00:00Pour ouvrir l'émission, l'ouverture de Wall Street en direct, ça se passe en ce moment à New York, il est 9h30 pile sur place et notre Dream Team est en place.
00:09John Plassard pour citer gestion, bonjour John.
00:12Bonjour Guillaume.
00:13Et bien sûr Antoine Larigauderie en fil rouge, Antoine, re-bonjour.
00:18C'était bien ce matin encore, tout pour investir, 11h à midi, retrouver en podcast et replay.
00:23Antoine donc, Wall Street est en train d'ouvrir en ce moment et la tendance sur les marchés américains est intéressante parce qu'on a eu des records hier soir.
00:29Sur le S&P, sur le Dow Jones, ces records sont d'ores et déjà battus.
00:33A l'instant, le S&P gagne 0,1%.
00:35Le Dow Jones gagne de son côté 0,3%.
00:39Après les chiffres de l'emploi, John, qui marque une réaccélération légère, les chiffres de l'emploi dans le secteur privé, l'ADP, ont été publiés.
00:45Qu'en retenez-vous ?
00:47J'en retiens les bonnes choses.
00:49Vous savez que tout le monde regarde les chiffres de l'emploi qui seront publiés vendredi.
00:54Et vendredi, on s'attend aussi à une baisse du chômage de 4,5 à 4,4.
00:58Et c'est vraiment le chiffre déterminant avant la réunion de la Fed de la fin de ce mois.
01:05Et donc ici, on a un premier chiffre.
01:07Vous l'avez dit, l'emploi américain a rebondi en décembre avec une création de 41 000 postes après une baisse de 32 000 en novembre.
01:17Donc on voit qu'il y a un inversement de tendance.
01:19Bon, le consensus attendait 50 000.
01:21Donc c'est légèrement en dessous du consensus.
01:23Mais on va quand même dire que c'est positif.
01:26On a des créations d'emplois qui sont concentrées dans les services, en particulier dans l'éducation, la santé.
01:33Et puis les loisirs et le ténérique.
01:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:36Ça veut dire que les Américains continuent de sortir, continuent de consommer.
01:39Et donc c'est bon pour la croissance américaine.
01:42Et on a une dynamique qui est tirée par les PME.
01:46Alors on peut évidemment à chaque fois regarder le verre à moitié vide.
01:52Et on peut voir qu'il y a des tensions salariales qui sont persistantes,
01:57puisque les salaires progressent de 4,4 % pour les salariés en poste et 6,6 % pour ceux qui changent d'emploi.
02:04Donc c'est aussi un signal qui est surveillé de la part de la Fed et qui pourrait la pousser, pourquoi pas,
02:12à ne pas baisser les taux à cause d'une inflation qui est toujours persistante.
02:17Je dirais que c'est un bon signal pour l'attente cette semaine.
02:20C'est sûr, vendredi, rapport sur l'emploi américain.
02:22À suivre aussi vendredi, peut-être la Cour suprême américaine qui pourrait, rien n'est sûr,
02:26mais qui pourrait dès vendredi peut-être statuer sur les droits de douane.
02:30C'est possible, on gardera vraiment un oeil là-dessus après demain vendredi.
02:33Wall Street ouvre donc sur une note mitigée, mais globalement, ce début d'année 2026 est très positif sur la plupart des marchés mondiaux.
02:39Même aujourd'hui, tiens, le DAX à Francfort est sur un plus haut historique.
02:42Plus de 25 000 points, le DAX à Francfort.
02:43Et aux États-Unis, record du Dow Jones, record du S&P.
02:47Est-ce que ce début 2026 ressemble au début 2025, John ?
02:51Non, 2025, on avait, notamment les marchés américains, avaient beaucoup baissé.
02:57Et ce qui est très... Alors, vous me direz, on est seulement 7 janvier,
03:00mais ce sont des statistiques qui sont scrutées de la part de ceux qui regardent les chiffres,
03:08vous savez, l'analyse technique, je dirais.
03:11Et ce qui est intéressant de regarder, c'est que si vous avez les premières séances,
03:15les cinq premières séances de l'année qui sont positives pour le S&P 500,
03:20c'est le cas, aussi pour le Dow Jones, bien évidemment,
03:22eh bien, en moyenne, après un mois, vous avez 73% de chances que le marché monte
03:29et vous avez une progression de 2,5% sur le S&P 500 après un mois.
03:35Après trois mois, c'est 3,3%.
03:37À six mois, c'est 6,5%.
03:40Et si vous prenez à 12 mois, c'est-à-dire dans une année, en janvier 2027,
03:45eh bien, vous avez 84% de chances, vous avez bien entendu, Guillaume,
03:51si on a les cinq premières séances qui sont positives,
03:53vous avez 84% de chances d'avoir un marché haussier en moyenne pour le S&P 500.
04:00Donc, on voit qu'on est dans un momentum, c'est plus un signal de momentum,
04:05qu'on ne va pas continuer à avoir des théories sur les chiffres exacts,
04:09mais c'est plutôt un signal de momentum.
04:11Et intéressant, regardez que, normalement, lorsque les cinq premières séances de l'année
04:16sont mauvaises, voire très mauvaises,
04:18eh bien, ça coïncide souvent avec des chocs exogènes majeurs
04:23ou des erreurs de politique monétaire.
04:26Seulement les cinq premières séances de l'année.
04:29Donc là, en l'occurrence, si on se fie aux statistiques,
04:33eh bien, c'est bien parti pour l'année 2026.
04:35Effectivement, avec en plus une hausse depuis le 1er janvier,
04:37plus diffuse, plus large que l'an dernier.
04:39Bien sûr, la tech monte, bien sûr, les valeurs de défense aussi portent la hausse,
04:43que ce soit en Europe ou aux États-Unis depuis le 1er janvier.
04:45Mais il n'y a pas que ça, il y a les cycliques et les small caps aussi.
04:47Depuis le début d'année, les small caps aux États-Unis comme en Europe
04:50font mieux que les indices larges.
04:52Et ça, c'est peut-être un signal encourageant.
04:53Sauf que, John, d'après l'EFT,
04:55les investisseurs commencent à vraiment prendre peur sur la tech.
04:58Ils se couvrent de plus en plus contre une baisse des big tech américaines.
05:01Oui, c'est un papier, cette nuit, qui a fait beaucoup de bruit.
05:06Il a été publié juste avant la clôture américaine hier soir.
05:11Et ça a fait baisser les marchés qui sont repartis en hausse après.
05:14Mais ça a eu un impact.
05:16Et donc, comme vous le dites, on a les grands gérants américains,
05:19les grands hedge funds qui deviennent de plus en plus prudents sur la tech américaine,
05:24valorisation jugée excessive, risque de bulle dans l'intelligence artificielle.
05:29Donc, de plus en plus, ces gérants, au lieu de vendre,
05:32c'est peut-être ce qui est positif, au lieu de vendre leur type,
05:36se couvrent de plus en plus via des dérivés, via des options,
05:41plutôt que, comme je disais, des ventes.
05:44Évidemment, c'est les sept magnifiques qui concentrent les inquiétudes,
05:49dont Nvidia aussi.
05:51Et puis, ce qui est intéressant de noter, c'est qu'on a un consensus global.
05:56Alors, c'est gérant qui se protège, mais on a un consensus global qui dit
06:00qu'il n'y a pas, de l'autre côté, qu'il n'y a pas de bulles sur l'intelligence artificielle.
06:07Donc, ce consensus qui est partagé, il alimente la volatilité.
06:13Malgré les marchés qui montent, on est dans une situation,
06:16potentiellement, pour avoir de la volatilité.
06:18Et ça, ce serait totalement contre-intuitif,
06:21puisque normalement, lorsque vous avez la volatilité qui monte,
06:24eh bien, vous avez les marchés qui baissent.
06:26Et là, pourquoi pas, en début d'année, il y a une volatilité qui monte
06:30et les marchés qui montent aussi, ce qui serait assez incroyable.
06:33Effectivement, c'est intéressant, toutes ces perspectives,
06:35ce paysage qui se dessine pour l'année 2026.
06:37Et c'est dans les médias qu'on a un paysage en plein chamboulement,
06:40en ce moment, aux États-Unis.
06:41Antoine, toujours le feuilleton autour de l'avenir de Warner Bros.
06:44Oui, avec Warner Bros, qui recommande l'offre de Netflix
06:48et qui rejette l'offre plus avantageuse, pourtant sur le papier de Paramount.
06:55Bilan des courses, là, sur les marchés, très légère baisse de Warner Bros,
06:59moins 0,16%.
07:00Netflix, en revanche, monte un petit peu plus, plus 1,06%.
07:04Et puis, John, on va aussi quand même parler de géopolitique,
07:06parce que ça bouge encore énormément aujourd'hui.
07:07D'abord, il y a des tensions, figurez-vous, entre Washington et Moscou.
07:10Là, ça chauffe dans l'océan Atlantique.
07:12Washington annonce cet après-midi avoir saisi un pétrolier russe
07:15dans l'Atlantique Nord, près de l'Islande, dans les eaux internationales.
07:18Une opération dans le cadre de son blocus
07:20contre les pétroliers qui viennent ou vont du Venezuela.
07:23Les USA, en fait, saisissent ce pétrolier battant pavillon russe
07:26qui était escorté de navires militaires russes.
07:30C'est assez fort, donc, ce qui se passe.
07:31Et ça, les marchés le suivent de très près aussi.
07:33Dans un cadre global, c'est vrai,
07:35où le Venezuela est en train de verrouiller ses exports vers la Russie,
07:38manifestement, mais aussi vers la Chine.
07:40On a appris tout à l'heure que le Venezuela n'exportait plus vers la Chine.
07:44En revanche, John, le plan américain avance
07:46puisque le Venezuela va exporter 50 millions de barils vers les États-Unis.
07:51Oui, c'est absolument incroyable.
07:52Entre 30 et 50 millions de barils bruts,
07:56toujours du baril lourd vers les États-Unis,
07:59évidemment, ça alimente les craintes d'un surplus d'offres à court terme.
08:02C'est pour ça que ce matin, entre autres, le prix du baril baissait assez fortement.
08:09Et ce qui est aussi assez intéressant, c'est qu'on aurait Chevron.
08:14Vous savez, Chevron, on en a parlé hier et avant-hier,
08:16qui est la seule major américaine qui est déjà présente au Venezuela,
08:21qui aurait déjà affrété plusieurs tankers à destination des ports vénézuéliens
08:26pour ramener à la maison, si je peux me permettre, du brut.
08:34Évidemment, on est dans une situation où on a l'administration Trump
08:39qui justifie cette stratégie par des arguments de sécurité énergétique
08:46et on se pose une question.
08:48La même question, Guillaume, qu'on se posait en début de semaine,
08:51c'est de savoir si ce pétrole qui est exporté ou qui va être exporté,
08:57ces 30 à 50 millions de barils vers les États-Unis,
09:00est-ce qu'à la base, il n'était pas destiné à la Chine ou à la Russie ?
09:05Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
09:07Ça veut dire que la Chine va devoir alimenter ses besoins via d'autres sources.
09:14Et on sait que les autres sources, qu'elles soient iraniennes, russes ou autres,
09:18coûtent un peu plus cher que le Venezuela,
09:22parce qu'on sait qu'au Venezuela, on était dans une situation
09:26où les rabais, le discount, étaient beaucoup plus grands que dans les autres pays.
09:32Donc très concrètement, la Chine pourrait payer plus cher son prix du baril
09:38et je ne suis pas certain que cela plaise à Pékin.
09:42Effectivement, et ce pétrole qui ira finalement vers les États-Unis
09:45plutôt que vers la Chine, en tout cas 30 à 50 millions de barils
09:48seront déroutés vers les États-Unis, annonce Washington,
09:51c'est du pétrole qui reviendra sur le marché international.
09:54Résultat, les cours du pétrole cet après-midi reculent,
09:56ils sont orientés à la baisse.
09:57Est-ce que Donald Trump est en train sur les prix du pétrole et de l'essence ?
10:00Il voulait voir une baisse des prix du pétrole et de l'essence
10:03pour les consommateurs à quelques mois en plus des mid-termes.
10:05Est-ce que là-dessus, Donald Trump est en train de réussir son coup de jeune ?
10:08Oui, clairement.
10:10Alors, on dirait que ce n'est pas seul.
10:11Ça fait depuis un moment qu'on voit les prix du baril,
10:14les prix à la pompe aux États-Unis qui ont fortement baissé.
10:17Alors, pas spécialement grâce ou à cause, je ne sais pas comment on dit,
10:21de Donald Trump, mais parce que globalement,
10:24on est dans une situation où on a plus d'offres que de demandes.
10:30Et on a vu les prévisions, notamment, qui ont été publiées
10:33par l'Agence internationale de l'énergie il y a quelques jours
10:35en disant que cette année et l'année prochaine, il y aura plus d'offres que de demandes.
10:40Ça, ça a fait baisser le prix du baril.
10:42On sait que potentiellement, attention, avec des guillemets,
10:45mais potentiellement, une trêve, un accord sur la question ukrainienne
10:52ferait aussi baisser le prix du baril.
10:55Et ça, ça va alimenter la baisse des prix de l'essence aux États-Unis.
11:00On sait que les Américains sont très attachés à la baisse du prix de l'essence.
11:04Et donc, effectivement, ça va dans le sens de Donald Trump,
11:08mais ce n'est pas dû totalement à Donald Trump, la question vénézuélienne, bien sûr.
11:13Mais sur le moyen terme, on voit que c'est une tendance générale
11:18qu'on a sur le prix du baril du pétrole et sur le prix de l'essence.
11:21C'est vrai, mais on revient à un monde de brut, de pétrole brut, franchement.
11:24Et après le Venezuela, est-ce que les États-Unis vont prendre aussi le contrôle du pétrole russe ?
11:28Alors, on le disait à l'instant, Washington annonce d'avoir saisi un pétrolier russe
11:32dans l'Atlantique Nord cet après-midi. En plus, un pétrolier russe
11:34qui était manifestement escorté de pavillons militaires russes.
11:37Bon. Et parallèlement, on apprend que Chevron, l'américain Chevron,
11:41prépare une offre sur le groupe russe Look Oil pour 22 milliards de dollars, John.
11:46Oui, Chevron est Quantum Capital Group.
11:49Il faut rappeler que c'est Look Oil, bien évidemment, les zones de raffinage
11:55et les stations essence qui sont à l'international, pas en Russie, bien évidemment.
12:01On a un projet qui bénéficie d'un signal politique favorable de l'administration Trump.
12:07Alors, évidemment, ça ne détonnera absolument personne.
12:10C'est une offre qui est pilotée par Quantum,
12:12qui prévoit un partage des actifs entre Quantum et aussi Chevron.
12:19Et ça, ce serait quelque chose qui serait un nouveau message fort
12:24d'une prise de contrôle géopolitique et politique de l'énergie dans le monde.
12:31Parce que là, on ne parle plus du Venezuela, on ne parle plus de l'Iran,
12:34on ne parle plus du Proche-Orient, mais on parle d'actifs russes à l'international.
12:39Donc, on voit vraiment qu'il y a une volonté ici de diriger le nerf de la guerre.
12:44Et on peut le dire, c'est le terme exact à utiliser,
12:46c'est le nerf de la guerre qui est l'énergie au-delà de toutes les autres alimentations.
12:52C'est le brut qui est, qui sont notamment dans les stations Israël.
12:56Oui, gros chapitre pétrole à nouveau aujourd'hui.
12:58Vous le voyez, des cours du pétrole qui sont orientés à la baisse.
13:02Wall Street qui ouvre en très légère hausse en revanche.
13:04Alors, on n'est pas très loin des 7000 points sur le S&P 500.
13:07Ce serait un territoire nouveau pour le S&P que de franchir les 7000, on n'en est pas loin.
13:12Et le Dow Jones, lui, est proche des 50 000 points.
13:14Ce serait là aussi un cap inviolé que franchirait le Dow Jones s'il franchissait les 50 000 points.
13:19On en est tout proche, ce sera à suivre dans la suite de cette séance.
13:21L'or aussi proche de territoire nouveau, proche de record.
13:24Morgan Stanley, d'ailleurs, John, vient de remonter ses estimations sur le cours de l'or cette année.
13:284 800 dollars d'ici fin 2026.
13:334 800 dollars, vous l'avez bien entendu.
13:36En plus, Morgan Stanley, je dirais, est assez frilleux par rapport aux autres JP Morgan.
13:41Il est plus proche des 5000 que des 4800 avec des arguments qui sont toujours les mêmes arguments.
13:47Perspective de baisse de taux, un dollar plus faible et puis une demande soutenue par les banques centrales
13:52et puis par les demandes en ETF reliées à l'or.
13:57Et donc, évidemment, Morgan Stanley surfe sur la vague des métaux précieux
14:03parce qu'on n'est pas seulement sur de l'or, on est aussi sur le platine,
14:08aussi sur l'argent qui connaissent des plus hauts historiques,
14:13tout comme le cuivre qui n'est évidemment pas un métal précieux,
14:16mais qui bénéficie de tout cet engouement.
14:18Et donc, effectivement, de plus en plus, de plus on avance, plus on s'engouffre dans cette brèche.
14:23Et chose très intéressante, qui est totalement contraire à ce qu'on avait connu avant,
14:28c'est que l'or et l'argent deviennent des actifs, pas simplement des protections
14:34contre les stress géopolitiques, mais des actifs au même titre que les obligations et les actions.
14:42Et ça, c'est totalement nouveau parce qu'on sait et on le dit que l'or, par exemple,
14:46est un actif non rémunérateur parce qu'il n'y a pas de dividende, par exemple.
14:49– Effectivement, merci beaucoup John.
14:51Morgan Stanley revoit donc à la hausse son estimation sur les cours de l'or cette année.
14:55John Plassard depuis Cité Gestion avec nous chaque après-midi dans USA Today.
14:58– Sous-titrage Société Radio-Canada
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