:33:32On ne bouge pas.
00:33:33On ne bouge pas.
00:33:33On désigne le RN
00:33:35comme fasciste.
00:33:36Qui n'est pas antifasciste.
00:33:37Je crois qu'autour de cette table,
00:33:38on est tous antifascistes
00:33:38dans ce cas-là, effectivement.
00:33:39Mais simplement,
00:33:40il faut savoir
00:33:40où on met les mots
00:33:41et qui on désigne comment.
00:33:42Ce qui me déçoit un peu plus,
00:33:44c'est Jérôme Gage.
00:33:46C'est vraiment incompréhensible
00:33:47quand vous avez subi
00:33:48ce qu'il a subi
00:33:49de la part de la France Insoumise
00:33:51et qu'il qualifie
00:33:52il y a quelques semaines
00:33:53M. Blanchon
00:33:54d'ordure antisémite,
00:33:55de dire qu'il votera
00:33:56au final LFI
00:33:58parce que là,
00:33:58on entend ce qu'il dit.
00:33:59Je suis d'accord.
00:33:59En fait, il tire,
00:34:00il fait le bon constat
00:34:01mais il ne tire pas
00:34:02les bonnes conséquences.
00:34:03C'est un problème.
00:34:03Et beaucoup d'hommes de gauche
00:34:05le font.
00:34:05Ça me fait penser aussi
00:34:06il y a deux ans
00:34:07à M. Glussmann
00:34:08qui était arrivé
00:34:09à Présor-Péenne
00:34:10avec un boulevard en tête.
00:34:12Il incarnait
00:34:13un renouveau de la gauche
00:34:14et un espoir pour la gauche
00:34:15et qu'est-ce qu'il fait juste après ?
00:34:16Il se couche devant M. Mélenchon
00:34:17et il disparaît finalement.
00:34:19Donc c'est incroyable
00:34:20des personnes,
00:34:20des personnalités de gauche
00:34:22qui auraient une carte à jouer
00:34:23vraiment comme lui
00:34:24par exemple
00:34:24et qui finalement vous disent
00:34:26non, non, moi je voterai
00:34:27au final LFI
00:34:28parce que le problème
00:34:29c'est en fait
00:34:30qui ont investi ?
00:34:32Quand M. Mélenchon
00:34:33investit M. Arnoux
00:34:34qui est triple fiche S
00:34:35bien sûr, ça ne nous étonne plus
00:34:37mais par contre
00:34:37on peut se poser la question
00:34:38sur la condition
00:34:39que la loi pose
00:34:40pour devenir député.
00:34:42Comment c'est possible
00:34:43qu'à l'Assemblée Nationale
00:34:44vous ayez des personnes
00:34:45qui ont un casier comme ça
00:34:46qui puissent être député ?
00:34:48J'ai regardé
00:34:48il faut juste trois conditions
00:34:50pour être député
00:34:50être français
00:34:52être majeur
00:34:52et ne pas avoir été condamné
00:34:54pour inégibilité.
00:34:55Le reste non.
00:34:56Moi je sais que pour les avocats
00:34:57par exemple
00:34:57ou pour plein de corporations
00:34:58si vous avez un casier judiciaire
00:34:59vous ne pouvez pas y rentrer.
00:35:00À l'Assemblée Nationale
00:35:01pas de problème
00:35:01on peut être tri fiché S
00:35:02avoir des existants fichés S
00:35:04et ça passe très bien.
00:35:04Et même changer de nom
00:35:05Vignon
00:35:06je ne savais pas à moi ça.
00:35:07Prends un pseudo.
00:35:07Prends un pseudo.
00:35:08Alors on va continuer nos échanges
00:35:10mais vous savez
00:35:10on fait des petits pas de côté
00:35:11également
00:35:12on parlera de l'interview
00:35:13de l'envoqué
00:35:14et je vous donnerai également
00:35:14la parole
00:35:15de mon cher Olivier Vial
00:35:16mais vous savez
00:35:16c'est le salon d'agriculture
00:35:18hier c'était Emmanuel Macron
00:35:20qui a inauguré
00:35:22ce salon d'agriculture
00:35:22il a passé 12 heures
00:35:23je crois
00:35:24c'est ça ?
00:35:24Oui
00:35:24Ce n'est pas le record
00:35:25Ce n'est pas le record
00:35:26Ce n'est pas le record
00:35:26Bon il ne s'est pas passé grand chose
00:35:28c'est le moins qu'on puisse dire
00:35:30et aujourd'hui
00:35:31c'est Gabriel Attal
00:35:32et on va retrouver
00:35:34Maxime Leguay
00:35:34et Charles Baget
00:35:35comment s'est passé cette visite
00:35:38et se déroule cette visite
00:35:40de Gabriel Attal
00:35:41mon cher Maxime
00:35:46Oui bonjour Thierry
00:35:47et bien écoutez
00:35:48la déambulation de Gabriel Attal
00:35:50elle a commencé
00:35:50aux alentours de 10 heures
00:35:53au moment même
00:35:53où je vous parle
00:35:54il est en train d'échanger
00:35:55avec des producteurs
00:35:56et des éleveurs
00:35:57avec un double objectif
00:35:59à la fois
00:35:59défendre son bilan
00:36:00pour l'agriculture
00:36:01lorsqu'il était Premier ministre
00:36:03mais aussi et surtout
00:36:04soigner son image
00:36:05auprès du monde agricole
00:36:07aider quelques visiteurs
00:36:08qui viennent le voir
00:36:09pour faire quelques selfies
00:36:11et puis un message politique
00:36:13à délivrer
00:36:14à savoir
00:36:14protéger l'agriculture française
00:36:16sans être protectionniste
00:36:17voilà le fil périlleux
00:36:19sur lequel Gabriel Attal
00:36:20essaye de marcher
00:36:22aujourd'hui
00:36:23et puis il faut dire aussi
00:36:24que cette visite
00:36:25au lendemain
00:36:26de celle
00:36:27du président de la République
00:36:29c'est évidemment
00:36:30aussi une manière
00:36:31pour le patron
00:36:32des députés aux renaissances
00:36:33de cultiver
00:36:34sa stature
00:36:35son image
00:36:36de présidentiable
00:36:37pour 2027
00:36:38même si l'intéressé
00:36:40se défend
00:36:41il y a comme un air
00:36:43de pré-campagne
00:36:44pour 2027
00:36:45qui règne ici
00:36:46à ce salon
00:36:47de l'agriculture
00:36:48une déambulation
00:36:49de Gabriel Attal
00:36:50qui va durer
00:36:51là aussi
00:36:51comme le président
00:36:52de la République
00:36:53nous dit-on dans
00:36:53son équipe
00:36:54tout au long de la journée
00:36:55ici à Paris
00:36:56alors encore à battre
00:36:57donc pour
00:36:58pour Gabriel Attal
00:37:00c'est 12h hier
00:37:01pour Emmanuel Macron
00:37:03et puis j'en profite
00:37:03pour dire qu'il y a également
00:37:04Valérie Pécresse
00:37:05qui déambule
00:37:06qui est arrivée
00:37:06me dit-on
00:37:08on reprend le cours
00:37:09de nos échanges
00:37:10un petit mot Olivier
00:37:11sur le décryptage
00:37:13des propos
00:37:14de M. Mélenchon
00:37:15par Elodie Huchard
00:37:17oui mais en fait
00:37:18on voit de toute manière
00:37:18que c'est la stratégie
00:37:19aujourd'hui
00:37:20qui est totalement assumée
00:37:21il y a une précision
00:37:22parce qu'en fait
00:37:23depuis quelques jours
00:37:25on entend beaucoup
00:37:26parler de l'autodéfense
00:37:27et on voit que
00:37:28Jérôme Gage
00:37:29d'ailleurs est assez
00:37:30mal à l'aise
00:37:31avec ce concept
00:37:32en fait l'autodéfense
00:37:33il faut bien comprendre
00:37:33que c'est un concept
00:37:34qui est né
00:37:34dans les mouvements antifa
00:37:36et que ce n'est pas
00:37:37le synonyme
00:37:38de légitime défense
00:37:39l'autodéfense
00:37:40c'est un concept
00:37:41qui signifie
00:37:41qu'il faut créer
00:37:43les conditions
00:37:44d'être en capacité
00:37:45de se défendre
00:37:47et de faire respecter
00:37:48notre ordre
00:37:49nos valeurs
00:37:50en dehors justement
00:37:51du monopole légitime
00:37:53de la violence
00:37:53par la police
00:37:54et donc quand
00:37:55par exemple
00:37:55en Rennes
00:37:56vous voyez des gens
00:37:57associer la police
00:37:58au fascisme
00:37:59c'est exactement ça
00:38:00pour les antifas
00:38:01il ne faut pas être
00:38:02en capacité
00:38:03de s'appuyer
00:38:04sur la police
00:38:05il faut être en capacité
00:38:06d'avoir son propre
00:38:06système de défense
00:38:07et donc d'être en capacité
00:38:09de la suppler
00:38:10on fait du renseignement
00:38:11on fait des attaques
00:38:12préventives etc
00:38:12c'est pas de la légitime défense
00:38:14c'est quelque chose
00:38:14de totalement différent
00:38:15c'est être en capacité
00:38:16d'avoir une armée
00:38:17à soi
00:38:18une milice à soi
00:38:19et ça c'est clairement
00:38:21anti-républicain
00:38:22et on l'a vu par exemple
00:38:24aux Etats-Unis
00:38:25à Seattle
00:38:25pendant le mouvement
00:38:26Black Lives Matter
00:38:27des quartiers hantés
00:38:28de Seattle
00:38:28étaient interdits
00:38:30à la police
00:38:30et c'était les antifas
00:38:31qui faisaient régner
00:38:32leur propre ordre
00:38:32c'était ça
00:38:33l'autodéfense
00:38:34allez on poursuit
00:38:35le décliptage
00:38:36des prises de position
00:38:37des interviews politiques
00:38:38du dimanche
00:38:39à lire
00:38:40chez nos confrères
00:38:40du jour du dimanche
00:38:41une très longue interview
00:38:42de Laurent Wauquiez
00:38:45qui dit que
00:38:46LFI est toxique
00:38:47pour notre vie démocratique
00:38:48et il reparle
00:38:49il en avait déjà parlé
00:38:50de cordon sanitaire
00:38:51autour de LFI
00:38:52Elodie
00:38:52oui on se rappelle
00:38:53si on remonte
00:38:54un peu plus haut
00:38:54dans la semaine
00:38:55que Laurent Wauquiez
00:38:56avait posé une question
00:38:56au gouvernement
00:38:57et à Sébastien Lecornu
00:38:58mardi
00:38:58où Laurent Wauquiez
00:39:00estimait que
00:39:01évidemment
00:39:01ce n'était pas
00:39:02un fait divers
00:39:02et revenait
00:39:03en disant déjà
00:39:04l'extrême gauche
00:39:04a du sang sur les mains
00:39:05il revenait sur tous
00:39:06les précédents événements
00:39:07où la France insoumise
00:39:08a pu glorifier la violence
00:39:10il avait reparlé
00:39:10Notre-Dame des Landes
00:39:11il avait reparlé
00:39:12de Daniel Obono
00:39:13qui estime que la masse
00:39:13est un mouvement de résistance
00:39:14il avait reparlé
00:39:15l'élection de Raphaël Arnaud
00:39:16et le Premier ministre
00:39:17d'ailleurs
00:39:17était d'accord avec lui
00:39:19en expliquant
00:39:19que tous ces événements
00:39:21mis bout à bout
00:39:22font infuser finalement
00:39:23une certaine idée
00:39:23une certaine idée
00:39:24de la violence
00:39:25et qui a pu aboutir
00:39:26malheureusement
00:39:26à ce qui s'est passé
00:39:28et donc Laurent Wauquiez
00:39:28effectivement
00:39:29c'est une prise de parole
00:39:30très claire
00:39:31l'extrême gauche
00:39:31a du sang sur les mains
00:39:32il le redit
00:39:33il dit aussi
00:39:34que la droite
00:39:34a plusieurs reprises
00:39:35et pour le coup
00:39:36il a raison
00:39:37a déjà tenté
00:39:39d'attirer l'attention
00:39:39sur le fait
00:39:40que cette violence
00:39:40qu'on voyait
00:39:41parfois dans les manifestations
00:39:42n'était pas que symbolique
00:39:43qu'un jour
00:39:43elle pouvait se traduire
00:39:45en acte
00:39:46il regrette aussi
00:39:47de la gauche
00:39:48comme le parti socialiste
00:39:49ne se désolidarise pas
00:39:50il dit
00:39:51la gauche républicaine
00:39:52doit retrouver
00:39:53le chemin du courage
00:39:54et donc il veut
00:39:54ce cordon sanitaire
00:39:56contre la France insoumise
00:39:56alors qu'est-ce que ça veut dire
00:39:57lui-même explique
00:39:58qu'une dissolution
00:39:59de la France insoumise
00:40:00selon lui
00:40:00ne réglerait rien
00:40:01et il prend l'exemple
00:40:02et pour le coup
00:40:03il a raison
00:40:03de la jeune garde
00:40:04qui on le rappelle
00:40:04est en cours de dissolution
00:40:06et ça n'a rien empêché
00:40:07et en revanche
00:40:09lui ce qu'il voudrait
00:40:09c'est un vrai cordon sanitaire
00:40:11c'est-à-dire que
00:40:11le fameux front républicain
00:40:13on ne le fasse plus
00:40:14contre le rassemblement national
00:40:15mais contre la France insoumise
00:40:17et il explique que
00:40:17LFI doit être absolument isolé
00:40:19c'est-à-dire isolé
00:40:20au maximum
00:40:20des alliances
00:40:21isolé au maximum
00:40:22aussi des discussions
00:40:23dans l'Assemblée
00:40:24et qu'on agisse
00:40:24finalement avec ses députés
00:40:25comme certains le font déjà
00:40:26avec le rassemblement national
00:40:28sur Raphaël Arnaud aussi
00:40:30il réagit à cela
00:40:31en disant
00:40:31qu'il n'aurait selon lui
00:40:33jamais dû
00:40:33entrer à l'Assemblée nationale
00:40:35la responsabilité
00:40:35on revient à LFI
00:40:36qui a choisi
00:40:37un fiché S
00:40:38pour représenter
00:40:39le peuple français
00:40:40un député
00:40:41fiché S
00:40:41on en est là
00:40:42avec Mélenchon
00:40:43en tout cas on voit
00:40:43que c'est une prise de parole
00:40:44forte et claire
00:40:45de Laurent Wauquiez
00:40:46et on rappelle d'ailleurs
00:40:47hier qu'à Lyon
00:40:48alors que le maire
00:40:49Grégory Doucet
00:40:49avait refusé d'afficher
00:40:51le portrait de Quentin
00:40:52sur l'hôtel de ville
00:40:53et bien c'est la région
00:40:54même si aujourd'hui
00:40:55Laurent Wauquiez
00:40:55n'en est plus actuellement président
00:40:56c'est l'hôtel de région
00:40:57où on a vu afficher
00:40:59des gros portraits
00:41:00et des grands portraits
00:41:01de Quentin
00:41:01pour lui rendre hommage
00:41:03et je rappelle
00:41:03que Jean-Michel Llas
00:41:04qui est candidat
00:41:05également à la mairie de Lyon
00:41:06lui avait demandé
00:41:07que ce portrait
00:41:08soit affiché
00:41:09je vois que le temps presse
00:41:11vous vouliez réagir
00:41:12mais je vois qu'on évoque
00:41:13la cote de popularité
00:41:14c'est important
00:41:14qui est diffusée
00:41:15dans le JDD
00:41:16mais rapidement
00:41:16non mais rapidement
00:41:17quand même
00:41:18parce que moi
00:41:18je suis d'accord
00:41:19avec ce qu'a dit
00:41:20monsieur Wauquiez
00:41:20mais maintenant
00:41:21j'attends des actes
00:41:22qu'est-ce qu'il va faire
00:41:22dans trois semaines
00:41:23que vont faire les républicains
00:41:24est-ce que s'il y a un candidat
00:41:25et les filles
00:41:26et en face à un candidat RN
00:41:27est-ce qu'ils vont appeler
00:41:28à voter pour le RN
00:41:29pour contrer la France insoumise
00:41:31donc si on rentre
00:41:31dans cette logique
00:41:32moi j'attends cela
00:41:33et enfin
00:41:34une chose quand même
00:41:35sur la gauche
00:41:35sur monsieur Guedj
00:41:37etc
00:41:37ces gens
00:41:38n'ont de cesse
00:41:39de taper sur la France insoumise
00:41:40et au moment
00:41:41où il faut aller récupérer
00:41:42sa petite place
00:41:43forcément
00:41:44ils font alliance avec eux
00:41:45et moi ce qui m'a choqué
00:41:46au cours de ces derniers jours
00:41:48c'est les déclarations
00:41:49d'Aurore Laluc
00:41:50vous savez
00:41:50la socialiste
00:41:51qui est au Parlement européen
00:41:52qui a dit
00:41:53qu'elle serait prête
00:41:54à voter
00:41:54même pour une chèvre
00:41:55contre la Rassemblement Nationale
00:41:57ah bon
00:41:57même si la chèvre est antisémite
00:41:59on va voter pour la chèvre
00:42:00plutôt que le Rassemblement National
00:42:01même si la chèvre
00:42:02dit que la police tue
00:42:03on va voter
00:42:03pour la chèvre
00:42:04qui dit que la police tue
00:42:05plutôt que pour le Rassemblement National
00:42:08si jamais la chèvre
00:42:12et tape sa femme
00:42:13par exemple
00:42:13on va voter
00:42:14plutôt pour la chèvre
00:42:15que pour le Rassemblement National
00:42:16c'est ça les valeurs
00:42:17de la gauche républicaine
00:42:18c'est ça la gauche
00:42:19de Jean Jaurès
00:42:20ou de Léon Blum
00:42:20la vérité c'est que
00:42:21cette femme
00:42:22crache
00:42:23sur l'héritage
00:42:24de Jean Jaurès
00:42:25et de Léon Blum
00:42:26parce que jamais
00:42:27Jean Jaurès
00:42:27jamais Léon Blum
00:42:28n'aurait soutenu
00:42:30monsieur Mélenchon
00:42:31ainsi que ses amis
00:42:32d'extrême gauche
00:42:33qui fracturent notre société
00:42:34moi j'aime beaucoup
00:42:35cette gauche
00:42:36j'ai beaucoup d'estime
00:42:37pour Jean Jaurès
00:42:37j'ai beaucoup d'estime
00:42:38pour Léon Blum
00:42:39et malheureusement
00:42:40je crois
00:42:40que certains socialistes
00:42:42en ont beaucoup moins
00:42:43que moi
00:42:43très rapidement
00:42:45un mot sur le baromètre
00:42:47de popularité
00:42:48c'est important
00:42:49qu'on peut lire
00:42:50dans les colonnes
00:42:51du journal du dimanche
00:42:52sur monsieur Lecornu
00:42:54oui alors ce qui est intéressant
00:42:55rapidement
00:42:55c'est la première chose
00:42:56c'est qu'il se maintient
00:42:57Sébastien Lecornu
00:42:59il est à 30%
00:42:59de satisfait
00:43:00il est stable
00:43:01par rapport
00:43:01au mois précédent
00:43:02alors que
00:43:03pour Emmanuel Macron
00:43:04les choses sont
00:43:05un peu plus compliquées
00:43:06on voit d'ailleurs
00:43:07que Sébastien Lecornu
00:43:08semble bien représenter
00:43:09le socle commun
00:43:10il est de plus en plus
00:43:10populaire
00:43:11notamment chez les républicains
00:43:12on rappelle d'ailleurs
00:43:13qu'il vient de ce parti
00:43:15ce que notent
00:43:16les sondés d'abord
00:43:17c'est que
00:43:17c'est une sorte d'image
00:43:18de simplicité
00:43:19et de modestie
00:43:20Sébastien Lecornu
00:43:21les français
00:43:21semblent apprécier le fait
00:43:22qu'ils ne tiennent pas
00:43:23de fausses promesses
00:43:24et qu'ils disent aussi
00:43:25parfois
00:43:26quand il n'est pas capable
00:43:27de faire quelque chose
00:43:28les français apprécient cela
00:43:30et puis ce qui est vu aussi
00:43:31c'est le fait
00:43:32qu'il ne soit pas candidat
00:43:33à l'élection présidentielle
00:43:34et bien finalement
00:43:35rassure peut-être
00:43:35les français
00:43:36en tout cas
00:43:36les français notent
00:43:37que c'est quelqu'un
00:43:38qui tente d'agir
00:43:41et si on en croit
00:43:42en tout cas ces sondages
00:43:43c'est apprécié par les français
00:43:44Merci pour ce point très précis
00:43:46c'est le moment de la pause
00:43:47de ce Midi News
00:43:48on se retrouve dans
00:43:49quelques instants
00:43:49à tout de suite
00:43:53Et il est midi
00:43:53merci de nous accueillir
00:43:55c'est déjà la deuxième partie
00:43:56de votre Midi News
00:43:57du dimanche
00:43:58avant de vous représenter
00:43:59l'équipe du dimanche
00:44:00dans quelques instants
00:44:01elle est bien présente
00:44:02tour de l'info
00:44:02avec Audrey Berthaud
00:44:04rebonjour Audrey
00:44:05Rebonjour
00:44:05bonjour Thierry
00:44:06Un vol Air France
00:44:07fait demi-tour
00:44:08quelques minutes
00:44:09après le décollage
00:44:10à cause d'un réacteur
00:44:11en flamme
00:44:12469 personnes
00:44:13se trouvaient à bord
00:44:14de ce vol au départ
00:44:15de Fort-de-France
00:44:15en Martinique
00:44:16et à destination
00:44:17de Paris Charles de Gaulle
00:44:18des témoins au sol
00:44:20ont entendu des détonations
00:44:21peu après le décollage
00:44:23de l'avion
00:44:24après la visite
00:44:25d'Emmanuel Macron
00:44:26et de Sarah Knafo
00:44:27hier
00:44:27le salon de l'agriculture
00:44:28a accueilli
00:44:29Gabriel Attal
00:44:30et Valérie Pécresse
00:44:31vous voyez ces images
00:44:32le salon de l'agriculture
00:44:33a ouvert ses portes
00:44:34hier
00:44:35pour la première fois
00:44:36depuis la création
00:44:37du salon
00:44:37les bovins sont absents
00:44:40le remaniement gouvernemental
00:44:41devrait avoir lieu
00:44:42au plus tôt
00:44:43en milieu de semaine prochaine
00:44:44le premier ministre
00:44:45Sébastien Lecornu
00:44:46attend de savoir
00:44:47quand sera discutée
00:44:48l'éventuelle motion
00:44:49de censure
00:44:49du Rassemblement National
00:44:50cette motion porterait
00:44:52sur la feuille de route
00:44:53énergétique du pays
00:44:54le RN
00:44:54pourrait déposer son texte
00:44:56demain
00:44:56ce lundi
00:44:58des avalanches
00:44:59survenues
00:44:59dans la nuit
00:45:00de jeudi à vendredi
00:45:01ont bloqué
00:45:01les accès
00:45:02à plusieurs hameaux
00:45:03de la commune
00:45:04d'Allemont
00:45:04en Isère
00:45:04ce samedi
00:45:05les riverains
00:45:06constataient encore
00:45:07les importants dégâts
00:45:08des évacuations
00:45:09par hélicoptère
00:45:10sont prévus
00:45:10aujourd'hui
00:45:11et enfin
00:45:12à deux jours
00:45:12du quatrième anniversaire
00:45:13de l'invasion russe
00:45:14en Ukraine
00:45:15une série d'explosions
00:45:16a secoué Kiev
00:45:17ce matin
00:45:18les autorités ukrainiennes
00:45:19ont fait état
00:45:20d'une attaque
00:45:20aux missiles balistiques
00:45:22et aux drones
00:45:22sur des habitations
00:45:24civiles
00:45:24et des infrastructures
00:45:25critiques
00:45:26de la région
00:45:28merci beaucoup
00:45:29Audrey
00:45:29représentation
00:45:31à nouveau
00:45:31de notre équipe
00:45:32du dimanche
00:45:33Karim Ahoui
00:45:34qui est toujours avec nous
00:45:34Kévin Bossuet aussi
00:45:35Olivier Vial également
00:45:36Yves Toledano aussi
00:45:38et Myriam Djabali
00:45:40Lara
00:45:40qui nous a rejoint
00:45:41pour cette deuxième partie
00:45:43cette deuxième heure
00:45:44bonjour
00:45:44Myriam
00:45:45et je rappelle
00:45:46que vous êtes professeur
00:45:46d'économie
00:45:47et présidente
00:45:47de l'association
00:45:48Regards Lycéen
00:45:50soyez là bienvenue
00:45:51on va reparler
00:45:52de ce lynchage
00:45:54de Quentin
00:45:56évidemment
00:45:56avec cette information
00:45:58qui j'en suis persuadé
00:45:59va vous faire réagir
00:46:00et les uns
00:46:01et les autres
00:46:02information révélée
00:46:03par nos confrères
00:46:04du Figaro
00:46:05deux professeurs
00:46:06écoutez bien
00:46:07deux professeurs
00:46:08de Sciences Po
00:46:08ont justifié
00:46:10mais vraiment
00:46:11la mort de Quentin
00:46:12dans une conversation
00:46:14téléphonique privée
00:46:16en fait
00:46:17c'était
00:46:18à travers
00:46:19une boucle
00:46:20Whatsapp
00:46:20et c'est
00:46:22Sarah Varney
00:46:22qui va nous raconter
00:46:23tout cela
00:46:23et on va réagir
00:46:25et on va débattre
00:46:25évidemment
00:46:27pour certains enseignants
00:46:29de Sciences Po
00:46:29Paris
00:46:30le lynchage
00:46:31de Quentin
00:46:31serait justifié
00:46:32dans un groupe
00:46:33Whatsapp
00:46:34informel
00:46:34entre professeurs
00:46:35un enseignant
00:46:36vacataire de sport
00:46:37a notamment
00:46:38décrit la victime
00:46:39c'est un militant
00:46:40nationaliste
00:46:41qui était là
00:46:41pour protéger
00:46:42les racistes
00:46:42transphobes
00:46:43de Nemesis
00:46:44un professeur
00:46:45un professeur
00:46:45d'économie
00:46:46a ensuite
00:46:46remis en cause
00:46:47l'implication
00:46:48des assistants
00:46:48parlementaires
00:46:49du député
00:46:50la France Insoumise
00:46:51Raphaël Arnaud
00:46:52son collègue
00:46:53professeur de sport
00:46:54a encore une fois
00:46:55apporté son analyse
00:46:56c'est pourtant simple
00:46:57Raphaël Arnaud
00:46:58c'est un antifasciste
00:46:59et le mec mort
00:47:00c'est un néo-nazi
00:47:01une analyse également
00:47:03faite par le professeur
00:47:04d'économie
00:47:05ces nazillons
00:47:06ont récolté
00:47:07ce qu'ils cherchaient
00:47:07et ce
00:47:08à plus d'un titre
00:47:09Quentin
00:47:09a d'une certaine façon
00:47:10fort bien servi sa cause
00:47:11plusieurs collègues
00:47:13se sont alors indignés
00:47:14et ont demandé à l'auteur
00:47:15de revenir sur ses propos
00:47:16ce dernier s'est alors
00:47:18muré dans le silence
00:47:19dans ce groupe
00:47:20il y a une impunité
00:47:21vous n'écrivez pas
00:47:22quelque chose
00:47:23qui justifie
00:47:23la mort d'une personne
00:47:26avec un sentiment
00:47:27quand même
00:47:28de gravité
00:47:29de ce que vous écrivez
00:47:30là on voit bien
00:47:31qu'ils pensent être
00:47:31entre eux
00:47:32ils ne pensent pas
00:47:33une minute
00:47:33que ça pourrait
00:47:34leur être reproché
00:47:35ou ça pourrait être
00:47:36considéré
00:47:36comme tombant
00:47:37sous le coup de la loi
00:47:38parce que là
00:47:38ils font une apologie
00:47:39en fait de la violence
00:47:40la direction de Sciences Po
00:47:42a indiqué ne pas avoir
00:47:43eu connaissance
00:47:44jusqu'alors
00:47:44de ces messages envoyés
00:47:45et ajoute
00:47:46être en train
00:47:47de se renseigner
00:47:47sur le cadre légal
00:47:48des propos tenus
00:47:50je commence avec vous
00:47:51mais évidemment
00:47:52en tant qu'enseignante
00:47:54votre réaction
00:47:55et encore une fois
00:47:56ça se passe où
00:47:58ça se passe à Sciences Po
00:48:01le berceau
00:48:02de là où le drame
00:48:03a commencé
00:48:04c'est bien pour ça
00:48:05que je vous dis
00:48:05pourquoi ça se passe
00:48:06où ça se passe à Sciences Po
00:48:08mais c'est pas la même
00:48:09évidemment
00:48:10mais on est à Sciences Po
00:48:11on est à Sciences Po
00:48:11voilà
00:48:12c'est la même institution
00:48:13bon d'abord
00:48:14un jeune est mort
00:48:15et puis je veux rappeler
00:48:16que la marche
00:48:16que j'ai suivie hier
00:48:17est une marche
00:48:18qui a prouvé
00:48:19que ça s'est passé
00:48:20pacifiquement
00:48:21dans la dignité
00:48:22et le recueillement
00:48:23mais comme souvent
00:48:24après un drame
00:48:25il y a
00:48:26et c'est ce que je disais
00:48:27certains veulent en faire
00:48:28de la récupération politique
00:48:30et dans ces propos là
00:48:32de nos collègues
00:48:33parce qu'il faut dire
00:48:34oui
00:48:34en fait il représente
00:48:37le manichéisme
00:48:38du discours politique
00:48:40dans lequel on vit
00:48:41depuis un certain temps
00:48:42aujourd'hui
00:48:42les choses
00:48:43ou sont blanches
00:48:44ou sont noires
00:48:45là on parle d'ultra droite
00:48:46contre ultra gauche
00:48:47or la réalité est ailleurs
00:48:48la réalité c'est la violence politique
00:48:51d'où qu'elle vienne
00:48:52la réalité c'est que
00:48:53si on se réfère aujourd'hui
00:48:54sur le drame
00:48:55qui s'est passé
00:48:56sur le terrain
00:48:56effectivement
00:48:57si on a une lecture
00:48:58stricto sensu
00:48:59et pragmatique
00:49:00c'est que
00:49:00un jeune est mort
00:49:01pour ses idées
00:49:02qu'il a été lynché
00:49:04roué de coups
00:49:05si on regarde
00:49:06de manière beaucoup
00:49:07plus haute et générale
00:49:08c'est que
00:49:08de la violence militante
00:49:10aujourd'hui
00:49:11parce qu'on n'arrive pas
00:49:12à combattre
00:49:12sur le plan des idées
00:49:14on n'arrive plus
00:49:15à échanger
00:49:15donc ce manichéisme
00:49:17de rue
00:49:18on le retrouve
00:49:18auprès de nos élites
00:49:20on le retrouve
00:49:21auprès
00:49:21là parce qu'il s'agit
00:49:23bien quand même
00:49:23de professeurs
00:49:24et à Sciences Po
00:49:25vacataires ou pas
00:49:26mais des nazions
00:49:27ou des néonazis
00:49:29c'est ce qu'il dit
00:49:29contre des antifas
00:49:31et puis finalement
00:49:32c'est bien fait pour lui
00:49:33c'est dramatique
00:49:35ce sont des enseignants
00:49:36justement
00:49:36je crois que dans cette boucle
00:49:38il y avait plus de 200 professeurs
00:49:41alors une boucle Whatsapp
00:49:43qui n'est pas une boucle officielle
00:49:46oui oui
00:49:46mais enfin quand même
00:49:47ça circule
00:49:47privé
00:49:48la preuve c'est que nos confrères
00:49:50du Picaro
00:49:50ont eu accès
00:49:52Kevin
00:49:52écoutez
00:49:54ce genre de propos
00:49:55moi je le vois
00:49:55sur les réseaux sociaux
00:49:57si ça provient
00:49:58entre guillemets
00:49:59de quelques trolls
00:50:00ça ne m'inquiète pas
00:50:01mais là on a affaire
00:50:03à des professeurs
00:50:04à des enseignants
00:50:05qui sont censés avoir
00:50:06un bagage culturel
00:50:07qui sont censés avoir
00:50:09des diplômes
00:50:10qui sont censés
00:50:11incarner l'exemplarité
00:50:12la responsabilité
00:50:14et le fait
00:50:15que ces gens-là
00:50:16ne se censurent même pas
00:50:17parce qu'on est certes
00:50:18dans un groupe privé
00:50:19mais il y a quand même
00:50:20d'autres enseignants
00:50:21dans ce groupe privé
00:50:22ça en dit long
00:50:23finalement
00:50:23sur les dérives idéologiques
00:50:25d'une partie
00:50:26du corps professoral
00:50:27dans l'enseignement
00:50:30supérieur
00:50:30et moi ce qui m'avait marqué
00:50:33au cours de ces derniers mois
00:50:34juste après le 7 octobre
00:50:35c'est à quel point
00:50:36on avait vu finalement
00:50:37que l'antisémitisme
00:50:38n'était pas l'apanage
00:50:40des milieux populaires
00:50:41mais était aussi
00:50:42l'apanage
00:50:43des gens lettrés
00:50:44et on a vu
00:50:45à Sciences Po Paris
00:50:46notamment
00:50:46à quel point
00:50:47l'antisémitisme
00:50:49avait pénétré
00:50:49les amphis
00:50:50et à quel point
00:50:51les antifas
00:50:52main dans la main
00:50:53avec cette gauche
00:50:55culturelle
00:50:55cette gauche
00:50:57enseignante
00:50:58à l'université
00:50:59avait finalement
00:51:00enfin
00:51:02dénonçait
00:51:03Israël
00:51:03sombrait dans l'antisionisme
00:51:05alors que ce n'est que
00:51:05le faunet
00:51:06de l'antisémitisme
00:51:08et de manière plus générale
00:51:09et je pense qu'Olivier
00:51:10en parlera mieux que moi
00:51:11l'extrême gauche
00:51:12a gangréné
00:51:13l'université
00:51:14regardez ce qui se passe
00:51:16à Paris VIII
00:51:16où vous avez
00:51:17dans cette université
00:51:19des enseignants
00:51:20qui ne partagent pas
00:51:21forcément la doxa
00:51:23dominante
00:51:23d'extrême gauche
00:51:24et qui sont mis de côté
00:51:25qui sont caricaturés
00:51:27voire qui sont menacés
00:51:28mais même quand vous allez
00:51:29dans certains laboratoires
00:51:30de recherche
00:51:31vous voyez bien
00:51:31que des chercheurs
00:51:32finalement
00:51:33ne font pas
00:51:33de la recherche
00:51:34pour servir la science
00:51:36pour servir la vérité
00:51:37mais pour servir
00:51:38une petite idéologie
00:51:39pour créer des concepts
00:51:40idéologiques
00:51:41comme
00:51:42l'identité de genre
00:51:44comme les études
00:51:45post-coloniales
00:51:46et puis après
00:51:47à travers
00:51:48les médias
00:51:49de gauche
00:51:50parce que ces gens-là
00:51:51on leur relaie
00:51:52dans les médias de gauche
00:51:52et des femmes de gauche
00:51:53ça incluse dans la société
00:51:55et on se retrouve
00:51:56avec des idées politiques
00:51:59qui finalement
00:52:00dominent
00:52:01et avec derrière
00:52:02si vous ne partagez pas
00:52:03ces idées politiques
00:52:04vous êtes nazi
00:52:04vous êtes fasciste
00:52:05la boucle est bouclée
00:52:06Olivier, Yves et Karima
00:52:09Oui mais je suis totalement d'accord
00:52:11en fait pendant très longtemps
00:52:12on nous a dit
00:52:12que pour lutter
00:52:13contre l'extrême violence
00:52:14pour lutter contre l'antisémitisme
00:52:16il fallait augmenter
00:52:17le niveau d'études des gens
00:52:19malheureusement
00:52:19depuis plusieurs années
00:52:21on s'aperçoit que c'est dans
00:52:23les institutions d'élite
00:52:24qu'on a les plus grandes dérives
00:52:27l'antisémitisme
00:52:28après le 7 octobre
00:52:29ça a été d'abord dans Sciences Po
00:52:30ça a été le HESS
00:52:31ça a été différents établissements
00:52:33comme ça
00:52:33où il y a eu
00:52:34les dérives les plus importantes
00:52:35les dérapages les plus importants
00:52:37donc on voit bien
00:52:37que ce qui est important aussi
00:52:39c'est pas simplement
00:52:40le niveau d'éducation
00:52:41mais quelle est l'idéologie
00:52:42qui finalement est fabriquée
00:52:44dans ces institutions-là
00:52:44et là il y a un vrai travail à faire
00:52:46alors ce qui est dramatique
00:52:48c'est qu'à Sciences Po Paris
00:52:49le nouveau directeur
00:52:50avait commencé réellement
00:52:51à faire le ménage
00:52:51il avait fait bien
00:52:55il avait notamment interdit
00:52:57une conférence de Rima Hassan
00:53:00mais ça montre quand même
00:53:02que le mal est profond
00:53:04il y a un climat qui est profond
00:53:05et effectivement
00:53:06il y a des universités
00:53:07aujourd'hui
00:53:07où cette violence-là
00:53:09elle est extrêmement diffusée
00:53:12vous avez eu l'image
00:53:13de Rima Hassan
00:53:14arrivant à Sciences Po
00:53:15à Paris 8
00:53:16vous aviez
00:53:17il y a quelques mois
00:53:18vous avez rappelé
00:53:18cet amphithéâtre plein
00:53:20où on demande
00:53:21s'il condamne le 7 octobre
00:53:22et l'ensemble de l'amphithéâtre
00:53:24dit non
00:53:24quand vous avez
00:53:26Paris 8
00:53:27pareil
00:53:27où un syndicat étudiant
00:53:29fait plus de 50% des voix
00:53:30il s'appelle le Point Levé
00:53:31et en fait
00:53:32le Point Levé
00:53:32est un syndicat révolutionnaire
00:53:34qui prône
00:53:35la violence
00:53:36et qui lui dit
00:53:37qu'il s'est retiré
00:53:39du nouveau parti
00:53:39anticapitaliste
00:53:40parce que
00:53:40le rapprochement
00:53:41avec Jean-Luc Mélenchon
00:53:42est une droitisation
00:53:43donc ça donne
00:53:45le niveau de radicalité
00:53:46et pourtant
00:53:47ils font 50% des voix
00:53:48je pense que
00:53:49certains anciens de Sciences Po
00:53:50ne doivent pas reconnaître
00:53:50aujourd'hui
00:53:51Sciences Po d'aujourd'hui
00:53:53et ça a vite changé
00:53:54Yves
00:53:55ce qui est terrifiant
00:53:57et tellement inquiétant
00:53:59c'est que
00:53:59cette idéologie
00:54:00elle est portée
00:54:01par des enseignants
00:54:02qui plus est
00:54:04qui forment
00:54:04l'élite de demain
00:54:05c'est ça
00:54:06et ce qui angoisse
00:54:07c'est ça moi
00:54:07c'est ça qui m'angoisse
00:54:09c'est la France de demain
00:54:10la France de demain
00:54:11comme ça
00:54:12qui est formée
00:54:13avec cette idéologie
00:54:13et on voit qu'effectivement
00:54:14l'ultra-gauche
00:54:15elle est dans toutes les facs
00:54:17elle est à Sciences Po
00:54:18elle est partout
00:54:19et tous ceux qui vous disent
00:54:20je ne vois pas mon avenir en France
00:54:21pensent à ceux de la côté juif
00:54:23qui pensent à faire leur alia
00:54:23c'est pour cette raison-là
00:54:25parce qu'ils se disent
00:54:26que l'avenir de la France
00:54:27les jeunes d'aujourd'hui
00:54:28qui sont formés
00:54:29qui seront l'élite
00:54:29demain
00:54:30sont dans cette idéologie
00:54:31ensuite évidemment
00:54:32même si on parle d'une boucle
00:54:34Whatsapp
00:54:34c'est pas une discussion
00:54:36entre deux personnes
00:54:37entre deux profs
00:54:37il y a plus de 200 personnes
00:54:38on est là
00:54:39dans une question
00:54:40de l'égalité
00:54:41vous avez une incitation
00:54:42à la violence
00:54:43vous avez une apologie
00:54:44d'un crime
00:54:44l'apologie d'un crime
00:54:46c'est un délit qui existe
00:54:47c'est quand même
00:54:4750 prisons
00:54:48et 75 000 euros d'amende
00:54:49donc il faudra également
00:54:50que la justice se penche là-dessus
00:54:51on ne peut pas dire n'importe quoi
00:54:53avec 200 personnes
00:54:54heureusement que ça a fuité
00:54:56parce que sinon
00:54:57ça perdurait
00:54:58et c'est un délit
00:54:59donc on va voir
00:55:00ce que l'enquête
00:55:00s'il y a une déligenté
00:55:02donnera
00:55:02Karima
00:55:03le mot de la fin
00:55:03sur le sujet
00:55:04vous savez
00:55:05la société est en train
00:55:06de changer
00:55:07je pense que dans
00:55:08plusieurs pays occidentaux
00:55:09aussi
00:55:10le ton quand vous regardez
00:55:11justement
00:55:11des intentions de vote
00:55:13ou quoi que ce soit
00:55:13on voit qu'il y a
00:55:14quand même ce changement
00:55:15vous avez mentionné
00:55:17qu'à Sciences Po Paris
00:55:18bon la direction
00:55:18a quand même décidé
00:55:19de prendre des mesures
00:55:20combien d'années
00:55:21ça va prendre
00:55:22avant qu'il y ait
00:55:23un véritable effet
00:55:24et tout ça
00:55:24mais au moins
00:55:25il faut quand même
00:55:25saluer le fait
00:55:26qu'ils ont pris des mesures
00:55:28cela dit
00:55:28sur cette idéologie
00:55:30effectivement
00:55:30il faut quand même
00:55:31se dire
00:55:32que cette idéologie
00:55:33d'extrême gauche
00:55:34elle a imbibé
00:55:35depuis des années
00:55:37voire depuis des décennies
00:55:38c'est très profond
00:55:39ça prend du temps
00:55:40avant de se sortir
00:55:41de ça
00:55:41et d'ailleurs
00:55:42pendant des années
00:55:43c'était ce qu'on appelait
00:55:45en lien avec le wokisme
00:55:46mais la culture
00:55:47de l'annulation
00:55:48le cancel culture
00:55:49on autorisait
00:55:50c'était même bien
00:55:51on applaudissait
00:55:52quand c'était le temps
00:55:53de cibler
00:55:54de harceler
00:55:55d'avoir des sortes
00:55:57de cabales numériques
00:55:58sur les réseaux sociaux
00:56:00pour aller condamner
00:56:01là il n'y avait pas
00:56:02de problème
00:56:02de faire des amalgames
00:56:03on pouvait aller
00:56:04bannir des gens
00:56:05et on voit
00:56:06que quand l'idéologie
00:56:07poussait à l'extrême
00:56:08ben c'est finalement
00:56:09aussi une espèce
00:56:10d'autorisation
00:56:11à la violence aussi
00:56:12on va justifier
00:56:13le fait que
00:56:13ah ben oui
00:56:14vous l'avez un peu cherché
00:56:15donc la violence
00:56:17finalement se retourne
00:56:18contre vous
00:56:18et ce n'est pas si grave
00:56:19et on parle
00:56:20de professeurs
00:56:21mais quand on voit
00:56:22des tweets
00:56:23des déclarations
00:56:24comme celle
00:56:25de madame Ségolène Royal
00:56:26qui parle de présumés
00:56:28néo-nazis
00:56:29quel message s'envoie
00:56:30aussi
00:56:31c'est-à-dire
00:56:31vous pouvez balancer ça
00:56:32dans l'espace public
00:56:33on est finalement
00:56:34dans le préventif
00:56:35comment ils ont présenté
00:56:36Quentin
00:56:37nos confrères de l'AFP
00:56:38oui
00:56:38et est-ce que Quentin
00:56:39avait un casier judiciaire
00:56:41justement
00:56:42parce qu'il était
00:56:43néo-nazi
00:56:44la réponse est non
00:56:45est-ce qu'il est allé lyncher
00:56:46des gens
00:56:48violemment
00:56:49parce qu'il est
00:56:50supposément néo-nazi
00:56:51la réponse est non
00:56:52donc il y a une construction
00:56:53d'un personnage
00:56:54on veut finalement
00:56:55diaboliser
00:56:56et tout ce qui est autour
00:56:58on va le diaboliser aussi
00:56:59et on peut partir
00:57:00à ce moment-là
00:57:01dans une bouche
00:57:01de répétition
00:57:02vous savez
00:57:02à chaque fois
00:57:03bien sûr
00:57:03et ainsi de suite
00:57:05autre sujet
00:57:07sur lequel j'aimerais
00:57:07vous faire agir
00:57:08très rapidement
00:57:09on va parler
00:57:09des frères musulmans
00:57:10et de l'antrisme
00:57:12Olivier
00:57:12je sais que c'est un sujet
00:57:13qui vous passionne
00:57:16deux associations
00:57:17dites humanitaires
00:57:18donc sont visées
00:57:19par la justice
00:57:20pourquoi
00:57:20parce qu'elles auraient
00:57:21envoyé des fonds
00:57:22aux touristes palestiniens
00:57:23du Hamas
00:57:24c'est le résultat
00:57:25d'une enquête minutieuse
00:57:26qui a été entamée
00:57:27il y a deux ans
00:57:28c'est Emma Loro
00:57:29et Julia Ferrant
00:57:30qui nous raconte
00:57:31cette affaire
00:57:31et on ouvre le débat
00:57:32juste après
00:57:35des associations françaises
00:57:37soupçonnées
00:57:38de financement
00:57:39du Hamas
00:57:40cinq personnes
00:57:41en lien avec
00:57:42humanitaire
00:57:42et soutien humanitaire
00:57:44ont été mises
00:57:44en examen
00:57:45après des perquisitions
00:57:47menées lundi
00:57:47au domicile
00:57:48mais aussi
00:57:49dans les locaux
00:57:50des deux associations
00:57:50ces individus
00:57:52sont soupçonnés
00:57:53de faire parvenir
00:57:54des fonds sous couvert
00:57:55d'aide humanitaire
00:57:56au Hamas
00:57:56selon le parquet
00:57:57national antiterroriste
00:57:59une première série
00:58:01de perquisitions
00:58:02en janvier 2024
00:58:03avait permis
00:58:04la saisie
00:58:05de matériel informatique
00:58:06et de documents comptables
00:58:0735 millions d'euros
00:58:08ont été confisqués
00:58:09sur des comptes bancaires
00:58:10et 5 millions
00:58:11en espèces
00:58:12ont été saisis
00:58:13au siège social
00:58:14de l'association humanitaire
00:58:15après leur mise en cause
00:58:17les cinq individus
00:58:18ont été placés
00:58:19sous contrôle judiciaire
00:58:20ils sont poursuivis
00:58:21pour financement
00:58:22d'une entreprise terroriste
00:58:23abus de confiance
00:58:25en bande organisée
00:58:26et blanchiment
00:58:27d'abus de confiance
00:58:28en bande organisée
00:58:29en relation
00:58:29avec une entreprise terroriste
00:58:31Olivier
00:58:33cette association
00:58:34ça fait longtemps
00:58:34qu'elle était déjà
00:58:35dans le collimateur
00:58:37notamment de la justice américaine
00:58:38et en fait
00:58:40on savait
00:58:40qu'il y avait
00:58:41ce risque là
00:58:42et malheureusement
00:58:43cette association
00:58:44jusqu'à une période très récente
00:58:45avait encore des liens
00:58:46sur les campus
00:58:47puisque humanitaire
00:58:48faisait des distributions alimentaires
00:58:50avec les étudiants musulmans
00:58:51de France
00:58:52donc l'EMF
00:58:52qui est le syndicat
00:58:54qu'on juge proche
00:58:56de la galaxie
00:58:56des frères musulmans
00:58:57sur les campus
00:58:58et ça fait quand même
00:58:59et il le faisait
00:59:00malgré le fait
00:59:01que l'enquête
00:59:02avait déjà été ouverte
00:59:03donc là aussi
00:59:03il y a besoin
00:59:05de faire un peu
00:59:05le ménage
00:59:06dans les universités
00:59:07de faire attention
00:59:07à qui on accepte
00:59:09parce que là quand même
00:59:09on est sur les campus
00:59:10et on fait venir des gens
00:59:11alors c'est pas les seuls
00:59:12on a eu le FPLP
00:59:17qui était aussi invité
00:59:18dans des universités
00:59:19mais c'est effectivement
00:59:21extrêmement grave
00:59:22d'avoir des associations
00:59:23proches de réseaux terroristes
00:59:25qui soient invités
00:59:26sur nos campus
00:59:26et qui finissent
00:59:27par faire de la propagande
00:59:28aussi sur nos campus
00:59:29on en est là aujourd'hui
00:59:30en France
00:59:31c'est ça ?
00:59:32ça fait un petit moment
00:59:34qu'on en est là
00:59:34mais effectivement
00:59:36il y a une prise de conscience
00:59:37qui est tardive
00:59:38parce que notamment
00:59:39ces réseaux là
00:59:41ça fait au moins 10 ans
00:59:42qu'ils sont dans le scope
00:59:44de la justice américaine
00:59:45et on a mis un peu de temps
00:59:47à nous aussi
00:59:49ce qui est intéressé
00:59:49et là quand on trouve
00:59:505 millions en liquide
00:59:52pour une association
00:59:53c'est quand même pas
00:59:54quelque chose
00:59:54qui est tout à fait naturel
00:59:56ce qui choque
00:59:59c'est le montant
01:00:00c'est les sommes
01:00:01on ne parle pas
01:00:01d'associations
01:00:02qui vont préparer
01:00:03des cartons de denrées
01:00:04ce qui serait louable
01:00:05pour aider
01:00:06les Gazaouis
01:00:07ou qui que ce soit
01:00:08là on parle
01:00:08de 35 millions
01:00:095 millions en espèces
01:00:11c'est vraiment
01:00:11une escroquerie
01:00:13organisée
01:00:15déjà c'est grave
01:00:15bien sûr
01:00:16d'envoyer de l'argent
01:00:17des fonds
01:00:17aussi importants
01:00:18à une association
01:00:20terroriste
01:00:20comme le Hamas
01:00:21et puis également
01:00:22même au niveau
01:00:22de ceux qui ont donné
01:00:23parce qu'ils ont récolté
01:00:24des fonds
01:00:25il y a des gens
01:00:25qui peut-être
01:00:26de toute bonne foi
01:00:26ont donné de l'argent
01:00:27pensant que ça allait aider
01:00:28les Gazaouis
01:00:29les enfants etc
01:00:30or là on est effectivement
01:00:31dans l'abus de confiance
01:00:33abus de confiance
01:00:33parce qu'on a demandé
01:00:34au public de récolter
01:00:35des fonds
01:00:36donc c'est aggravé
01:00:36ça peut aller jusqu'à
01:00:3710 ans de prison
01:00:38si c'est avéré
01:00:39et la mise en examen
01:00:40la qualification est quand même
01:00:41très grave
01:00:42effectivement ça peut aller
01:00:43très loin
01:00:43je suis un peu étonné
01:00:44qu'il soit sous contrôle
01:00:45judiciaire
01:00:45et qu'il n'y ait pas de détention
01:00:46mais l'enquête
01:00:47aboutira
01:00:47mais c'est vrai que là
01:00:48dans le montant
01:00:49on parle de choses
01:00:50qui sont très très importantes
01:00:52Kevin
01:00:52oui non mais
01:00:53je suis d'accord
01:00:54avec ce qui a été dit
01:00:55vous avez certaines associations
01:00:58qui ont joué
01:00:59sur l'émotionnel
01:01:00pour récolter des dons
01:01:03alors que ces dons
01:01:05il faut vraiment
01:01:06qu'on en soit certain
01:01:08mais bon apparemment
01:01:09on va vers cela
01:01:10alors que ces dons
01:01:12financent directement
01:01:13le terrorisme
01:01:14le terrorisme islamiste
01:01:16donc ça interroge
01:01:17sur toute la propagande
01:01:18qu'il y a eu
01:01:18pendant des semaines
01:01:19sur le soi-disant génocide
01:01:21à Gaza
01:01:22et juste une chose
01:01:23moi j'ai écouté
01:01:24monsieur Lecornu récemment
01:01:25avec sa proposition de loi
01:01:27sur la pénalisation
01:01:29de l'antisionisme
01:01:30enfin
01:01:31on a le courage
01:01:32de dire dans ce pays
01:01:33que l'antisionisme contemporain
01:01:36c'est une forme
01:01:38d'antisémitisme
01:01:39enfin
01:01:40ceux
01:01:41qui nient l'existence
01:01:42d'Israël
01:01:43ou qui veulent
01:01:44empêcher
01:01:45les juifs
01:01:46de vivre dans un état
01:01:47juif
01:01:47enfin
01:01:48on va pouvoir
01:01:49les pénaliser
01:01:50donc j'espère que cette loi
01:01:51ira jusqu'au bout
01:01:52cette loi
01:01:53ce projet de loi
01:01:54est porté par Caroline Yadant
01:01:55qui est une députée
01:01:57pour laquelle
01:01:57on a souvent reçu ici
01:01:58beaucoup d'estime
01:01:59et j'aime beaucoup
01:02:01ce qu'est en train
01:02:02de devenir monsieur Lecornu
01:02:03parce qu'il a remis
01:02:04à sa place
01:02:05madame Panot
01:02:05à l'Assemblée nationale
01:02:06sur la mort de Quentin
01:02:07et il a été
01:02:08sur la question
01:02:10de l'antisémitisme
01:02:11et de l'antisionisme
01:02:12impeccable
01:02:13enfin un vrai républicain
01:02:14donc souvent
01:02:15je l'ai beaucoup critiqué
01:02:16mais là-dessus je dis bravo
01:02:18et merci
01:02:19non mais quand les gens
01:02:20font des choses bien
01:02:21je trouve qu'il faut les saluer
01:02:22alors il n'a pas tout fait bien
01:02:23je me disais aussi
01:02:25je vous attendais au virage
01:02:26moi je trouve qu'il faut
01:02:27le mettre en avant
01:02:27parce qu'il a eu
01:02:28une certaine forme de courage
01:02:29sur l'antisionisme
01:02:31c'est vrai que c'est une bonne séquence
01:02:32vous avez raison de le dire
01:02:33carrément
01:02:33l'enquête est en cours
01:02:35mais c'est hallucinant
01:02:36ah ben c'est hallucinant
01:02:37c'est hallucinant
01:02:38c'était sûr
01:02:39que ça allait vous faire agir
01:02:39non mais vous trouvez ça normal
01:02:41qu'on trouve comme ça
01:02:41des millions d'euros
01:02:43d'argent liquide
01:02:44qui traînent comme ça
01:02:45dans des fonds de tiroirs
01:02:46non mais je veux dire
01:02:47c'est complètement
01:02:48des grands tiroirs
01:02:48non mais c'est ça
01:02:49voilà
01:02:50il faut effectivement
01:02:51des grands tiroirs
01:02:52c'est hallucinant
01:02:53mais donc bon
01:02:54au-delà de cette espèce
01:02:55d'étonnement
01:02:56ou de cet émoi
01:02:58qu'on peut avoir
01:02:59moi je suis d'accord
01:02:59c'est cette idée
01:03:01en fait
01:03:01aussi
01:03:02vous savez ces mots
01:03:03qui ne veulent plus rien dire
01:03:04qu'on utilise
01:03:05mais dont le sens
01:03:07est complètement détourné
01:03:09on nous parle
01:03:10de bienveillance
01:03:10on parle de résistance
01:03:12on parle donc des mots
01:03:13qui à la base
01:03:15oui
01:03:15veulent dire des choses
01:03:16et qu'on détourne le sens
01:03:18et pour finalement
01:03:19ben à quel dessin
01:03:20c'est ce qu'on voit
01:03:21aujourd'hui
01:03:22donc
01:03:23et oui
01:03:24la question de faire
01:03:25le ménage
01:03:26de ces associations
01:03:27de plusieurs associations
01:03:29un peu nébuleuses
01:03:31vous avez vu
01:03:32à quel point
01:03:33le pays est endetté
01:03:34à quel point
01:03:34on a des déficits
01:03:35à quel point
01:03:36on a une dette record
01:03:37ça ne nous a pas échappé
01:03:38il y a des subventions
01:03:40qui sont données
01:03:40un peu comme ça
01:03:41à tout vent
01:03:42je suis désolée
01:03:42oui on peut dire
01:03:43à tout vent
01:03:43parce qu'il y a
01:03:44beaucoup d'associations
01:03:44parfois on se demande
01:03:46quelle est leur mission
01:03:47exactement
01:03:48et au nom
01:03:48de ces fameux
01:03:49beaux mots
01:03:50de bienveillance
01:03:51de générosité
01:03:52d'humanitaire
01:03:53et tout ça
01:03:53ben ça peut être
01:03:54complètement détourné
01:03:56donc on verra
01:03:57avec cette enquête là
01:03:58mais c'est extrêmement
01:04:00préoccupant
01:04:00extrêmement grave
01:04:02et sans compter
01:04:03tout le fait aussi
01:04:04que des gens
01:04:05ont pu être
01:04:06littéralement
01:04:07trompés
01:04:08par ces histoires
01:04:09vous avez mentionné
01:04:10le fait de donner
01:04:11de l'argent
01:04:12pour peut-être
01:04:13potentiellement
01:04:14financer
01:04:14du terrorisme
01:04:16vous imaginez
01:04:17donc le ménage
01:04:19ça s'impose
01:04:19mais urgemment
01:04:20c'est le grand ménage
01:04:21c'est pas le nettoyage
01:04:22de printemps
01:04:23c'est le grand ménage
01:04:23je termine avec vous
01:04:26la solidarité humanitaire
01:04:27ne devrait en tout cas
01:04:29jamais devenir
01:04:30un paravent
01:04:31au terrorisme
01:04:32et si les faits
01:04:32sont avérés
01:04:33parce que c'est grave
01:04:34on parle de 35 à 40 millions
01:04:35de deux associations
01:04:36peut-être plus
01:04:37ça peut jeter
01:04:39l'opprobre
01:04:39et le soupçon
01:04:40sur tout le monde
01:04:41humanitaire
01:04:42mais le vrai enjeu
01:04:43c'est quoi
01:04:43c'est la transparence
01:04:44des flux financiers
01:04:46liés aux associations
01:04:47c'est ça
01:04:47la vraie question
01:04:48c'est également
01:04:49le contrôle
01:04:50des flux financiers
01:04:51c'est la transparence
01:04:52c'est le contrôle
01:04:54des donateurs
01:04:55et la confiance
01:04:55qu'on peut avoir
01:04:56vers les donateurs
01:04:57c'est ça aussi
01:04:58qui concerne également
01:04:59tout le monde associatif
01:05:00souvent qui est opaque
01:05:01et qui est financé
01:05:02pour des missions
01:05:02d'utilité publique
01:05:04ou générale
01:05:04sans qu'on puisse savoir
01:05:06ce qui a été donné
01:05:07comment ça a été utilisé
01:05:08et c'est vrai en plus
01:05:09même à l'échelle locale
01:05:10parce que là
01:05:11on est en pleine
01:05:12élection municipale
01:05:13moi j'aimerais bien
01:05:14entrer dans les
01:05:14souvent c'est très compliqué
01:05:16à comprendre
01:05:16dans certaines villes
01:05:18où justement
01:05:19il y a beaucoup
01:05:20de communautarisme
01:05:20et ça passe par quoi
01:05:21la plupart du temps
01:05:22et bien ça passe
01:05:23par le financement
01:05:24des associations
01:05:24la paix sociale
01:05:25qui est achetée
01:05:26c'est la paix sociale
01:05:27on marque une pause
01:05:28pour la dernière ligne
01:05:30de loi
01:05:30d'être une news
01:05:32de ce dimanche
01:05:33on sera très franco-français
01:05:36on évoquera
01:05:37l'agression
01:05:38on agressera
01:05:39l'agression
01:05:40des pompiers
01:05:41avec une affaire
01:05:41à Toulouse
01:05:42on sera avec
01:05:43Anthony Chauveau
01:05:44qui est déjà connecté
01:05:44avec nous
01:05:45j'ai peut-être salué
01:05:46qui est en train
01:05:46de se brancher
01:05:47Anthony Chauveau
01:05:47secrétaire général
01:05:48une sas
01:05:49sapeurs-pompiers
01:05:50que j'interrogerai
01:05:50le temps
01:05:51d'une petite pause
01:05:51publicitaire
01:05:52on parlera
01:05:53des forces de l'ordre
01:05:54qui pourraient bientôt
01:05:55accéder gratuitement
01:05:57au musée
01:05:57à condition de porter
01:05:58leur arme de service
01:05:59on va vous expliquer
01:06:00tout ça
01:06:00et puis on terminera
01:06:01tiens donc
01:06:02on ira
01:06:03au salon d'agriculture
01:06:05prendre la température
01:06:06Gabriel Attal
01:06:08est sur place
01:06:10Valérie Pécresse
01:06:11également
01:06:11nos équipes
01:06:12Maxime Leguet
01:06:14Régine Delfour
01:06:15enfin voilà
01:06:16le reste du programme
01:06:17qui nous attend
01:06:18dans ce Midi News
01:06:19du dimanche
01:06:20restez avec nous
01:06:20et à tout de suite
01:06:24et c'est déjà
01:06:26la dernière ligne droite
01:06:27de ce Midi News
01:06:28du dimanche
01:06:29on va parler
01:06:30de nos amis
01:06:31pompiers
01:06:31et nous sommes avec
01:06:33Anthony Chauveau
01:06:34secrétaire général
01:06:35l'UNSA
01:06:35sapeur-pompier
01:06:36je crois que vous êtes
01:06:37dans la région de Tours
01:06:39me dit-on
01:06:39Anthony Chauveau
01:06:40merci en tous les cas
01:06:41d'avoir accepté
01:06:42notre invitation
01:06:43c'est important
01:06:43de parler de vous
01:06:45pourquoi je parle de vous
01:06:46parce qu'on va revenir
01:06:47sur cet individu
01:06:48qui avait agressé
01:06:49à Toulouse
01:06:51et des pompiers
01:06:52c'était en janvier dernier
01:06:53il a écopé
01:06:54trois ans
01:06:55de prison
01:06:56dont deux fermes
01:06:57l'homme de 39 ans
01:06:58je le rappelle
01:06:59avait d'abord tenté
01:07:00de les poignarder
01:07:00avant de foncer
01:07:01sur eux
01:07:02avec une voiture
01:07:03voilà pour le rappel
01:07:04des faits
01:07:05moi ce que je voulais
01:07:07savoir avec vous
01:07:08c'est dans quel état
01:07:09d'esprit
01:07:09sont les pompiers
01:07:11aujourd'hui
01:07:11parce qu'on en parle
01:07:12souvent
01:07:13sur ce plateau
01:07:14il n'y a plus aucun respect
01:07:15et dès qu'il y a un uniforme
01:07:16il y a de l'irrespect
01:07:18comment vivez-vous
01:07:19cette multiplication
01:07:20des agressions
01:07:21Anthony Chauveau
01:07:23bonjour
01:07:25les équipes
01:07:26de manière globale
01:07:27il y a une forme
01:07:28de désabus
01:07:29et ça participe
01:07:31aussi à la démotivation
01:07:32alors
01:07:33d'une part
01:07:34parce que déjà
01:07:35nos missions
01:07:36aujourd'hui exercées
01:07:37ne répondent pas
01:07:38à celles pour lesquelles
01:07:40on s'est engagé
01:07:41aujourd'hui
01:07:42nous sommes le dernier
01:07:43service public
01:07:44de proximité
01:07:46le dernier rempart
01:07:47on est le déversoir
01:07:48de tout ce que
01:07:50les autres services publics
01:07:51ne font plus
01:07:52donc
01:07:53et on fait face
01:07:54en même temps
01:07:56au délitement
01:07:58de la société
01:07:58avec cette montée
01:08:00de la violence
01:08:01dans le quotidien
01:08:02des français
01:08:03donc oui
01:08:05pour les équipes
01:08:06c'est toujours
01:08:07quelque chose
01:08:08qui
01:08:09aujourd'hui
01:08:10nous incite
01:08:11à devoir être
01:08:11en hyper-vigilance
01:08:13quasi permanente
01:08:14même sur des interventions
01:08:15qui pourraient paraître
01:08:16les plus banales
01:08:17alors justement
01:08:18Anthony
01:08:18c'est quoi votre quotidien
01:08:20aujourd'hui
01:08:21dans ce climat
01:08:22de violence
01:08:24de risque
01:08:25d'agression
01:08:26comment ça se passe
01:08:27est-ce que vous avez dû
01:08:28changer un certain nombre
01:08:29de choses
01:08:30sachant que
01:08:31votre mission
01:08:31c'est de sauver des vies
01:08:32évidemment
01:08:33et c'est ça
01:08:33qui est terrible
01:08:36alors changer
01:08:37un certain nombre
01:08:37de choses
01:08:38pour l'instant
01:08:38pas encore
01:08:39puisque
01:08:40comme je vous le disais
01:08:41à part que nous
01:08:42dans les équipages
01:08:43on se doit d'être
01:08:44beaucoup plus vigilants
01:08:45sur notre environnement
01:08:46et que
01:08:48et qu'une victime
01:08:49qui peut paraître
01:08:51très sympathique
01:08:52à l'abordage
01:08:54peut
01:08:54sans qu'on puisse
01:08:58s'en rendre compte
01:08:59tout simplement
01:09:01se retourner contre nous
01:09:02alors on sait que
01:09:03c'est principalement
01:09:05quand on prend en charge
01:09:06des victimes
01:09:06qui sont
01:09:07soit en détresse
01:09:08psychologique
01:09:09qui sont
01:09:12alcoolisées
01:09:12ou qui
01:09:13sont sous
01:09:14l'emprise
01:09:15de produits stupéfiants
01:09:16on sait que
01:09:17ces gens-là
01:09:17même s'ils paraissent
01:09:18sympas à l'abordage
01:09:19il faut toujours
01:09:20être vigilant
01:09:22du fait
01:09:23qu'elles pourraient
01:09:23à tout moment
01:09:24vriller
01:09:26Anthony
01:09:26est-ce que vous avez
01:09:27des exemples
01:09:28concrets
01:09:29de scènes vécues
01:09:30récemment
01:09:31par vous
01:09:31ou par vos équipes
01:09:32de façon à ce que
01:09:33nos téléspectateurs
01:09:34comprennent bien
01:09:35et mesurent bien
01:09:36dans quel univers
01:09:37vous évoluez
01:09:38aujourd'hui
01:09:38ce qui est catastrophique
01:09:40et terrible
01:09:40d'ailleurs comme constat
01:09:42Oui tout à fait
01:09:43alors ces derniers temps
01:09:44en Touraine
01:09:46et tant mieux
01:09:47j'ai envie de dire
01:09:47on n'a pas trop
01:09:48à déplorer
01:09:49des agressions récentes
01:09:50par contre
01:09:51on en a essuyé
01:09:52quelques-unes
01:09:53l'an passé
01:09:55ne serait-ce que
01:09:55sur une semaine
01:09:56il y avait eu
01:09:57six cas d'agression
01:09:58de sa part pompier
01:10:02un collègue
01:10:03qui prenait en charge
01:10:04donc un homme
01:10:04qui était
01:10:06victime d'un malaise
01:10:07sur voie publique
01:10:08et lorsqu'ils sont arrivés
01:10:10qu'ils ont abordé
01:10:11cette personne
01:10:12la personne
01:10:13a repris connaissance
01:10:16et s'est retournée
01:10:18contre un des collègues
01:10:19en le violentant
01:10:21par des coups physiques
01:10:25à peu près
01:10:26le même cas similaire
01:10:27dans la cellule
01:10:28d'une ambulance
01:10:29deux jours plus tard
01:10:31sur Amboise
01:10:33après on avait eu
01:10:36c'était donc
01:10:37en plus vers la fin de semaine
01:10:39on avait eu
01:10:40un équipage
01:10:40de sa part pompier
01:10:41qui intervenait
01:10:42dans le vieux tour
01:10:43et qui prenait en charge
01:10:46une personne
01:10:46victime de malaise
01:10:47sur trottoir
01:10:48et là
01:10:50surgissant de nulle part
01:10:52une dizaine
01:10:52d'individus
01:10:53qui ont commencé
01:10:54à se diriger
01:10:55vers eux
01:10:56en étant menaçants
01:10:57à la fois verbalement
01:10:59et qui avaient l'air
01:11:01d'être motivés
01:11:02pour en découdre
01:11:02donc l'équipage
01:11:04sur nos postes
01:11:06radio
01:11:06on a ce qu'on appelle
01:11:07un système d'appel
01:11:08de détresse
01:11:09qui permet de déclencher
01:11:11à proximité
01:11:12tous les services publics
01:11:14qui sont sur
01:11:15l'infrastructure nationale
01:11:16partagée des transmissions
01:11:17et donc il y a un équipage
01:11:18de police
01:11:19qui était intervenu
01:11:21assez rapidement
01:11:21parce que ce soir-là
01:11:22on avait la chance
01:11:23d'avoir une équipe
01:11:24de police à proximité
01:11:25ce n'est pas le cas
01:11:26tous les jours
01:11:26puisque les policiers
01:11:27eux aussi
01:11:28souffrent d'un manque
01:11:30d'effectifs chroniques
01:11:31vous savez des fois
01:11:32quand on intervient
01:11:32par exemple
01:11:33pour une ivresse
01:11:34ou à public
01:11:34qui n'est normalement
01:11:35pas du ressort
01:11:36des sapeurs-pompiers
01:11:37si la personne
01:11:39n'a pas de problème médical
01:11:41mais qu'on est simplement
01:11:42sur un fait d'ivresse
01:11:44c'est du ressort
01:11:45des forces de l'ordre
01:11:45et il arrive régulièrement
01:11:47que quand on demande
01:11:48une patrouille de police
01:11:49ou de gendarmerie
01:11:50en fonction de la zone
01:11:51où on se situe
01:11:52et bien on est comme réponse
01:11:54qu'il n'y a pas de patrouille
01:11:55disponible à l'instant T
01:11:56et on se retrouve parfois
01:11:57à attendre une demi-heure
01:11:58trois quarts d'heure
01:11:58voire une heure
01:11:59avec la personne
01:12:00avant de pouvoir
01:12:04transférer la charge
01:12:05et regagner
01:12:06notre disponibilité
01:12:08notre caserne
01:12:09pour pouvoir intervenir
01:12:11sur une autre intervention
01:12:12Deux mots pour terminer
01:12:14mais très rapidement
01:12:15Anthony Chau
01:12:16parce qu'on a beaucoup
01:12:16de sujets à l'actualité
01:12:17et je voulais qu'on fasse
01:12:18un coup de projecteur
01:12:19sur vous
01:12:19et vos missions évidemment
01:12:21Laurent Nunez
01:12:22a présenté son plan
01:12:23contre les violences
01:12:23faites aux pompiers
01:12:24donc c'était à Toulon
01:12:25quelles sont en deux mots
01:12:27les mesures les plus importantes
01:12:28selon vous ?
01:12:30Déjà généraliser
01:12:31le déploiement
01:12:31des caméras piétons
01:12:32et embarquer
01:12:33mais en y mettant
01:12:34un pacte capacitaire
01:12:35j'apprends à personne
01:12:36que les collectivités
01:12:37qui financent
01:12:37les services d'incendie
01:12:38et de secours
01:12:39aujourd'hui
01:12:40sont dans des contraintes
01:12:42budgétaires
01:12:43telles que
01:12:44elles ne pourront pas
01:12:45prendre en charge
01:12:46les surcoûts
01:12:47d'achat de ces matériels
01:12:51labelliser
01:12:51et déployer
01:12:52les gilets par l'âme
01:12:52même si on n'a pas envie
01:12:53d'en arriver à porter
01:12:54des gilets par l'âme
01:12:55on sait cependant
01:12:56qu'il faut se protéger
01:12:59Alors sur la protection
01:13:01des SP agressés
01:13:02j'ai lu dans la mesure
01:13:04numéro 16
01:13:04donc ils veulent essayer
01:13:06d'évoluer sur le sujet
01:13:07par rapport au risque
01:13:09de représailles
01:13:10nous ce qu'on demande
01:13:11une salle sapeur-pompier
01:13:13c'est l'anonymisation
01:13:14au dépôt de plainte
01:13:15c'est-à-dire que
01:13:16quand un agent
01:13:16il est agressé
01:13:18on puisse lui garantir
01:13:20l'anonymat
01:13:21le temps de la procédure
01:13:24jusqu'au jour du jugement
01:13:26on nous a dit
01:13:26que c'était anticonstitutionnel
01:13:28mais cependant
01:13:28on a quand même
01:13:29quelqu'un
01:13:29dans un cabinet ministériel
01:13:31qui nous a dit
01:13:32qu'on pouvait
01:13:32en légiférant
01:13:33essayer de contourner ça
01:13:36on demande
01:13:36une réponse pénale
01:13:38ferme
01:13:38parce qu'aujourd'hui
01:13:40le cas que je vous ai
01:13:41exposé tout à l'heure
01:13:42un agent
01:13:43qui a reçu des coups
01:13:45l'agresseur
01:13:46a pris
01:13:46trois mois
01:13:47de prison
01:13:48avec sursis
01:13:48et 400 euros d'amende
01:13:49voilà
01:13:51Merci
01:13:51merci Anthony Chauvrou
01:13:52il me paraissait
01:13:53important
01:13:54de vous donner la parole
01:13:55parce que
01:13:56encore bravo
01:13:58bravo pour tout ce que vous faites
01:13:59et il faut vous défendre
01:14:01et on aime les sapeurs-pompiers
01:14:03sur l'antenne de CNews
01:14:04et on parle souvent de vous
01:14:06évidemment
01:14:06merci beaucoup
01:14:07je rappelle que vous êtes
01:14:08secrétaire général
01:14:08d'UNSA
01:14:09sapeurs-pompiers
01:14:10petite réaction
01:14:11merci à vous
01:14:12rapidement
01:14:13parce que j'ai un autre sujet
01:14:14qui va vous intéresser
01:14:15et je sais que ça va vous faire réagir
01:14:17cette histoire de musée
01:14:18rapidement merci
01:14:19tout simplement
01:14:20il n'y a pas d'autre chose à dire
01:14:22juste une phrase
01:14:22pardon
01:14:23rappelez que les pompiers
01:14:24sont dépositeurs
01:14:25au service public
01:14:26donc quand on s'attaque
01:14:27à un pompier
01:14:27c'est comme si on s'attaquait
01:14:28à un policier
01:14:29c'est en conscience
01:14:30aggravante
01:14:30et là
01:14:31la réponse
01:14:32en tout cas
01:14:32dans ce cas précis
01:14:33a été ferme
01:14:33trois ans de prison
01:14:34ferme
01:14:35il en courait cinq ans
01:14:36donc c'est bien
01:14:37que la justice
01:14:37soit ferme
01:14:38c'est important
01:14:39vous savez
01:14:40quand on est gamin
01:14:40on veut tous être sapeurs-pompiers
01:14:41c'était le rêve de gosse
01:14:42et aujourd'hui
01:14:43on voit qu'évidemment
01:14:44il faut du courage
01:14:45c'est le service public
01:14:46le plus respecté
01:14:47en France
01:14:48ils viennent juste pour aider
01:14:49ils ne contrôlent jamais
01:14:50et le gros problème
01:14:51des sapeurs-pompiers
01:14:52c'est qu'ils reposent
01:14:52sur des pompiers volontaires
01:14:53c'est la réserve
01:14:54la plus importante
01:14:55de pompiers volontaires
01:14:56et donc monsieur Chaveau
01:14:57parle de mots
01:14:58extrêmement intéressants
01:14:59il dit délitement de la société
01:15:00il le voit
01:15:00il le lit, il le voit
01:15:01il le constate, il mesure
01:15:02et déversoir
01:15:03des autres services publics
01:15:05qui ne font plus leur travail
01:15:05ça veut dire qu'on agrège
01:15:07encore plus des tâches
01:15:08qui ne sont pas initialement
01:15:10attribuées aux pompiers
01:15:11et sans leur donner les moyens
01:15:12ils ont un vrai problème
01:15:13de recrutement
01:15:14moi je vois dans les villes
01:15:15et dans les villes alentours
01:15:16ils n'arrivent plus à recruter
01:15:19allez on enchaîne
01:15:20très rapidement
01:15:20parce que je voudrais
01:15:21qu'on termine avec
01:15:21l'océan de l'agriculture
01:15:22on va parler de cette mesure
01:15:24qui vous fait réagir
01:15:25mon cher Kevin Bossuet
01:15:26je ne vais pas la comprendre
01:15:27on va vous expliquer
01:15:28vous savez
01:15:28on fait beaucoup de pédagogie
01:15:29également dans cette émission
01:15:31ce sont les forces de l'ordre
01:15:32qui pourraient donc
01:15:32bientôt accéder gratuitement
01:15:34au musée
01:15:35à condition de porter
01:15:36leur arme de service
01:15:37c'est ce que suggère
01:15:37une mission parlementaire
01:15:38sur la sécurité des musées
01:15:39vous voulez savoir
01:15:40vous voulez tout comprendre
01:15:41ah oui
01:15:41écoutez c'est Chloé Tarker
01:15:43qui va vous expliquer ça
01:15:45une arme de service
01:15:47en guise de ticket
01:15:48d'entrée dans les musées
01:15:49c'est l'une des propositions
01:15:51phares du rapport parlementaire
01:15:52concernant la sécurité
01:15:54des sites culturels
01:15:55remis ce vendredi
01:15:56à la ministre de la culture
01:15:57Rachida Dati
01:15:59objectif selon l'auteur du rapport
01:16:01renforcer la présence dissuasive
01:16:03et la réactivité
01:16:04en cas d'incident
01:16:05c'est de nature
01:16:05à faire comprendre
01:16:07à un malfaiteur
01:16:09qui souhaiterait
01:16:10voler un objet
01:16:11dans un musée
01:16:11qu'il y a un risque
01:16:13pour qu'il se retrouve
01:16:14avec un policier armé
01:16:15face à lui
01:16:16l'idée s'inspire
01:16:17du dispositif
01:16:18voyager et protéger
01:16:20déjà en vigueur
01:16:21dans les trains
01:16:21au delà du facteur dissuasif
01:16:23le député invoque
01:16:25d'autres arguments
01:16:25il y a d'abord
01:16:27du symbole
01:16:28c'est à dire
01:16:28qu'on envoie un message
01:16:30à des malfaiteurs
01:16:32à des cambrioleurs
01:16:33il y a un risque
01:16:35pour eux
01:16:35de se retrouver
01:16:36face à un policier
01:16:37un gendarme
01:16:38qui est armé
01:16:39dans le musée
01:16:40et puis j'allais dire
01:16:40il suffit
01:16:42d'une intervention
01:16:43pour que ce dispositif
01:16:44ait du sens
01:16:45parmi les autres
01:16:47recommandations
01:16:47du rapport
01:16:48mieux former
01:16:49les agents d'accueil
01:16:50et de surveillance
01:16:50mais également
01:16:51renforcer
01:16:52et fidéliser
01:16:53les équipes
01:16:54pour intervenir
01:16:55au delà
01:16:56de la simple protection
01:16:57des collections
01:16:58bon
01:16:59je ne vais pas dire
01:17:00ce que vous venez de dire
01:17:01à nos téléspectateurs
01:17:02qui viennent vos souhaits
01:17:03vous avez compris ou pas ?
01:17:05oui j'ai compris
01:17:05mais
01:17:07oui
01:17:07je trouve ça ridicule
01:17:08je suis désolé
01:17:10faire entrer gratuitement
01:17:12des forces de l'ordre
01:17:14à condition qu'ils aient
01:17:15leurs armes
01:17:16c'est ça ?
01:17:16oui c'est ça
01:17:17mais ça n'a aucun sens
01:17:18je crois que le ministre
01:17:19de la culture
01:17:19le ministère de la culture
01:17:20c'est 8 milliards d'euros
01:17:21sur ces 8 milliards d'euros
01:17:23il y a 4 milliards
01:17:24qui vont à l'audiovisuel public
01:17:25peut-être qu'il faudrait réduire
01:17:27ces 4 milliards
01:17:27et puis prendre un peu d'argent
01:17:29pour assurer la sécurité
01:17:30de nos musées
01:17:31qui représentent notamment
01:17:33notre patrimoine commun
01:17:34parce que quand je vois
01:17:35les vols récemment
01:17:36qu'il y a eu au Louvre
01:17:37je me dis comment une puissance
01:17:39comme la France
01:17:39est incapable de protéger
01:17:41des hommes aussi
01:17:42c'est une mauvaise idée
01:17:43c'est même pas une mauvaise idée
01:17:44c'est que c'est rigide
01:17:45ça a du sens
01:17:47mais pas dans les musées
01:17:48c'est pas dans le musée
01:17:49a priori
01:17:49on a eu le Louvre
01:17:51ok mais il n'y a pas
01:17:52des braquages dans les musées
01:17:53tous les jours
01:17:53des agressions
01:17:54c'est vraiment pas là-bas
01:17:55par contre puis
01:17:56les faire entrer
01:17:56dans d'autres endroits publics
01:17:57un peu plus dangereux
01:17:58avec leur arme
01:17:59et des facilités
01:18:00pourquoi pas
01:18:00bonne idée
01:18:01mais pas dans le musée
01:18:02pas dans le musée
01:18:02en fait non
01:18:03moi je pense qu'effectivement
01:18:04c'est une mauvaise idée partout
01:18:05parce qu'avoir des forces
01:18:07de l'ordre armées
01:18:08c'est aussi une garantie
01:18:09de pouvoir réagir
01:18:10très rapidement
01:18:11les musées
01:18:11ne sont pas des lieux
01:18:13qui sont aussi sécurisés
01:18:14que ça
01:18:15il y a déjà eu
01:18:16dans d'autres pays
01:18:16des attentats
01:18:17dans des musées
01:18:17et effectivement
01:18:18avoir une des forces
01:18:19de l'ordre armées
01:18:20il faudra effectivement
01:18:21pourquoi pas
01:18:22renforcer aussi l'armement
01:18:23parce que pour l'instant
01:18:24il y a des gardes
01:18:25dans les musées
01:18:26qui n'ont jamais d'armes
01:18:27on peut aussi le faire
01:18:28mais avoir des gens
01:18:29qui sont armés
01:18:29qui sont policiers
01:18:31je trouve que c'est
01:18:32en fait moi je trouve
01:18:32que c'est pas rassurant
01:18:33parce qu'il y a quelque chose
01:18:35d'aléatoire
01:18:35une sorte de sécurité aléatoire
01:18:37et est-ce que
01:18:38parce que vous avez
01:18:39une arme
01:18:40parce que vous avez une arme
01:18:42vous savez intervenir
01:18:43dans un contexte
01:18:44où il y a plein de gens
01:18:47qui sont là
01:18:47des visiteurs et tout
01:18:48si on se dit
01:18:49ok on veut qu'il y ait
01:18:51de la véritable sécurité
01:18:52on organise quelque chose
01:18:53qui est là
01:18:54de façon constante
01:18:55je trouve que
01:18:55je ne sais pas
01:18:56moi je vais pas poser
01:18:57on posera peut-être
01:18:58la question dans Punchline
01:18:59à des policiers
01:19:01admettons que je sois policier
01:19:02et que j'ai envie
01:19:03d'aller visiter
01:19:04le musée du Louvre
01:19:06avec femmes et enfants
01:19:07j'ai peut-être pas envie
01:19:07non plus
01:19:09vous voyez
01:19:10c'est pas dans le cadre
01:19:10du travail ça
01:19:10c'est dans le contrat
01:19:12de travail
01:19:12d'aller au musée
01:19:13avec une arme
01:19:14vous voyez ce que je veux dire
01:19:15on a peut-être envie
01:19:16d'être tranquille
01:19:17avec femmes et enfants
01:19:18et de visiter le musée
01:19:19sans porter l'arme
01:19:20c'est quand même
01:19:21symptomatique
01:19:22du délitement de l'État
01:19:23qui est incapable
01:19:24d'assurer la sécurité
01:19:25dans les musées
01:19:25allez rapidement
01:19:26il faut qu'on termine
01:19:27par le sein de l'agriculture
01:19:28il y a 24 mesures
01:19:29les 3 mesures les plus contestées
01:19:31c'est celle-là
01:19:32mais globalement
01:19:32c'est pour dire que
01:19:33ça répond à ce qui s'est passé
01:19:35au Louvre il y a peu de temps
01:19:36et qu'on a des trésors nationaux
01:19:38et on a un vrai problème
01:19:39de dissuasion
01:19:40ça devient des cibles faciles
01:19:42mais c'est en miroir
01:19:42comme vous le disiez
01:19:43avec ce qui se passe
01:19:44dans notre société
01:19:44donc ces 24 mesures
01:19:46moi je pense qu'elles sont nécessaires
01:19:47parce qu'aujourd'hui
01:19:48la culture est devenue une cible
01:19:49vous le remarquez tous les jours
01:19:51et donc nos musées
01:19:51sont une cible
01:19:52et il y a
01:19:52vous l'avez dit
01:19:53un patrimoine
01:19:54des trésors nationaux
01:19:55il n'y a pas que ces mesures-là
01:19:57de la gratuité
01:19:57pour les policiers
01:19:59puis le port d'armes
01:20:01peut-être qu'il faudrait gratter
01:20:02pour l'instant
01:20:02c'est un rapport
01:20:03mais payons
01:20:04c'est exactement
01:20:05payons
01:20:06payons pour la sécurité
01:20:08des musées
01:20:08et ne payons plus
01:20:09pour France Inter
01:20:10par exemple
01:20:11il nous reste quelques instants
01:20:12je voudrais qu'on prenne
01:20:13la direction
01:20:13du salon de l'agriculture
01:20:15je ne sais pas
01:20:15si vous avez l'intention
01:20:16d'y aller
01:20:17mais c'est toujours
01:20:17un moment de bonheur
01:20:19on va trouver l'une de nos équipes
01:20:20Régine Delfour
01:20:21et Fabrice Elsner
01:20:22alors ma chère Régine
01:20:23bonjour
01:20:24avec qui vous êtes
01:20:26et où êtes-vous
01:20:26très précisément
01:20:27parce qu'il n'y a pas de vaches
01:20:28mais
01:20:29il y a des brevilles
01:20:30je crois
01:20:33oui bonjour Thierry
01:20:34écoutez
01:20:34nous sommes avec Marie Gardé
01:20:36on est sur le ring
01:20:37des ovaires
01:20:38puisqu'il va y avoir
01:20:39un concours
01:20:40et d'ailleurs
01:20:40Marie vous avez plusieurs bêtes
01:20:42qui vont concourir
01:20:43expliquez-nous un petit peu
01:20:45tout à fait
01:20:45donc là
01:20:46on a amené
01:20:477 bêtes
01:20:48au salon de l'agriculture
01:20:49sur 3 catégories différentes
01:20:51donc des antonaises
01:20:52des jeunes femelles
01:20:53des antonaises
01:20:55des jeunes mâles
01:20:55et un bélier
01:20:57où on espère
01:20:58effectivement
01:20:58gagner la médaille d'or
01:21:00qui serait du coup
01:21:01une consécration
01:21:02pour notre ferme
01:21:03la ferme de Cheny
01:21:04parce qu'en fait
01:21:05ça fait 3 ans
01:21:06que vous êtes
01:21:06vous venez au salon
01:21:07de l'agriculture
01:21:08vous avez déjà
01:21:10participé à des concours
01:21:11vous avez déjà gagné ?
01:21:12oui tout à fait
01:21:13donc la première année
01:21:14on fait médaille d'or
01:21:15pour la laine
01:21:17deuxième année
01:21:18on fait aussi médaille d'or
01:21:18au niveau des antonaises
01:21:19donc des jeunes femelles
01:21:21et l'année dernière
01:21:22on fait aussi médaille d'or
01:21:23pour les antonais
01:21:25et là Marie en fait
01:21:26cette année
01:21:26c'est un salon
01:21:27de l'agriculture
01:21:28un petit peu particulier
01:21:29il n'y a pas de bovins
01:21:30on sent un petit peu
01:21:31de morosité
01:21:32comment vous le vivez
01:21:32vous en tant qu'éleveuse ?
01:21:34écoutez je dois vous dire
01:21:35que c'est vraiment
01:21:36un salon complètement différent
01:21:38des autres salons
01:21:38qu'on a vécu
01:21:39on sent une tension
01:21:41même entre agriculteurs
01:21:43je trouve que c'est
01:21:43vachement moins chaleureux
01:21:45même les visiteurs
01:21:46nous posent des questions
01:21:47sur les vaches
01:21:48alors qu'il n'y en a pas
01:21:50et puis c'est
01:21:51il y a quand même
01:21:52il faut le dire
01:21:52beaucoup moins de monde
01:21:53et c'est triste
01:21:56oui c'est quelque chose
01:21:57que vous nous le disiez
01:21:58on le voit dans les allées
01:21:59il n'y a pas beaucoup de monde
01:22:00et malgré tout
01:22:01vous êtes éleveuse de brebis
01:22:03les visiteurs
01:22:04vous parlent de vaches
01:22:05oui exactement
01:22:06alors ça fait quand même
01:22:08une bonne affiche
01:22:09pour les brebis
01:22:10mais on a toujours en tête
01:22:12les vaches qui ne sont pas là
01:22:14et les gens sont intéressés
01:22:16sur ce questionnement
01:22:17pourquoi les vaches
01:22:18ne sont pas là
01:22:19et ils sont tristes
01:22:20ils étaient en demande
01:22:21aussi de voir les vaches
01:22:22ça c'est clair
01:22:23merci
01:22:24merci beaucoup Marie
01:22:25donc vous l'avez entendu Thierry
01:22:26il y a donc ces concours
01:22:28mais il y a aussi
01:22:29cette morisité
01:22:30de la part des autres
01:22:31agriculteurs
01:22:32notamment des éleveurs
01:22:33qui nous parlent
01:22:34vraiment d'une baisse
01:22:35de la fréquentation
01:22:36même si la ministre
01:22:37de l'agriculture
01:22:38Annie Gennevard
01:22:39que nous avons pu rencontrer
01:22:40tout à l'heure
01:22:41nous a dit que les chiffres
01:22:42étaient exactement
01:22:43la même que l'an passé
01:22:44merci
01:22:45vous pouvez peut-être
01:22:45nous montrer les brebis
01:22:46peut-être aussi
01:22:47ma chère Régine
01:22:48on aimerait bien voir les brebis
01:22:50regardez
01:22:50montrez-nous les brebis
01:22:51voilà
01:22:51faites une petite caresse
01:22:53aux brebis peut-être aussi
01:22:55elle est très mignonne celle-là
01:22:57on n'a pas le droit de les toucher
01:22:58on n'a pas le droit de les toucher
01:23:00très bien
01:23:00bon d'accord
01:23:01merci Régine en tous les cas
01:23:02et c'est bien
01:23:03il n'y a pas de vaches
01:23:04mais il y a des brebis
01:23:04on va retrouver une autre équipe
01:23:06sur place
01:23:06Maxime Legay
01:23:08et Charles Baget
01:23:09donc là c'est
01:23:09c'est plus sérieux évidemment
01:23:11Maxime Legay
01:23:11puisque vous suivez
01:23:12la visite de Gabriel Attal
01:23:14et je rappelle
01:23:15qu'il y a également
01:23:16Madame Pécresse
01:23:17qui est sur place
01:23:19est-ce que Gabriel Attal
01:23:21va battre le record
01:23:21d'Emmanuel Macron
01:23:23hier c'était 12h
01:23:24il a l'intention
01:23:25de rester très longtemps
01:23:26Gabriel Attal
01:23:27comment ça se passe
01:23:27racontez-nous
01:23:30oui Thierry
01:23:31eh bien on verra
01:23:32à l'issue de la journée
01:23:33mais en tout cas
01:23:34Gabriel Attal
01:23:34a effectivement
01:23:35l'intention
01:23:36comme le président
01:23:36de la République
01:23:37de rester tout au long
01:23:38de la journée
01:23:39c'est dire
01:23:39qu'il flotte
01:23:40un petit air de campagne
01:23:42avec cette déambulation
01:23:43au salon de l'agriculture
01:23:44de Gabriel Attal
01:23:45auprès des éleveurs
01:23:46des producteurs
01:23:47mais aussi des visiteurs
01:23:48pour immortaliser
01:23:50quelques selfies
01:23:51c'est à la fois
01:23:51une manière
01:23:52pour Gabriel Attal
01:23:53de défendre
01:23:54son bilan
01:23:54sur l'agriculture
01:23:55lorsqu'il était
01:23:56premier ministre
01:23:57mais aussi et surtout
01:23:58de soigner son image
01:23:59auprès du monde agricole
01:24:01avec toutefois
01:24:01un message politique
01:24:03à délivrer
01:24:03à savoir
01:24:04protéger l'agriculture française
01:24:06sans être protectionniste
01:24:07voilà le fil périlleux
01:24:09sur lequel
01:24:09Gabriel Attal
01:24:10essaye de marcher
01:24:11aujourd'hui
01:24:11lors de ses échanges
01:24:12notamment sur la loi
01:24:13Egalim
01:24:14ou lorsqu'il est interpellé
01:24:15sur la loi Duplomb
01:24:16qu'il a soutenu
01:24:17et puis évidemment
01:24:18ça venu au lendemain
01:24:19de celle du président
01:24:20de la République
01:24:21c'est aussi
01:24:22pour le patron
01:24:22des députés Renaissance
01:24:23une façon de cultiver
01:24:25sa stature
01:24:26et son image
01:24:27de présidentiable
01:24:28en vue de 2027
01:24:29même si le principal
01:24:31intéressé s'en défend
01:24:33Gabriel Attal
01:24:33qui va au début
01:24:34d'après-midi
01:24:35aux alentours de 15h
01:24:36échanger cette fois-ci
01:24:37avec les organisations
01:24:38syndicales
01:24:39notamment la FNSOA
01:24:40et les jeunes agriculteurs
01:24:42Merci beaucoup Maxime
01:24:44Le Guet
01:24:45avec Charles Bagès
01:24:46c'est vrai que c'est
01:24:47pour plaisir
01:24:48c'est l'amorosité
01:24:48quand même
01:24:49au cours de ce salon
01:24:50et c'est vrai
01:24:51qu'un salon sans vaches
01:24:52c'est plus tout à fait
01:24:52un salon
01:24:53tout est député
01:24:54c'est vrai
01:24:55vous qui êtes passionné
01:24:58il y a d'autres animaux
01:24:59mais effectivement
01:24:59ça a toujours été
01:25:01le hall
01:25:02qui était le plus fréquenté
01:25:03et bon
01:25:05les autres animaux
01:25:06doivent en profiter
01:25:07pour reconquérir
01:25:08les cœurs des parisiens
01:25:09mais effectivement
01:25:10forcément
01:25:10c'est pas tout à fait
01:25:11la même ambiance
01:25:12et a priori
01:25:13tous ceux qui rentrent
01:25:14d'ailleurs disent
01:25:14que c'est pas non plus
01:25:15la même odeur
01:25:16puisque quand on rentrait
01:25:17dans le centre des vaches
01:25:18effectivement tout de suite
01:25:18on était à la ferme
01:25:20c'est un peu moins le cas
01:25:21semble-t-il aujourd'hui
01:25:22moi ce que je trouve indécent
01:25:23je me permets
01:25:24c'est ce défilé de politiques
01:25:26qui sont sur les strats
01:25:27son bloc
01:25:27on se souvient de Gabriel Attal
01:25:28vous vous souvenez
01:25:29quand il était dans le sud-ouest
01:25:30bras de chemise
01:25:31etc
01:25:33le cornu doit y aller
01:25:34normalement demain
01:25:35puisqu'apparemment
01:25:36tu lui trouves
01:25:37un petit air
01:25:38sur l'antichonisme
01:25:39mais c'est surtout
01:25:40que derrière
01:25:41derrière ce salon
01:25:42faut pas oublier
01:25:42je disais un rapport
01:25:43de la FNSEA
01:25:44qui rappelait le vrai problème
01:25:45les coûts élevés
01:25:45la lourdeur réglementaire
01:25:47la lourdeur administrative
01:25:48la concurrence
01:25:49déloyale
01:25:50intra-extra-heureux
01:25:51l'inquiétude sur la DNC
01:25:53plus de vaches
01:25:53la fameuse loi du plomb
01:25:55qui n'arrive pas
01:25:55le monde agricole
01:25:57est sur la paille
01:25:58pour pas faire de mauvais jeu de mots
01:25:59et nos politiques
01:26:00qu'est-ce qu'ils trouvent à faire ?
01:26:01aller faire leur marché
01:26:03et mesurer l'automètre
01:26:05de leur popularité
01:26:06c'est pas normal
01:26:07vous voyez Thierry
01:26:08vous dites qu'un salon
01:26:09sans vaches
01:26:10ce n'est plus
01:26:10le salon de l'agriculture
01:26:11mais c'est surtout
01:26:12une France
01:26:13sans agriculteurs
01:26:14ce n'est plus la France
01:26:15et c'est vrai
01:26:16que les agriculteurs
01:26:17sont de moins en moins nombreux
01:26:18qui vivent dans des conditions
01:26:19de plus en plus difficiles
01:26:20ils travaillent matin et soir
01:26:22dans des conditions
01:26:22extrêmement compliquées
01:26:23il y a une concurrence déloyale
01:26:25qui est organisée
01:26:26depuis Bruxelles
01:26:27le but c'est de tuer
01:26:28l'agriculture française
01:26:29comme on a tué
01:26:31l'industrie française
01:26:32donc il faudrait rendre hommage
01:26:33à tous ces gens
01:26:34qui font vivre
01:26:35nos campagnes
01:26:36à tous ces ruraux
01:26:37qui font vivre
01:26:38notre pays
01:26:39et ce qui est en train
01:26:40de se passer
01:26:41notamment en France
01:26:43le démantèlement
01:26:45idéologique
01:26:45et stratégique
01:26:46de notre agriculture
01:26:47est juste une honte
01:26:48et je suis d'accord
01:26:49avec ce que vous avez dit
01:26:50le problème
01:26:50c'est que les agriculteurs
01:26:52sont devenus
01:26:52finalement
01:26:53des objets
01:26:54à communiquer
01:26:55pour les hommes politiques
01:26:56ils viennent sur le salon
01:26:57ils disent bonjour
01:26:58ils caressent un animal
01:27:00et derrière
01:27:00ils n'y a rien
01:27:01ils n'ont pas le droit
01:27:01de toucher les animaux
01:27:02on se fiche
01:27:03du visage
01:27:05de nos agriculteurs
01:27:06et c'est une honte
01:27:06c'est du mépris
01:27:07vous vouliez parler Yves
01:27:08mais c'est de retard
01:27:08oui c'est de retard
01:27:09en tout cas allez-y
01:27:10il faut aller au salon
01:27:10mais il faut aller
01:27:11ça les soutient
01:27:12il y a des animaux
01:27:13il y a des arts
01:27:13exactement
01:27:14il faut y aller
01:27:14bien sûr
01:27:16il faut y aller
01:27:17pour les soutenir
01:27:17et c'est des chefs
01:27:18pour madame la lutte
01:27:19allez allez
01:27:20on enchaîne
01:27:21merci
01:27:21merci les éminos
01:27:22accompagnés
01:27:22durant ces deux heures
01:27:23elle était très mignonne
01:27:24la petite rebille
01:27:26présentée par Gilles Delfour
01:27:27et c'est bien
01:27:28de terminer par cette note
01:27:28un peu plus légère
01:27:29vu l'actualité
01:27:30merci à l'équipe qui m'a entouré
01:27:31Sébastien Mandotti
01:27:32Samuel Vasselin
01:27:33Afili Bourg
01:27:34Audrey Berthaud pour l'info
01:27:35Stéphane Fatoreto pour la programmation
01:27:36merci aux équipes en régie
01:27:37tout de suite
01:27:38c'est Emric Pourbet
01:27:39et Enquête d'Esprit
01:27:40et on se retrouve à 17h
01:27:41pour Punchline
01:27:42à tout à l'heure
Commentaires

Recommandations