00:00 Ces interpellations ont eu lieu cette semaine dans 53 départements, dans quelles conditions ?
00:06 Dans les conditions dans lesquelles on déclenche une opération d'interpellation,
00:10 ça veut dire qu'on avait coordonné l'action des services de police et de gendarmerie
00:14 qui ont interpellé simultanément nos 80 objectifs sur l'ensemble du territoire, vous le disiez,
00:19 53 départements incluant la métropole et l'outre-mer, sans secteur de prédilection.
00:23 On avait ciblé, criblé des individus avec des profils particulièrement dangereux et inquiétants,
00:29 qui échangeaient massivement des images pédocriminelles sur internet.
00:33 Qui sont ces 80 hommes, parce que ce ne sont que des hommes, soupçonnés de pédocriminalité ?
00:38 Des hommes puisque majoritairement, les statistiques le démontrent,
00:42 ce sont les hommes qui s'adonnent à des comportements pédocriminels.
00:45 On a de tous les profils et c'est la difficulté,
00:48 et c'est aussi de fait la fierté que l'on a d'avoir identifié ces individus,
00:51 c'est qu'il n'y a pas de profil type.
00:53 Un pédocriminel, et la majorité d'entre eux n'avaient pas d'antécédents judiciaires,
00:57 pouvaient être des bons pères de famille ou exercer, je crois que vous l'avez évoqué, des professions.
01:02 Il n'y a pas de profil type.
01:03 Et c'est ce qui rend très difficile le travail de détection,
01:06 si les faits ne sont pas dénoncés, lorsque là on a la majorité de ces gens
01:10 qui ont été mis en cause pour avoir échangé des images.
01:13 Mais les gens qui échangent des images, ce sont des individus qui
01:15 ont des attirances pédocriminelles pour les enfants et qui donc, avec un risque très élevé,
01:20 qu'il y ait eu un passage à l'acte, ce qu'on a pu déterminer dans quelques dossiers
01:24 que nous avons interpellés, mais surtout qui ont des profils,
01:28 à avoir des tendances à vouloir passer à l'acte dès l'instant qu'ils auront accès à des enfants.
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